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[LIVE REPORT] Calva Louise au Backstage By The Mills, 24/10/2026

Malgré la pluie et le froid, et malgré le risque de blocage de la capitale en cette journée de manifestation, nous étions tous au rendez-vous au Backstage By The Mills à Paris, pour le concert ultra-complet des Calva Louise !

Mais on commence, légèrement en retard (et tant mieux, vu les transports au ralenti, j’aurai loupé le début du set) avec Imparfait ! Le groupe, fondé en 2015, connaît le succès depuis 2022, en assurant la première partie d’un petit groupe de seconde zone, les Nova Twins ! Nous aurons le droit à un show d’un peu plus de 40 minutes survolté, oscillant entre le punk, le rap, le metal …. Et parfois un peu de soul ! Le groupe se donnera à 300% sur scène, avec énergie, militantisme (et il en faut dans ce bas-monde), mais aussi poésie agressive – et ça se ressent jusque dans le pit, avec de très nombreux pogos. Le groupe se retirera sous un « REVE » d’anthologie et sous les applaudissements très nourris d’un public conquis. Tiendrions-nous les héritiers de Mass Hysteria ? Merci pour la fête (leur nouvel EP, va donc écouter !)

Après une petite pause, les Calva Louise débarquent sur scène sous les cris d’approbation d’une foule déjà acquise à leur cause. Et ça commence fort avec « Tunnel Vision » mais surtout un « W.T.F. » mythique qui finira d’embraser la fosse. Suivra ensuite « El Umbral » durant laquelle les nombreux vénézuéliens présents ce soir se feront entendre, au grand bonheur de la chanteuse de la formation, Jess Alanic, elle-même vénézuélienne. Petite mention spéciale pour le jeune couple mexicain derrière nous, dont la femme, aux anges, chantaient par cœur tous les morceaux hispaniques.

Cette dernière d’ailleurs démontrera toute l’étendue de ses talents ce soir : déjà, en passant d’un chant clair scintillant à un growl à la Dani Filth avec une aisance déconcertante, ensuite en assurant au clavecin … pardon au clavier comme une déesse. Sincèrement, on a le droit à autant de virtuosité uniquement dans les concerts de musiques classiques. Enfin avec une classe (et un petit penchant pour la bavarderie) qui nous fait juste fondre !

Jess présente ensuite très longuement ses camarades de jeu : tout d’abord Ben Parker (Néo-zélandais de son état), force tranquille à la batterie mais aussi Alizon Taho, bassiste et originaire de Rouen, dont les prouesses de Macgyver (ce serait même lui qui se chargerait des lumières (oui, oui, tout ça sur scène !)) ont fait l’objet des éloges de la chanteuse. Mais trêve de bavardage les hostilités reprennent de plus belle, et les titres s’enchaînent. Par ailleurs, on aura le droit à un petit trailer (sur une TV Cathodique, tellement 90’s !) d’un court-métrage, The Wanderer », dont les premières images ont servi au clip de « la Promesa »… Lequel d’ailleurs a été interrompu une première fois pour quelques soucis techniques, et relancé du début… On ne va pas s’en plaindre, loin de là, tellement on apprécie le morceau ! Le court-métrage est prévu pour ce 10 décembre.

Arrive finalement, au bout d’une petite heure la fin du set, annoncé avant le dernier morceau. Et puis un merci et s’en va….Règne alors la confusion dans la fosse : reviendront-ils pour un rappel ? Les lumières qui s’allument alors (au bout d’un petit moment) de la salle font alors sortir la foule. Mais on aurait peut-être aimé, au moins, un petit salut vers le public, tellement la sortie du groupe nous a paru précipité et abrupte (et ce, malgré l’annonce de la fin du concert !)

Mais cela restera peut-être le seul point négatif de ce concert où nous avons découvert un univers barré, emprunt de science-fiction, de fantasy et de poésie (vi vi vi) qui m’aura en tout cas fort séduite. Une sacrée belle découverte en live, d’un groupe qu’on va forcément suivre chez Metal-Actus.

[LIVE-REPORT] Haken @ Trabendo, 26 septembre 2026


« Haken est mort! » est ce qu’on peut entendre si on va sur les sites généralistes et spécialisés. En cause : les récents mouvements de line-up et surtout l’absence de Charlie Griffiths, pour le moment non remplacé (Richard Henshall a retravaillé ses parties). Pourtant, et malgré l’absence de folie dans le dernier EP du groupe, « In A Fever Dream », le groupe n’a rien perdu de sa superbe !

Mais le concert débute par IHLO. Le groupe écossais, créé en 2019, s’est lentement mais sûrement fait une place dans le milieu du metal progressif. Avec ses influences djent, avec aussi des éléments issus de la pop et de l’électro, IHLO nous a proposé un mélange étonnant qui nous aura fortement séduit, au point de nous pencher un peu plus à l’avenir sur leur discographie. A suivre !

