[AGENDA] Le mois d’octobre et ses 1001 concerts

Que de choses, que de choses prévues en octobre ! Si ce mois de l’année est assez intense en terme de concerts, cette année ne faillira pas à la règle, avec près d’une centaine d’événements metal prévus sur tout le territoire. On te laisse jeter un coup d’oeil !

A Metz ce 2 octobre
A Poitiers le 1er octobre
A Grenoble le 2 octobre
A Nîmes le 3 octobre
Au Mans le 8 octobre
A Vannes le 9 octobre
A Rennes le 10 octobre
A Bordeaux le 2 octobre
A Pau le 3 octobre
A Strasbourg le 8 octobre
A Vauréal le 10 octobre
A Issoudun le 23 octobre
A Saint-Sauveur-Lendelin le 24 octobre
A Saint-Pierre (La Réunion) le 29 octobre
A Saint-Denis (La Réunion) le 30 et 31 octobre
A Clermont-Ferrand le 2 octobre
A Saint-Germain-En-Laye le 2 octobre
A Lille le 23 octobre
A Niort le 26 octobre
A Bordeaux le 27 octobre
A Mâcon le 30 octobre
A Audincourt le 31 octobre
A Montpellier le 2 octobre
A Strasbourg le 4 octobre
A Paris le 6 octobre
A Lille le 8 octobre
A Pagney le 9 octobre
A Grenoble le 10 octobre
A Marseille le 11 octobre
A Lyon le 22 octobre
A Riom le 24 octobre
A Montpellier le 25 octobre
A Fismes le 3 octobre
A Savigny-le-Temple le 9 octobre
A Quimperle le 10 octobre
A Saint-Herblin le 11 octobre
A Angoulins-sur-Mer le 12 octobre
A Paris le 10 octobre
A Nantes le 11 octobre
A Toulouse le 12 octobre
A Lyon le 13 octobre
A Paris le 11 octobre
A Lyon le 12 octobre
A Lille le 20 octobre
A Carquefou le 21 octobre
A Rouen le 22 octobre
A Arras le 23 octobre
A Bordeaux le 8 octobre
A Lyon le 11 octobre
A Strasbourg le 16 octobre
A Marseille le 17 octobre
A Roubaix le 28 octobre
A Rouen le 29 octobre
A Nantes le 30 octobre

A Paris le 12 octobre
A Lyon le 13 octobre
A Nantes le 12 octobre
A Rennes le 13 octobre
A Niort le 14 octobre

A Paris le 13 octobre
A Lille le 13 octobre
A Paris le 14 octobre
A Nantes le 15 octobre
A Bordeaux le 16 octobre
A Riom le 17 octobre
A Toulouse le 18 octobre
A Montpellier le 27 octobre
A Villeurbanne le 28 octobre

A Clermont-Ferrand le 14 octobre
A Bordeaux le 15 octobre
A Saint-Brieuc le 17 octobre
A Montpellier le 30 octobre
A Nice le 31 octobre
A Paris le 13 octobre
A Paris le 16 octobre
A Grenoble le 17 octobre
A Toulouse le 16 octobre
A Lyon le 21 octobre

A Paris le 16 octobre
A Saint-Quentin le 16 octobre
A Chatellerault le 24 octobre
A Savigny-le-Temple le 16 octobre
A Paris le 17 octobre
A Grenoble le 16 octobre
A Savigny-le-Temple le 17 octobre
A Paris le 18 octobre
A Paris le 18 octobre
A Audincourt le 18 octobre
A Nantes le 19 octobre
A Biarritz le 20 octobre
A Toulouse le 26 octobre
A paris le 19 octobre
A Marseille le 23 octobre
A Paris le 20 octobre
A Nantes le 21 octobre
A Toulouse le 25 octobre

A Paris le 21 octobre
A Paris le 21 octobre
A Mordelles le 3 octobre
A La Rochelle le 23 octobre
A Bressuire le 24 octobre
A Quimperle le 30 octobre
A Savenay le 31 octobre
A Saint Macaire En Mauges le 3 octobre
A Fontenay-Sous-Bois le 16 octobre
A Tours le 17 octobre
A Toulouse le 21 octobre
A Rennes le 22 octobre
A Nilvange le 23 octobre
A Chenée le 24 octobre
A Paris le 26 octobre
A Belfort le 27 octobre
A Grenoble le 28 octobre
A .Montpellier le 29 octobre
A Paris le 26 octobre
A Lyon le 29 octobre
A Paris le 30 octobre
A Paris le 30 octobre
A paris le 30 octobre
A Paris le 30 octobre
A Lille le 31 octobre
A Paris le 31 octobre

Alors ton choix ?

