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[LIVE REPORT] Motocultor Festival 2022 – Jour 2

Après deux années blanches, le Motocultor revient sur les terres de Kerboulard pour une édition de 4 jours avec une programmation démentielle ! Si le festival a pêché par quelques petits soucis d’organisation (on y reviendra dans un édito), le spectacle, la bonne humeur et la bienveillance générale feront que nous passerons un excellent moment !
En ce deuxième jour, le Metal déboule sur les scènes bretonnes avec un rythme particulièrement soutenu, avec des groupes qui se font plus rares dans notre petit pays. Un véritable bonheur pour nos cages à miel !

Bien évidemment, et malgré toute la volonté du monde, deux photographes ne peuvent pas couvrir l’ensemble du festival, et il a fallu faire des choix ! Vous pourrez retrouver le report des groupes que nous n’avons malheureusement pas vu chez nos talentueux confrères.

Après avoir pu garer la voiture et récupéré nos accès, on installe notre campement sous la pluie et on file vers les premiers concerts de la journée et vers la nouvelle scène, baptisée Bruce Dickinscène par les internautes. Acyl vient tout juste de rentrer sous les applaudissements d’un public fourni, malgré la pluie (Amine (chant) nous appellera même « les courageux » tout le long du set). Le groupe fera un set plus centré sur « Aftermath », leur dernier né, avec la précision et la passion qu’on leur connaît ! Et le son est plutôt bon pour l’instant ! (et, spoiler, ça ne va pas durer !) Et le public avait le sourire aux lèvres tout le long du concert, par tant de générosité ! A noter qu’ils joueront un morceau inédit, « pour l’instant sans titre », devant des fans conquis. La journée commence bien.

Vient ensuite, toujours sur la même scène, le groupe de folk rock Garmana ! Premier véritable « ovni » du festival, ils enchanteront le public avec un son médiévalisant (avec un soupçon d’électro) transcendant ! Pourtant leur prestation avait mal commencé, les suédois, qu’on devinait pétrifiés par le trac ont eu le plus grand mal à se détendre et à s’amuser sur scène ! De plus, l’ordinateur qui accompagne d’ordinaire le groupe est tombé subitement en panne…. Mais en grands professionnels, ils ont tout de suite poursuivi avec des chansons qui ne nécessitaient pas son fonctionnement, ce qui a été apprécié.

Le groupe finira par se lâcher et se retirera sous une standing ovation amplement méritée.

Après un premier détour par le camping, on s’arrête par curiosité devant le groupe japonais The Shamisenists, composé d’un batteur et deux joueurs de Shamisen (guitares traditionnelles japonaise) électriques. L’ensemble est rend tellement bien que malgré l’absence de grosse guitare et de bons grunts, et bien ça pogotait un peu au milieu de la fosse. Sacrément original, et à revoir très vite dès que l’occasion se représentera !

C’est ensuite le moment qu’attendaient certains festivaliers, à savoir la prestation de Pogo Car Crash Control, alias le groupe qu’on voit absolument partout ces derniers mois. Et la prestation fut énergique malgré un son très calamiteux (ce sera à partir de là comme ça et ce durant tout ce vendredi) et le groupe aura fait le bonheur des fans présents. Curieux, nous n’avons pas trouvé la prestation du groupe à notre goût (notamment à cause de la voix du chanteur), mais c’est juste que ce n’est pas notre truc ! A la fin du set, Lola Frichet, bassiste de la formation, a de nouveau posé son instrument pour que tous voient ce qu’il y avait écrit derrière, « More Woman On Stage », son « slogan » pour plus d’inclusivité féminine sur scène, et combattre certains clichés qui ont la peau dure comme du Metal !

Skàld aura eu le mérite de semer la confusion dans notre duo de photographes : si le premier s’est laissé séduire et emporté par l’univers des français, l’autre aura trouvé le show glacial (et rien à voir avec la température du jour) et brouillon, ne trouvant absolument aucune cohérence au sein du groupe. Et le son, beaucoup trop fort en basse, n’a pas arrangé les choses. Petite mention spéciale (pace qu’il faut tout de même la citer) pour la chanteuse Chaos Heidi qui remplace Justine Galmiche avec passion !

The Ocean n’est pas des plus connus en France, et pourtant c’est une grande foule compacte qui se presse autour de la Massey Ferguscène. Les allemands progueux offriront un show millimétré, généreux et relaxant (oui oui). Une belle découverte.