Comme nous le disions en introduction, Haken a subi de tels changements de line-up, Conner Green à la basse mais surtout Charlie Griffiths à la guitare, que pour beaucoup, le groupe est désormais mort. Et ce, même si ces deux derniers ont participé à l’enregistrement de l’EP « In A Fever Dream », que le groupe va défendre sur scène ce soir.

Les « c’était mieux avant » n’étaient pas au Trabendo pour constater à quel point la bande à Ross Jennings n’a rien perdu de sa superbe. Le groupe est toujours aussi généreux, se donne à 300% sur scène et ne retient rien. Ross est au sommet de son chant et, cette fois, laisse de la place à l’ensemble de ses comparses, ce que je lui reprochais avant. Le groupe est cohérent, et nous régale.

Le dernier EP passe très bien en live. Il sera d’ailleurs joué en intégralité ce soir. Seulement, j’aurai aimé, à mon point de vue, une couverture plus importante de sa discographie (par exemple aucun titre de « The Mountain » , seul un de « Vector »), mais difficile en une soirée de pouvoir tout jouer et contenter tout le monde !

Je fais fi de cette micro-déception et rentre le cœur léger, véritablement transcendé par le concert que nous aura proposé Haken ce soir. Le groupe était attendu au tournant par certains, ne serait-ce que par l’absence de Charlie Griffiths. Il est très loin d’avoir déçu.

[LIVE-REPORT] Highway, énergie et enchantement au Backstage

Malgré la concurrence féroce dans la capitale en ce samedi soir, les fidèles et surtout les curieux ont répondu présent devant les Highway, qui ont pris d’assaut le Backstage par leur rock endiablé et foudroyant (c’est le mot !)

Mais avant d’entrer dans le vif du sujet, c’est les High-School Motherfuckers qui s’occupent de chauffer un public déjà acquis à sa cause. Un groupe que je n’avais pas revu en concert depuis….depuis…. depuis que j’étais à la fac à vrai dire (c’est dire le coup de vieux). Bon les gars ont, eux aussi, vieilli (ce serait mentir que de le nier!) (sauf Stuffy évidemment!) et le son désagréable (sérieusement, on aurait dit une répétition de garage…) qui n’est pas du fait du groupe, les a fortement desservi auprès de la tranche du public qui ne les connaissaient pas ce soir. Et quand en plus on commence le set la mine déconfite …

Pourtant, ressaisissement généralisé dès la deuxième chanson (entre autre grâce à l’incroyable énergie de Carvin, sa passion sur scène a été hyper communicative) et High-School Motherfuckers enchaînent les standards (comme « Rock Candy » qui a fait plaisir à la vieille peau que je suis) ainsi que les morceaux de son dernier né en date « Trouble In Paradise », sorti en 2023. On se retrouve tous à sautiller devant comme des pucerons ! Le groupe se retire – après avoir dépassé le temps réglementaire – et sous les acclamations généralisées du public.

Après un très court changement de plateau , les Highway débarquent sur la toute petite scène. Ils sont plus nombreux, l’effet de groupe reste impressionnant…Tout comme leurs immenses sourires et le grand plaisir qu’ils prennent à être sur scène !

Alors si, bien évidemment, le dernier né « Last Call For Rock’N’Roll » était à l’honneur, d’ailleurs le groupe l’aura pratiquement joué en intégralité ce soir (mention spéciale à ce « Mayday » hyper prenant !). Mais il y aura aussi des standards, des tests (on pense à ce titre 100% instrumental, crashtest live pour le groupe) et surtout, surtout de l’énergie, de la bonne humeur, une putain de passion bordel de bois !

Le seul petit moins reste la qualité du son, toujours pas terrible malheureusement. Mais qu’importe : la passion, la joie d’être là, l’amour de la scène l’ont emporté sur la soirée, et nous avec. On en est ressorti avec un immense sourire et une patate d’enfer ! C’est si rare des groupes qui montrent qu’ils sont heureux d’être là, ça ne peut être que communicatif !

Une bien belle soirée, qui aurait mérité plus de monde pour découvrir le bel univers des Highway ! En attendant qu’ils reprennent les routes, foncez sur leurs albums !

[LIVE-REPORT] Kave Fest 2026 @ Gisors

Le Kave Fest est de nouveau revenu en force dans le parc du Château de Gisors, avec une programmation pour le moins éclectique mais surtout plus prestigieuse ! Retour sur cet événement, qui devient un immanquable des débuts d’été !

On avait peur que la chaleur persiste, dieu météo était avec le Kave Fest puisque le festival s’est déroulé sous des températures bien plus clémentes ! Un temps idéal pour un carton plein, le festival ayant fait sold out le dimanche !

