La pause estivale approche à grands pas, et les concerts en salle obscure se font de plus en plus rares ! Néanmoins, voici de quoi vous surchauffer et vous préparer aux festivals de cet été !



























La pause estivale approche à grands pas, et les concerts en salle obscure se font de plus en plus rares ! Néanmoins, voici de quoi vous surchauffer et vous préparer aux festivals de cet été !



























Et oui, tu as du le remarquer, les festivals ne sont pas, pour cette fois, dans l’agenda classique du mois ! Il faut dire qu’ils sont tellement nombreux qu’on va en faire un article rien que pour eux (ils en ont de la chance ! )














Alors, tu iras à l’un d’entre eux ?
Si on dit bien « en mai , fais ce qu’il te plaît », on va quand même t’orienter vers quelques chouettes événements métalliques pour tout ce mois tout joli !





























Alors, on te retrouvera devant quelle scène ?
Vrai ovni hybride par excellence, et unique en son genre (quelqu’un a dit « Nu Reggae » dans l’assistance ?), Skindred, avec son neuvième album, prouve au monde ce que nous (et surtout eux) savaient déjà : ils sont les maîtres pour faire bouger les petites fesses du plus stoïque des métalleux.
« You Got This » ne va pas révolutionner la musique de Skindred, si ce n’est que l’opus est bien plus joyeux que son prédécesseur, avec des textes positifs, mais surtout une portée fédératrices : on y trouve de véritables hymnes, le morceau titre en tête, « Can I Get a A », « Do It Like This » ou encore « This Is The Sound ». Clairement, il y a eu une volonté de faire des choses taillées pour le live, qui seront repris, la bouche en cœur, par des centaines de chevelus barbus !
Le groupe britannique, toujours emmené par un Benji Webbe au sommet de sa forme et de son art, arrive toujours à trouver le point d’équilibre entre le reggae et le metal : parfois les riffs acérés prennent le pas (le rugueux « Born Fe Dis » avec une fusion très frontale), parfois les messages et les intonations reggaes prendront le dessus (« Broke »). On notera aussi l’excellent « Smile », positif, violent, court et efficace (que demande le peuple ?) l’album se terminera enfin sur une note plus calme, « Give Thanks » qui agit comme un vrai appel au calme et est la parfaite conclusion d’un album coloré, festif, à l’énergie débordante. Et c’est d’ailleurs le morceau parfait pour faire oublier la brièveté de l’album, d’un petit 33 minutes !
Un album certes court mais qui manquera aussi de coups d’éclats : Skindred se contente de proposer ce qu’il maîtrise le mieux, ça marche très bien, mais on ne peut s’empêcher d’éprouver un tout petit regret, de n’avoir pas ce « petit truc en plus » qui en aurait fait un album exceptionnel. Malgré cette absence de prise de risque, les britanniques, avec « You Got This », réussiront à vous faire trémousser comme jamais avec des hymnes hyper fédérateurs, beaucoup d’énergie festive et une ambiance colorée qui vous fera oublier le marasme ambiant. L’album parfait pour s’éclater cet été.
9/10

