Archives de catégorie : Chronique

[CHRONIQUE] Aeromantic II – The Night Flight Orchestra

Moins d’un an après la sortie de « Aeromantic », The Night Flight Orchestra balance la seconde partie de ce même album. Une galette plaisante, mais cette fois, assez inégale.

Dans cet opus, le groupe s’éloigne de plus en plus d’un son « organique » à la guitare (ce qu’on entendait le plus sur des albums tels que « Sometimes The World Won’t Be Enough ») pour laisser toute la place requise aux claviers et à un son plus électro, correspondant bien aux années 1980. Mais le groupe garde tout de même son esprit rock, avec des titres tels que « Violent Indigo, avec une influence très Supertramp, ou encore le single et tube « Burn For Me » qu’on croirait être un hymne plus bourru de la série Fame. Ce solo au piano donne également une immense ampleur au morceau, et en fait l’un des meilleurs de la galette.

« Chardonnay Night » est le titre le plus faible de l’album, avec un rythme trop lent et des accords primaires. Tout repose sur la voix de Björn mais musicalement, on s’ennuie et le morceau devient vite redondant.

A contrario, des titres comme « Amber Through A Window” et “You Belong To The Night” sont ceux qui se détachent du reste de l’album par une ambiance assumé, une atmosphère électronique et des airs plus complexes qu’ils n’y paraissent.

Si la recette The Night Flight Orchestra a tendance à se montrer par moment assez redondante, elle continue de fonctionner en proposant des hymnes ravageur et une ambiance plus 1980 que les années 1980 elles-mêmes. Un opus divertissant qui ravira tout le monde.

9/10

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[CHRONIQUE] Auri – Those We Don’t Speak Of

Après un premier opus gentiment acclamé par critiques et fans, Tuomas Holopainen, Johanna Kurkela et Troy Donockley, les trois compères à l’origine d’Auri, reviennent avec un deuxième opus, « Those We Don’t Speak Of ». Un opus aux compositions plus aériennes et progressives que son grand frère Nightwish, qui est la bienvenue.

« Those We Don’t Speak Of » est un opus qui, dans les temps actuels, fait du bien, permet de se poser et de souffler un bon coup, avec cette invitation au voyage dans les landes irlandaises.

Pourtant, cet album reste assez différent de son prédecesseur : là ou il était plus axé sur du folk accessible, on sent les Auri plus libre dans la composition, voulant véritablement se démarquer et faire quelque chose d’unique.
Si le côté celtique reste très présent (jusqu’à, parfois, devenant trop lourd et redondant à force), on notera un côté progressif et tarabiscoté qui prend place sur la première partie de l’album, rappelant des groupes tels que Pain Of Salvation. Le morceau « Light And Flood » par exemple fait place à six minutes de musique à la fois complexe et épique.

La voix douce et envoûtante de Johanna Kurkela est très bien mise en avant, étant elle-même enveloppé par les orchestrations de Holopainen, étrangement plus en retrait sur cette galette (comme pour faire taire les mauvaises langues l’accusant d’être un despote sur Nightwish). Cela donne un air presque sacré à une musique assez épique et atmosphérique.

« Those We Don’t Speak Of » est donc une surprise plaisante, qui s’éveille en créant tout un univers cinématographique original, celtique et complexe. Une prise de risque certes timide, mais qui sert une musique extrêmement bien produite qui enchantera et divertira petits et grands.

8,5/10

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[CHRONIQUE] Leprous – Aphelion

Quelques années après le mythique mais terriblement déroutant « Pitfalls », les Leprous reviennent en force avec une toute nouvelle galette, « Aphelion », sortant chez InsideOut Records. Le dernier opus nous laissait dans une expectative évolutive, qui, si elle convenait à certains de nos confrères, ne nous avait que moyennement convaincu. Ce nouveau jet s’inscrit-il dans sa continuité ?

Et bien à la surprise de tous : non, absolument pas. Aphelion reprend un autre virage, plus rock’n’roll aérien qu’électro pop de rue.

Le synthétiseur, pourtant instrument phare de « Pittfalls » (avec la voix d’Einar Solberg, ne plaisantons pas non plus), se fait étrangement plus absent de ces nouvelles compositions. L’ensemble est plus épuré, intimiste, à l’image de ces nombreux passages avec seuls Einar et un piano. Si le groupe se bouge un peu plus, avec des riffs à la guitare qui s’enchaînent et une rythmique plus ardente, le tout reste tout de même épuré, notamment grâce à une production, là encore, soignée.

Le single « Out Of Here » reste l’un des morceaux les plus accessibles de l’album, avec un refrain percutant, des riffs de guitare ravageur, et la présence de cuivre, une première pour le groupe.