Organisation

On va commencer par les points négatifs : il y peut-être un petit souci de communication (ne serait-ce que pour l’horaire pour les sorties définitives, définitivement à communiquer en amont du festival plutôt qu’au niveau des entrées/sorties, personne ne revient par là du festival …) que ce soit au niveau des festivaliers comme au niveau des médias (je comprend que je puisse être écartée du pit photo au profit de personnes pouvant toucher un très large public… néanmoins vu le nombre de photographe réellement présents dans le pit, j’ai un peu moins compris sur place).

Autre petit point mais pouvant là aussi être facilement amélioré : le stand nourriture doit absolument avoir plus de monde (histoire d’éviter un burn out de l’équipe et aussi de la nourriture froide pour le public). Je salue d’ailleurs la chaleur et la bonne humeur de tout le krew de manière générale, gardant le sourire en toutes circonstances, même dans les situations plus tendax.

Le reste était sinon top : mention spéciale pour les changements de plateaux extrêmement efficaces, le nouveau point merchandising qui nous évite de parcourir tout le site pour trouver l’album du groupe que tu viens de découvrir, la Basse-Kour pour souffler un peu loin du tumulte des guitares saturées, et la carte des boissons qui ne cesse de s’étoffer avec des bières toutes excellentes ! Les stands, quant à eux, étaient également assez variés, avec mes salutations à Rock Octopus (mes gosses adorent leurs badges !!), Poulettes Sisters (un jour je me prendrai cette veste !) et Geobscura ( qui avait, miracle, le même bracelet que mon fils a détruit il y a de cela deux ans !).

Groupes

Kozoria, vainqueur du tremplin du Kave Fest, a parfaitement rempli sa mission en ouvrant les hostilités de la journée : son metal fort inspiré de Gojira aura fait mouche auprès de nombreuses personnes de l’assistance (jusqu’à provoquer deux wall of death) ! Un an tout juste après son premier show dans ce festival, mirabelle. est revenu, cette fois, plus confiant, enflammant la fosse de son punk ravageur ! Solitaris m’aura surpris, quelques années après un set que j’avais trouvé brouillon et désorganisé. Le groupe a peaufiné son image, semble plus cohérent et professionnel : le concert s’en est ressenti, plus bourrin, mieux maîtrisé. Et j’aime beaucoup maintenant.

C’est auréolé du succès rencontré par l’album « Chimera » que Ashen se présente de nouveau sur la scène du Kave, avec l’intention de tout dégommer sur son passage ! Et quel show ! Mention spécial à Nathan à la basse, vraie bouffée d’oxygène sur scène, avec un présence de dingue !!! Ensuite, et ils se font rares sur les scènes européennes, c’était le tour des américains de Dying Wish avec un show carré mais qui manquait de spontanéité. Dommage ! Concernant Resolve, et étant donné que c’est la quatrième fois que je les vois, je ne vais pas être des plus objectives mais encore un show divin, quoique un poil en dessous du Trabendo, mais j’ai senti les membres du groupe plus détendu. Et une belle découverte pour certains qui ne connaissaient pas avant (tu te reconnaîtras!) (Resolve par contre, si on pouvait avoir un ou deux CD au merch ?)

Le dimanche a vu la réapparition de revenants : 6:33 ! C’est devant un public plus nombreux qu’à l’accoutumée (surtout qu’ils ont commencé à 12:30 soit très tôt pour un troisième jour de festival !). Le groupe, en grande forme et heureux d’être sur scène, aura fait danser tout le public avec non seulement des standards, mais aussi une petite nouveauté ! Hâte d’avoir un prochain album entre les mains ! Ckraft aura profondément divisé : si certains (dont je fais humblement partie) ont complètement adhéré au délire metal jazz core du groupe, d’autres ont été excédés par le côté strident des morceaux, peut-être aussi trop expérimentaux pour eux ! Un gros risque pour la formation française, dont l’univers ne se prête que difficilement à un festival ! Silhouette en revanche aura plus rassemblé les foules : il faut dire que leur black metal ambiant, envoûtant, d’une qualité rare, remporte de plus en plus de succès ! Seul problème pour moi : le grunt de son chanteur m’est totalement insupportable et je suis littéralement passé au travers de leur concert.

Vient maintenant Akiavel pour lesquels, une fois encore, je ne vais pas être très objective vu que c’est la troisième fois que je les vois. Encore un show complètement fou du groupe qui a suscité de nombreux slams (y compris chez les plus jeunes, un petit sera même invité sur scène avec son papa à la fin du set) pogos et autre mouvements de foule. Le groupe se donne à fond, Auré en tête d’ailleurs, et les titres du dernier et excellent Scelestvs, tous joués, passent très très TRES bien en live. A noter que le groupe s’est longuement prêté au jeu des autographes et des photos avec leurs fans après le show !

