La pause estivale approche à grands pas, et les concerts en salle obscure se font de plus en plus rares ! Néanmoins, voici de quoi vous surchauffer et vous préparer aux festivals de cet été !



























La pause estivale approche à grands pas, et les concerts en salle obscure se font de plus en plus rares ! Néanmoins, voici de quoi vous surchauffer et vous préparer aux festivals de cet été !



























Et oui, tu as du le remarquer, les festivals ne sont pas, pour cette fois, dans l’agenda classique du mois ! Il faut dire qu’ils sont tellement nombreux qu’on va en faire un article rien que pour eux (ils en ont de la chance ! )














Alors, tu iras à l’un d’entre eux ?
Si on dit bien « en mai , fais ce qu’il te plaît », on va quand même t’orienter vers quelques chouettes événements métalliques pour tout ce mois tout joli !





























Alors, on te retrouvera devant quelle scène ?
Feuerschwanz ! Ce groupe teuton, de base versant plus dans le pur folk que le heavy metal, que j’avais découvert durant la belle matinée ensoleillée d’un Summerbreeze, en 2013 (aoucht, ça remonte crédiou !). Je pense que tu es au courant maintenant que depuis la sortie du fameux « Methämmer », la formation s’oriente bien plus vers du folk metal, tout en gardant l’esprit satirique et festif qui font tant leur charme !
Mais avant d’entrer dans le vif des ripailles, on commencera par la première partie : Miracle Of Sound, le projet musical de Gavin Dunne, le musicien irlandais… Bon ça n’a pas vraiment de rapport avec le schmilblik, mais j’ai abandonné depuis longtemps l’idée de comprendre comment sont constituées les affiches des tournées… Bref, le groupe est très concentré, jusqu’à en oublier un chouilla la cohésion de groupe, ça joue bien mais chacun dans son coin, et seul Gavin et le guitariste feront l’effort d’aller vers la foule. Mais ce sera de courte durée puisque le bassiste et la claviériste viendront se joindre à la fête. Mention spéciale d’ailleurs pour cette dernière dont l’immense sourire, la bonne humeur et l’énergie positive (elle nous gratifiera même de quelques pas de danse) sont communicatifs. Côté musique, on te disait donc que c’est bien exécuté et carré, sans pour autant trop se démarquer. On retiendra cependant deux chouettes titres : « Honour And Devotion » qui rend parfaitement hommage à la franchise Warhammer mais surtout cette reprise surpuissante de « Vahalla Calling » chantée par la foule en chœur !



C’est après seulement un petit quart d’heure (bravo aux équipes qui faisaient le changement de plateau, ils ont carburé ! ) que les Feuerschwanz débutent leur set, sous une musique. Et je suis un petit peu décontenancé ! Il faut dire que la dernière fois que j’ai vu Feuerschwanz, ça ressemblait à ça :

Exit donc le médiéval doux et joyeux, on garde seulement le côté festif et fun et on ajoute des guitares saturés et de la batterie. Côté look, on se met en armure, avec l’air plus ou moins grave de sortir d’une grande bataille. Le changement va jusqu’aux « Miezen », les « Minous » donc, ces danseuses qui sont désormais des « Shildmaiden », des guerrières Valkyries totalement badass.

Mais trêve de bavardage, le groupe mettra donc plus en avant ses morceaux du dernier (et excellent) album « Knightclub » et quelques reprises, notamment un « Dargosta Din Tei » d’anthologie sur lequel l’une des Shildmaidens fera un tour en fosse à bord d’un immense bâteau gonflable ! Mais la dame a soif et réclame sa bière ! Chose que le public comprendra et il fera en sorte d’exhauser son voeu en l’emmenant vers le bar (qui la servira bien entendu !).



« Knightclub » mettra définitivement l’ambiance à la fête dans la salle. Le superbe « Name Der Rose » sera également joué, pendant que Hauptmann Feuerschwanz se faufilera en douce à l’arrière de la salle, où une petite scène l’attend. Il sera rejoint rapidement par Johanna von der Vögelweide et Prinz R. Hodenherz III pour entamer un petit set acoustique, qui commencera par une danse « allemande » du public ! Le groupe reviendra très rapidement sur scène terminer son concert sous les hourras du public, notamment avec des titres aux senteurs de la Terre du Milieu, « Sam The Brave » et un obscur mash-up sur « They’ve taken the Hobbits to Isengard ».