C’est l’histoire d’un gros changement d’opinion…. Bref on t’expliquera un peu plus dans le texte qui va suivre !
Seulement deux ans après la sortie de leur dernier EP « Heal », les Rouennais de No Terror In The Bang réitère avec une nouvelle galette 5 titres, « Existence » à la production impeccable et à la maîtrise parfaite du début à la fin.
Si tu ne les connais pas encore No Terror In The Bang est un groupe de Metal Cinematic créé en 2019 autour du batteur Alexis Damien et la chanteuse Sofia Bortoluzzi. Ils sont très vite rejoint par Etienne Cochin, Clément Bernard (guitare) et Brice Bouchard. Sur le papier la promesse était belle : du metal moderne habité, réfléchi, ou chaque éléments vient servir la cause du groupe : provoquer des images sombres et envoutantes dans la tête de son auditeur, tel un petit film donc. D’ailleurs, le nom du groupe va rendre directement hommage à un grand nom du cinéma : Alfred Hitchcock. Avec les publications successives de « Eclosion » (2021) et « Heal » (2024), la formation commence à se construire une petite, mais solide, notoriété.
Bien entendu je ne connais rien de tout cela encore quand je me rend l’année dernière au Kave Fest, en grosse touriste (c’est-à-dire que je ne me renseigne sur aucun des groupes histoire de me réserver la surprise de la découverte, c’est d’ailleurs très chouette à faire sur une affiche aussi éclectique métalliquement parlant que le Kave Fest, mais on digresse).Et on me vend No Terror In The Bang comme, je cite « un futur grand groupe en devenir inspiré par les films d’Alfred Hitchcock ». Bref, je ne te cache pas que je me suis retrouvée fort déçue et bien ennuyée devant un set qui m’a laissé de marbre
Mais n’étant pas arrêtée sur une idée, et surtout voyant tout autour de moi l’engouement autour de ce groupe, je me décide à lui accorder une nouvelle chance à l’occasion de la sortie du nouvel EP, « Existence ».
Et je ne vais pas être déçue du voyage.
Ce cinq titres est dense, mouvant, d’une production impeccable qui vient souligner tous les petits détails de la musique (et ça gagne en clarté, …Bref, enfin une production à la hauteur du talent de ce groupe !)
Et ce talent se démontre non seulement par l’incroyable voix de Sofia (d’un chant limite cristallin à une voix plus rauque, parfois limite soul, à un cri guttural dévastateur) mais aussi par les guitares qui alternent savamment entre les parties plus technique et les refrains très catchy. La section rythmique vient renforcer le tout au marteau-piqueur, donnant la force et la violence nécessaires aux différents morceaux (notamment sur « Heroine »).
Et d’ailleurs quels titres ! Le groupe se fait plaisir et ne se refuse rien : on entend du metal tech, limite progressif sur « Moon », du hardcore catchy sur « Heroines » ou encore des sons très jazzy sur « Chiasm ». Mais c’est surtout deux morceaux qui vont retenir mon attention : « Goat », morceau généreux, djent et mélancolique, sombre et léger, dont les différentes textures, ambiances et mouvements en font pour moi le meilleur titre de No Terror In The Bang. A chaque réécoute je découvre quelque chose de nouveau ! « Human Race Kill » est certes, très court, mais tape en plein dans le mille avec des mélodies dignes d’une musique de film et un chant qui se transforme et montre de nombreuses facettes, qu’on ne peut que rester admiratif.
La magie a donc opéré avec cet impressionnant EP : « Existence » propose des thèmes forts (la chute de l’humanité) et un récit parfaitement fignolé, qui donne une dimension parfois épique, mais aussi oppressante, à la musique de No Terror In The Bang. Le tout est souligné par des compositions soignées et détaillées, et une production digne des plus grands groupes du moment. Une excellente surprise, à avoir absolument dans sa playlist !
Et j’attend de revoir le groupe en live (mais aussi et enfin un album !) pour confirmer ce brutal changement d’avis !!
10/10

Feuerschwanz ! Ce groupe teuton, de base versant plus dans le pur folk que le heavy metal, que j’avais découvert durant la belle matinée ensoleillée d’un Summerbreeze, en 2013 (aoucht, ça remonte crédiou !). Je pense que tu es au courant maintenant que depuis la sortie du fameux « Methämmer », la formation s’oriente bien plus vers du folk metal, tout en gardant l’esprit satirique et festif qui font tant leur charme !
Mais avant d’entrer dans le vif des ripailles, on commencera par la première partie : Miracle Of Sound, le projet musical de Gavin Dunne, le musicien irlandais… Bon ça n’a pas vraiment de rapport avec le schmilblik, mais j’ai abandonné depuis longtemps l’idée de comprendre comment sont constituées les affiches des tournées… Bref, le groupe est très concentré, jusqu’à en oublier un chouilla la cohésion de groupe, ça joue bien mais chacun dans son coin, et seul Gavin et le guitariste feront l’effort d’aller vers la foule. Mais ce sera de courte durée puisque le bassiste et la claviériste viendront se joindre à la fête. Mention spéciale d’ailleurs pour cette dernière dont l’immense sourire, la bonne humeur et l’énergie positive (elle nous gratifiera même de quelques pas de danse) sont communicatifs. Côté musique, on te disait donc que c’est bien exécuté et carré, sans pour autant trop se démarquer. On retiendra cependant deux chouettes titres : « Honour And Devotion » qui rend parfaitement hommage à la franchise Warhammer mais surtout cette reprise surpuissante de « Vahalla Calling » chantée par la foule en chœur !



C’est après seulement un petit quart d’heure (bravo aux équipes qui faisaient le changement de plateau, ils ont carburé ! ) que les Feuerschwanz débutent leur set, sous une musique. Et je suis un petit peu décontenancé ! Il faut dire que la dernière fois que j’ai vu Feuerschwanz, ça ressemblait à ça :

Exit donc le médiéval doux et joyeux, on garde seulement le côté festif et fun et on ajoute des guitares saturés et de la batterie. Côté look, on se met en armure, avec l’air plus ou moins grave de sortir d’une grande bataille. Le changement va jusqu’aux « Miezen », les « Minous » donc, ces danseuses qui sont désormais des « Shildmaiden », des guerrières Valkyries totalement badass.