Difficile de passer après un tel concert , surtout que Blackbriar est le seul représentant du week-end dans son genre, le metal symphonique moderne(donc aucun rapport avec les précédents) Pourtant, malgré un démarrage assez faible, le groupe fait monter doucement la pression pour finir en apothéose ! Une belle démonstration de force des néerlandais ! Un groupe d’ailleurs qui s’est montré accessible, se baladant dans le festival et acceptant volontiers les photos avec les fans !

J’attendais tellement la prestation de Sowulo !! Grand ensemble de folk pagan, le groupe aura mis tout le Kave Fest en transe ! Et avec un son exceptionnel pour du Open Air, on s’est régalé ! Je suis tellement contente de les avoir vu (bon maintenant, ils n’ont pas intérêt à revenir dans dix ans !) Dans un autre registre, Equilibrium m’aura particulièrement surprise avec un concert endiablé et un frontman énergique, impliqué et exceptionnel ! S’ils avaient une image un peu pète-sec jusqu’ici, elle a définitivement volé en éclats ce soir.


Enfin Lacuna Coil débarque avec leur Metal Moderne efficace : si le dernier album, le très bon « Sleepless Empire » est le plus mis à l’honneur, les italiens régaleront les fans de la première heure avec des standards comme « Comalies » ou encore leur reprise de Depeche Mode !

C’est sur cette prestation (et avec le regret de louper Vestige mais promis les gars, je me rattrape très très vite !)que nous quittons le Kave Fest : un festival familial (à en juger par les familles et par le nombre hallucinant de jeunes enfants qui ont slammé seuls pendant le week-end) (et oui c’est génial) à la programmation variée et prestigieuse, mais surtout où il fait bon vivre, par son ambiance, (à quelques exceptions près) et surtout sa jauge réduite. Je l’ai bien senti, la dépression post-fest.

A l’année prochaine Kave Fest 🙂

[LIVE-REPORT] Lord Of The Lost, Dogma, League Of Distorsion @ Elysée Montmartre, 10/04/2026


Forts du succès de leur deux « Opvs Noir », les Lord Of The Lost viennent de nouveau devant leur public parisien, toujours à l’Elysée Montmartre, donner un show qui va en électriser plus d’un !

Mais la soirée débute avec League Of Distortion, mené par Anna Bruner au chant : elle débarquera d’ailleurs avec des chaînes aux poignets, à l’image de la cover de leur dernier album en date, « Galvanize » (sorti en 2024) . Les allemands, forts du succès de cette galette, joueront durant un tout petit set de 30 minutes, leurs plus grands titres, notamment le doublé « My Hate Will Go On » et « My Enemy » qui mettra tout le monde d’accord (avec notamment un « Wolf Or Lamb » qui déclenchera les premiers pogos de la fosse !) . Seul problème : un show bien trop court qui nous a laissé sur notre faim.

Intro
Galvanize
My Hate Will Go On
My Enemy
Wolf or Lamb
Crucify Me
L.O.D.

Vient ensuite un groupe qui aura beaucoup fait parler de lui, et pas forcément en de bons termes : Dogma ! Le groupe cache ses musiciennes sous l’identité (jusque dans le tour bus apparemment!) de nonnes diaboliques et sexys, avec une imagerie assez érotique. Si on sent les musiciennes impliquées et heureuses d’être sur scène, plus particulièrement Nix (basse) et Lamia (guitare), musicalement et bien… ça ne passe pas du tout. Le chant est incroyablement faux, et les instruments ne sont absolument pas ensembles. Seule la reprise de « Like A Prayer » restait assez potable, et encore, je suis gentille ! Mais les filles assurent le show (bon, en se trémoussant, mais cela fait partie du spectacle), et beaucoup de fans mettaient aussi l’ambiance dans le public. Et pour paraphraser un collègue, ça fait bosser l’algorithme.

Lux Aeterna
(Intro)
Forbidden Zone
My First Peak
Made Her Mine
Fate Unblinds
Carnal Liberation
Like a Prayer
(Madonna cover)
Father I Have Sinned
Pleasure From Pain

Enfin, après un changement de plateau record, les Lord Of The Lost déboulent enfin sous une énorme ovation du public (telle que je sentais le sol trembler sous mes petits petons). Et cela a du les électriser puisque les allemand, emmené par le très charismatique Chris Harms, nous servira un set de très haute volée. Bien sûr, la plupart des titres proviennent des « Opvs Noir » dont le troisième volet, hasard du calendrier, sort le jour du concert. On retiendra surtout cette belle version acoustique piano voix de « La Vie Est Hell » (malgré la mauvaise prononciation du frontman, mais on lui pardonne bien ça) « My Funeral », « I Will Die In It », « Winter’s Dying Heart », « Please Break The Silence » avec le retour d’Anna Bruner sur scène pour un duo enflammé et touchant, et « Light Can Only Shine In The Darkness », bizarrement placé en clôture du concert.

