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[LIVE REPORT] Calva Louise au Backstage By The Mills, 24/10/2026

Malgré la pluie et le froid, et malgré le risque de blocage de la capitale en cette journée de manifestation, nous étions tous au rendez-vous au Backstage By The Mills à Paris, pour le concert ultra-complet des Calva Louise !

Mais on commence, légèrement en retard (et tant mieux, vu les transports au ralenti, j’aurai loupé le début du set) avec Imparfait ! Le groupe, fondé en 2015, connaît le succès depuis 2022, en assurant la première partie d’un petit groupe de seconde zone, les Nova Twins ! Nous aurons le droit à un show d’un peu plus de 40 minutes survolté, oscillant entre le punk, le rap, le metal …. Et parfois un peu de soul ! Le groupe se donnera à 300% sur scène, avec énergie, militantisme (et il en faut dans ce bas-monde), mais aussi poésie agressive – et ça se ressent jusque dans le pit, avec de très nombreux pogos. Le groupe se retirera sous un « REVE » d’anthologie et sous les applaudissements très nourris d’un public conquis. Tiendrions-nous les héritiers de Mass Hysteria ? Merci pour la fête (leur nouvel EP, va donc écouter !)

Après une petite pause, les Calva Louise débarquent sur scène sous les cris d’approbation d’une foule déjà acquise à leur cause. Et ça commence fort avec « Tunnel Vision » mais surtout un « W.T.F. » mythique qui finira d’embraser la fosse. Suivra ensuite « El Umbral » durant laquelle les nombreux vénézuéliens présents ce soir se feront entendre, au grand bonheur de la chanteuse de la formation, Jess Alanic, elle-même vénézuélienne. Petite mention spéciale pour le jeune couple mexicain derrière nous, dont la femme, aux anges, chantaient par cœur tous les morceaux hispaniques.

Cette dernière d’ailleurs démontrera toute l’étendue de ses talents ce soir : déjà, en passant d’un chant clair scintillant à un growl à la Dani Filth avec une aisance déconcertante, ensuite en assurant au clavecin … pardon au clavier comme une déesse. Sincèrement, on a le droit à autant de virtuosité uniquement dans les concerts de musiques classiques. Enfin avec une classe (et un petit penchant pour la bavarderie) qui nous fait juste fondre !

Jess présente ensuite très longuement ses camarades de jeu : tout d’abord Ben Parker (Néo-zélandais de son état), force tranquille à la batterie mais aussi Alizon Taho, bassiste et originaire de Rouen, dont les prouesses de Macgyver (ce serait même lui qui se chargerait des lumières (oui, oui, tout ça sur scène !)) ont fait l’objet des éloges de la chanteuse. Mais trêve de bavardage les hostilités reprennent de plus belle, et les titres s’enchaînent. Par ailleurs, on aura le droit à un petit trailer (sur une TV Cathodique, tellement 90’s !) d’un court-métrage, The Wanderer », dont les premières images ont servi au clip de « la Promesa »… Lequel d’ailleurs a été interrompu une première fois pour quelques soucis techniques, et relancé du début… On ne va pas s’en plaindre, loin de là, tellement on apprécie le morceau ! Le court-métrage est prévu pour ce 10 décembre.

Arrive finalement, au bout d’une petite heure la fin du set, annoncé avant le dernier morceau. Et puis un merci et s’en va….Règne alors la confusion dans la fosse : reviendront-ils pour un rappel ? Les lumières qui s’allument alors (au bout d’un petit moment) de la salle font alors sortir la foule. Mais on aurait peut-être aimé, au moins, un petit salut vers le public, tellement la sortie du groupe nous a paru précipité et abrupte (et ce, malgré l’annonce de la fin du concert !)

Mais cela restera peut-être le seul point négatif de ce concert où nous avons découvert un univers barré, emprunt de science-fiction, de fantasy et de poésie (vi vi vi) qui m’aura en tout cas fort séduite. Une sacrée belle découverte en live, d’un groupe qu’on va forcément suivre chez Metal-Actus.

[AGENDA] Viens te réchauffer en concert en Novembre !