Un son excellent, un groupe qui reste carré tout en gardant un côté très festif, un fosse littéralement en feu, voilà ce qu’on retiendra de ce show de Feuerschwanz qui nous aura en tout cas mis la patate pour la soirée et le début de semaine. Si tu ne connais pas, on te conseille de foncer en priorité, évidemment, sur le dernier né en date « Knightclub » ainsi que « Methämmer ». Nous en tout cas, on a bien hâte de les revoir sur scène, et pas dans 13 ans si possible (Damned!)
Si en avril, on ne se découvre généralement pas d’un fil, on fait tout de même ce qu’il nous plaît ! Des premiers festivals arrivent aussi pour le plus grand plaisir de tes oreilles…bon ok, aussi de ton gosier ! Voici notre sélection pour ce pluvieux mois (pour l’instant en tout cas!) des concerts à ne pas louper !






Ultra Vomit :



Stoned Jesus :




Resolve :









Patrick Rondat :
















Le célèbre festival itinérant revient en ce début d’année à l’occasion de plusieurs dates dans notre pays. Et la première étape est Paris, à laquelle de nombreux métalleux de toute la région ont fait le déplacement.

L’Elysée Montmartre est chaud mais encore clairsemé quand les premières notes du générique de l’animé japonais One Piece retentissent dans la salle. Et c’est de circonstance puisque les pirates californiens de The Dread Crew Of Oddwood. Les américains semblent en forme, malgré la brièveté du show (la faute à une heure anticipée au vu du nombre de groupes passant sur scène ce soir) mais aussi malgré un public très clairsemé ! C’est dommage alors que ce tour de chauffe était des plus réussi (mention spéciale à la danse du crabe qui aura fait marrer le plus grand nombre). Ce n’est qu’à la toute fin du set qu’un circle pit se formera en fosse.

C’est Trollfest qui prend la suite et il attaque direct dans le dur avec sa chanson phare, « Pink Flamingo », et avec le déguisement approprié s’il-vous-plaît ! Le groupe de folk metal norvégien fera honneur à sa réputation en livrant un set à la fois carré et déluré, avec une fosse en délire complet : Trollfest mettra un point d’honneur à faire chanter (même faux!) et danser le public pendant tout son set !
Et imaginez un peu : une danse du chaos où un côté du public doit sauter pendant que l’autre reste assis et inversement, ou encore une chenille la plus longue possible mené par le bassiste Böesse Basshöl, descendu dans la fosse pour l’occasion (et apparemment c’était réussi!) ! D’ailleurs, en fin de set, des membres du Dread Crew sont venus pousser la chansonnette avec eux (et vous verrez, ce ne sera pas le seul cross-over de la soirée !)

L’ambiance redevient plus heavy et sérieuse avec Heidevolk, le groupe de folk néerlandais. Gros son, guitare saturé, mais aussi de beaux moments planant grâce à des chœurs très beaux. A noter que c’était l’anniversaire de Rowan Roodbaert, le bassiste du groupe ! Un set bouillant (un brin perturbé par quelques membres de Trollfest, venus aussi donner de la voix), qui aura fait tourner des têtes et casser des côtes.

Suit Finntroll, dont la musique, un folk metal sombre aux relents de black metal, n’a pas vieilli d’un cil ! Vreth étant toujours souffrant, c’est le norvégien Kistelach (Mathias Dahlsveen) qui a repris pour la tournée le micro avec grand succès ! Très attendus (ils auront le plus de public, la salle était quasi-remplie) ils ne décevront pas avec un set mêlant nouveaux morceaux et vieux tubes, avec un « Trollhammaren » d’anthologie qui aura fait trembler les murs de l’Elysée Montmartre !

Enfin, on se détend un peu avec les festifs Korpiklaani ! Et quand je dis « on se détend » c’est à prendre au mot puisque la première partie du set des finnois sera très folk, une respiration des plus bienvenues personnellement après le rouleau compresseur qu’était FInntroll. Mais la respiration passée, les choses sérieuses reprennent, dévorant les dernières forces des plus courageux des vikings. Le groupe termine sur un « Vodka » plus dansant que jamais, et repris en choeur par toute la salle.