Lord Of The Lost aura su équilibrer cette set-list avec leurs morceaux les plus emblématiques : « Drag Me To Hell » qui aura fait sauter le public comme un seul homme, « Cha Cha Cha » et « Blood In Glitter » qui auront apporté un petit souffle d’Eurovision, mais surtout « Priest » et « Loreley » qui a achevé la fosse.

Un concert donc excellent avec des musiciens en forme, heureux d’être là et ensemble sur scène. Une superbe fête, servi par un son parfait. On en redemande encore !

Kill the Lights
My Funeral
Damage
Prison
Forever Lost
Drag Me to Hell
I Hate People
Blood for Blood
Priest
In the Field of Blood
I’ll Sleep When You’re Dead
On This Rock I Will Build My Church
In Darkness, in Light
Loreley
La Vie Est Hell
Winter’s Dying Heart
I Will Die in It
The Things We Do for Love
Doomsday Disco
Blood & Glitter
Please Break the Silence (with Anna Brunner)
Cha cha cha (Käärijä cover)
Light Can Only Shine in the Darkness

[LIVE-REPORT] Feuerschwanz et Miracle Of Sound @ Elysée Montmartre, 22 mars 2026


Feuerschwanz ! Ce groupe teuton, de base versant plus dans le pur folk que le heavy metal, que j’avais découvert durant la belle matinée ensoleillée d’un Summerbreeze, en 2013 (aoucht, ça remonte crédiou !). Je pense que tu es au courant maintenant que depuis la sortie du fameux « Methämmer », la formation s’oriente bien plus vers du folk metal, tout en gardant l’esprit satirique et festif qui font tant leur charme !

Mais avant d’entrer dans le vif des ripailles, on commencera par la première partie : Miracle Of Sound, le projet musical de Gavin Dunne, le musicien irlandais… Bon ça n’a pas vraiment de rapport avec le schmilblik, mais j’ai abandonné depuis longtemps l’idée de comprendre comment sont constituées les affiches des tournées… Bref, le groupe est très concentré, jusqu’à en oublier un chouilla la cohésion de groupe, ça joue bien mais chacun dans son coin, et seul Gavin et le guitariste feront l’effort d’aller vers la foule. Mais ce sera de courte durée puisque le bassiste et la claviériste viendront se joindre à la fête. Mention spéciale d’ailleurs pour cette dernière dont l’immense sourire, la bonne humeur et l’énergie positive (elle nous gratifiera même de quelques pas de danse) sont communicatifs. Côté musique, on te disait donc que c’est bien exécuté et carré, sans pour autant trop se démarquer. On retiendra cependant deux chouettes titres : « Honour And Devotion » qui rend parfaitement hommage à la franchise Warhammer mais surtout cette reprise surpuissante de « Vahalla Calling » chantée par la foule en chœur !

C’est après seulement un petit quart d’heure (bravo aux équipes qui faisaient le changement de plateau, ils ont carburé ! ) que les Feuerschwanz débutent leur set, sous une musique. Et je suis un petit peu décontenancé ! Il faut dire que la dernière fois que j’ai vu Feuerschwanz, ça ressemblait à ça :

Oui ça pique

Exit donc le médiéval doux et joyeux, on garde seulement le côté festif et fun et on ajoute des guitares saturés et de la batterie. Côté look, on se met en armure, avec l’air plus ou moins grave de sortir d’une grande bataille. Le changement va jusqu’aux « Miezen », les « Minous » donc, ces danseuses qui sont désormais des « Shildmaiden », des guerrières Valkyries totalement badass.

Mais trêve de bavardage, le groupe mettra donc plus en avant ses morceaux du dernier (et excellent) album « Knightclub » et quelques reprises, notamment un « Dargosta Din Tei » d’anthologie sur lequel l’une des Shildmaidens fera un tour en fosse à bord d’un immense bâteau gonflable ! Mais la dame a soif et réclame sa bière ! Chose que le public comprendra et il fera en sorte d’exhauser son voeu en l’emmenant vers le bar (qui la servira bien entendu !).

« Knightclub » mettra définitivement l’ambiance à la fête dans la salle. Le superbe « Name Der Rose » sera également joué, pendant que Hauptmann Feuerschwanz se faufilera en douce à l’arrière de la salle, où une petite scène l’attend. Il sera rejoint rapidement par Johanna von der Vögelweide et Prinz R. Hodenherz III pour entamer un petit set acoustique, qui commencera par une danse « allemande » du public ! Le groupe reviendra très rapidement sur scène terminer son concert sous les hourras du public, notamment avec des titres aux senteurs de la Terre du Milieu, « Sam The Brave » et un obscur mash-up sur « They’ve taken the Hobbits to Isengard ».