A l’inverse, « Nighttime » est le titre le plus complexe de l’album, qui parlera plus aux fans des premiers albums du combo : un rythme plus soutenu, des mélodies plus progressives, avec la présence d’une voix particulièrement grave et d’un très court passage de growl qui va certainement en surprendre plus d’un.

Néanmoins, l’album souffre d’un gros souci de tracklist : de « The Silent Revelation » à « Castaway Angels », on retrouve la même structure, les mêmes caractéristiques musicales, ce qui apporte un effet de redondance qui, malgré la qualité des titres, ne nous donne qu’une envie : celle de zapper. Ce cycle ne vole en éclat qu’à partir des premières notes justement de « Nighttime ». Peut-être qu’un autre ordre dans les morceaux aurait pu dynamiser l’ensemble.

« Aphalion » est un album agréable, surprenant, qui renouera avec beaucoup de fans de metal progressif, et ce, malgré son côté sempiternel. Un bel objet que nous prenons plaisir à écouter et réécouter.

9/10

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[CHRONIQUE] Between The Buried And Me – Colors II (Coup de coeur)

Trois ans après le dyptique «Automata», les Between The Buried And Me sortent «Colors II», suite direct de l’opus sorti en 2007 et plus lumineux et risqué que son prédecesseur.

Car s’il ne semble pas aussi abouti que leur album «The Parallax II: Future Sequence», le groupe semble s’accorder, avec «Colors II», une pause bien méritée durant laquelle un seul mot d’ordre compte : se faire plaisir.

Et ce plaisir se ressent également sur les auditeurs : chacun des titres est souligné par une production remarquable, ce qui rectifie le tir par rapport au double album «Automata». Et ils sortent tous des sentiers battus, évitant une redondance et un caratère trop linéaire.

Le premier titre, «Monochrome», semble être un bel hommage, avec ses puissantes harmonies au piano, à Jordan Rudess, claviériste des Dream Theater. Avec, en prime, un grunt puissant et savamment distillé durant tout le titre qui reste très bref pour une mise en bouche !

«Bad Habits» a un côté très rétro, presque sorti des années 1980, sans pour autant s’avérer être trop présent. «Sfumato» est un morceau assez complexe partant dans deux directions opposées en même temps, qui se révèle très riche quand on prend le temps de l’écouter.

Mais le meilleur morceau du groupe, et de très loin, est «Prehistory» : un début assez déroutant, tellement chaotique qu’il en devient drôle pour revêtir un côté plus progressif que jamais, avec des relents très Devin Townsendiens, pour finir sur une note en apothéose… avant de passer en toute discrétion au morceau suivant.

«Colors II» est un album qui vous surprendra par sa grande variété, son caractère très lumineux via les mélodies au piano et la voix Tommy Giles Rogers, le tout saupoudré de riffs majestueux signés Paul Waggoner. Chacun des morceaux présents sur la galette a sa propre saveur, sa propre histoire. Une belle et divertissante surprise de qualité, qui nous fait le plus grand bien.

9,5/10

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[CHRONIQUE] Powerwolf – Call Of The Wild (coup de coeur)

Powerwolf est, avec Sabaton, l’un des groupes de Metal qui est le plus monté en puissance ces dernières années : jusqu’alors cantonné à son public allemand, il traverse enfin les frontières françaises avec son dernier album studio en date, « The Sacrament Of Sin », et surtout grâce à son premier single, véritable tube, « Demos Are A Girl’s Best Friend ». Le combo allemand revient en 2021 avec une galette toute fraîche, « Call Of The Wild », espérant confirmer ce succès passé !

Avec cet album, le groupe nous délivre deux puissants hymnes, spécialité locale de Saarbrücken : le très théâtral « Beast Of Gevaudan », rendant parfaitement hommage à une des légendes bien de chez nous, mais surtout l’excellent « Dancing With The Dead », dont le refrain, particulièrement entêtant, résonnera dans le creux de votre tête des semaines durant.

Pour le reste, l’album fait, encore une fois, preuve d’une grande qualité : les chansons accrocheuses, « Sermon Of Swords » en tête, entraînantes comme « Varcolac », morceau plus tarabiscoté et véritable coup de coeur de l’autrice. Idem pour « Glaubenskraft », seul titre en teuton des allemands, et qui vient casser une certaine linéarité que beaucoup de détracteurs reprochent au groupe. Enfin, « Reverent Of Rats » vient clôturer ce bel opus en faisant preuve de grandiloquence et d’harmonies.

On note néanmoins que certains titres restent en dessous de ce fabuleux niveau, à l’image de « Blood For Blood », d’une terrible redondance, qui ne donne qu’une envie, celle de zapper ce morceau.