Bref, voici un festival qui aurait mérité bien plus de monde : les groupes s’en sont donné à coeur joie, ont tous livré des prestations géniales, avec un son à la hautezur (et avec tous ces instruments folk, c’était loin d’être gagné). Une réussite ? Absolument.
Mars arrive et avec, avec lui, le retour des beaux jours. Etil y a aussi de gros et beaux concerts qui nous attendent. Petit tour d’horizon national :
































Et toi ? Tu iras voir quoi en Mars ?
C’était LA date à ne pas manquer pour tous les fans de Beyond The Black parisiens ! Fort d’un nouvel opus puissant, « Break The Silence », le groupe allemand fera une prestation de haut vol, malgré un Bataclan loin d’être complet.
Un concert Veryshow – Merci à eux pour l’accréditation.
La soirée commence avec Seraina Telli, qui arrive au milieu d’un décor féérique, fait de fleurs scintillantes, de verts, et du sourire solaire et communicatif de la chanteuse. Malgré tout le matériel stocké sur la scène, le duo que la chanteuse suisse formera avec son batteur emballera les foules et réussira à embarquer tout le monde dans un univers singulier mais attractif, même si les titres, plus rock’n’roll que metal, intrigueront au départ bon nombre d’entre nous. Une jolie prestation qui change pour celle que nous avions connu dans une certaine formation, Burning Witches.


Après un changement de plateau record, ce sont les teutons de SETYOURSAILS qui prennent possession de la scène ce soir. Et cette claque…. BON DIEU CETTE CLAQUE ! Le groupe ne ménagera pas ses efforts pour livrer une immense prestation et réussira, avec un metalcore insicif et une chanteuse énergique et charismatique, à faire pogoter la fosse (et avec un public venu essentiellement pour Beyond The Black, ce n’était pas gagné !) On a même pu voir quelques circles pits et walls of death ! Une réaction (et un succès brûlant) qui a du faire très chaud au coeur des SETYOURSAILS. On suivra de très près l’évolution de ce très chouette groupe.



Enfin, Beyond The Black arrive en grande pompe, avec des musiciens tout sourire et une Jennifer Haben au sommet de son chant. Impressionnante de justesse et de puissance, elle fera fondre la foule comme du beurre (salé) au soleil. Comme à son habitude, le guitariste Chris Hermsdöfer viendra alpaguer la foule avec son énergie communicatrice, et nous gratifiera de quelques solos bien sentis (les cheveux au vent, s’il vous plaît !). On voit qu’il est heureux d’être là, ça fait plaisir. Les autres musiciens ne sont pas en reste, et les immenses bananes affichées sur les visages de chacun des musiciens, montrent leur bonheur d’être sur scène ce soir.

Côté show, on aura le droit à des grandes ailes sur « Raven » mais aussi des ordinateurs en mode « We Watching You » avec un morceau tout en intimité, qui donnait une aura particulière au concert. Le très bon dernier album sera particulièrement mis en avant avec un « Let There Be Rain » d’anthologie notamment, mais aussi le touchant « The Art Of Being Alone », même si l’absence de Chris Harms sur scène donnait moins de relief au morceau (mais on ne peut pas tout avoir!)


Malheureusement, musicalement parlant, tout était trop parfait et huilé. Toute la setlist s’est enchaîné, et le beau début a laissé place à une setlist et à des musiciens en mode « automatique » : nosu aurions peut-être aimé un peu plus de chaleur, un peu plus de spontanéité. Malgré tout les sourires affichés, on a eu la désagrable sensation d’avoir, en face de nous, une façade, glaciale, venu uniquement exécuter son show.


