Oui on sait, la rentrée ça pue ! Pourtant c’est le retour des concerts en salle, et rassure-toi, il y en a MOULTES ! (c’est le cas de le dire !). D’autant que de plus en plus de festivals jouent les prolongations ! On fait le topo ?
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Tout jeune (2020) groupe venant, une nouvelle fois, d’Allemagne, Dominum n’a pourtant pas chômé : trois albums en trois ans ! Avec « Night Is Calling », les teutons passent la vitesse supérieure et commencent (tout doucement certes) à passer d’un power metal plus généraliste à un zombie metal réfléchi et décapant !
Même si, pour moi, tous les groupes de power metal ont tendance à se ressembler, les Dominum arrivent avec un concept de « Zombie Metal » assez rafraîchissant et divertissant.
En plus d’une qualité de son tout à fait RE-MAR-QUABLE (à lire avec l’accent de Valérie Lemercier), « Night Is Calling » offre une grosse variété et une belle palette de ce dont est capable le groupe. Dans le très bon, on retrouve le eighties « Doctor Doctor », « Nosferatu », la reprise de Michael Jackson « Thriller » – qui trouve parfaitement sa place, pour une fois, au beau milieu de la tracklist, « Jack The Ripper » ou encore le déluré « The Circus Is In Town », excellent morceau qui sort des frontières du Power Metal. Juste dommage de ne pas entendre d’autres morceaux de cet acabit dans l’album…
Mais ce n’est qu’un petit détail tant les titres présentent un univers différent à chaque fois ! Seuls deux morceaux restent en dessous : « I Don’t Drink Wine », pas mauvais en soi mais trop standardisé, mais aussi le morceau titre « Night Is Calling », plus poussif.
Dominum nous dévoile là un petit album bonbon, aux saveurs d’Halloween avant l’heure. La petite surprise rafraîchissante de cet été.
A l’occasion de la sortie (aujourd’hui !) de leur nouveau morceau et clip « Albatross », on a eu le plaisir d’interviewer son chanteur, Samson, au sujet de cet excellent projet musical qui va conquérir ton petit coeur tout dur ! Un bel échange à retrouver juste en-dessous !
Metal-Actus : Peux-tu nous expliquer la génèse du projet ?
Samson (chant) : On a fondé Unexpected Calibrations juste avant le confinement, avec Léna : on s’est d’ailleurs rencontré autour d’un tee-shirt Opeth (rires). Elle était dans la musique et s’est essayé à pleins de styles différents. Moi, je venais de me décider à prendre des cours de chant et de growl. Elle m’a montré ses compositions, j’ai posé ma voix dessus. Et voilà comment tout a commencé.
Le confinement est arrivé juste après, ce n’était pas trop compliqué par la suite ?
Non car finalement, la distance nous a permis de vraiment échanger sur ce qu’on voulait vraiment, mais aussi sur ce qu’on ne voulait pas (rires). Et puis on a pu prendre notre temps et vraiment bien définir ce qui allait devenir notre musique. « Impermanence », qui sort cette année, sera notre premier EP, donc oui, on a mis un peu de temps ! Depuis 2020, on sort des singles et on teste différentes choses, on s’entraîne aussi pour la promo ! Et surtout, on affine notre son ! Il s’en ai passé des choses depuis notre premier titre « Broceliande » (2020) !
Pour quand est prévu le format physique de l’EP ?
Pour le 23 octobre prochain.
Il y a eu aussi pas mal de mouvements de line-up, qui ont joué non ?
On devait commencer notre premier EP, qui devait sonner entre le stoner et le doom, puis on a eu plusieurs départs successifs. Mais c’était très formateur, dans le sens où nous avons pu profiter de l’expérience de chacun et en tirer le meilleur, même si rien n’est sorti tout de suite. Cela nous a même donné un coup de boost et grâce, notamment, l’arrivée de Manuel à la basse, qui nous a permis d’explorer d’autres possibilités que nous n’avions pas envisagé.
Pourquoi ce terme, « Impermanence » ?
C’est un mot qui revient dans les cinq morceaux de l’EP : il questionne notre place en tant qu’individus. On sent qu’on doit agir mais en même temps nous somme tellement petits face au monde ! Bien évidemment, nous ne sommes pas fermés aux différentes interprétations que peuvent avoir notre public !
