Le groupe de Thrash allemand revient en force avec un beau et soigné nouvel album, « Krushers Of The World », jalon entre un son old school et de la modernité, frôlant même les frontières de l’épique.
En voilà un groupe qui sait se réinventer ! Loin de se reposer sur ses lauriers, Kreator sort son (déjà!) seizième album « Krushers Of The World ». Et si on se fait surprendre par une entrée « plus calme » qu’est « Seven Serpents », cet opus regorge de pépites trash, avec une certaine prise de risques qui fait plaisir à entendre.
Bien évidemment, on a les gros hits bourrins, « Satanic Anarchy » qui a un potentiel monstrueux en live tellement il est accrocheur, ou encore « Barbarian », thrash à souhait, qui ravira les fans de la première heure. « Combatants » et « Loyal To The Grave » revêtent leurs plus belles armures pour nous emmener sur les champs de bataille, avec des envolées épiques magistrales à vous faire frissonner (ou à vous projeter dans le Gouffre de Helm, c’est selon).
Enfin c’est un côté plus inattendu que nous révèle le groupe avec « Tränenpalast », dans une veine assez originale, avec des éléments arty, directement empruntés aux thèmes musicaux de « Suspiria ».
Les légendaires Kreator nous offre un superbe album, travaillé et original, qui saura vous convaincre de vous atteler à l’immense discographie du groupe. Un indispensable.
Premier concert de l’année pour de nombreux fans du genre et nous-mêmes, les Ensiferum n’auront pas failli à leur réputation, enflammant la scène de la Machine du Moulin Rouge, malgré un son assez catastrophique !
Groupe extrêmement actif, c’est le troisième passage à Paris en l’espace d’un peu plus de deux ans des Ensiferum, revenu dans la même salle (La Machine Du Moulin Rouge) et cette fois en tête d’affiche, défendre son nouvel album, le bien nommé « Winter Storm » (je dis ça car le concert succède à une belle tempête de neige qui a touché la capitale).
Le groupe de première partie est le groupe de Power Metal Dragony (à ne pas confondre avec Dracony qui est l’un des fameux Petits Poneys (les parents, on sait)). Fondé en 2007 en Autriche, ce groupe emmené par Maria Nesh et Siefried Samer au chant, affiche un immense sourire, signe qu’ils sont très heureux d’être parmi nous ce soir. Si la musique ne nous aura pas transcendé (le groupe aurait pu avoir son petit succès fin des années 1990/début des années 2000 à l’émergence de Edguys et consorts) à titre personnel, le groupe obtiendra un joli succès au sein d’une foule compacte. Néanmoins, des problèmes de justesse au niveau du chant de Samer et une trop grosse mise en avant des voix au détriment des instruments, que nous aurions aimé un peu plus entendre. Dommage !
C’est après une courte attente que les Ensiferum débarquent sous une énorme ovation du public, prêt à en découdre ! D’ailleurs, ce dernier, sautera comme un seul homme dès les premières notes de « Winter Storm Vigilantes ». Et le deuxième morceau fut une énorme surprise, « Guardians Of The Fate » qui n’a plus été joué depuis des lustres !
C’est d’ailleurs après ce morceau que nous assisterons à une scène un brin cocasse : le public demandant à Petri (chant/guitare)… De faire augmenter le son de sa guitare (ce que l’ingé son fera immédiatement). Néanmoins, cela ne suffira pas à améliorer les conditions sonores de ce soir, même si cela n’a gâché en rien la fête ! Si Markus à la guitare restera particulièrement en retrait (bien plus qu’à l’accoutumée), ce n’est pas le cas de Sami (basse) dont le bonheur et la joie d’être sur scène sont communicatif. Ce soir étant l’anniversaire de Petri, le public lui chantera un joli joyeux anniversaire.
Bravehart, circle pits, pogos, Slams (arrêtés pour absence de sécurité devant la scènes) et compagnie s’enchaîneront dans la fosse, tant les finlandais ne laisseront aucun répit à leurs convives de ce soir. Les points d’orgue étant les plus gros titres : « Fatherland », « From Afar » ou encore « Andromeda » repris en chœur par tous les vikings du public.
Un court rappel se fera entendre et C’est un « Two Of Spade » d’anthologie qui conclura un concert, qui ne sera pas, certes, le meilleur d’Ensiferum, mais la spontanéité et l’authenticité et la bonne humeur du groupe ont su, comme d’habitude on oserait dire, en faire un moment inoubliable.