[AGENDA] Les concerts de Septembre

Oui on sait, la rentrée ça pue ! Pourtant c’est le retour des concerts en salle, et rassure-toi, il y en a MOULTES ! (c’est le cas de le dire !). D’autant que de plus en plus de festivals jouent les prolongations ! On fait le topo ?

Le 05/09 à Nantes
Le 06/09 à Paris
Le 15/09 à Lille

Le 12/09 à Strasbourg
Le 14/09 à Lyon
Le 15/09 à Bordeaux
Le 17/09 à Paris
Le 17/09 à Metz
Le 18/09 à Mulhouse
Le 21/09 à Paris
Le 22/09 à Nantes
Le 22/09 à Paris
Le 23/09 à Nantes
Le 27/09 à Montpellier
Le 28/09 à Toulouse
Le 29/09 à Lyon
Le 22/09 à Paris
Le 24/09 à Mulhouse
Le 25/09 à Paris
Le 26/09 à Grenoble
Le 28/09 à Paris
Le 28 septembre à Paris
Le 29 septembre à Lille
Le 30 septembre à Paris

[LIVE-REPORT] Kave Fest 2026 @ Gisors

Le Kave Fest est de nouveau revenu en force dans le parc du Château de Gisors, avec une programmation pour le moins éclectique mais surtout plus prestigieuse ! Retour sur cet événement, qui devient un immanquable des débuts d’été !

On avait peur que la chaleur persiste, dieu météo était avec le Kave Fest puisque le festival s’est déroulé sous des températures bien plus clémentes ! Un temps idéal pour un carton plein, le festival ayant fait sold out le dimanche !

Organisation

On va commencer par les points négatifs : il y peut-être un petit souci de communication (ne serait-ce que pour l’horaire pour les sorties définitives, définitivement à communiquer en amont du festival plutôt qu’au niveau des entrées/sorties, personne ne revient par là du festival …) que ce soit au niveau des festivaliers comme au niveau des médias (je comprend que je puisse être écartée du pit photo au profit de personnes pouvant toucher un très large public… néanmoins vu le nombre de photographe réellement présents dans le pit, j’ai un peu moins compris sur place).

Autre petit point mais pouvant là aussi être facilement amélioré : le stand nourriture doit absolument avoir plus de monde (histoire d’éviter un burn out de l’équipe et aussi de la nourriture froide pour le public). Je salue d’ailleurs la chaleur et la bonne humeur de tout le krew de manière générale, gardant le sourire en toutes circonstances, même dans les situations plus tendax.

Le reste était sinon top : mention spéciale pour les changements de plateaux extrêmement efficaces, le nouveau point merchandising qui nous évite de parcourir tout le site pour trouver l’album du groupe que tu viens de découvrir, la Basse-Kour pour souffler un peu loin du tumulte des guitares saturées, et la carte des boissons qui ne cesse de s’étoffer avec des bières toutes excellentes ! Les stands, quant à eux, étaient également assez variés, avec mes salutations à Rock Octopus (mes gosses adorent leurs badges !!), Poulettes Sisters (un jour je me prendrai cette veste !) et Geobscura ( qui avait, miracle, le même bracelet que mon fils a détruit il y a de cela deux ans !).

Groupes

Kozoria, vainqueur du tremplin du Kave Fest, a parfaitement rempli sa mission en ouvrant les hostilités de la journée : son metal fort inspiré de Gojira aura fait mouche auprès de nombreuses personnes de l’assistance (jusqu’à provoquer deux wall of death) ! Un an tout juste après son premier show dans ce festival, mirabelle. est revenu, cette fois, plus confiant, enflammant la fosse de son punk ravageur ! Solitaris m’aura surpris, quelques années après un set que j’avais trouvé brouillon et désorganisé. Le groupe a peaufiné son image, semble plus cohérent et professionnel : le concert s’en est ressenti, plus bourrin, mieux maîtrisé. Et j’aime beaucoup maintenant.