Quel a été le retour sur votre premier single ?
On a eu de bons retours du public et des autres groupes qu’on a pu côtoyer. Niveau clip, Lena étant monteuse, on a de la chance de pouvoir tout faire nous même. On a d’ailleurs tourné toutes nos vidéos en même temps, dont « Albatross », qui arrive ce 12 juin et « Insignificance » arrivera, lui en septembre.
Et d’ailleurs, que peux tu me dire sur ce nouveau single « Albatross » ?
Il a plus de nuances, avec des passages calmes et des autres plus prononcés. Il y a plus de contraste et d’ailleurs, moi je le trouve plus agréable à chanter, et il a un côté très primal
Quels sont vos prochaines dates ?
S’il n’y a encore rien d’officiel, notre date annulée de ce printemps au Tchou Tchou Charbon sera reporté et devrait être notre prochain concert. Après, nous travaillons sur quelque chose cet automne, qu’on ne peut pas encore annoncer.
En parlant de concert, vous aviez participé au concours de Just’N’Fest ! Content de votre classement ?
Nous sommes très honorés d’avoir terminé dans le premier quart aux côtés de grands groupes !
Que penserais-tu de recourir à un financement participatif pour les prochaines sorties ?
On l’envisage, mais ce serait sous certaines conditions : avoir une certaine légitimité, que les gens adhère à notre projet, et apporter quelque chose avec une rétribution originale, comme une apparition dans un clip. On donne beaucoup, et on aimerait qu’il ait un truc en plus, qu’il en ait pour leur argent !
Un dernier mot ?
Merci pour cette interview sur un sujet qui m’anime depuis 6 ans ! On a hâte de pouvoir échanger, créer, jouer, faire du bruit, mais aussi de passer un cap en ajoutant beaucoup de concerts cette année.
Alors que le groupe semblait ne plus vouloir proposer des choses audacieuses, en témoigne le triptyque commencé par « Escape The Phoenix » (2021), larmoyant, trop classique, donc pas sensationnel, Evergrey, toujours mené par un Tom S. Englund indéboulonnable, revient avec un nouvel album aux sonorités plus pop et heavy, « Architects Of A New Wave », qui va en surprendre plus d’un !
Il a toujours été étrange de surnommer Evergrey « les maîtres du mélancolisme » alors que le groupe s’est toujours déclaré positif… Ou alors est-ce peut-être l’inverse ? En tout cas, depuis l’excellent « The Storm Within » sorti en 2016, je trouvais que les suédois, (ou plutôt Tom S. Englund, puisqu’il reste aujourd’hui le seul membre d’origine aux commandes) s’étaient enfermé dans une spirale trop routinière : une musique vide, sans passion, plus faite pour remplir les part d’un contrat que par unique passion. Et j’ai lentement, mais sûrement décroché.
Alors cet « Architects Of The New Wave » porte-il bien son nom, et est synonyme de renouveau pour la formation ?
Si on retrouve bien la patte du groupe, des morceaux courts, avec un côté très lyrique et tout en émotion, on sent que les Evergrey ont voulu prendre au pied de la lettre le terme « prog » pour proposer des palettes assez inédites, et parfois surprenantes: avec ce côté très pop sur la première partie de l’album, voir même disco comme sur « Leaving The Emptiness ». Le groupe se met en entonner des refrains – doublé parfois par des gros chœurs – qui feraient fureur au sein d’un stade. Le pas avec le pop-rock et des célèbres U2 n’est pas si éloigné que ça ( » A Burning Flame ») !
Mais attention, le groupe ne renie pas ses origines, que nenni ! Sur une deuxième partie, le groupe se met à être plus rentre-dedans, parfois djent, parfois heavy (Henrik Denhage s’est bien fait plaisir et a produit des riffs de haute volée), parfois même doom avec une basse très lourde. « The World Is On Fire » est d’ailleurs la meilleure chanson de l’album, avec à la fois ce côté complexe, mais court et direct, qui m’aura fait décrocher les cervicales (véridique). La très calme « The Prophecy », avec cet orgue et ce piano, permet à Tom S. Englund de donner de sa superbe voix, et termine l’album de façon magistrale ! Seul petit bémol, le morceau « Call Of Lions », très redondant, sans fantaisie, et un poil ennuyeux.
