Que de choses, que de choses prévues en octobre ! Si ce mois de l’année est assez intense en terme de concerts, cette année ne faillira pas à la règle, avec près d’une centaine d’événements metal prévus sur tout le territoire. On te laisse jeter un coup d’oeil !
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Même si elle tombait pendant un certain quart de final de la Coupe du Monde de rugby, la Machine du Moulin Rouge n’a pas désempli à l’occasion d’une date fort plaisante : Pain, Ensiferum, Eleine et Ryujin ! Un concert qui aura attiré également quelques fans étrangers, de passage dans notre belle capitale.
Un petit mot à l’organisation (Garmonbozia) de ce soir : un grand merci d’avoir programmé ce concert aussi tôt (ouverture des portes à 17h30) : certes, on n’a rien mangé, mais au moins, les grands banlieusards comme moi ont pu rentrer à une heure toute raisonnable un dimanche soir.
On commence par Ryujin, qui commence un peu en avance, et devant un public assez réduit. Il faut dire que le groupe commence tout juste à faire parler de lui en Europe, et le son de ce soir ressemble plus à une bouillasse de stade qu’à un vrai son japonais : on ne distinguera que très difficilement les différents morceaux. Néanmoins, le groupe fera preuve d’une très belle énergie sur scène, très communicative qui leur aura permis de toucher le coeur d’un public pas acquis à leur cause de base. C’est après un tout petit trente minutes que le groupe se retirera de scène.
Je dois avouer que j’avais beaucoup d’appréhension pour Eleine : d’avoir affaire à un groupe mené par une diva, qui se mettra particulièrement en avant, que ce soit sa voix, où son physique un brin avantageux (d’ailleurs, quelques hommes ne cachaient pas être venus dans l’unique but de se rincer l’oeil). Pourtant ce fut l’une de mes plus grosses surprises de la soirée : des morceaux assez variés, des musiciens heureux d’être présents et impliqués, mais surtout une Madeleine à l’énergie presque masculine, à la posture très semblable aux chanteurs de Metal Indus (j’ose même la comparaison foireuse avec Till Lindemann). Et surtout le groupe avance avec cohésion, avec force, comme un seul et même individu, car aucun ne se mettra plus en avant que d’autres. Alors certes, on sent que le spectacle est très scénarisé, ne laissant pas de place ou presque à l’imprévu (ce Braveheart stoppé par le groupe était-il par peur d’un manque de sécurité, vu l’absence de crash pit?) mais vu la bonne humeur des musiciens et le son, particulièrement bon, sur l’ensemble du set, j’avouerai avoir passé un excellent moment.
C’est après un petit quart d’heure de changement de plateaux (d’ailleurs, bravo aux équipes hyper efficaces) que déboule Ensiferum sur « Andromeda ». D’ailleurs, la foule se fait maintenant si compacte qu’il semble presque impossible de pouvoir correctement bouger à certains endroits ! Ensiferum mettra plus en avant son dernier album en date, « Thalassic », mais ils feront le bonheur de leurs fans avec des titres comme « In My Sword I Trust » (repris d’une seule et même voix par un public en liesse) ou le fameux « Lai Lai Hei » ! Le public aura enchaîner circle pits, pogos et slams toutefois en se contrôlant parfaitement. Quelques fans se mettront même à terre, faisant mine de ramer, pour le plus grand plaisir des finlandais.
Ces derniers qui, d’ailleurs, ont eu un peu de mal à se « décoincer » (sauf Sami Hinkka à la basse, tellement heureux d’être sur scène que t’avais juste envie de le rejoindre pour faire la fête avec lui). La présence de Pekka Monti aux claviers mais surtout à la voix claire, très « Power Metal » reste toujours sujet à débat au sein des fans du groupe : le son s’en retrouve changé, et est, peut-être, une évolution trop brutale pour beaucoup. Pour ma part, je trouve que Monti aurait dû se montrer plus présent sur scène (peut-être une mauvaise disposition ?), histoire de convaincre les plus récalcitrant que c’est un excellent musicien, un excellent chanteur et qu’il a toute sa place dans Ensiferum. Qui a le droit d’évoluer, n’en déplaisent aux pros « c’était mieux avant ». C’est après un set d’une petite heure que le groupe se retire, sous une standing ovation amplement méritée. On en veut encore nous !
Enfin, les grosses stars de la soirée, Pain, débarquent sur scène, après un court petit film introduisant leur mascotte. Et c’est « Let Me Out » qui aura l’honneur d’ouvrir le bal. Les lumières feront en sorte que les musiciens aient l’air de vrais zombies, apportant une véritable touche horrifique à ce début de set !