C’est auréolé du succès rencontré par l’album « Chimera » que Ashen se présente de nouveau sur la scène du Kave, avec l’intention de tout dégommer sur son passage ! Et quel show ! Mention spécial à Nathan à la basse, vraie bouffée d’oxygène sur scène, avec un présence de dingue !!! Ensuite, et ils se font rares sur les scènes européennes, c’était le tour des américains de Dying Wish avec un show carré mais qui manquait de spontanéité. Dommage ! Concernant Resolve, et étant donné que c’est la quatrième fois que je les vois, je ne vais pas être des plus objectives mais encore un show divin, quoique un poil en dessous du Trabendo, mais j’ai senti les membres du groupe plus détendu. Et une belle découverte pour certains qui ne connaissaient pas avant (tu te reconnaîtras!) (Resolve par contre, si on pouvait avoir un ou deux CD au merch ?)

Le dimanche a vu la réapparition de revenants : 6:33 ! C’est devant un public plus nombreux qu’à l’accoutumée (surtout qu’ils ont commencé à 12:30 soit très tôt pour un troisième jour de festival !). Le groupe, en grande forme et heureux d’être sur scène, aura fait danser tout le public avec non seulement des standards, mais aussi une petite nouveauté ! Hâte d’avoir un prochain album entre les mains ! Ckraft aura profondément divisé : si certains (dont je fais humblement partie) ont complètement adhéré au délire metal jazz core du groupe, d’autres ont été excédés par le côté strident des morceaux, peut-être aussi trop expérimentaux pour eux ! Un gros risque pour la formation française, dont l’univers ne se prête que difficilement à un festival ! Silhouette en revanche aura plus rassemblé les foules : il faut dire que leur black metal ambiant, envoûtant, d’une qualité rare, remporte de plus en plus de succès ! Seul problème pour moi : le grunt de son chanteur m’est totalement insupportable et je suis littéralement passé au travers de leur concert.

Vient maintenant Akiavel pour lesquels, une fois encore, je ne vais pas être très objective vu que c’est la troisième fois que je les vois. Encore un show complètement fou du groupe qui a suscité de nombreux slams (y compris chez les plus jeunes, un petit sera même invité sur scène avec son papa à la fin du set) pogos et autre mouvements de foule. Le groupe se donne à fond, Auré en tête d’ailleurs, et les titres du dernier et excellent Scelestvs, tous joués, passent très très TRES bien en live. A noter que le groupe s’est longuement prêté au jeu des autographes et des photos avec leurs fans après le show !

Difficile de passer après un tel concert , surtout que Blackbriar est le seul représentant du week-end dans son genre, le metal symphonique moderne(donc aucun rapport avec les précédents) Pourtant, malgré un démarrage assez faible, le groupe fait monter doucement la pression pour finir en apothéose ! Une belle démonstration de force des néerlandais ! Un groupe d’ailleurs qui s’est montré accessible, se baladant dans le festival et acceptant volontiers les photos avec les fans !

J’attendais tellement la prestation de Sowulo !! Grand ensemble de folk pagan, le groupe aura mis tout le Kave Fest en transe ! Et avec un son exceptionnel pour du Open Air, on s’est régalé ! Je suis tellement contente de les avoir vu (bon maintenant, ils n’ont pas intérêt à revenir dans dix ans !) Dans un autre registre, Equilibrium m’aura particulièrement surprise avec un concert endiablé et un frontman énergique, impliqué et exceptionnel ! S’ils avaient une image un peu pète-sec jusqu’ici, elle a définitivement volé en éclats ce soir.


Enfin Lacuna Coil débarque avec leur Metal Moderne efficace : si le dernier album, le très bon « Sleepless Empire » est le plus mis à l’honneur, les italiens régaleront les fans de la première heure avec des standards comme « Comalies » ou encore leur reprise de Depeche Mode !

C’est sur cette prestation (et avec le regret de louper Vestige mais promis les gars, je me rattrape très très vite !)que nous quittons le Kave Fest : un festival familial (à en juger par les familles et par le nombre hallucinant de jeunes enfants qui ont slammé seuls pendant le week-end) (et oui c’est génial) à la programmation variée et prestigieuse, mais surtout où il fait bon vivre, par son ambiance, (à quelques exceptions près) et surtout sa jauge réduite. Je l’ai bien senti, la dépression post-fest.