Avec ce quinzième album, Evergrey prouve qu’il en a encore sous le coude en livrant des morceaux, certes plus accessibles, mais percutants, rythmés, avec de belles fantaisies tout en gardant son identité de metal progressive lyrique qui a fait tant leur renommée. Si l’album fait penser par moment à l’excellentissime « Glorious Collision » (2011) (un des meilleurs albums du groupe, pas de débat possible), il a aussi des sonorités nouvelles que le groupe prend plaisir à explorer, pour notre plus grand bonheur. On pensait qu’ils allaient définitivement se reposer sur leurs lauriers, Evergrey se montre désormais sous un nouveau jour, prêt à évoluer.
La pause estivale approche à grands pas, et les concerts en salle obscure se font de plus en plus rares ! Néanmoins, voici de quoi vous surchauffer et vous préparer aux festivals de cet été !
Trois ans après un premier album dans les codes du Metal Core, mais qui ne transparaissait pas par son originalité, les Samuraï Pizza Cats (oui, c’est en référence au célèbre dessin animé japonais) frappent un très grand coup avec un deuxième album, « Press Start », aux allures d’hommage à la culture vidéo-ludique, avec des invités de marque mais aussi un son plus affiné. Le groupe allemand a l’air d’avoir trouvé sa voix.
On doit t’avouer lecteur qu’on n’avait pas prévu, de base, de chroniquer ce deuxième album des Samuraï Pizza Cats. Seulement au fur et à mesure des écoutes, on doit t’avouer qu’on a été de plus en plus emballé par cet opus sans prise de tête, léger et drôle. « Press Start » propose un univers atypique, coloré. D’une durée de 30 minutes qui passent très très (trop) rapidement, les teutons nous proposent d’avancer dans les morceaux à la manière d’un jeu d’arcade, passant les niveaux jusqu’au boss final, et la fin de partie.
Les différents duos (avec les espagnols d’Ankor et les australo-japonnais de Babybeard) font preuve d’une fusion des genres tout à fait fascinante et demeurant une porte d’entrée assez accessible aux plus newbies d’entre toi avant de plonger dans le metalcore le plus foutraque et jubilatoire qu’on a entendu depuis longtemps. Mention spéciale à ces énormes titres que sont « Error 808 » (avec ce début épique digne des plus grands « Call Of Duty ») « Fear No Slice » mais surtout, SURTOUT « Penguin Supreme » qui est le plus gros banger de l’album, et qui te fera décrocher les cervicales.
Au milieu de tout une tendance Metalcore, et à des lieux des grands Electric Callboys malgré les apparences, les Samuraï Pizza Cats signent avec ce « Press Start » un vrai coup de poing, à l’écriture et aux ambiances addictives. Une vraie bouffée d’air frais qui te mettra la patate dans un monde trop sérieux et parfois sinistre.
Après un premier album discret mais remarqué par certains membres de la communauté black metal francophone, les tunisiens de Primordial Black enfoncent le clou très rapidement (car moins d’un an sépare les deux sorties) mais avec un son bien plus travaillé.
« Heterotopia » n’est pas qu’un simple album de black metal : il se situe à la croisée des chemins, entre le black metal le plus froid et sinistre à la Celtic Frost et les mythes grandiloquents de Nile, avec le côté symphonique emprunté au passage à d’autres groupes comme SepticFlesh ou Dimmu Borgir. Les passages avec les chœurs, avant de repartir sur des riffs acérés, nous font rebrousser jusqu’au plus petit des poils de notre corps.
On adore particulièrement le growl de Yasser Bouzina, grave et percutant, qui sert particulièrement à l’instauration d’ambiances très travaillées, parfois lourdes, parfois très noire, limite lovecraftien. Niveau morceau, on a un très très gros coup de cœur pour « Le Horla » avec ce début très organique, faisant penser à l’époque « Aealo » (2010) des Rotting Christ avant de passer sur du heavy puis une ambiance plus doom metal. On passe par tous les aspects de la violence rien qu’en écoutant ce titre… Quel morceau mon ami ! Mais quel morceau !
C’est un son affiné, des ambiances plus noires ainsi que des textes plus profonds que nous offrent les Primordial Black avec un « Heterotopia » certes, classique par moment, mais qui va fortement t’emballer par son atmosphère divinemement black. C’est prometteur et c’est à découvrir !