Après un mois de janvier avec des concerts particulièrement intenses, février arrive avec la promesse de belles découvertes, mais surtout de (très nombreux) grands concerts !
à Rennes le 03/02 à Toulouse le 06/02 à Vitry-le-François le 07/02 à Grenoble le 09/02à Meisenthal le 05/02 à Lille le 27/02 à Rouen le 28/02à Lyon le 05/02 au Havre le 06/02à Toulouse le 02/02 à Lyon le 05/02à Lyon le 06/02 à Paris le 10/02à Bagnols-sur-Ceze le 06/02 à Bourg-en-Bresse le 07/02 à Bonneville le 20/02 (WinteRock Fest) à Landunvez le 28/02 (FDLM Winter Edition)à Lyon le 06/02 à Bordeaux le 13/02 à Paris le 18/02à Evreux le 06*02 à Paris le 07/02à Rennes le 08/02
à Orléans le 12/02 à Belfort le 13/02 à Lons-le-Saunier le 14/02à Istres le 12/02 à Nice le 13/02 à Toulouse le 14/02 à Bonneville le 19/02 (Winterock Fest)
à Audincourt le 14/02 à Vauréal le 15/02à Tours le 13/02 à Alençon le 14/02à Metz le 13/02 à Plaisir le 14/02 à Bonneville le 21/02 (Winterock Fest)à Lille le 16/02 à Paris le 17/02 à Lyon le 18/02à Fontaine le 19/02 à Belfort le 20/02à Guyancourt le 20/02 à Lyon le 28/02
Le groupe symphonique, Beyond The Black, délivre un nouvel album très attendu, « Break The Silence », qui nous surprend par ses sonorités plus électros et son ton, plus rentre-dedans.
Si Beyond The Black était jusque là resté plus en retrait sur la scène symphonique internationale, le groupe semble vouloir rebattre les cartes avec un nouvel album « Break The Silence », plus risqué, mais avec tout autant de mélodies accrocheuses. Le groupe distille aisément électro et symphonique (même si on en entend moins paradoxalement) sans pour autant essayer d’être une pâle copie d’un certain Amaranthe.
Si le début nous décontenance un peu – « Rising High » un peu trop molle et « Break The Silence » bien trop formatée – les morceaux suivants, le sombre et prenant « The Art Of Being Alone » (avec un Chris Harms au sommet de sa forme) et le superbe « Let There Be Rain » avec ces chœurs incroyables de The Mystery Of The Bulgarian Voices qui donnent une telle vibe organique, rattrapent vite le coup. « Can You Hear Me » est le morceau le plus surprenant de avec ce featuring d’Asami (oui oui, Asami des Lovebites) pour un duo sublime, fédérateur, et versant moins de le lyrisme qu’attendu.
Le groupe enchaîne ensuite les hits avec aisance, tout en redéfinissant les limites de leur style, même si c’est encore un peu timide ! Mais l’évolution est là, le ton est moins lyrique, moins ambiant, bien plus direct, avec quelques uppercuts bien sentis. C’est sur une belle note douce que se termine l’album avec « Weltschmerz », mêlant synthétiseur et violon, nous donnant bien vite l’envie de nous y remettre. Le seul petit reproche qu’on ferait, même si les morceaux sont très loin d’être mauvais, ce sont les (trop) nombreux hommages aux fans du groupes : « Ravens » d’abord, mais surtout « (La Vie Est Un) Cinéma » que nous trouvons hors-sol par rapport au reste de l’album.
« Break The Silence » est un album intriguant, surprenant, qu’on n’attendait pas d’un groupe comme Beyond The Black. Les allemands ont su rebondir, se renouveler, et créer des choses plus surprenantes, s’éloignant de leur registre et de leurs habitudes. On commence à voir des choses intéressantes se dessiner autour de ce groupe, trop longtemps sous-estimé. Intéressant… Très intéressant !
2025 aura été très riche en nouveautés et en découvertes. Mais aussi en déceptions, venues d’artistes très attendus. Petite retour sur une année mouvementée pour le Metal français et mondial.
Cet article est un avis purement subjectif de son autrice et ne reflète pas une vérité générale.