Novembre, le froid s’installe, mais la saison des concerts bat toujours son plein ! Il y a encore tout plein de concert ce mois-ci : en voici une très TRES grosse sélection :

A Paris le 03/11
A Toulouse le 07/11
A Grenoble le 03/11
A Lyon le 4/11
A La Grande Motte le 4/11
A Marseille le 5/11
A Narbonne le 6/11
A Bordeaux le 8/11
A Ludres le 10/11
A Lille le 11/11
Coltaine

A Paris le 5/11
A Notre-Dame d’Oé le 5/AA
A Troyes le 6/11
A Clermont-Ferrand le 7/11
Au Havre le 21/11
A Paris le 6/11
A Toulouse le 5/11
A Limoges le 6/11
A Nantes le 7/AA
A Lille le 12/11
A Caen le 13/11
A Savigny-le-Temple le 14/11
A Vitry-le-François le 20/11
A Annecy le 21/11
A Perpignan le 26/11
A Cahors le 27/11
A Audincourt le 29/11

A Lyon le 7/11
A Toulouse le 20/11
A Vauréal le 7/11
A Notre-Dame-de-Gravenchon le 7/11
A Saint-Dizier le 14/11
A Strasbourg le 8/11
A Paris le 9/11
A Lyon le 10/11
A Paris le 9/11
A Lyon le 10/11
A Paris le 9/11
A Toulouse le 14/11
A Lyon le 15/11

A Strasbourg le 10/11
A Nantes le 10/11
A Strasbourg le 14/11
A Paris le 10/11
A Paris le 11/11
A Nantes le 12/11
A Mulhouse le 14/11
A Lille le 15/11
A Toulouse le 9/11
A Bordeaux le 10/11
A Montpellier le 11/11
A Nantes le 13/11
A Paris le 14/11

A Saint-Dizier le 7/11
A Toulouse le 13/11
A Saint-Aubin-Du-Cormier le 14/11
A Boulogne-sur-Mer le 19/11
A Paris le 20/11
A Bordeaux le 21/11


A Marseille le 13/11
A Saint-Georges-de-Reneins le 14/11
A Auch le 20/11
A Agen le 21/11
A Mons-en-Baroeul le 28/11
A Antony le 13/11
A La Rochelle le 18/11
A Nantes le 19/11
A Parthenay le 20/11
A Paris le 21/11
A Caen le 20/11
A Rennes le 21/11
A Nantes le 24/11
A Angoulins le 26/11
A La Souteraine le 27/11
A Seignosse le 28/11
A Toulouse le 29/11
A Niort le 5/11
A Montaigu-Vendée le 6/11
A Romans-sur-Isère le 7/11

A Vauréal le 6/11
A Caen le 13/11
A Savigny-le-Temple le 14/11
A Béthune le 19/11
A Vitry-le-François le 20/11
A Annecy le 21/11


A Paris le 17/11
A Scey-sur-Saone le 14/11
A Paris le 21/11
A Paris le 22/11
A Lyon le 25/11
A Toulouse le 29/11


A Paris le 24/11
A Paris le 24/11
A Paris le 24/11
A Istres le 26/11
A Belfort le 13/11
A Paris le 25/11
A Lyon le 26/11
A Toulouse le 27/11
A Ramonville le 13/11
A Genon le 21/11
A Nice le 27/11
(Et d’autres dates si vous êtes curieux de découvrir les sets non Metal !)

A Paris le 28/11
A Paris le 29/11
A Strasbourg le 30/11
A Toulouse le 30/11
A Paris le 30/11
A Paris le 30/11

Alors, quel sera ton choix ?

[A GARDER OU A JETER] Amon Amarth réussit-il à honorer Odin … Sans tourner en rond ?


Avec la sortie de l’album « The Allfather Awakens », Amon Amarth compte bien aller plus loin dans l’univers du Viking Metal, dont il est le fer de lance, malgré un côté très (trop?) redondant de la musique du groupe. Alors, à garder ou à jeter ?

Il faut le dire : les suédois ne sont pas prêt à faire évoluer une musique qui est désormais leur marque de fabrique. Les guitares saturées, qui oscillent entre mélodies et violences, ainsi que le growl massif de Johan Hegg sont toujours aussi présents. Et malgré le côté un brin répétitif, rien que cette formule suffit pour nous faire rebrousser les poil, mettre notre casque à corne, et partir à la conquête du monde à bord d’un drakkar.