Un son excellent, un groupe qui reste carré tout en gardant un côté très festif, un fosse littéralement en feu, voilà ce qu’on retiendra de ce show de Feuerschwanz qui nous aura en tout cas mis la patate pour la soirée et le début de semaine. Si tu ne connais pas, on te conseille de foncer en priorité, évidemment, sur le dernier né en date « Knightclub » ainsi que « Methämmer ». Nous en tout cas, on a bien hâte de les revoir sur scène, et pas dans 13 ans si possible (Damned!)

[LIVE-REPORT] Heidenfest 2025 @ Paris, 25 janvier 2026

Le célèbre festival itinérant revient en ce début d’année à l’occasion de plusieurs dates dans notre pays. Et la première étape est Paris, à laquelle de nombreux métalleux de toute la région ont fait le déplacement.

L’Elysée Montmartre est chaud mais encore clairsemé quand les premières notes du générique de l’animé japonais One Piece retentissent dans la salle. Et c’est de circonstance puisque les pirates californiens de The Dread Crew Of Oddwood. Les américains semblent en forme, malgré la brièveté du show (la faute à une heure anticipée au vu du nombre de groupes passant sur scène ce soir) mais aussi malgré un public très clairsemé ! C’est dommage alors que ce tour de chauffe était des plus réussi (mention spéciale à la danse du crabe qui aura fait marrer le plus grand nombre). Ce n’est qu’à la toute fin du set qu’un circle pit se formera en fosse.

C’est Trollfest qui prend la suite et il attaque direct dans le dur avec sa chanson phare, « Pink Flamingo », et avec le déguisement approprié s’il-vous-plaît ! Le groupe de folk metal norvégien fera honneur à sa réputation en livrant un set à la fois carré et déluré, avec une fosse en délire complet : Trollfest mettra un point d’honneur à faire chanter (même faux!) et danser le public pendant tout son set !
Et imaginez un peu : une danse du chaos où un côté du public doit sauter pendant que l’autre reste assis et inversement, ou encore une chenille la plus longue possible mené par le bassiste Böesse Basshöl, descendu dans la fosse pour l’occasion (et apparemment c’était réussi!) ! D’ailleurs, en fin de set, des membres du Dread Crew sont venus pousser la chansonnette avec eux (et vous verrez, ce ne sera pas le seul cross-over de la soirée !)

L’ambiance redevient plus heavy et sérieuse avec Heidevolk, le groupe de folk néerlandais. Gros son, guitare saturé, mais aussi de beaux moments planant grâce à des chœurs très beaux. A noter que c’était l’anniversaire de Rowan Roodbaert, le bassiste du groupe ! Un set bouillant (un brin perturbé par quelques membres de Trollfest, venus aussi donner de la voix), qui aura fait tourner des têtes et casser des côtes.

Suit Finntroll, dont la musique, un folk metal sombre aux relents de black metal, n’a pas vieilli d’un cil ! Vreth étant toujours souffrant, c’est le norvégien Kistelach (Mathias Dahlsveen) qui a repris pour la tournée le micro avec grand succès ! Très attendus (ils auront le plus de public, la salle était quasi-remplie) ils ne décevront pas avec un set mêlant nouveaux morceaux et vieux tubes, avec un « Trollhammaren » d’anthologie qui aura fait trembler les murs de l’Elysée Montmartre !

Enfin, on se détend un peu avec les festifs Korpiklaani ! Et quand je dis « on se détend » c’est à prendre au mot puisque la première partie du set des finnois sera très folk, une respiration des plus bienvenues personnellement après le rouleau compresseur qu’était FInntroll. Mais la respiration passée, les choses sérieuses reprennent, dévorant les dernières forces des plus courageux des vikings. Le groupe termine sur un « Vodka » plus dansant que jamais, et repris en choeur par toute la salle.

Bref, voici un festival qui aurait mérité bien plus de monde : les groupes s’en sont donné à coeur joie, ont tous livré des prestations géniales, avec un son à la hautezur (et avec tous ces instruments folk, c’était loin d’être gagné). Une réussite ? Absolument.

[LIVE-REPORT] Beyond The Black, SETYOURSAILS, Seraina Telli au Bataclan de Paris, 17 janvier 2026

C’était LA date à ne pas manquer pour tous les fans de Beyond The Black parisiens ! Fort d’un nouvel opus puissant, « Break The Silence », le groupe allemand fera une prestation de haut vol, malgré un Bataclan loin d’être complet.

Un concert Veryshow – Merci à eux pour l’accréditation.

La soirée commence avec Seraina Telli, qui arrive au milieu d’un décor féérique, fait de fleurs scintillantes, de verts, et du sourire solaire et communicatif de la chanteuse. Malgré tout le matériel stocké sur la scène, le duo que la chanteuse suisse formera avec son batteur emballera les foules et réussira à embarquer tout le monde dans un univers singulier mais attractif, même si les titres, plus rock’n’roll que metal, intrigueront au départ bon nombre d’entre nous. Une jolie prestation qui change pour celle que nous avions connu dans une certaine formation, Burning Witches.