Kreator n’aura pas sorti la grosse artillerie pour leur concert au Motocultor, malgré la présence d’un décor qui fera mouche ! Si le groupe a fait un show carré et pro, comme on l’attendait, on aurait aimé qu’il sorte un peu des sentiers battus. Ils se sont contentés de juste faire le boulot qu’on attendait d’eux.

Tarja m’aura énormément surprise ! Alors que je n’attendais absolument rien de son concert, j’ai vu une artiste généreuse et sincère, fière de présenter son répertoire et des musiciens qui l’accompagnent ce soir (elle n’hésitera pas à les mettre en avant). Elle aura d’ailleurs le meilleur son de toute la journée sur la Bruce Dickinscène, ce qui permet d’apprécier ses morceaux dans toute leur dimension ! Mais c’est surtout la communion entre elle, son groupe et son public, tellement forte, tellement belle que le show en est devenu puissant, mais aussi émouvant ! Même s’il n’était pas parfait, on ressort avec un grand sourire, la patate et la petite larme à l’oeil. La chanteuse finlandaise aura elle-même beaucoup de mal à quitter la scène ! A revoir en salle !

J’ai toujours trouvé Leprous beaucoup trop surcôté, pourtant, leur show et leur énergie (en particulier celle du chanteur Einar Solberg ) m’aura transporté et touché . A un point où je vais certainement me repencher sur leur discographie.

Powerwolf aura sorti la grosse artillerie alors qu’une foule immense s’entasse sous la Dave Mustage. Si le power sympho du groupe nous passe plus au travers, ils auront fait un show carré, puissant, qui aura ravi tout le monde présent dans la fosse.

Plantec est un autre des nombreux « ovnis » de ce festival, et le trio vient spécialement jouer leur création « Hironaat » ce soir. Et quelques centaines de curieux se sont amassés devant la Bruce Dickinscène pour écouter leur électro celtique, pour le plus grand bonheur du groupe, déchaîné à souhait. Ils seront accompagnés de nombreux invités, dont les Shamisenists qui ont joué plus tôt ce jour.

Celeste arrive enfin sur la Massey Ferguscène devant un public (et des photographes) réduits. Et si pourtant j’adore le groupe et son concept (ils ont joué en contre jour avec des lampes rouges Quechua sur la tête), j’ai du quitter plus tôt que prévu la tente… en cause un son des plus pourris tellement saturé en basse qu’on ne reconnaissait aucun des morceaux. Et on entendait cette saturation jusque dans le camping. Dommage car le groupe mérite vraiment de se faire connaître par le plus grand nombre !

Après cet avant-dernier concert, nous rentrerons au camping, exténués par cette première journée haute en découvertes, malgré un son mauvais et brouillon qui aura été présent sur les quatre scènes du festival presque en continu (sauf la Bruce Dickinscène le soir). Un camping dans lequel on aura des difficultés à s’endormir, mais plus à cause du froid que certains de nos congénères qui continuent les festivités (on entendra un peu au loin d’ailleurs la tente discothèque du Macumba pour ceux qui veulent jouer les oiseaux de nuit, ouverte jusqu’à 6 heures du matin).

Texte par Roxane BAYLE

Photos par Paul BASTIT et Roxane BAYLE

[ALERTE FESTIVAL] Le Motocultor, c’est dans un mois !

Dans un mois tout juste aura lieu la nouvelle édition du Motocultor Festival ! Il se tiendra une nouvelle fois sur le site de Kerboulard, à Saint-Nolff, très exactement du 18 au 21 août prochain ! En voici l’affiche complète :

[CHRONIQUE] Leprous – Aphelion

Quelques années après le mythique mais terriblement déroutant « Pitfalls », les Leprous reviennent en force avec une toute nouvelle galette, « Aphelion », sortant chez InsideOut Records. Le dernier opus nous laissait dans une expectative évolutive, qui, si elle convenait à certains de nos confrères, ne nous avait que moyennement convaincu. Ce nouveau jet s’inscrit-il dans sa continuité ?

Et bien à la surprise de tous : non, absolument pas. Aphelion reprend un autre virage, plus rock’n’roll aérien qu’électro pop de rue.

Le synthétiseur, pourtant instrument phare de « Pittfalls » (avec la voix d’Einar Solberg, ne plaisantons pas non plus), se fait étrangement plus absent de ces nouvelles compositions. L’ensemble est plus épuré, intimiste, à l’image de ces nombreux passages avec seuls Einar et un piano. Si le groupe se bouge un peu plus, avec des riffs à la guitare qui s’enchaînent et une rythmique plus ardente, le tout reste tout de même épuré, notamment grâce à une production, là encore, soignée.

