Malgré la pluie et le froid, et malgré le risque de blocage de la capitale en cette journée de manifestation, nous étions tous au rendez-vous au Backstage By The Mills à Paris, pour le concert ultra-complet des Calva Louise !
Mais on commence, légèrement en retard (et tant mieux, vu les transports au ralenti, j’aurai loupé le début du set) avec Imparfait ! Le groupe, fondé en 2015, connaît le succès depuis 2022, en assurant la première partie d’un petit groupe de seconde zone, les Nova Twins ! Nous aurons le droit à un show d’un peu plus de 40 minutes survolté, oscillant entre le punk, le rap, le metal …. Et parfois un peu de soul ! Le groupe se donnera à 300% sur scène, avec énergie, militantisme (et il en faut dans ce bas-monde), mais aussi poésie agressive – et ça se ressent jusque dans le pit, avec de très nombreux pogos. Le groupe se retirera sous un « REVE » d’anthologie et sous les applaudissements très nourris d’un public conquis. Tiendrions-nous les héritiers de Mass Hysteria ? Merci pour la fête (leur nouvel EP, va donc écouter !)
Après une petite pause, les Calva Louise débarquent sur scène sous les cris d’approbation d’une foule déjà acquise à leur cause. Et ça commence fort avec « Tunnel Vision » mais surtout un « W.T.F. » mythique qui finira d’embraser la fosse. Suivra ensuite « El Umbral » durant laquelle les nombreux vénézuéliens présents ce soir se feront entendre, au grand bonheur de la chanteuse de la formation, Jess Alanic, elle-même vénézuélienne. Petite mention spéciale pour le jeune couple mexicain derrière nous, dont la femme, aux anges, chantaient par cœur tous les morceaux hispaniques.

Cette dernière d’ailleurs démontrera toute l’étendue de ses talents ce soir : déjà, en passant d’un chant clair scintillant à un growl à la Dani Filth avec une aisance déconcertante, ensuite en assurant au clavecin … pardon au clavier comme une déesse. Sincèrement, on a le droit à autant de virtuosité uniquement dans les concerts de musiques classiques. Enfin avec une classe (et un petit penchant pour la bavarderie) qui nous fait juste fondre !
Jess présente ensuite très longuement ses camarades de jeu : tout d’abord Ben Parker (Néo-zélandais de son état), force tranquille à la batterie mais aussi Alizon Taho, bassiste et originaire de Rouen, dont les prouesses de Macgyver (ce serait même lui qui se chargerait des lumières (oui, oui, tout ça sur scène !)) ont fait l’objet des éloges de la chanteuse. Mais trêve de bavardage les hostilités reprennent de plus belle, et les titres s’enchaînent. Par ailleurs, on aura le droit à un petit trailer (sur une TV Cathodique, tellement 90’s !) d’un court-métrage, The Wanderer », dont les premières images ont servi au clip de « la Promesa »… Lequel d’ailleurs a été interrompu une première fois pour quelques soucis techniques, et relancé du début… On ne va pas s’en plaindre, loin de là, tellement on apprécie le morceau ! Le court-métrage est prévu pour ce 10 décembre.
Arrive finalement, au bout d’une petite heure la fin du set, annoncé avant le dernier morceau. Et puis un merci et s’en va….Règne alors la confusion dans la fosse : reviendront-ils pour un rappel ? Les lumières qui s’allument alors (au bout d’un petit moment) de la salle font alors sortir la foule. Mais on aurait peut-être aimé, au moins, un petit salut vers le public, tellement la sortie du groupe nous a paru précipité et abrupte (et ce, malgré l’annonce de la fin du concert !)

Mais cela restera peut-être le seul point négatif de ce concert où nous avons découvert un univers barré, emprunt de science-fiction, de fantasy et de poésie (vi vi vi) qui m’aura en tout cas fort séduite. Une sacrée belle découverte en live, d’un groupe qu’on va forcément suivre chez Metal-Actus.


























































































































































