Après un changement de plateau record, ce sont les teutons de SETYOURSAILS qui prennent possession de la scène ce soir. Et cette claque…. BON DIEU CETTE CLAQUE ! Le groupe ne ménagera pas ses efforts pour livrer une immense prestation et réussira, avec un metalcore insicif et une chanteuse énergique et charismatique, à faire pogoter la fosse (et avec un public venu essentiellement pour Beyond The Black, ce n’était pas gagné !) On a même pu voir quelques circles pits et walls of death ! Une réaction (et un succès brûlant) qui a du faire très chaud au coeur des SETYOURSAILS. On suivra de très près l’évolution de ce très chouette groupe.

Enfin, Beyond The Black arrive en grande pompe, avec des musiciens tout sourire et une Jennifer Haben au sommet de son chant. Impressionnante de justesse et de puissance, elle fera fondre la foule comme du beurre (salé) au soleil. Comme à son habitude, le guitariste Chris Hermsdöfer viendra alpaguer la foule avec son énergie communicatrice, et nous gratifiera de quelques solos bien sentis (les cheveux au vent, s’il vous plaît !). On voit qu’il est heureux d’être là, ça fait plaisir. Les autres musiciens ne sont pas en reste, et les immenses bananes affichées sur les visages de chacun des musiciens, montrent leur bonheur d’être sur scène ce soir.

Côté show, on aura le droit à des grandes ailes sur « Raven » mais aussi des ordinateurs en mode « We Watching You » avec un morceau tout en intimité, qui donnait une aura particulière au concert. Le très bon dernier album sera particulièrement mis en avant avec un « Let There Be Rain » d’anthologie notamment, mais aussi le touchant « The Art Of Being Alone », même si l’absence de Chris Harms sur scène donnait moins de relief au morceau (mais on ne peut pas tout avoir!)

Malheureusement, musicalement parlant, tout était trop parfait et huilé. Toute la setlist s’est enchaîné, et le beau début a laissé place à une setlist et à des musiciens en mode « automatique » : nosu aurions peut-être aimé un peu plus de chaleur, un peu plus de spontanéité. Malgré tout les sourires affichés, on a eu la désagrable sensation d’avoir, en face de nous, une façade, glaciale, venu uniquement exécuter son show.

Bref, nous ressortons du concert mitigé, avec deux belles découvertes : la géniale prestation des SETYOURSAILS, énergique, brulante et vivante, retiendra bien plus notre attention que le concert des Beyond The Black, qui, malgré l’excellente qualité de leur show, a cruellement manqué de spontanéité et de chaleur. Nous sommes pourtant les seuls à avoir pensé cela, tant le public est ressorti ravi de ce show. Et c’est le plus important.

[LIVE-REPORT] Ensiferum @ La Machine du Moulin Rouge, 10/01/2026

Premier concert de l’année pour de nombreux fans du genre et nous-mêmes, les Ensiferum n’auront pas failli à leur réputation, enflammant la scène de la Machine du Moulin Rouge, malgré un son assez catastrophique !

Groupe extrêmement actif, c’est le troisième passage à Paris en l’espace d’un peu plus de deux ans des Ensiferum, revenu dans la même salle (La Machine Du Moulin Rouge) et cette fois en tête d’affiche, défendre son nouvel album, le bien nommé « Winter Storm » (je dis ça car le concert succède à une belle tempête de neige qui a touché la capitale).

Le groupe de première partie est le groupe de Power Metal Dragony (à ne pas confondre avec Dracony qui est l’un des fameux Petits Poneys (les parents, on sait)). Fondé en 2007 en Autriche, ce groupe emmené par Maria Nesh et Siefried Samer au chant, affiche un immense sourire, signe qu’ils sont très heureux d’être parmi nous ce soir. Si la musique ne nous aura pas transcendé (le groupe aurait pu avoir son petit succès fin des années 1990/début des années 2000 à l’émergence de Edguys et consorts) à titre personnel, le groupe obtiendra un joli succès au sein d’une foule compacte. Néanmoins, des problèmes de justesse au niveau du chant de Samer et une trop grosse mise en avant des voix au détriment des instruments, que nous aurions aimé un peu plus entendre. Dommage !

C’est après une courte attente que les Ensiferum débarquent sous une énorme ovation du public, prêt à en découdre ! D’ailleurs, ce dernier, sautera comme un seul homme dès les premières notes de « Winter Storm Vigilantes ». Et le deuxième morceau fut une énorme surprise, « Guardians Of The Fate » qui n’a plus été joué depuis des lustres !