Au niveau des morceaux joués, le groupe n’ayant pas d’album récent à défendre (pas depuis « Coming Home », sorti en 2017), ils se font et nous font véritablement plaisir ce soir : les deux plus gros succès de Pain, à savoir les galettes « Cynic Paradise » et « You Only Live Twice » seront les plus joués ce soir. Sans oublier les deux singles les plus récents, « Revolution » et « Party In My Head » qui verra Peter et ses acolytes parés de leurs plus beaux accoutrements !
Une excellente prestation, avec cependant deux petits points négatifs : le duo « en vidéo » de Joakim Borden des Sabaton sur « Call Me » – pour moi cela enlève magie et spontanéité au show : pour moi, soit il est présent physiquement, soit la chanson n’est pas jouée. Le deuxième point n’est absolument pas du ressort du groupe : deux femmes particulièrement bien éméchées auront mis un sacré bazar au niveau de la mezzanine (à un point où ça a failli en venir aux mains). Elles seront évacuées par la sécurité après vingt longues minutes. Difficile d’apprécier le show en surveillant du coin de l’oeil ces spectatrices !
Le groupe sera en forme, particulièrement Peter Tägtgren qui semble avoir davantage travaillé son souffle et son endurance depuis le dernier concert auquel j’ai assisté, en 2012 (si mes souvenirs sont bons) au Trabendo ! De plus, une belle alchimie s’est instaurée avec les membres de son groupe – tous musiciens de session live – et une grosse cohésion – ils avancent ensemble et ne laissent pas Peter au premier plan en permanence, comme ce fut le cas par le passé.
La soirée fut donc riche et belle avec cette affiche très éclectique, très culottée aussi, mais qui aura remporté l’adhésion de nombreux spectateurs présents ce soir. Un concert d’aussi bonne qualité, avec des groupes qui se donnent à fond, on en redemanderait tous les jours !
C’est aujourd’hui que sort le nouvel album d’Eleine, intitulé « We Shall Remain » (via Atomic Fire Records). Le groupe en a partagé son morceau-titre, qui s’écoute juste en-dessous :
« Never Forget » est donc le titre de ce nouveau single des Eleine ! Il se découvre juste en-dessous :
Il s’ait d’un extrait du prochain album du groupe, « We Shall Remain », prévu pour ce 14 juillet via Atomic Fire Records.
Liste des titres :
01. Never Forget 02. Stand By The Flame 03. We Are Legion 04. Promise Of Apocalypse 05. Blood In Their Eyes 06. Vemod 07. Through The Mist 08. Suffering 09. War Das Alles 10. We Shall Remain
Fondé en 2014 en Suède, les Eleine se sont distingués par un Metal symphonique teinté d’influences black, death et thrash metal. Alors quand on a appris la sortie d’un EP entièrement acoustique, on s’est demandé s’ils savaient bien où ils mettaient les pieds.
Et à vrai dire, c’est une belle surprise que nous a réservé le groupe avec cet « Acoustic In Hell » ! S’il n’y a pas de véritable nouveauté sous les tropiques nordiques, les suédois peuvent se féliciter de livrer un bel objet, bien produit (ce qui n’est pas le cas de certains groupes qui ont également sorti tout un album acoustique), avec une âme différente de l’originale, plus envoûtante.
Dépouillé de tout élément électrique, Eleine a l’intelligence de n’utiliser que trois instruments : une guitare acoustique, une percussion et la voix, toujours aussi sublime, de Madeleine Liljestam. On ressent toutes les influences du groupe, avec un côté très hispanisant, voire orientalisant, plus particulièrement sur « Memoriam ». Le chant clair nous fera parfois penser à un Nightwish des grands jours !
L’EP se pare donc d’une force exceptionnelle qui nous fait bouger les cheveux, et nous fera, le temps de quelques minutes, déconnecter de la réalité. Une vraie petite surprise pour une galette enregistrée en une semaine de temps, qui donne envie à tous les néophytes passant dans le coin de se pencher sur la belle discographie du groupe.
« All Shall Burn (Acoustic) » est donc le titre de cette nouvelle vidéo signée Eleine ! Le morceau fait partie de leur EP, « Acoustic In Hell », qui sort le 14 octobre prochain via Atomic Fire Records.
Le groupe sera, de plus, en concert en France aux dates suivantes, en première partie de Sonata Arctica :
02/11/2022 @ Forum, Vauréal
03/11/2022 @ CCO, Lyon
11/11/2022 @ Metronum, Toulouse
12/11/2022 @ Le Ferrailleur, Nantes
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