Les mastodontes presque tous au rendez-vous
2025 aura été l’année d’un grand retour, celui de Deftones, cinq ans après la sortie de « Ohms » que le groupe n’a pas eu l’occasion de défendre sur scène (à cause d’un virus de seconde zone). Avec « private music », le groupe livre un vrai joyeux, bien produit (et sans que la machine productive américaine se ressente trop), bien composé, avec un ensemble de titres qui reflète Deftones sur sa longue (30 ans!) carrière. Un beau retour qui plaira aux vieux c*ns comme aux jeunes premiers !
Autre immense retour, celui de Coroner, trente-trois ans (!) après son véritable dernier effort « Grin ». On retrouve les ambiances cauchemardesques, les progressions techniques, les envolées mécaniques qui nous retombe dessus tel une guillotine, le tout saupoudré d’une petite dimension progressive bienvenue; Les médisants diront qu’après une si longue absence les suisses auraient pu faire mieux. Personnellement, je n’en demandais pas tant !
Sabaton aura, lui pris un gros risque en balançant un « Legends » versant plus dans le Metal Sympho et avec des orchestrations mama … mais surtout, un album ne traitant d’aucune guerre mais de grands personnages historiques. Un petit virage (ce n’est pas l’évolution du siècle, il faut l’admettre) mais qui est le bienvenu dans la discographie des suédois, qui, sans être mauvaise (bien loin de là) ont bien trop tendance à se répéter (et qui prend une toute autre dimension en live !).
Testament aura réaffirmé son statut de poids lourd de la scène internationale avec un « Para Bellum » mordant, assoiffé, et qui sera une parfaite introduction à tout jeune newbie souhaitant découvrir le groupe. Les américains restent l’un des groupes rois du genre !
C’est Arch Enemy qui aura déçu avec un « Blood Dynasty », que certains qualifient « d’audacieux ». J’aurais aimé que le groupe assume cette audace au lieu de nous livrer un album en demi-teinte, sans aucune implication ou sincérité, porté par aucun morceau « phare ». Un opus qui ne restera pas dans les annales de la bande, malgré que ce soit le dernier avec Alissa White-Gluz au chant (départ officialisé ce 23 novembre).
J’ai bien conscience que je dois être une des rares à penser cela mais ce « Skeleta » de Ghost m’aura déplu : manque de sincérité et de morceaux plus complexes, manque de prise de risque pour des chansons taillées pour la diffusion radiophonique. Je comprend les envies de Tobias Forge de partir à la conquête du monde mais je n’ai pas retrouvé ce côté irrévérencieux et provocateur qui fait le charme des premiers disques.
Les bombes Whitechapel et Orbit Culture, le retour en grâce de Sinsaenum, les revenants d’Eluveitie
Deux autres groupes auront marqué 2025 de leur aura magnétique par des albums grandiloquents, audacieux, vénéneux… Whitechapel revient en force avec « Hymns In Dissonance » après un « Kin » (2021) plus dans la demi-mesure et dans le progressif. Un retour à des origines ultra-violentes qui me fait un bien fou aux oreilles et aux tripes. A voir sur scène comment le combo américain défend son bébé.
C’est peut-être le plus gros coup de cœur de l’année : avec son « Death Above Life » teinté de puissance, de noirceur, de groovy avec une énorme dose de violence, les Orbit Culture viennent de passer un gros cap dans leur carrière et s’impose comme le nouveau poids lourd de la scène suédoise (déjà fort remplie). Je ne saurais que vous conseiller d’aller découvrir cet excellent opus.
Sinsaenum aura lui aussi signé son retour, surprise je n’aurais pas pensé que le groupe continuerait après le décès de Joey Jordisson. Je sens pourtant que cet « In Devastation » était nécessaire pour le groupe, pour faire son deuil. Et la rage et la douleur portée par l’ensemble des musiciens m’aura fait tréssaillir, jusqu’à repenser à ma propre souffrance. Un opus puissant, beau, surprenemment mélodique, qu’il faut aussi découvrir si vous êtes passé à côté.
Catalogués, à tort, comme groupe symphonique, les italiens de Lacuna Coil ont pourtant su au fil de leur désormais longue carrière, prouvés qu’ils étaient bien plus que ça, développant un style unique, faisant fi des tendances du moment (oui Within Temptation, c’est toi qu’on regarde!). Lacuna Coil signe la grosse surprise de l’année avec un saphir gothique à souhaits, « Sleepless Empire », certes moins dans la violence des riffs mais dont l’ambiance instaurée avec brio me fait retrousser les poils.
