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[LIVE REPORT] Calva Louise au Backstage By The Mills, 24/10/2026

Malgré la pluie et le froid, et malgré le risque de blocage de la capitale en cette journée de manifestation, nous étions tous au rendez-vous au Backstage By The Mills à Paris, pour le concert ultra-complet des Calva Louise !

Mais on commence, légèrement en retard (et tant mieux, vu les transports au ralenti, j’aurai loupé le début du set) avec Imparfait ! Le groupe, fondé en 2015, connaît le succès depuis 2022, en assurant la première partie d’un petit groupe de seconde zone, les Nova Twins ! Nous aurons le droit à un show d’un peu plus de 40 minutes survolté, oscillant entre le punk, le rap, le metal …. Et parfois un peu de soul ! Le groupe se donnera à 300% sur scène, avec énergie, militantisme (et il en faut dans ce bas-monde), mais aussi poésie agressive – et ça se ressent jusque dans le pit, avec de très nombreux pogos. Le groupe se retirera sous un « REVE » d’anthologie et sous les applaudissements très nourris d’un public conquis. Tiendrions-nous les héritiers de Mass Hysteria ? Merci pour la fête (leur nouvel EP, va donc écouter !)

Après une petite pause, les Calva Louise débarquent sur scène sous les cris d’approbation d’une foule déjà acquise à leur cause. Et ça commence fort avec « Tunnel Vision » mais surtout un « W.T.F. » mythique qui finira d’embraser la fosse. Suivra ensuite « El Umbral » durant laquelle les nombreux vénézuéliens présents ce soir se feront entendre, au grand bonheur de la chanteuse de la formation, Jess Alanic, elle-même vénézuélienne. Petite mention spéciale pour le jeune couple mexicain derrière nous, dont la femme, aux anges, chantaient par cœur tous les morceaux hispaniques.

Cette dernière d’ailleurs démontrera toute l’étendue de ses talents ce soir : déjà, en passant d’un chant clair scintillant à un growl à la Dani Filth avec une aisance déconcertante, ensuite en assurant au clavecin … pardon au clavier comme une déesse. Sincèrement, on a le droit à autant de virtuosité uniquement dans les concerts de musiques classiques. Enfin avec une classe (et un petit penchant pour la bavarderie) qui nous fait juste fondre !

Jess présente ensuite très longuement ses camarades de jeu : tout d’abord Ben Parker (Néo-zélandais de son état), force tranquille à la batterie mais aussi Alizon Taho, bassiste et originaire de Rouen, dont les prouesses de Macgyver (ce serait même lui qui se chargerait des lumières (oui, oui, tout ça sur scène !)) ont fait l’objet des éloges de la chanteuse. Mais trêve de bavardage les hostilités reprennent de plus belle, et les titres s’enchaînent. Par ailleurs, on aura le droit à un petit trailer (sur une TV Cathodique, tellement 90’s !) d’un court-métrage, The Wanderer », dont les premières images ont servi au clip de « la Promesa »… Lequel d’ailleurs a été interrompu une première fois pour quelques soucis techniques, et relancé du début… On ne va pas s’en plaindre, loin de là, tellement on apprécie le morceau ! Le court-métrage est prévu pour ce 10 décembre.

Arrive finalement, au bout d’une petite heure la fin du set, annoncé avant le dernier morceau. Et puis un merci et s’en va….Règne alors la confusion dans la fosse : reviendront-ils pour un rappel ? Les lumières qui s’allument alors (au bout d’un petit moment) de la salle font alors sortir la foule. Mais on aurait peut-être aimé, au moins, un petit salut vers le public, tellement la sortie du groupe nous a paru précipité et abrupte (et ce, malgré l’annonce de la fin du concert !)

Mais cela restera peut-être le seul point négatif de ce concert où nous avons découvert un univers barré, emprunt de science-fiction, de fantasy et de poésie (vi vi vi) qui m’aura en tout cas fort séduite. Une sacrée belle découverte en live, d’un groupe qu’on va forcément suivre chez Metal-Actus.

[LIVE-REPORT] Beyond The Black, SETYOURSAILS, Seraina Telli au Bataclan de Paris, 17 janvier 2026

C’était LA date à ne pas manquer pour tous les fans de Beyond The Black parisiens ! Fort d’un nouvel opus puissant, « Break The Silence », le groupe allemand fera une prestation de haut vol, malgré un Bataclan loin d’être complet.

Un concert Veryshow – Merci à eux pour l’accréditation.

La soirée commence avec Seraina Telli, qui arrive au milieu d’un décor féérique, fait de fleurs scintillantes, de verts, et du sourire solaire et communicatif de la chanteuse. Malgré tout le matériel stocké sur la scène, le duo que la chanteuse suisse formera avec son batteur emballera les foules et réussira à embarquer tout le monde dans un univers singulier mais attractif, même si les titres, plus rock’n’roll que metal, intrigueront au départ bon nombre d’entre nous. Une jolie prestation qui change pour celle que nous avions connu dans une certaine formation, Burning Witches.

Après un changement de plateau record, ce sont les teutons de SETYOURSAILS qui prennent possession de la scène ce soir. Et cette claque…. BON DIEU CETTE CLAQUE ! Le groupe ne ménagera pas ses efforts pour livrer une immense prestation et réussira, avec un metalcore insicif et une chanteuse énergique et charismatique, à faire pogoter la fosse (et avec un public venu essentiellement pour Beyond The Black, ce n’était pas gagné !) On a même pu voir quelques circles pits et walls of death ! Une réaction (et un succès brûlant) qui a du faire très chaud au coeur des SETYOURSAILS. On suivra de très près l’évolution de ce très chouette groupe.

Enfin, Beyond The Black arrive en grande pompe, avec des musiciens tout sourire et une Jennifer Haben au sommet de son chant. Impressionnante de justesse et de puissance, elle fera fondre la foule comme du beurre (salé) au soleil. Comme à son habitude, le guitariste Chris Hermsdöfer viendra alpaguer la foule avec son énergie communicatrice, et nous gratifiera de quelques solos bien sentis (les cheveux au vent, s’il vous plaît !). On voit qu’il est heureux d’être là, ça fait plaisir. Les autres musiciens ne sont pas en reste, et les immenses bananes affichées sur les visages de chacun des musiciens, montrent leur bonheur d’être sur scène ce soir.

Côté show, on aura le droit à des grandes ailes sur « Raven » mais aussi des ordinateurs en mode « We Watching You » avec un morceau tout en intimité, qui donnait une aura particulière au concert. Le très bon dernier album sera particulièrement mis en avant avec un « Let There Be Rain » d’anthologie notamment, mais aussi le touchant « The Art Of Being Alone », même si l’absence de Chris Harms sur scène donnait moins de relief au morceau (mais on ne peut pas tout avoir!)

Malheureusement, musicalement parlant, tout était trop parfait et huilé. Toute la setlist s’est enchaîné, et le beau début a laissé place à une setlist et à des musiciens en mode « automatique » : nosu aurions peut-être aimé un peu plus de chaleur, un peu plus de spontanéité. Malgré tout les sourires affichés, on a eu la désagrable sensation d’avoir, en face de nous, une façade, glaciale, venu uniquement exécuter son show.

Bref, nous ressortons du concert mitigé, avec deux belles découvertes : la géniale prestation des SETYOURSAILS, énergique, brulante et vivante, retiendra bien plus notre attention que le concert des Beyond The Black, qui, malgré l’excellente qualité de leur show, a cruellement manqué de spontanéité et de chaleur. Nous sommes pourtant les seuls à avoir pensé cela, tant le public est ressorti ravi de ce show. Et c’est le plus important.