A l’année prochaine Kave Fest 🙂

[CHRONIQUE] Dominum – Night Is Calling (la bonne surprise de cet été)

Tout jeune (2020) groupe venant, une nouvelle fois, d’Allemagne, Dominum n’a pourtant pas chômé : trois albums en trois ans ! Avec « Night Is Calling », les teutons passent la vitesse supérieure et commencent (tout doucement certes) à passer d’un power metal plus généraliste à un zombie metal réfléchi et décapant !

Même si, pour moi, tous les groupes de power metal ont tendance à se ressembler, les Dominum arrivent avec un concept de « Zombie Metal » assez rafraîchissant et divertissant.

En plus d’une qualité de son tout à fait RE-MAR-QUABLE (à lire avec l’accent de Valérie Lemercier), « Night Is Calling » offre une grosse variété et une belle palette de ce dont est capable le groupe. Dans le très bon, on retrouve le eighties « Doctor Doctor », « Nosferatu », la reprise de Michael Jackson « Thriller » – qui trouve parfaitement sa place, pour une fois, au beau milieu de la tracklist, « Jack The Ripper » ou encore le déluré « The Circus Is In Town », excellent morceau qui sort des frontières du Power Metal. Juste dommage de ne pas entendre d’autres morceaux de cet acabit dans l’album…

Mais ce n’est qu’un petit détail tant les titres présentent un univers différent à chaque fois ! Seuls deux morceaux restent en dessous : « I Don’t Drink Wine », pas mauvais en soi mais trop standardisé, mais aussi le morceau titre « Night Is Calling », plus poussif.

Dominum nous dévoile là un petit album bonbon, aux saveurs d’Halloween avant l’heure. La petite surprise rafraîchissante de cet été.

9/10

Samson (Unexpected Calibrations) : « on a pu prendre notre temps et vraiment bien définir ce qui allait devenir notre musique »

A l’occasion de la sortie (aujourd’hui !) de leur nouveau morceau et clip « Albatross », on a eu le plaisir d’interviewer son chanteur, Samson, au sujet de cet excellent projet musical qui va conquérir ton petit coeur tout dur ! Un bel échange à retrouver juste en-dessous !

Metal-Actus : Peux-tu nous expliquer la génèse du projet ?

Samson (chant) : On a fondé Unexpected Calibrations juste avant le confinement, avec Léna : on s’est d’ailleurs rencontré autour d’un tee-shirt Opeth (rires). Elle était dans la musique et s’est essayé à pleins de styles différents. Moi, je venais de me décider à prendre des cours de chant et de growl. Elle m’a montré ses compositions, j’ai posé ma voix dessus. Et voilà comment tout a commencé.

Le confinement est arrivé juste après, ce n’était pas trop compliqué par la suite ?

Non car finalement, la distance nous a permis de vraiment échanger sur ce qu’on voulait vraiment, mais aussi sur ce qu’on ne voulait pas (rires). Et puis on a pu prendre notre temps et vraiment bien définir ce qui allait devenir notre musique. « Impermanence », qui sort cette année, sera notre premier EP, donc oui, on a mis un peu de temps ! Depuis 2020, on sort des singles et on teste différentes choses, on s’entraîne aussi pour la promo ! Et surtout, on affine notre son ! Il s’en ai passé des choses depuis notre premier titre « Broceliande » (2020) !

Pour quand est prévu le format physique de l’EP ?

Pour le 23 octobre prochain.

Il y a eu aussi pas mal de mouvements de line-up, qui ont joué non ?

On devait commencer notre premier EP, qui devait sonner entre le stoner et le doom, puis on a eu plusieurs départs successifs. Mais c’était très formateur, dans le sens où nous avons pu profiter de l’expérience de chacun et en tirer le meilleur, même si rien n’est sorti tout de suite. Cela nous a même donné un coup de boost et grâce, notamment, l’arrivée de Manuel à la basse, qui nous a permis d’explorer d’autres possibilités que nous n’avions pas envisagé.

Pourquoi ce terme, « Impermanence » ?

C’est un mot qui revient dans les cinq morceaux de l’EP : il questionne notre place en tant qu’individus. On sent qu’on doit agir mais en même temps nous somme tellement petits face au monde ! Bien évidemment, nous ne sommes pas fermés aux différentes interprétations que peuvent avoir notre public !

Quel a été le retour sur votre premier single ?