Néanmoins, « The Allfather Awakens » a quelques petites nuances qu’il faut noter : tout d’abord, ce titre – une première pour Amon Amarth – complètement acoustique « Upphaf » avec des guitare sèches, la voix grave et puissante de Hegg, même dans ce contexte, mais surtout l’étonnante noirceur de la ballade qui en font un morceau à part, qui sera retenu, on l’espère même joué en live. Cette atmosphère contraste avec le côté presque serein du morceau.

Il y a eu de plus un léger travail sur la rythmique, du fait, probablement, que Jocke Wallgren (Batterie) a enregistré ses parties en dernier : la mélodie s’en retrouve non pas plus douce, mais bien plus pesante, plus prenante, et parfois même à la limite du doom « Raven God » notamment.

On est donc loin d’une évolution franche, mais Amon Amarth a, avec « The Allfather Awakens » tenté de redonner un nouveau souffle à sa musique, avec succès selon nous. Un opus à garder donc, ne serait-ce que pour les fans du groupes, mais aussi pour le côté narratif passionnant (autour de la figure mythologique d’Odin, le dieu nordique) de cet album.

[LIVE-REPORT] Haken @ Trabendo, 26 septembre 2026


« Haken est mort! » est ce qu’on peut entendre si on va sur les sites généralistes et spécialisés. En cause : les récents mouvements de line-up et surtout l’absence de Charlie Griffiths, pour le moment non remplacé (Richard Henshall a retravaillé ses parties). Pourtant, et malgré l’absence de folie dans le dernier EP du groupe, « In A Fever Dream », le groupe n’a rien perdu de sa superbe !

Mais le concert débute par IHLO. Le groupe écossais, créé en 2019, s’est lentement mais sûrement fait une place dans le milieu du metal progressif. Avec ses influences djent, avec aussi des éléments issus de la pop et de l’électro, IHLO nous a proposé un mélange étonnant qui nous aura fortement séduit, au point de nous pencher un peu plus à l’avenir sur leur discographie. A suivre !

Comme nous le disions en introduction, Haken a subi de tels changements de line-up, Conner Green à la basse mais surtout Charlie Griffiths à la guitare, que pour beaucoup, le groupe est désormais mort. Et ce, même si ces deux derniers ont participé à l’enregistrement de l’EP « In A Fever Dream », que le groupe va défendre sur scène ce soir.

Les « c’était mieux avant » n’étaient pas au Trabendo pour constater à quel point la bande à Ross Jennings n’a rien perdu de sa superbe. Le groupe est toujours aussi généreux, se donne à 300% sur scène et ne retient rien. Ross est au sommet de son chant et, cette fois, laisse de la place à l’ensemble de ses comparses, ce que je lui reprochais avant. Le groupe est cohérent, et nous régale.

Le dernier EP passe très bien en live. Il sera d’ailleurs joué en intégralité ce soir. Seulement, j’aurai aimé, à mon point de vue, une couverture plus importante de sa discographie (par exemple aucun titre de « The Mountain » , seul un de « Vector »), mais difficile en une soirée de pouvoir tout jouer et contenter tout le monde !

Je fais fi de cette micro-déception et rentre le cœur léger, véritablement transcendé par le concert que nous aura proposé Haken ce soir. Le groupe était attendu au tournant par certains, ne serait-ce que par l’absence de Charlie Griffiths. Il est très loin d’avoir déçu.

[AGENDA] Le mois d’octobre et ses 1001 concerts

Que de choses, que de choses prévues en octobre ! Si ce mois de l’année est assez intense en terme de concerts, cette année ne faillira pas à la règle, avec près d’une centaine d’événements metal prévus sur tout le territoire. On te laisse jeter un coup d’oeil !