Mais trêve de bavardage, le groupe mettra donc plus en avant ses morceaux du dernier (et excellent) album « Knightclub » et quelques reprises, notamment un « Dargosta Din Tei » d’anthologie sur lequel l’une des Shildmaidens fera un tour en fosse à bord d’un immense bâteau gonflable ! Mais la dame a soif et réclame sa bière ! Chose que le public comprendra et il fera en sorte d’exhauser son voeu en l’emmenant vers le bar (qui la servira bien entendu !).



« Knightclub » mettra définitivement l’ambiance à la fête dans la salle. Le superbe « Name Der Rose » sera également joué, pendant que Hauptmann Feuerschwanz se faufilera en douce à l’arrière de la salle, où une petite scène l’attend. Il sera rejoint rapidement par Johanna von der Vögelweide et Prinz R. Hodenherz III pour entamer un petit set acoustique, qui commencera par une danse « allemande » du public ! Le groupe reviendra très rapidement sur scène terminer son concert sous les hourras du public, notamment avec des titres aux senteurs de la Terre du Milieu, « Sam The Brave » et un obscur mash-up sur « They’ve taken the Hobbits to Isengard ».




Un son excellent, un groupe qui reste carré tout en gardant un côté très festif, un fosse littéralement en feu, voilà ce qu’on retiendra de ce show de Feuerschwanz qui nous aura en tout cas mis la patate pour la soirée et le début de semaine. Si tu ne connais pas, on te conseille de foncer en priorité, évidemment, sur le dernier né en date « Knightclub » ainsi que « Methämmer ». Nous en tout cas, on a bien hâte de les revoir sur scène, et pas dans 13 ans si possible (Damned!)
Si en avril, on ne se découvre généralement pas d’un fil, on fait tout de même ce qu’il nous plaît ! Des premiers festivals arrivent aussi pour le plus grand plaisir de tes oreilles…bon ok, aussi de ton gosier ! Voici notre sélection pour ce pluvieux mois (pour l’instant en tout cas!) des concerts à ne pas louper !






Ultra Vomit :



Stoned Jesus :




Resolve :









Patrick Rondat :
















Le célèbre festival itinérant revient en ce début d’année à l’occasion de plusieurs dates dans notre pays. Et la première étape est Paris, à laquelle de nombreux métalleux de toute la région ont fait le déplacement.

L’Elysée Montmartre est chaud mais encore clairsemé quand les premières notes du générique de l’animé japonais One Piece retentissent dans la salle. Et c’est de circonstance puisque les pirates californiens de The Dread Crew Of Oddwood. Les américains semblent en forme, malgré la brièveté du show (la faute à une heure anticipée au vu du nombre de groupes passant sur scène ce soir) mais aussi malgré un public très clairsemé ! C’est dommage alors que ce tour de chauffe était des plus réussi (mention spéciale à la danse du crabe qui aura fait marrer le plus grand nombre). Ce n’est qu’à la toute fin du set qu’un circle pit se formera en fosse.

C’est Trollfest qui prend la suite et il attaque direct dans le dur avec sa chanson phare, « Pink Flamingo », et avec le déguisement approprié s’il-vous-plaît ! Le groupe de folk metal norvégien fera honneur à sa réputation en livrant un set à la fois carré et déluré, avec une fosse en délire complet : Trollfest mettra un point d’honneur à faire chanter (même faux!) et danser le public pendant tout son set !
Et imaginez un peu : une danse du chaos où un côté du public doit sauter pendant que l’autre reste assis et inversement, ou encore une chenille la plus longue possible mené par le bassiste Böesse Basshöl, descendu dans la fosse pour l’occasion (et apparemment c’était réussi!) ! D’ailleurs, en fin de set, des membres du Dread Crew sont venus pousser la chansonnette avec eux (et vous verrez, ce ne sera pas le seul cross-over de la soirée !)

L’ambiance redevient plus heavy et sérieuse avec Heidevolk, le groupe de folk néerlandais. Gros son, guitare saturé, mais aussi de beaux moments planant grâce à des chœurs très beaux. A noter que c’était l’anniversaire de Rowan Roodbaert, le bassiste du groupe ! Un set bouillant (un brin perturbé par quelques membres de Trollfest, venus aussi donner de la voix), qui aura fait tourner des têtes et casser des côtes.

Suit Finntroll, dont la musique, un folk metal sombre aux relents de black metal, n’a pas vieilli d’un cil ! Vreth étant toujours souffrant, c’est le norvégien Kistelach (Mathias Dahlsveen) qui a repris pour la tournée le micro avec grand succès ! Très attendus (ils auront le plus de public, la salle était quasi-remplie) ils ne décevront pas avec un set mêlant nouveaux morceaux et vieux tubes, avec un « Trollhammaren » d’anthologie qui aura fait trembler les murs de l’Elysée Montmartre !