C’est d’ailleurs après ce morceau que nous assisterons à une scène un brin cocasse : le public demandant à Petri (chant/guitare)… De faire augmenter le son de sa guitare (ce que l’ingé son fera immédiatement). Néanmoins, cela ne suffira pas à améliorer les conditions sonores de ce soir, même si cela n’a gâché en rien la fête !
Si Markus à la guitare restera particulièrement en retrait (bien plus qu’à l’accoutumée), ce n’est pas le cas de Sami (basse) dont le bonheur et la joie d’être sur scène sont communicatif. Ce soir étant l’anniversaire de Petri, le public lui chantera un joli joyeux anniversaire.

Bravehart, circle pits, pogos, Slams (arrêtés pour absence de sécurité devant la scènes) et compagnie s’enchaîneront dans la fosse, tant les finlandais ne laisseront aucun répit à leurs convives de ce soir. Les points d’orgue étant les plus gros titres : « Fatherland », « From Afar » ou encore « Andromeda » repris en chœur par tous les vikings du public.

Un court rappel se fera entendre et C’est un « Two Of Spade » d’anthologie qui conclura un concert, qui ne sera pas, certes, le meilleur d’Ensiferum, mais la spontanéité et l’authenticité et la bonne humeur du groupe ont su, comme d’habitude on oserait dire, en faire un moment inoubliable.

[LIVE-REPORT] Resolve + Ice Sealed Eyes + Aurore – 06/12/2025

C’est la date que tous les fans du groupe attendaient : Resolve termine l’année en beauté avec un Trabendo complet, plein à craquer, en compagnie de deux groupes français, l’un confirmé, l’autre émergeant. Une belle soirée qui aura réchauffé de nombreux cœur dans la salle ce soir.

Merci à Opus Live pour l’invitation – et l’organisation de cette très belle date !

Le show commence avec Aurore, tout jeune groupe originaire, si je ne me trompe pas, de Marseille. Le groupe affiche un immense sourire jusqu’aux oreilles et signale à la foule qu’il n’y a aucune crash barrière, ni même d’équipe de sécurité dans la fosse. Autant vous dire, l’invitation aura été prise au mot par la foule, et ce, pendant toute la soirée.

Aurore donc est un groupe de Metalcore tout jeune (créé en 2021) au premier album fort flamboyant (Sparks, sorti en février 2023) qui va complètement électriser la foule du Trabendo qu’on aurait aimé plus nombreuse pour les découvrir. Une belle mise en bouche, et un nouveau single, « Ashes Season » qui ne promet que du bon pour la suite. Le show était juste beaucoup trop court. On en veut encore !!!

Les choses se corsent légèrement avec l’arrivée de Ice Sealed Eyes, que nous avions découvert, avec plaisir, durant la dernière édition du Kave Fest. Un gros pogo se déclenche d’emblée dès la première note de « Needles » jouée (et on n’exagère même pas). Et la fureur de la foule ne fera qu’augmenter avec l’enchaînement ultra-violent « Bloom »/ »There Is No Safety In The Dark » ! Le groupe semble plus impliquée, plus énergique que cet été, et ça fait plaisir à voir !

Néanmoins, il y a eu une ombre au tableau et de taille : le son ! Saturé (beaucoup trop) en basse, nous avions parfois du mal à distinguer certains morceaux. Mais surtout, cela nous a obligé, un temps, à sortir reprendre notre souffle. Dommage, on aurait aimé pouvoir mieux profiter du concert.

Ils l’attendaient cette date ! Être en tête d’affiche de l’une des plus mythique salle parisienne. Les fans de Resolve aussi les attendaient, si bien qu’à l’apparition du groupe sur scène, un immense mouvement de foule se déclencha, signe propice que les hostilités peuvent commencer.

Et quel concert ! Le groupe mettra en avant, à parti égale, les deux excellents albums du groupe, « Between Me And The Machine » et « Human ». Avec une petite « vieillerie » (façon de parler puisqu’elle date de 2019) qui nous a fait fort plaisir, « Pendulum ». On aura le droit même à deux invités de prestige : Pierre Danel des Novelists sur « Forever Yours » et Aaron Matts des ten56. sur « Older Days » (et malgré l’absence de Marc Zellweger des Paleface Swiss, c’était beaucoup trop bien !). Et miracle, le son est moins saturé en basse, ce qui nous permet de profiter des tous les aspects de ce concert fabuleux.

Mention spéciale pour le rare moment doux et hors du temps de ce soir, le très beau « In Stone », avant de reprendre la bagarre. Un concert millimétré, certes, plus carré que leur show à la Maroquinerie, qui laissait un peu plus de place à la spontanéité. Mais un show exceptionnel par sa qualité, sa setlist, son son et l’énergie incroyable des Resolve ce soir.

De la première à la dernière minute, Resolve ne nous aura laissé aucun répit. Une belle et brûlante soirée (à se demander comment Robin a réussi à garder sa veste !) et un succès très amplement mérité pour ce groupe talentueux qu’est Resolve.