A Metz ce 2 octobre
A Poitiers le 1er octobre
A Grenoble le 2 octobre
A Nîmes le 3 octobre
Au Mans le 8 octobre
A Vannes le 9 octobre
A Rennes le 10 octobre
A Bordeaux le 2 octobre
A Pau le 3 octobre
A Strasbourg le 8 octobre
A Vauréal le 10 octobre
A Issoudun le 23 octobre
A Saint-Sauveur-Lendelin le 24 octobre
A Saint-Pierre (La Réunion) le 29 octobre
A Saint-Denis (La Réunion) le 30 et 31 octobre
A Clermont-Ferrand le 2 octobre
A Saint-Germain-En-Laye le 2 octobre
A Lille le 23 octobre
A Niort le 26 octobre
A Bordeaux le 27 octobre
A Mâcon le 30 octobre
A Audincourt le 31 octobre
A Montpellier le 2 octobre
A Strasbourg le 4 octobre
A Paris le 6 octobre
A Lille le 8 octobre
A Pagney le 9 octobre
A Grenoble le 10 octobre
A Marseille le 11 octobre
A Lyon le 22 octobre
A Riom le 24 octobre
A Montpellier le 25 octobre
A Fismes le 3 octobre
A Savigny-le-Temple le 9 octobre
A Quimperle le 10 octobre
A Saint-Herblin le 11 octobre
A Angoulins-sur-Mer le 12 octobre
A Paris le 10 octobre
A Nantes le 11 octobre
A Toulouse le 12 octobre
A Lyon le 13 octobre
A Paris le 11 octobre
A Lyon le 12 octobre
A Lille le 20 octobre
A Carquefou le 21 octobre
A Rouen le 22 octobre
A Arras le 23 octobre
A Bordeaux le 8 octobre
A Lyon le 11 octobre
A Strasbourg le 16 octobre
A Marseille le 17 octobre
A Roubaix le 28 octobre
A Rouen le 29 octobre
A Nantes le 30 octobre

A Paris le 12 octobre
A Lyon le 13 octobre
A Nantes le 12 octobre
A Rennes le 13 octobre
A Niort le 14 octobre

A Paris le 13 octobre
A Lille le 13 octobre
A Paris le 14 octobre
A Nantes le 15 octobre
A Bordeaux le 16 octobre
A Riom le 17 octobre
A Toulouse le 18 octobre
A Montpellier le 27 octobre
A Villeurbanne le 28 octobre

A Clermont-Ferrand le 14 octobre
A Bordeaux le 15 octobre
A Saint-Brieuc le 17 octobre
A Montpellier le 30 octobre
A Nice le 31 octobre
A Paris le 13 octobre
A Paris le 16 octobre
A Grenoble le 17 octobre
A Toulouse le 16 octobre
A Lyon le 21 octobre

A Paris le 16 octobre
A Saint-Quentin le 16 octobre
A Chatellerault le 24 octobre
A Savigny-le-Temple le 16 octobre
A Paris le 17 octobre
A Grenoble le 16 octobre
A Savigny-le-Temple le 17 octobre
A Paris le 18 octobre
A Paris le 18 octobre
A Audincourt le 18 octobre
A Nantes le 19 octobre
A Biarritz le 20 octobre
A Toulouse le 26 octobre
A paris le 19 octobre
A Marseille le 23 octobre
A Paris le 20 octobre
A Nantes le 21 octobre
A Toulouse le 25 octobre

A Paris le 21 octobre
A Paris le 21 octobre
A Mordelles le 3 octobre
A La Rochelle le 23 octobre
A Bressuire le 24 octobre
A Quimperle le 30 octobre
A Savenay le 31 octobre
A Saint Macaire En Mauges le 3 octobre
A Fontenay-Sous-Bois le 16 octobre
A Tours le 17 octobre
A Toulouse le 21 octobre
A Rennes le 22 octobre
A Nilvange le 23 octobre
A Chenée le 24 octobre
A Paris le 26 octobre
A Belfort le 27 octobre
A Grenoble le 28 octobre
A .Montpellier le 29 octobre
A Paris le 26 octobre
A Lyon le 29 octobre
A Paris le 30 octobre
A Paris le 30 octobre
A paris le 30 octobre
A Paris le 30 octobre
A Lille le 31 octobre
A Paris le 31 octobre

Alors ton choix ?

[LIVE-REPORT] Highway, énergie et enchantement au Backstage

Malgré la concurrence féroce dans la capitale en ce samedi soir, les fidèles et surtout les curieux ont répondu présent devant les Highway, qui ont pris d’assaut le Backstage par leur rock endiablé et foudroyant (c’est le mot !)