Bref, nous ressortons du concert mitigé, avec deux belles découvertes : la géniale prestation des SETYOURSAILS, énergique, brulante et vivante, retiendra bien plus notre attention que le concert des Beyond The Black, qui, malgré l’excellente qualité de leur show, a cruellement manqué de spontanéité et de chaleur. Nous sommes pourtant les seuls à avoir pensé cela, tant le public est ressorti ravi de ce show. Et c’est le plus important.
Quatre ans après la sortie du très acclamé « Necropolis », MAGOYOND revient cette fois avec un EP, « Zeppelin », disque qui doit faire le lien avec la suite des aventures de nos chers (ou pas) zombies. Metal-Actus a pu s’entretenir avec le maître d’orchestre de la regrettée cité-Etat de l’Apocalypse, Le Mago.
Interview réalisée le 21/01/2026 – Merci à Roger pour l’opportunité.
Metal-Actus : Suite à la clôture en 2022 de l’arc de la fin du monde avec « Necropolis », était-ce évident de repartir sur de nouvelles choses, même si cela devait être sous un format plus court ?
Julien « Le Mago » Escalas (MAGOYOND) : C’était surtout nécessaire car, après dix ans à travailler sur cet arc, nous avions envie de composer d’autres choses. Si « Zeppelin » est un EP « transitoire » pour nous, il a été aussi le lieu de plusieurs tests, un petit laboratoire dans lequel on a pu expérimenter certaines choses. Cela va nous servir pour le prochain album !
Vous disiez justement que cet EP est de « transition » ? D’où ce thème du voyage ?
Oui, « Zeppelin » est la conclusion de notre arc de la fin du monde mais aussi le début d’une nouvelle ère, d’un nouveau chapitre. Cela passe forcément par le voyage car maintenant que Necropolis est tombée dans les mains des Titans, les zombies n’ont plus le choix : il faut fuir et aller voir ailleurs. On ne sait juste pas où on va, du moins pour l’instant.
Tu disais que le processus autour de « Necropolis » a été assez douloureux. C’était plus simple avec « Zeppelin » ?
Oui car on savait à quoi s’attendre. On a lancé notre première campagne de financement participative pour « Necropolis » et avec le succès de celle-ci, on s’est mis une telle pression que sa composition a été plus douloureuse que festive : il y avait des enjeux, on faisait appel pour la première fois à un orchestre, on se savait – ou en tout cas on se pensait – attendus au tournant … Cette fois, les choses étaient plus simples, on a pris notre temps pour composer, pour solutionner des problèmes récurrents, tout en restant concentré sur notre musique. C’était plus chill !
Votre studio – nouvellement trouvé – a du aussi vous aider ?
Oui, cela nous a apporté de la flexibilité et une liberté qu’on n’osait même plus rêver. Cette question d’organisation, de statuer des créneaux pour se retrouver soit chez les uns et les autres, soit dans des studios aux horaires imposés, était pesante. Nous louons donc depuis peu un local vide, nous y avons mis le matériel que nous avions accumulé au fil des années.
« Zeppelin » est-il l’introduction à un nouvel arc ?
On le voit plus comme la bande annonce pour ce qui va venir après. D’ailleurs, on a fait notre avant-première dans un cinéma ! (rires)L
D’ailleurs, chose assez impressionnante, dans l’enchaînement entre « Le Départ » et « Zeppelin », on saisi toute la dimension cinématographique de votre musique puisqu’on voit littéralement le zeppelin s’élever dans les airs ! A ma deuxième écoute, j’ai même imaginé une scène de fuite apocalyptique, un peu comme le début de « Snowpiercer ».
C’était exactement l’effet qu’on voulait donner, avec la montée de la musique et surtout des orchestrations ! Content que tu le remarques !
« Exil » est particulière, car plus sombre et plus progressive que ce que vous avez l’habitude de faire. Le morceau nous a beaucoup surpris ! Que peux-tu nous en dire ?
« Exil » est le morceau le plus compliqué sur lequel on a été amené à travailler : je voulais y apporter de la mélancolie, un côté très sombre, enfin des trucs pas drôles ! (rires) Le morceau mentionne l’exil et l’infini, le temps qui passe.
C’est un exercice de style assez nouveau, et j’ai eu, du coup, plus de mal à assumer cette chanson. Elle n’était vraiment pas facile à composer : niveau paroles, j’y suis retourné tellement de fois, en les reprenant dans tous les sens, que j’ai franchement hésité à en faire une instrumentale ! Mais j’ai finalement bouclé les paroles deux jours avant le rendu.
Avec « We Come In Peace », le voyage s’achève. Un titre en anglais en référence au film Mars Attack ?
Oui absolument ! Ce mélange entre français et anglais nous semblait idéal pour rendre hommage à ce film, qui se prête bien à notre EP. Bon malheureusement, il fait aussi écho à l’actualité (mais on ne pouvait pas le prévoir). On aime beaucoup ce morceau, et on prend un pied énorme à la jouer.
Peut-on imaginer une suite à l’image du film ?
J’ai envie de vous dire, maintenant que les zombies ont voyagé, que nous avons ouvert la boîte de Pandore, et élargi le champs des possibles : nous n’allons pas nous limiter à un seul endroit. On apprend d’ailleurs dans « Leviathan » que le Zeppelin fait aussi sous-marin ! Donc on verra mais il est fort probable que nos amis aillent se balader un peu sur la planète. Ouais on verra…
Avez vous quelques dates, et des festivals cet été de prévus ?
Niveau dates, on en a quelques unes en mars, dont le festival Yggdrasil à Lyon. On a aussi le Troll & Legends en avril et le Volcanic Fest cet été, mais c’est tout pour l’instant. Effectivement, un de nos objectifs serait de pouvoir s’imposer en festival. Mais on ne va pas se prendre la tête pour autant : on prend les dates, les opportunités, qui avant tout, nous font plaisir.