Je salue l’effort des Eluveitie, qui signe avec « Anv », un de leurs meilleurs albums depuis quelques temps, présentant de nombreuses facettes … y compris les plus mauvaises. Mais cela fait partie de l’inconstance des suisses, qui est capable, sur un même opus de produire le meilleur comme le pire.
Très attendus avec « Ascension » après deux précédents opus plus ternes, Paradise Lost ne déçoit pas avec un album sombre, désespéré et lourd. A écouter, mais vous ne ressortirez pas de ce voyage indemne !
Deux groupes teutons auront aussi retenu notre attention : Lord Of The Lost, déjà, qui s’est lancé dans un triptyque gothique, et si le premier « Opvs Noir » était parfait en tout point, le deuxième volet nous aura laissé sur notre faim ! Troisième et dernier album de la trilogie prévu pour ce printemps 2026 !
Je me souviens de ma première découverte de Feuerschwanz, un groupe insolite de folk déjanté, sorti tout droit de convention, qui occupait avec modestie l’une des grandes scènes du Summerbreeze 2013. Le groupe a bien changé et grandi depuis, et s’est rendu métallique. Le déjanté « Knightclub » reprend notamment des standards pop à la sauce metal médiéval. C’est frais, c’est marrant, c’est bien produit, et pfiou, ça fait un bien fou !
Aephanemer, ten56., Ashen … le Metal français a le vent en poupe !
2025 a aussi marqué le metal français, tant denombreuses (surtout metalcore) formations ont su tirer leur épingle du jeu. Cinq auront retenu l’attention particulièrement :
Ashen aura été la véritable révélation de 2025, obtenant un grand succès avant même la sortie de leur premier album, l’excellent « Chimera ». Un groupe de talent, qui fait tomber toutes les barrières du genre, et qui est une bouffée d’air frais dans le milieu. A suivre de très près.
ten56. aura su se renouveller avec « Io », un album au son aiguisé, mordant, et un Aaron Matts au sommet de son art ! Un succès amplement mérité ! Aephanemer auront confirmé avec « Utopie », un nouvel album tout en français, entre le classique mélodies et riffs ultra violents. Une belle offrande à tous les amateurs de death melo.
Je me réjouis du retour de Bukowski, cher à mon cœur : avec « Cold Lava », le groupe, dans un acte de résilience sublime, prouve qu’il en a encore dans le ventre.
Enfin, Grandma’s Ashes aura confirmé un succès grandissant, tout en travaillant sur un style original et particulier : avec « Bruxism », les sons de mon enfance ressurgissent plus rageurs, plus sombres. Les chansons de cet album ont limite un effet thérapeutique !
Pour terminer, nous aurons également fait de nombreuses découvertes : Zetra et son EP « Believe », Agriculture et l’excellent « The Spiritual Sound »… mais aussi de nombreuses redécouvertes : Dropout Kings et son « Yokai », dernier tour de piste émouvant d’Adam Ramsey, Blut Aus Nord et le cosmique « Ethereal Horizons », les new-yorkais d’Imperial Triumphant avec l’énormissime « Goldstar » et qui est encore meilleur en live (souvenir du Tyrant Fest) et enfin Igorrr qui aura enfin su nous conquérir avec le bien nommé « Amen ».
Vous l’aurez compris, 2025 aura été une année dense en sortie, et beaucoup m’auront tapé dans les oreilles : 2025 l’année du renouveau ? En tout cas, à titre personnel, je n’ai jamais été aussi conquises par autant de nouveautés en une année. Les musiques évoluent enfin, les groupes qui le méritent émergent enfin, ceux qui ne rencontraient pas le succès sont aujourd’hui sur le devant de la scène. Quelle formidable année pour le metal français et international !
Avant de vous dévoiler notre bilan de cette année 2025, on se devait de vous parler d’un album arrivé en toute fin d’année, mais attendu par beaucoup d’entre vous….Deuxième volet de la trilogie annoncée des Lord Of The Lost, « Opvs Noir Vol 2. » donne le ton avec sur sa pochette une serrure.