Mais avant d’entrer dans le vif du sujet, c’est les High-School Motherfuckers qui s’occupent de chauffer un public déjà acquis à sa cause. Un groupe que je n’avais pas revu en concert depuis….depuis…. depuis que j’étais à la fac à vrai dire (c’est dire le coup de vieux). Bon les gars ont, eux aussi, vieilli (ce serait mentir que de le nier!) (sauf Stuffy évidemment!) et le son désagréable (sérieusement, on aurait dit une répétition de garage…) qui n’est pas du fait du groupe, les a fortement desservi auprès de la tranche du public qui ne les connaissaient pas ce soir. Et quand en plus on commence le set la mine déconfite …

Pourtant, ressaisissement généralisé dès la deuxième chanson (entre autre grâce à l’incroyable énergie de Carvin, sa passion sur scène a été hyper communicative) et High-School Motherfuckers enchaînent les standards (comme « Rock Candy » qui a fait plaisir à la vieille peau que je suis) ainsi que les morceaux de son dernier né en date « Trouble In Paradise », sorti en 2023. On se retrouve tous à sautiller devant comme des pucerons ! Le groupe se retire – après avoir dépassé le temps réglementaire – et sous les acclamations généralisées du public.

Après un très court changement de plateau , les Highway débarquent sur la toute petite scène. Ils sont plus nombreux, l’effet de groupe reste impressionnant…Tout comme leurs immenses sourires et le grand plaisir qu’ils prennent à être sur scène !

Alors si, bien évidemment, le dernier né « Last Call For Rock’N’Roll » était à l’honneur, d’ailleurs le groupe l’aura pratiquement joué en intégralité ce soir (mention spéciale à ce « Mayday » hyper prenant !). Mais il y aura aussi des standards, des tests (on pense à ce titre 100% instrumental, crashtest live pour le groupe) et surtout, surtout de l’énergie, de la bonne humeur, une putain de passion bordel de bois !

Le seul petit moins reste la qualité du son, toujours pas terrible malheureusement. Mais qu’importe : la passion, la joie d’être là, l’amour de la scène l’ont emporté sur la soirée, et nous avec. On en est ressorti avec un immense sourire et une patate d’enfer ! C’est si rare des groupes qui montrent qu’ils sont heureux d’être là, ça ne peut être que communicatif !

Une bien belle soirée, qui aurait mérité plus de monde pour découvrir le bel univers des Highway ! En attendant qu’ils reprennent les routes, foncez sur leurs albums !

[CHRONIQUE] Gorod – The Ember Gone (Coup de Cœur)


Il va faire parler cet album ! Les bordelais de Gorod viennent de sortir leur toute nouvelle galette, « The Ember Gone ». Ils avaient annoncé un opus repoussant encore plus les limites de la transcendance, après l’avoir expérimenté dans le dernier opus du combo (« The Orb » sorti en 2023). On ne se serait pas doutés du gros virage progressif que prennent les – jusque là peut-être ? – maîtres incontestés du death technique.

L’album a un côté très mélodique. transcendant , et moins « brut de décoffrage » : exit le rentre-dedans en continu, les mélodies plus mélancoliques, plus posées, avec une ambiance qui n’est pas sans rappeler Opeth par moments, prennent de plus en plus de place. Gorod nous avait habitué à des excellents albums, la qualité est toujours au rendez-vous avec une galette taillé dans le diamant, travaillée à l’extrême, n’omettant aucun détails. Si l’ambiance est plus planante, l’agressivité n’a pas disparue….Elle est juste plus subtile.

D’ailleurs, face à cette mélancolie, difficile de ne pas faire le lien avec les récents incendies en Gironde, dont sont originaires les membres du groupe : si l’album porte sur les méga-feux de 2022, l’actualité de cette année a rattrapé « The Ember Gone » à un point qu’il revêt une profondeur particulière, juste et frémissante.

Il y a aussi (et nouveauté) beaucoup de chant clair – avec une belle voix grave, harmonieuse et triste à la fois selon les morceaux. Mais là encore Gorod ne renie pas ses racines et Nutz nous assène toujours de son growl massif, en particulier sur « Forgiveness » qui te remuera le bide tout en te donnant un sourire béat d’admiration. Côté rythmique, notre morceau préféré reste l’incroyable (oui oui, on t’assure, c’est le mot) « Regret », et on t’assure, tu vas oublier tout le reste du morceau tellement K’roll (batterie) et Benoît Claus (Basse) y sont tout bonnement HALLUCINANTS.

Enfin côté grattes, ce changement de ton permet, selon nos ressentis, une plus grande liberté d’expression et de mouvement pour Matthieu Pascal et Nicolas Aberny, avec parfois des riffs post rock, parfois plus death, mais toujours au service de la mélodie, toujours avec la virtuosité qu’on leur connaît : « Crimson » est certainement l’un des nombreux morceau qui nous accroche par cette technicité certes, plus accessible, mais qui va carrément te faire dresser les poils.