Le single « Out Of Here » reste l’un des morceaux les plus accessibles de l’album, avec un refrain percutant, des riffs de guitare ravageur, et la présence de cuivre, une première pour le groupe.

A l’inverse, « Nighttime » est le titre le plus complexe de l’album, qui parlera plus aux fans des premiers albums du combo : un rythme plus soutenu, des mélodies plus progressives, avec la présence d’une voix particulièrement grave et d’un très court passage de growl qui va certainement en surprendre plus d’un.

Néanmoins, l’album souffre d’un gros souci de tracklist : de « The Silent Revelation » à « Castaway Angels », on retrouve la même structure, les mêmes caractéristiques musicales, ce qui apporte un effet de redondance qui, malgré la qualité des titres, ne nous donne qu’une envie : celle de zapper. Ce cycle ne vole en éclat qu’à partir des premières notes justement de « Nighttime ». Peut-être qu’un autre ordre dans les morceaux aurait pu dynamiser l’ensemble.

« Aphalion » est un album agréable, surprenant, qui renouera avec beaucoup de fans de metal progressif, et ce, malgré son côté sempiternel. Un bel objet que nous prenons plaisir à écouter et réécouter.

9/10

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[ALERTE FESTIVAL] Découvrez la programmation du Hellfest 2020 !

Voici l’affiche de la prochaine édition du Hellfest Open Air, qui se tiendra à Clisson du 19 au 21 juin prochain.

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A noter que les pass 3 jours sont sold out depuis octobre 2019.

Leprous dévoile le clip de « Below »

Les Leprous viennent de publier la vidéo de leur titre inédit « Below ». Il s’agit d’un extrait de leur prochain opus, « Pitfall », dont la sortie est prévue pour ce 25 octobre via InsideOut Music.

Tracklist :

01 – Below
02 – I Lose Hope
03 – Observe The Train
04 – By My Throne
05 – Alleviate
06 – At The Bottom
07 – Distant Bells
08 – Foreigner
09 – The Sky Is Red

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[ALERTE FESTIVAL] Le Raismes Fest dévoile son affiche finale

C’est une bien belle édition que nous proposera le Raismes Fest cette année ! Il se tiendra, comme d’habitude, dans la ville de Raismes les 14 et 15 septembre prochains !

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[CHRONIQUE] Leprous – Malina

Se perdre pour mieux se trouver. Telle serait la devise de ce « Malina », pondu par nos chers Leprous. Le groupe norvégien, qui monte en puissance depuis quelques années, a eu un seul mot d’ordre : surprendre. Ce qui a de quoi déstabiliser après le dernier bébé en date des norvégiens, « The Congregation », très axé metal progressif.

Leprous part avec « Melina » dans plusieurs directions, se jouent des différentes ambiances, que ce soit jazzy pour le bien nommé « Belleville », le plus progressif avec « Mirage », plus pop-rock avec le premier single « From The Flame », au slow de « Malina ». Avec pour seul réel dénominateur commun la voix reconnaissable entre mille de Einar Solberg. On est loin de « The Congregation », dernier opus en date du groupe, qui versait beaucoup plus dans le metal.

Le groupe envoie valser toutes les étiquettes (les critiques vont avoir du mal à mettre un nom sur leur musique) : on ressent de la spontanéité, un petit goût pour l’inattendu sans qu’il ne perde son identité au passage. On plonge, la tête la première, dans leur petit monde, dans leur petite bulle.

Semblant assez inaccessible d’un premier abord, le bloc constitué par « Malina » est dans un premier temps envoûtant (par le charme de Solberg) , puis prenant (par les compositions), et enfin addictif (on ne peut plus s’arrêter de l’écouter). C’est le gros point fort de cet opus : on ne s’ennuie absolument jamais, on est toujours surpris par des arrangements musicaux qui arrivent sans crier gare ou par la complexité des morceaux qui ferait pâlir de jalousie, parfois, un certain Opeth.

Le seul petit bémol que je reprocherai est que la production ne suit pas : le son est à des moments dégueulasses (notamment sur « Stuck ») à cause un mauvais mixage. C’est dommage, car un groupe de cette créativité, de cette trempe, mériterait les meilleurs gars au son du monde.

Leprous confirme donc son statut sur la scène progressive mondiale avec ce « Malina » qui ravira tous les fans de très bonne musique. Un must-have à se procurer en cette fin d’été.

9,5/10

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