Si le Vol 1 était plus dans la noirceur, ce volume deux se révèle étonnamment doux, mélancolique, frisant le sublime par moment (les très beaux « One Of Us Will Be Next » et « Please Break The Silence » nous auront, à titre personnel, beaucoup ému). La chanson avec Käärijä « Raveyard » reste celle qui se détache le plus de l’ensemble mais uniquement parce qu’elle ne colle pas au reste de l’album musicalement, un choix qui nous paraît assez surprenant. Autre morceau particulièrement prenant, « What Have We Become? » dont les paroles vont vous coller à la peau et les harmonies vous titiller les entrailles.
Chris Harms au niveau du chant donne particulièrement dans l’émotion – et quel chant ! C’est peut-être le meilleur album où l’artiste allemand donne de la voix en clair, montrant de nombreuses et belles facettes vocales qu’il n’avait jusque là jamais exploré.
Néanmoins, et malgré les belles mélodies, et l’émotion procurées par certains morceaux, l’album pêche par moment – et plus particulièrement « Would You Walk With Me Through Hell ? » juste inaudible tant les deux voix sont dissonantes (trop) – et musicalement derrière, le seul moment de grâce est le solo au piano de Gared ! Et au vu du sans faute de Opvs Noir Vol. 1 sorti plus tôt cette année, on peut ressentir une petite déception par rapport à nos attentes.
Mais malgré tout cet album reste d’un excellent calibre, à la fois sombre et émouvant. Avec « Opvs Noir Vol 2 », les Lord Of The Lost touchent une nouvelle partie de ses fans mais pourra en rebuter d’autres, plus amateurs de sons indus et violents, qui faisaient d’ailleurs le charme du premier opus. Un album délicat, qui mérite qu’on en apprécie presque chaque seconde.
C’est la date que tous les fans du groupe attendaient : Resolve termine l’année en beauté avec un Trabendo complet, plein à craquer, en compagnie de deux groupes français, l’un confirmé, l’autre émergeant. Une belle soirée qui aura réchauffé de nombreux cœur dans la salle ce soir.
Merci à Opus Live pour l’invitation – et l’organisation de cette très belle date !
Le show commence avec Aurore, tout jeune groupe originaire, si je ne me trompe pas, de Marseille. Le groupe affiche un immense sourire jusqu’aux oreilles et signale à la foule qu’il n’y a aucune crash barrière, ni même d’équipe de sécurité dans la fosse. Autant vous dire, l’invitation aura été prise au mot par la foule, et ce, pendant toute la soirée.
Aurore donc est un groupe de Metalcore tout jeune (créé en 2021) au premier album fort flamboyant (Sparks, sorti en février 2023) qui va complètement électriser la foule du Trabendo qu’on aurait aimé plus nombreuse pour les découvrir. Une belle mise en bouche, et un nouveau single, « Ashes Season » qui ne promet que du bon pour la suite. Le show était juste beaucoup trop court. On en veut encore !!!
Les choses se corsent légèrement avec l’arrivée de Ice Sealed Eyes, que nous avions découvert, avec plaisir, durant la dernière édition du Kave Fest. Un gros pogo se déclenche d’emblée dès la première note de « Needles » jouée (et on n’exagère même pas). Et la fureur de la foule ne fera qu’augmenter avec l’enchaînement ultra-violent « Bloom »/ »There Is No Safety In The Dark » ! Le groupe semble plus impliquée, plus énergique que cet été, et ça fait plaisir à voir !
Néanmoins, il y a eu une ombre au tableau et de taille : le son ! Saturé (beaucoup trop) en basse, nous avions parfois du mal à distinguer certains morceaux. Mais surtout, cela nous a obligé, un temps, à sortir reprendre notre souffle. Dommage, on aurait aimé pouvoir mieux profiter du concert.
Ils l’attendaient cette date ! Être en tête d’affiche de l’une des plus mythique salle parisienne. Les fans de Resolve aussi les attendaient, si bien qu’à l’apparition du groupe sur scène, un immense mouvement de foule se déclencha, signe propice que les hostilités peuvent commencer.
Et quel concert ! Le groupe mettra en avant, à parti égale, les deux excellents albums du groupe, « Between Me And The Machine » et « Human ». Avec une petite « vieillerie » (façon de parler puisqu’elle date de 2019) qui nous a fait fort plaisir, « Pendulum ». On aura le droit même à deux invités de prestige : Pierre Danel des Novelists sur « Forever Yours » et Aaron Matts des ten56. sur « Older Days » (et malgré l’absence de Marc Zellweger des Paleface Swiss, c’était beaucoup trop bien !). Et miracle, le son est moins saturé en basse, ce qui nous permet de profiter des tous les aspects de ce concert fabuleux.