Car oui, la (haute) qualité est au rendez-vous (une nouvelle fois, ose-t-on dire ? ) pour ce « Call Of The Wild », pour lequel nous avons eu un coup de coeur qui s’explique peut-être, par l’envie d’entendre quelque chose de divertissant tout en restant de haut vol. Une belle galette qui donne le sourire et que nous conseillons.

9/10

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[CHRONIQUE] Iotunn – Access All Worlds

Groupe fondé en 2015 au Danemark, les Iotunn ont impressionné, par leur EP «The Wizard Falls » , avec une maturité et une complexité encore jamais entendu pour un groupe aussi jeune. Avec leur premier album studio « Access All Worlds » , la formation espère pouvoir confirmer auprès du public et des critiques.

« Access All Words » fait une belle place au death mélodique unique du groupe, ponctué par des moments plus indus (notamment sur « The Weaver System » et « Waves Below ») et par des moments particulièrement aériens à la guitare, qui donne un contexte assez spatial à la musique du groupe et invite l’auditeur à s’évader de son quotidien.

C’est quelque chose d’ambitieux pour une formation aussi jeune, mais qui est bien mené, entre des longs morceaux fleuves qui n’ont rien à envier aux plus grands du méloprogressif, et des titres plus agressifs et plus directs dans lesquels le chant de Jon Aldara peut ressembler à s’y méprendre à celui de Björn Strid des Soilwork.

Seul petit souci : la production, qui ne se montre absolument pas à la hauteur d’une telle galette, et ne rend absolument pas justice à la musique proposée par Iotunn.

Beau et sombre, doux et violent, « Access All Worlds » nous emmène dans un monde fascinant de paradoxe, invitant à la rêverie. Une belle réussite, si on réussit à passer outre la production.

8,5/10

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[CHRONIQUE] Epica – Omega

Nous n’aurions pas pensé, à la belle époque de la multiplication des groupes de metal Symphoniques, que les Epica feraient une si belle carrière (surtout face aux deux mastodontes du genre, Nightwish et Within Temptation). Mais en produisant de plus en plus d’albums de qualité, et en travaillant leur propre son qui va débroussailler les champs du genre, la formation batave fait désormais partie des grands de la scène metal internationale, qui éblouit par sa régularité et sa créativité.

« Omega », leur nouvel album, ne fait pas exception à la règle et s’inscrit directement dans la lignée de ses prédécesseurs : on y retrouve l’orchestration épique et les choeurs mixtes qui constituent en partie la patte musicale d’Epica. Malgré que certains morceaux passent relativement inaperçus (notamment le single « Freedom – The Wolves Within », beaucoup trop oubliable), d’autres brillent par leur ingéniosité musicale.

Il faut donc parler de ce superbe morceau qu’est « Kingdom Of Heaven Pt 3 » : complexe au possible, d’une durée de 13 minutes, avec des variations de voix chez Simone Simons (qui adopte même un ton particulièrement lugubre que nous ne lui connaissions pas), un grunt mieux assuré de la part de Mark Jensen, et une musique assez alambiquée qui fait, par moment, limite penser à du Animals As Leader. On a ici, un des meilleurs morceaux qu’a pu produire Epica sur l’ensemble de sa carrière.

Mais d’autres titres ne sont pas en reste : l’ambiance orientale sur « Seal Of Solomon », les choeurs qui peuvent sonner limite black metal (plus précisément Dimmu Borgir sur « Abrahadabra ») tant ils se révèlent plus sombres qu’à l’accoutumée … Si une moitié d’album se montre très (trop) classique, l’autre est dense, complexe, un peu moins inaccessible, et démontre à quel point Epica est capable de grandes choses.

« Omega » est donc un album avec quelques inégalités, quelques faiblesses, qui se partage entre une partie plus taillée pour les fans et le live, et une autre, plus complexe et dense, dans laquelle on sent que les hollandais se font plaisir. Un album bien maîtrisé, qui saura émerveiller tous les fans du groupe.

8,5/10

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[CHRONIQUE] Empyrium – Über den Sternen (coup de coeur)

Cela faisait maintenant sept ans que les teutons de Empyrium ne nous avaient pas gratifié d’un nouvel album. Une attente aujourd’hui comblée tant « Über Den Sternen », rayonne par sa beauté, sa magnificience, et son petit côté féérique.

« Über Den Sternen » est une belle synthèse des précédents efforts du groupe, en passant d’un folk noir poétique à un doom lancinent rappelant, par moment, leurs débuts dans l’industrie musicale. Comme à son habitude, Ulf Theodor Schwadorf démontre toute sa palette vocale en passant d’un grunt violent et écaillé à un chant limite « grégorien » par moment, instaurant une atmosphère mystique, presque religieuse dans la plupart des morceaux.