On a eu de bons retours du public et des autres groupes qu’on a pu côtoyer. Niveau clip, Lena étant monteuse, on a de la chance de pouvoir tout faire nous même. On a d’ailleurs tourné toutes nos vidéos en même temps, dont « Albatross », qui arrive ce 12 juin et « Insignificance » arrivera, lui en septembre.

Et d’ailleurs, que peux tu me dire sur ce nouveau single « Albatross » ?

Il a plus de nuances, avec des passages calmes et des autres plus prononcés. Il y a plus de contraste et d’ailleurs, moi je le trouve plus agréable à chanter, et il a un côté très primal

Quels sont vos prochaines dates ?

S’il n’y a encore rien d’officiel, notre date annulée de ce printemps au Tchou Tchou Charbon sera reporté et devrait être notre prochain concert. Après, nous travaillons sur quelque chose cet automne, qu’on ne peut pas encore annoncer.

En parlant de concert, vous aviez participé au concours de Just’N’Fest ! Content de votre classement ?

Nous sommes très honorés d’avoir terminé dans le premier quart aux côtés de grands groupes !

Que penserais-tu de recourir à un financement participatif pour les prochaines sorties ?

On l’envisage, mais ce serait sous certaines conditions : avoir une certaine légitimité, que les gens adhère à notre projet, et apporter quelque chose avec une rétribution originale, comme une apparition dans un clip. On donne beaucoup, et on aimerait qu’il ait un truc en plus, qu’il en ait pour leur argent !

Un dernier mot ?

Merci pour cette interview sur un sujet qui m’anime depuis 6 ans ! On a hâte de pouvoir échanger, créer, jouer, faire du bruit, mais aussi de passer un cap en ajoutant beaucoup de concerts cette année.

[CHRONIQUE] Evergrey – Architects Of The New Wave (coup de cœur)

Alors que le groupe semblait ne plus vouloir proposer des choses audacieuses, en témoigne le triptyque commencé par « Escape The Phoenix » (2021), larmoyant, trop classique, donc pas sensationnel, Evergrey, toujours mené par un Tom S. Englund indéboulonnable, revient avec un nouvel album aux sonorités plus pop et heavy, « Architects Of A New Wave », qui va en surprendre plus d’un !

Il a toujours été étrange de surnommer Evergrey « les maîtres du mélancolisme » alors que le groupe s’est toujours déclaré positif… Ou alors est-ce peut-être l’inverse ? En tout cas, depuis l’excellent « The Storm Within » sorti en 2016, je trouvais que les suédois, (ou plutôt Tom S. Englund, puisqu’il reste aujourd’hui le seul membre d’origine aux commandes) s’étaient enfermé dans une spirale trop routinière : une musique vide, sans passion, plus faite pour remplir les part d’un contrat que par unique passion. Et j’ai lentement, mais sûrement décroché.

Alors cet « Architects Of The New Wave » porte-il bien son nom, et est synonyme de renouveau pour la formation ?

Si on retrouve bien la patte du groupe, des morceaux courts, avec un côté très lyrique et tout en émotion, on sent que les Evergrey ont voulu prendre au pied de la lettre le terme « prog » pour proposer des palettes assez inédites, et parfois surprenantes: avec ce côté très pop sur la première partie de l’album, voir même disco comme sur « Leaving The Emptiness ». Le groupe se met en entonner des refrains – doublé parfois par des gros chœurs – qui feraient fureur au sein d’un stade. Le pas avec le pop-rock et des célèbres U2 n’est pas si éloigné que ça ( » A Burning Flame ») !

Mais attention, le groupe ne renie pas ses origines, que nenni ! Sur une deuxième partie, le groupe se met à être plus rentre-dedans, parfois djent, parfois heavy (Henrik Denhage s’est bien fait plaisir et a produit des riffs de haute volée), parfois même doom avec une basse très lourde. « The World Is On Fire » est d’ailleurs la meilleure chanson de l’album, avec à la fois ce côté complexe, mais court et direct, qui m’aura fait décrocher les cervicales (véridique). La très calme « The Prophecy », avec cet orgue et ce piano, permet à Tom S. Englund de donner de sa superbe voix, et termine l’album de façon magistrale ! Seul petit bémol, le morceau « Call Of Lions », très redondant, sans fantaisie, et un poil ennuyeux.