Mention spéciale pour le rare moment doux et hors du temps de ce soir, le très beau « In Stone », avant de reprendre la bagarre. Un concert millimétré, certes, plus carré que leur show à la Maroquinerie, qui laissait un peu plus de place à la spontanéité. Mais un show exceptionnel par sa qualité, sa setlist, son son et l’énergie incroyable des Resolve ce soir.
De la première à la dernière minute, Resolve ne nous aura laissé aucun répit. Une belle et brûlante soirée (à se demander comment Robin a réussi à garder sa veste !) et un succès très amplement mérité pour ce groupe talentueux qu’est Resolve.
Près de six ans après la sortie du très discuté et discutable « Renegades », les Equilibrium reviennent aux affaires avec un nouvel opus, « Equinox » (le premier avec le nouveau chanteur Fabian Getto) qui revient aux racines folk du groupe mais de façon assez différentes, tout en gardant des éléments dance à la Electric Callboy.
Le début a un rythme terrien, avec moins d’éléments électro, plus d’éléments « brut ». Sur les trois premiers morceaux, on retrouve un formidable travail sur les percussions, ce qui rend les morceaux tout à fait unique. On se croirait presque à un de ces défilés de « Krampus » (ces monstres des montagnes du Tyrol mi démon mi chèvre) tellement l’ambiance, folklore avec les voix très rauques.
Equilibrium teste de nouvelles choses et semble, du moins sur la première partie de l’album, l’ensemble est un pur retour aux origines, avec des rythmes presque africains, faisant un tantinet penser à Rotting Christ période « Kata ton Daimona Eaytoy ».
Néanmoins, le groupe revient à son évolution principale, et les hymnes électros ne tardent pas à faire leur retour sur le disque. Si les morceaux sont bien loin d’être mauvais, bien au contraire (on pense plus particulièrement aux excellents « Borrowed Waters » et « Nexus »), nous aurions préféré une évolution franche et moins timide, voir pas d’évolution du tout, vu que le précédent virage des Equilibrium n’est pas si vieux que cela.
Bref, on ne sait pas trop sur quel pied danser avec cet « Equinox » : si nous apprécions grandement la première partie de l’album plus inédite, le groupe retourne sur ses sentiers battus avec une deuxième partie tout aussi excellente, mais bien moins surprenante. On se serait attendu à un petit rafraîchissement avec l’arrivée de Fabian Getto, mais au contraire, on a la désagréable impression que presque rien n’a bougé, et que les rares évolutions ne sont pas assumées jusqu’au bout de l’album.
Il n’empêche que ce nouvel album des Equilibrium, qui s’apparente plus à un opus de transition, est un beau produit, contenant de superbes hymnes (« Nexus » en tête) que nous avons hâte de chanter fort (et faux) en concert avec le groupe. Un beau moyen de découvrir ou de redécouvrir le groupe.
A peine l’année se termine que déjà nous pensons aux premiers concerts de 2026, et peut-être même que vous aussi. On vous laisse faire votre choix avec notre agenda !
High Voltage (tribute to AC/DC) le 9 janvier :
Ensiferum :
Motocultor Across Tour :
Slaughter To Prevail :
Beyond The Black :
Patriarkh :
Electric Callboy :
Lucifer’s Child :
Born Of Osiris :
Revnoir :
Ultra Vomit :
Heidenfest à Paris (25/01/2026), Limoges (29/01/2026) et Lyon (31/01/2026) :
Epica :
Burning Witches :
Klone :
Bukowski :
Landmvrks :
Tu n’as pas vu ton concert ? N’hésitez pas à nous contacter, nous le rajouterons à notre liste avec plaisir !
Il y a comme un air froid qui s’abat ce soir sur Bercy. Plusieurs milliers de fans des suédois Sabaton affluent vers la célèbre salle de concert de Paris afin de voir un spectacle que le groupe, originaire de Suède, promet exceptionnel. Voyons si celui-ci tient toutes ses promesses.
Merci à Gérard Drouot et Olivier Garnier pour l’invitation.