Forts du succès de leur deux « Opvs Noir », les Lord Of The Lost viennent de nouveau devant leur public parisien, toujours à l’Elysée Montmartre, donner un show qui va en électriser plus d’un !
Mais la soirée débute avec League Of Distortion, mené par Anna Bruner au chant : elle débarquera d’ailleurs avec des chaînes aux poignets, à l’image de la cover de leur dernier album en date, « Galvanize » (sorti en 2024) . Les allemands, forts du succès de cette galette, joueront durant un tout petit set de 30 minutes, leurs plus grands titres, notamment le doublé « My Hate Will Go On » et « My Enemy » qui mettra tout le monde d’accord (avec notamment un « Wolf Or Lamb » qui déclenchera les premiers pogos de la fosse !) . Seul problème : un show bien trop court qui nous a laissé sur notre faim.
Intro Galvanize My Hate Will Go On My Enemy Wolf or Lamb Crucify Me L.O.D.
Vient ensuite un groupe qui aura beaucoup fait parler de lui, et pas forcément en de bons termes : Dogma ! Le groupe cache ses musiciennes sous l’identité (jusque dans le tour bus apparemment!) de nonnes diaboliques et sexys, avec une imagerie assez érotique. Si on sent les musiciennes impliquées et heureuses d’être sur scène, plus particulièrement Nix (basse) et Lamia (guitare), musicalement et bien… ça ne passe pas du tout. Le chant est incroyablement faux, et les instruments ne sont absolument pas ensembles. Seule la reprise de « Like A Prayer » restait assez potable, et encore, je suis gentille ! Mais les filles assurent le show (bon, en se trémoussant, mais cela fait partie du spectacle), et beaucoup de fans mettaient aussi l’ambiance dans le public. Et pour paraphraser un collègue, ça fait bosser l’algorithme.
Lux Aeterna (Intro) Forbidden Zone My First Peak Made Her Mine Fate Unblinds Carnal Liberation Like a Prayer (Madonna cover) Father I Have Sinned Pleasure From Pain
Enfin, après un changement de plateau record, les Lord Of The Lost déboulent enfin sous une énorme ovation du public (telle que je sentais le sol trembler sous mes petits petons). Et cela a du les électriser puisque les allemand, emmené par le très charismatique Chris Harms, nous servira un set de très haute volée. Bien sûr, la plupart des titres proviennent des « Opvs Noir » dont le troisième volet, hasard du calendrier, sort le jour du concert. On retiendra surtout cette belle version acoustique piano voix de « La Vie Est Hell » (malgré la mauvaise prononciation du frontman, mais on lui pardonne bien ça) « My Funeral », « I Will Die In It », « Winter’s Dying Heart », « Please Break The Silence » avec le retour d’Anna Bruner sur scène pour un duo enflammé et touchant, et « Light Can Only Shine In The Darkness », bizarrement placé en clôture du concert.
Lord Of The Lost aura su équilibrer cette set-list avec leurs morceaux les plus emblématiques : « Drag Me To Hell » qui aura fait sauter le public comme un seul homme, « Cha Cha Cha » et « Blood In Glitter » qui auront apporté un petit souffle d’Eurovision, mais surtout « Priest » et « Loreley » qui a achevé la fosse.
Un concert donc excellent avec des musiciens en forme, heureux d’être là et ensemble sur scène. Une superbe fête, servi par un son parfait. On en redemande encore !
Kill the Lights My Funeral Damage Prison Forever Lost Drag Me to Hell I Hate People Blood for Blood Priest In the Field of Blood I’ll Sleep When You’re Dead On This Rock I Will Build My Church In Darkness, in Light Loreley La Vie Est Hell Winter’s Dying Heart I Will Die in It The Things We Do for Love Doomsday Disco Blood & Glitter Please Break the Silence (with Anna Brunner) Cha cha cha (Käärijä cover) Light Can Only Shine in the Darkness
Et oui, tu as du le remarquer, les festivals ne sont pas, pour cette fois, dans l’agenda classique du mois ! Il faut dire qu’ils sont tellement nombreux qu’on va en faire un article rien que pour eux (ils en ont de la chance ! )
Si on dit bien « en mai , fais ce qu’il te plaît », on va quand même t’orienter vers quelques chouettes événements métalliques pour tout ce mois tout joli !
Alors, on te retrouvera devant quelle scène ?
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