Enfin, on se détend un peu avec les festifs Korpiklaani ! Et quand je dis « on se détend » c’est à prendre au mot puisque la première partie du set des finnois sera très folk, une respiration des plus bienvenues personnellement après le rouleau compresseur qu’était FInntroll. Mais la respiration passée, les choses sérieuses reprennent, dévorant les dernières forces des plus courageux des vikings. Le groupe termine sur un « Vodka » plus dansant que jamais, et repris en choeur par toute la salle.

Bref, voici un festival qui aurait mérité bien plus de monde : les groupes s’en sont donné à coeur joie, ont tous livré des prestations géniales, avec un son à la hautezur (et avec tous ces instruments folk, c’était loin d’être gagné). Une réussite ? Absolument.
Mars arrive et avec, avec lui, le retour des beaux jours. Etil y a aussi de gros et beaux concerts qui nous attendent. Petit tour d’horizon national :
































Et toi ? Tu iras voir quoi en Mars ?
C’était LA date à ne pas manquer pour tous les fans de Beyond The Black parisiens ! Fort d’un nouvel opus puissant, « Break The Silence », le groupe allemand fera une prestation de haut vol, malgré un Bataclan loin d’être complet.
Un concert Veryshow – Merci à eux pour l’accréditation.
La soirée commence avec Seraina Telli, qui arrive au milieu d’un décor féérique, fait de fleurs scintillantes, de verts, et du sourire solaire et communicatif de la chanteuse. Malgré tout le matériel stocké sur la scène, le duo que la chanteuse suisse formera avec son batteur emballera les foules et réussira à embarquer tout le monde dans un univers singulier mais attractif, même si les titres, plus rock’n’roll que metal, intrigueront au départ bon nombre d’entre nous. Une jolie prestation qui change pour celle que nous avions connu dans une certaine formation, Burning Witches.


Après un changement de plateau record, ce sont les teutons de SETYOURSAILS qui prennent possession de la scène ce soir. Et cette claque…. BON DIEU CETTE CLAQUE ! Le groupe ne ménagera pas ses efforts pour livrer une immense prestation et réussira, avec un metalcore insicif et une chanteuse énergique et charismatique, à faire pogoter la fosse (et avec un public venu essentiellement pour Beyond The Black, ce n’était pas gagné !) On a même pu voir quelques circles pits et walls of death ! Une réaction (et un succès brûlant) qui a du faire très chaud au coeur des SETYOURSAILS. On suivra de très près l’évolution de ce très chouette groupe.



Enfin, Beyond The Black arrive en grande pompe, avec des musiciens tout sourire et une Jennifer Haben au sommet de son chant. Impressionnante de justesse et de puissance, elle fera fondre la foule comme du beurre (salé) au soleil. Comme à son habitude, le guitariste Chris Hermsdöfer viendra alpaguer la foule avec son énergie communicatrice, et nous gratifiera de quelques solos bien sentis (les cheveux au vent, s’il vous plaît !). On voit qu’il est heureux d’être là, ça fait plaisir. Les autres musiciens ne sont pas en reste, et les immenses bananes affichées sur les visages de chacun des musiciens, montrent leur bonheur d’être sur scène ce soir.

Côté show, on aura le droit à des grandes ailes sur « Raven » mais aussi des ordinateurs en mode « We Watching You » avec un morceau tout en intimité, qui donnait une aura particulière au concert. Le très bon dernier album sera particulièrement mis en avant avec un « Let There Be Rain » d’anthologie notamment, mais aussi le touchant « The Art Of Being Alone », même si l’absence de Chris Harms sur scène donnait moins de relief au morceau (mais on ne peut pas tout avoir!)


Malheureusement, musicalement parlant, tout était trop parfait et huilé. Toute la setlist s’est enchaîné, et le beau début a laissé place à une setlist et à des musiciens en mode « automatique » : nosu aurions peut-être aimé un peu plus de chaleur, un peu plus de spontanéité. Malgré tout les sourires affichés, on a eu la désagrable sensation d’avoir, en face de nous, une façade, glaciale, venu uniquement exécuter son show.


Bref, nous ressortons du concert mitigé, avec deux belles découvertes : la géniale prestation des SETYOURSAILS, énergique, brulante et vivante, retiendra bien plus notre attention que le concert des Beyond The Black, qui, malgré l’excellente qualité de leur show, a cruellement manqué de spontanéité et de chaleur. Nous sommes pourtant les seuls à avoir pensé cela, tant le public est ressorti ravi de ce show. Et c’est le plus important.