Avec ce quinzième album, Evergrey prouve qu’il en a encore sous le coude en livrant des morceaux, certes plus accessibles, mais percutants, rythmés, avec de belles fantaisies tout en gardant son identité de metal progressive lyrique qui a fait tant leur renommée. Si l’album fait penser par moment à l’excellentissime « Glorious Collision » (2011) (un des meilleurs albums du groupe, pas de débat possible), il a aussi des sonorités nouvelles que le groupe prend plaisir à explorer, pour notre plus grand bonheur. On pensait qu’ils allaient définitivement se reposer sur leurs lauriers, Evergrey se montre désormais sous un nouveau jour, prêt à évoluer.

9,75/10

[AGENDA] Les concerts du mois de juin

La pause estivale approche à grands pas, et les concerts en salle obscure se font de plus en plus rares ! Néanmoins, voici de quoi vous surchauffer et vous préparer aux festivals de cet été !

Paleface Swiss

[CHRONIQUE] Samuraï Pizza Cats – Press Start (Coup de cœur)

Trois ans après un premier album dans les codes du Metal Core, mais qui ne transparaissait pas par son originalité, les Samuraï Pizza Cats (oui, c’est en référence au célèbre dessin animé japonais) frappent un très grand coup avec un deuxième album, « Press Start », aux allures d’hommage à la culture vidéo-ludique, avec des invités de marque mais aussi un son plus affiné. Le groupe allemand a l’air d’avoir trouvé sa voix.

On doit t’avouer lecteur qu’on n’avait pas prévu, de base, de chroniquer ce deuxième album des Samuraï Pizza Cats. Seulement au fur et à mesure des écoutes, on doit t’avouer qu’on a été de plus en plus emballé par cet opus sans prise de tête, léger et drôle. « Press Start » propose un univers atypique, coloré. D’une durée de 30 minutes qui passent très très (trop) rapidement, les teutons nous proposent d’avancer dans les morceaux à la manière d’un jeu d’arcade, passant les niveaux jusqu’au boss final, et la fin de partie.

Les différents duos (avec les espagnols d’Ankor et les australo-japonnais de Babybeard) font preuve d’une fusion des genres tout à fait fascinante et demeurant une porte d’entrée assez accessible aux plus newbies d’entre toi avant de plonger dans le metalcore le plus foutraque et jubilatoire qu’on a entendu depuis longtemps. Mention spéciale à ces énormes titres que sont « Error 808 » (avec ce début épique digne des plus grands « Call Of Duty ») « Fear No Slice » mais surtout, SURTOUT « Penguin Supreme » qui est le plus gros banger de l’album, et qui te fera décrocher les cervicales.

Au milieu de tout une tendance Metalcore, et à des lieux des grands Electric Callboys malgré les apparences, les Samuraï Pizza Cats signent avec ce « Press Start » un vrai coup de poing, à l’écriture et aux ambiances addictives. Une vraie bouffée d’air frais qui te mettra la patate dans un monde trop sérieux et parfois sinistre.

9,75/10

[CHRONIQUE] Primordial Black – Heterotopia

Après un premier album discret mais remarqué par certains membres de la communauté black metal francophone, les tunisiens de Primordial Black enfoncent le clou très rapidement (car moins d’un an sépare les deux sorties) mais avec un son bien plus travaillé.

« Heterotopia » n’est pas qu’un simple album de black metal : il se situe à la croisée des chemins, entre le black metal le plus froid et sinistre à la Celtic Frost et les mythes grandiloquents de Nile, avec le côté symphonique emprunté au passage à d’autres groupes comme SepticFlesh ou Dimmu Borgir. Les passages avec les chœurs, avant de repartir sur des riffs acérés, nous font rebrousser jusqu’au plus petit des poils de notre corps.

On adore particulièrement le growl de Yasser Bouzina, grave et percutant, qui sert particulièrement à l’instauration d’ambiances très travaillées, parfois lourdes, parfois très noire, limite lovecraftien. Niveau morceau, on a un très très gros coup de cœur pour « Le Horla » avec ce début très organique, faisant penser à l’époque « Aealo » (2010) des Rotting Christ avant de passer sur du heavy puis une ambiance plus doom metal. On passe par tous les aspects de la violence rien qu’en écoutant ce titre… Quel morceau mon ami ! Mais quel morceau !