Avec « The Embers Gone », on a un album de death progressif, à la technicité toujours aussi impressionnante, qui te pètera les cervicales à force de tourner la tête mais aussi qui te fera t’arrêter net pour apprécier le frisson provoqué par la mélancolie amère de certains morceaux. Ce n’est pas parce que tu pars dans une nouvelle direction que tu renies forcément à ton ADN. Un album parfait, d’une maîtrise instrumentale de bout en bout. Respect, messieurs.

10/10

[A GARDER OU A JETER] Five Finger Death Punch – A la recherche de l’évolution perdue

Dix ans… Dix ans que les américains de Five Finger Death Punch appliquent la même recette, des morceaux à la structure similaire… et qui marchent pourtant bien aux Etats-Unis grâce à des textes patriotiques . Une façon pour Ivan Moody et ses comparses de faire oublier leurs récentes frasques et de revenir avec du neuf !

Legacy ne fait donc pas exception à la règle, et l’enchaînement des morceaux nous semble assez indigeste tant la similarité entre eux est grande ! Le style est très (trop) balisé, et les américains ne vont pas faire l’effort d’évoluer d’un iota.

En même temps, si la formule fonctionne …. Pourquoi la changer ?

En revanche si tu aimes la musique et l’univers du groupe, tu ne seras pas déçu : riffs friendly, gros refrains très catchy, chant et rythme gras comme un big mac … On ne le nie pas, le groupe met une bonne mandale, c’est sucrée et ça s’écoute très facilement.

« Legacy » est donc un opus dans la digne lignée des précédents, et fait du fan-service auprès d’un public déjà acquis à sa cause. Mais en contrepartie, Five Finger Death Punch a perdu une partie de ses fans, qui pensaient, à juste titre, avoir le droit à une approche artistique différente et à de la variété.

Et donc pour toi ? A garder ou à jeter ?

[CHRONIQUE] Untitled With Drums – Made Flesh (coup de cœur)

On ne s’y attendait nous même pas ! Le groupe clermontais Untitled With Drums, après la sortie l’année dernière d’un excellentisme EP « Symbols » revient avec cette fois un album, « Made Flesh » qui prend, un risque peut-être, en n’y incorporant pas les quatre titres de la précédente galette. Une créativité libérée, qui nous a bien séduit !

Il faut dire qu’on a là un excellent album de postcore : les thématiques soulevées sont très noires et difficiles (relations toxiques, dépression, suicide … ) qui te provoquent des émotions extrêmement fortes ! La musique peut parfois sembler joyeuse (à l’instar du très bon « Space ») mais elle retombe très vite dans le noir. Le ton est plus américains, avec des gros riffs acérés sur une ambiance très planante.

A vrai dire, c’est comme si Deftones et Swallow The Sun avaient eu un bébé !

Le son est bien plus moderne que celui de Deftones, et moins pesant (quoi que au niveau des paroles on peut se poser la question !). Le tout saupoudré d’un petit côté doom qui distingue Untitled With Drums de ses deux aînés.

On a donc là avec « Made Flesh » de nouveau, un album de qualité, au son à la fois moderne, lourd, avec une très grosse touche de noirceur. Une belle pépite à écouter , mais je dois te prévenir, tu n’en ressortiras pas indemne. Du tout.

9,5/10

[AGENDA] Les concerts de Septembre

Oui on sait, la rentrée ça pue ! Pourtant c’est le retour des concerts en salle, et rassure-toi, il y en a MOULTES ! (c’est le cas de le dire !). D’autant que de plus en plus de festivals jouent les prolongations ! On fait le topo ?

Le 05/09 à Nantes
Le 06/09 à Paris
Le 15/09 à Lille

Le 12/09 à Strasbourg
Le 14/09 à Lyon
Le 15/09 à Bordeaux
Le 17/09 à Paris
Le 17/09 à Metz
Le 18/09 à Mulhouse
Le 21/09 à Paris
Le 22/09 à Nantes
Le 22/09 à Paris
Le 23/09 à Nantes
Le 27/09 à Montpellier
Le 28/09 à Toulouse
Le 29/09 à Lyon
Le 22/09 à Paris
Le 24/09 à Mulhouse
Le 25/09 à Paris
Le 26/09 à Grenoble
Le 28/09 à Paris
Le 28 septembre à Paris
Le 29 septembre à Lille
Le 30 septembre à Paris