L’album a une belle influence, on a l’impression de se retrouver dans un conte dans certains passages, voire même de se promener en Terre du Milieu en compagnie de Frodon et de Sam. La production, d’une netteté incroyable, renforce cette impression de voyage psychique dans lequel l’âme se sépare un temps de son enveloppe terrestre.

Les morceaux pourraient se révéler être d’une complexité incroyable, ils restent pourtant simples. Mais chacun est bien pensé, bien composé, sans breaks superflus. Les Empyrium démontrent ainsi qu’il ne suffit pas de produire des mélodies inaccessibles et tarabiscotés pour avoir quelque chose d’unique et merveilleux.

En un mot, « Über Den Sternen » est un album splendide, qui rendra fou d’amour tous les néophytes du groupe sans désarçonner les fans de la première heure. Un petit diamant brut comme Empyrium sait si bien le faire désormais, et qui enchante un printemps trop morose.

10/10

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[CHRONIQUE] C R O W N – The End Of All Things

Le duo d’Alsaciens C R O W N revient avec un nouvel opus, « The End Of All Things », qui se distingue de ses prédécesseurs par sa singularité et son accessibilité.

Il faut dire que Stéphane et David n’ont pas voulu se cantonner à un seul genre, allant profiter de nouveaux horizons sans avoir une quelconque arrière pensée. De ce fait, on trouve dans « The End Of All Things » une grande variété entre les morceaux, chacun pouvant parfois faire un grand écart entre du pop rock noir et du post metal.

Si on a l’impression que l’album s’apprête à tomber dans la plus grande violence, il n’en est rien : chacun des morceaux ne fait que flirter avec la rage mais à aucun moment la musique n’y cèdera. Il en va de même pour le chant, qui se montrera d’ailleurs très versatile, en passant par beaucoup de tons différents.

« The End Of All Things » réussit donc un jonglage particulièrement délicat entre plusieurs genres et réussit à faire tomber les barrières pour produire un son particulièrement unique. Si les C R O W N ont réussi à garder cet aspect atmosphérique sidéral qui est désormais une partie intégrante de leur identité musicale, le duo s’affranchit avec succès du doom en livrant un ensemble moins lourd, plus digeste et plus accessible. Une belle pépite à mettre dans toutes les mains !

9/10

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[CHRONIQUE] Evergrey – Escape Of The Phoenix

La trajectoire des Evergrey ces dernières années est assez intéressante : les trois derniers albums du groupe, « Hymn For The Broken » (2014), « The Storm Within » (2016) et « The Atlantic » (2019) sont, sous l’impulsion de leur leader Tom S. Englund, les plus personnels ,/jamais sortis. Et si le premier faisait face aux problèmes internes dans le groupe, les deux autres sont plus intimes, racontant la chute d’un homme et sa reconstruction après la tempête. Une belle trilogie conceptuelle qui a redonné un nouveau souffle à la carrière des suédois, tant la complexité, le caractère progressif se faisaient de plus en plus forts.
« Escape Of The Phoenix » poursuit donc cette renaissance, tout en ayant la lourde tâche de succéder aux meilleurs albums jamais produits par Evergrey.

Et c’est une réussite pour cette nouvelle galette, qui, si elle est d’un accès plus facile que son prédécesseur « The Atlantic », reste tout de même dans sa bonne et digne lignée ! Plus lumineux malgré des textes sombres, des mélodies aériennes qui ne viennent jamais s’essoufler, et un Englund au top de sa forme (il monte sacrément dans les aigus sur « Stories »). Le côte progressif ne perd pas de sa superbe. Le titre en duo avec James LaBrie (Dream Theater), « The Beholder », porte bien la patte de ce dernier : un morceau plus tarabiscoté, très complexe, qui se dégage nettement du reste de l’album.

Si néanmoins, aucun autre titre ne reste en tête (à part, peut-être, le magnifique « Eternal Nocturnal », mais on ne trouve aucune redondance dans les titres, qui ont chacun leur identité propre, une ambiance propre. Evergrey évolue et propose des nuances différentes sur son jeu, un coup très doom (« In The Absence Of Sun »), un autre plus bossa nova (« A Dandelion Cipher »), un autre très heavy (« Forever Outsider)… Le groupe nous a livré, avec « Escape Of The Phoenix », un album varié, riche, à la puissance phénoménale.

Si musicalement, ce nouvel album reste en deçà de « The Atlantic », il fait preuve d’une incroyable variété (qu’on ne connaissait pas à Evergrey) et d’une formidable puissance. « Escape Of The Phoenix » est une pierre angulaire à la carrière d’Evergrey, qui ne laisse que présager des jours encore meilleurs pour le groupe, et met un terme à sa période de renaissance. Le phénix peut maintenant reprendre son envol.

9,5/10

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