C’est un son affiné, des ambiances plus noires ainsi que des textes plus profonds que nous offrent les Primordial Black avec un « Heterotopia » certes, classique par moment, mais qui va fortement t’emballer par son atmosphère divinemement black. C’est prometteur et c’est à découvrir !

9/10

[LIVE-REPORT] Lord Of The Lost, Dogma, League Of Distorsion @ Elysée Montmartre, 10/04/2026


Forts du succès de leur deux « Opvs Noir », les Lord Of The Lost viennent de nouveau devant leur public parisien, toujours à l’Elysée Montmartre, donner un show qui va en électriser plus d’un !

Mais la soirée débute avec League Of Distortion, mené par Anna Bruner au chant : elle débarquera d’ailleurs avec des chaînes aux poignets, à l’image de la cover de leur dernier album en date, « Galvanize » (sorti en 2024) . Les allemands, forts du succès de cette galette, joueront durant un tout petit set de 30 minutes, leurs plus grands titres, notamment le doublé « My Hate Will Go On » et « My Enemy » qui mettra tout le monde d’accord (avec notamment un « Wolf Or Lamb » qui déclenchera les premiers pogos de la fosse !) . Seul problème : un show bien trop court qui nous a laissé sur notre faim.

Intro
Galvanize
My Hate Will Go On
My Enemy
Wolf or Lamb
Crucify Me
L.O.D.

Vient ensuite un groupe qui aura beaucoup fait parler de lui, et pas forcément en de bons termes : Dogma ! Le groupe cache ses musiciennes sous l’identité (jusque dans le tour bus apparemment!) de nonnes diaboliques et sexys, avec une imagerie assez érotique. Si on sent les musiciennes impliquées et heureuses d’être sur scène, plus particulièrement Nix (basse) et Lamia (guitare), musicalement et bien… ça ne passe pas du tout. Le chant est incroyablement faux, et les instruments ne sont absolument pas ensembles. Seule la reprise de « Like A Prayer » restait assez potable, et encore, je suis gentille ! Mais les filles assurent le show (bon, en se trémoussant, mais cela fait partie du spectacle), et beaucoup de fans mettaient aussi l’ambiance dans le public. Et pour paraphraser un collègue, ça fait bosser l’algorithme.

Lux Aeterna
(Intro)
Forbidden Zone
My First Peak
Made Her Mine
Fate Unblinds
Carnal Liberation
Like a Prayer
(Madonna cover)
Father I Have Sinned
Pleasure From Pain

Enfin, après un changement de plateau record, les Lord Of The Lost déboulent enfin sous une énorme ovation du public (telle que je sentais le sol trembler sous mes petits petons). Et cela a du les électriser puisque les allemand, emmené par le très charismatique Chris Harms, nous servira un set de très haute volée. Bien sûr, la plupart des titres proviennent des « Opvs Noir » dont le troisième volet, hasard du calendrier, sort le jour du concert. On retiendra surtout cette belle version acoustique piano voix de « La Vie Est Hell » (malgré la mauvaise prononciation du frontman, mais on lui pardonne bien ça) « My Funeral », « I Will Die In It », « Winter’s Dying Heart », « Please Break The Silence » avec le retour d’Anna Bruner sur scène pour un duo enflammé et touchant, et « Light Can Only Shine In The Darkness », bizarrement placé en clôture du concert.

Lord Of The Lost aura su équilibrer cette set-list avec leurs morceaux les plus emblématiques : « Drag Me To Hell » qui aura fait sauter le public comme un seul homme, « Cha Cha Cha » et « Blood In Glitter » qui auront apporté un petit souffle d’Eurovision, mais surtout « Priest » et « Loreley » qui a achevé la fosse.

Un concert donc excellent avec des musiciens en forme, heureux d’être là et ensemble sur scène. Une superbe fête, servi par un son parfait. On en redemande encore !

Kill the Lights
My Funeral
Damage
Prison
Forever Lost
Drag Me to Hell
I Hate People
Blood for Blood
Priest
In the Field of Blood
I’ll Sleep When You’re Dead
On This Rock I Will Build My Church
In Darkness, in Light
Loreley
La Vie Est Hell
Winter’s Dying Heart
I Will Die in It
The Things We Do for Love
Doomsday Disco
Blood & Glitter
Please Break the Silence (with Anna Brunner)
Cha cha cha (Käärijä cover)
Light Can Only Shine in the Darkness

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