Crédit photos : Gregory Hernandez / GDP
C’est dans une salle encore peu remplie – les contrôles à l’entrée sont assez stricts en l’absence de vestiaires – que débute une première partie assez particulière, The Legendary Orchestra ! Composé de musiciens, et d’un chœur d’une dizaine de personnes, ils reprennent, à leur manière, tous les plus grands standards des Sabaton ! Et à leur tête, Noa Gruman, qui, en plus d’être chef de chœur, donne de la voix et de sa personne ! A ses côtés, Mia Asano au violon, et Patty Gurdy à la vieille à roue forment un duo étonnant et détonnant qui fonctionne à merveille.
L’ensemble est terriblement épique et vous met tous les petits poils de votre corps en l’air. Malgré le côté un peu redondant sur la fin de leur prestation – un tout petit peu trop longue – le rendu était si beau que cela a arraché des larmes à certains spectateurs.
C’est avec cinq petites minutes de retard que les lumières s’éteignent enfin, mais non pour laisser place à Sabaton mais plutôt à MONSIEUR Napoléon Bonaparte, qui fait son entrée sur la scène centrale. Il commence son discours en anglais, mais en se reprenant assez rapidement en français « Mais attendez, qu’est-ce que je fais ? » sous les acclamations d’un public complètement hilare.
Je n’ai, pour mémoire, jamais vu un tel début de concert : toujours sur la scène principale, Napoléon et Genghis Khan, deux des grandes légendes qui ont fait l’objet d’un morceau dans ce dernier album de Sabaton, s’apprêtent à combattre à l’épée (après avoir poignardé un troisième larron, Jules César) avec le public qui hurle « La bagarre ! la bagarre ! la bagarre! ». Ils sont néanmoins interrompus par les templiers, qui se trouvent être Sabaton, et le concert peut enfin commencer !
C’est par une immense passerelle que les membres de Sabaton rejoignent la scène principale, tout sourire, et commencent avec, logiquement, « Templar ». Le groupe enchaînera avec « The Last Stand », durant laquelle Joakim Broden, chanteur de la formation, remettra ses très célèbres lunettes et que le groupe enlèvera ses tenues moyen-âgeuses pour celles que nous connaissons tous.
Si c’est bien le dernier – et excellent album – en date qui est le plus mis en avant – le reste de la discographie des Sabaton n’est pas oublié avec tous les grands standards du groupe : « Carolus Rex » mais en suédois, histoire de varier le plaisir, « The Red Baron », « Christmas Truce » avec un public parsemé de lumière ce qui a rendu l’ambiance magique, « Night Witches », « Primo Victoria » bien entendu ou encore « To Hell And Back » qui a enchanté toute l’assistance, au point que tous les gradins se sont levés.
D’ailleurs, le Legendary Orchestra rejoindra le groupe en milieu de set, pour apporter une dose épique absolument dingue au restant du concert.
Et le spectacle est là ! A coup d’acteurs sur scène, de canons, et de pyro sur scène (à part les « boums » qui étaient un peu trop forts) Sabaton souhaite toujours en mettre plein les yeux ! Et le son est présent, malgré un chant trop en retrait en début de set, mais ce sera rapidement corrigé. Tout le groupe se montre présent, impliqué, parfois joueur comme avec ce ballon capote qui atterrira et éclatera dans les mains de Joakim et Par, ce drapeau français, reçu sur scène et tenu avec fierté par les membres du groupe, puis plus tard par Joakim qui le mettra sur ses épaules. Enorme mise en scène également pour le morceau « A Tiger Among Dragon » avec ces grands tambours chinois. Bref, le seul petit reproche à faire est le son des pétards, trop forts pour certaines petites oreilles.
Quand je vois l’immense machine qu’est devenue Sabaton au fil des années, je ne peux m’empêcher de penser à ma découverte du groupe, en 2010, au cours d’un Hellfest : ils passaient alors à midi, devant environ (et à tout casser) une bonne centaine de personnes, fans comme curieux. trois ans plus tard, ils seront, déjà, la tête d’affiche du Summerbreeze. Une superbe et émouvante progression pour un groupe qui, non seulement, le mérite au vu de la grande qualité du concert de ce soir, mais qui a su garder la même énergie, la même passion, le même sourire malgré les années et le succès. Et c’est le plus beau cadeau pour les fans de la première heure. Nous ressortons de ce show heureux, légers, apaisés. Merci Sabaton pour ce concert hors du temps, qui nous en a mis plein les yeux et les oreilles !
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