On ne pensait pas revoir Magoyond de sitôt, quelques années après la clôture de son arc de la fin du monde et la sortie de « Necropolis » (en 2022 très exactement). Pourtant, le groupe nous prouve sa volonté de continuer avec un nouvel EP, « Zeppelin » (à prononcer à la française), disque se voulant de « transition » pour atterrir (littéralement oui) dans un autre chapitre des (pas trop) gentils zombies.
Si on aime quelque chose chez Magoyond, c’est sa constance et son désir de faire évoluer son univers sans cesse. Le ton se veut plus tranchant, moins dans le festif, et les sujets sont plus sombres, puisque les zombies vont devoir affronter tout type d’épreuves à bord du Zeppelin,
L’EP débute sur « Le Départ », morceau aux faux airs de Batman la série (celle de Paul Dini voyons!) avec ses alarmes et son clavecin (on a raison hein ?) rendant le tout délicieusement gothique. « Necropolis est condamnée » dit la voix robotique…. « Nous passerons par les airs » lui répond le Mago avant d’enchaîner sur le morceau titre de l’EP.
Et c’est là que toute la dimension cinématographique prend de l’ampleur. Avec la montée du clavecin, les choeurs ensuite, et enfin les instruments électriques, on voit littéralement le Zeppelin prendre son envol avant que la terre ne s’effondre définitivement. Incroyable…. Et cela nous plonge définitivement dans l’EP sans que nous puissions en ressortir (et ce malgré les très rares faiblesses de l’EP).
Si c’est le côté très grandiloquent, avec plutôt des éléments gothiques et black mis en avant (on croirait presque que le Mago grunte son « Montez à bord! ») qui ressort sur « Zeppelin », on change légèrement de registre avec « Pavillon Noir » et des parties à la gratte (Excellent Vito !) qui font penser à Muse (surtout cette intro !). Un morceau résolument plus hard rock, composé tel un uppercut dans la face et qui fait automatiquement virevolter nos petits cheveux. D’ailleurs, pour le coup, on entend bien du grunt (léger, certes).
« Exil » est le morceau le plus long mais aussi le plus sombre de l’album, faisant référence au temps qui passe sur le navire volant, mais aussi au deuil d’une ancienne vie. Une belle composition, très dans la mélancolie, avec des éléments issus du metal progressif mais aussi du doom, qui étonne tant ce n’est pas le ton habituel du groupe. Mais il a bien toute sa place ici, tant au niveau de l’histoire déroulée par le groupe que par sa grande qualité d’écriture et de composition.
« Levianthan » retourne dans les gros riffs et les harmonies grandiloquantes, mais surtout, montre de belles facettes vocales du Mago, qui va puiser dans les tons de plus en plus graves, limite rocailleux.
Enfin, le voyage s’achève pour nos zombies avec un « We Come In Peace » plus festif – d’ailleurs, les cuivres font leur retour ici – et référence directe à un film mythique, « Mars Attack ». D’ailleurs, si vous connaissez bien le film, on a peut-être une petite idée de la suite.
Encore un tour de force signé Magoyond, bien produit, bien pensé, bien réalisé, mais surtout qu’on n’attendait pas après le majestueux « Necropolis ». Un opus de transition bien trouvé, savamment orchestré, et qui referme pour de bon cette dernière page. Un beau bonbon au goût de cerveau qu’on savoure encore et encore en attendant d’avoir la suite. Car Magoyond a prouvé aussi une chose, c’est qu’ils en ont encore sous le coude pour les prochaines années. Bravo !!!
9,75/10
