Joe Bonamassa : Des extraits en pagaille pour le nouveau live

Le nouvel album live de Joe Bonamassa, intitulé « Live At The Greek Theatre », sort le 23 septembre prochain en CD, Bluray et DVD.

Le concert a été enregistré le 29 août 2015 au Greek Theatre de Los Angeles (USA). Le set était composé de chansons des « Trois Kings de la guitare blues », donc Freddie King, Albert King et B.B. King.

Tracklist CD 1 :

01 – See See Baby (Freddie King)
02 – Some Other Day, Some Other Time (Freddie King)
03 – Lonesome Whistle Blues (Freddie King)
04 – Sittin’ On The Boat Dock (Freddie King)
05 – You’ve Got To Love Her With A Feeling (Tampa Red/ Freddie King)
06 – Going Down (Moloch/Freddie King)
07 – I’ll Play The Blues For You (Albert King)
08 – I Get Evil (Albert King )
09 – Breaking Up Somebody’s Home (Albert King )
10 – Angel Of Mercy (Albert King)
11 – Cadillac Assembly Line (Albert King)

Tracklist CD 2 :

01 – Oh, Pretty Woman (Albert King)
02 – Let The Good Times Roll (B.B. King)
03 – Never Make Your Moove too soon (B.B. King)
04 – Ole Time Religion (B.B. King/reprise d’un chant gospel)
05 – Nobody Loves Me But My Mother ((B.B. King)
06 – Boogie Woogie Woman (B.B. King)
07 – Hummingbird (B.B. King)
08 – Hide Away (B.B. King)
09 – Born Under A Bad Sign (B.B. King)
10 – The Thrill Is Gone (Booker T. & The MG’s/Albert King)
11 – Riding With The Kings (Roy Hawkins/B.B. King)

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Trailer :

« See See Baby » :

« I’ll Play The Blues For You » :

« I Get Evil » :

« Breaking Up Somebody’s Home » :

« Angel Of Mercy » :

« Cadillac Assembly Line »

Anette Olzon (ex-Nightwish) et Jani Liimatainen (Sonata Arctica) annoncent un nouveau projet

C’est le label Frontiers Music Srl qui l’a annoncé en premier : Anette Olzon, anciennement chanteuse de Nightwish, et Jani Liimatainen, qui était le guitariste de Sonata Arctica, vont fonder un projet musical ensemble. Si nous n’avons aucune information sur le nom que portera cette collaboration, on sait qu’un album sortira courant 2017.

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Fair Warning : Les informations sur leur nouveau bébé

« Pimp Your Past » est le titre de ce nouvel opus de Fair Warning, dont la sortie est prévue pour le 28 octobre prochain via Steamhammer/SPV.

Tracklist :

01 – Longing For Love
02 – One Step Closer
03 – Out On The Run
04 – When Love Fails
05 – Long Gone
06 – Burning Heart
07 – Picture Of Love
08 – Angels Of Heaven
09 – Rain Song
10 – Save Me
11 – Don’t Give Up^

Artwork :

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Freedom Call : Les infos sur le prochain opus du groupe

« Master Of Lights », le nouvel album des Freedom Call, sort le 11 novembre prochain via SPV/Steamhammer. Une première lyric-vidéo vient d’ailleurs d’être dévoilée pour le titre « Hammer Of The Gods ».

Tracklist :

01 – Metal Is For Everyone
02 – Hammer Of The Gods
03 – A World Beyond
04 – Masters Of Light
05 – Kings Rise And Fall
06 – Cradle Of Angels
07 – Emerald Skies
08 – Hail The Legend
09 – Ghost Ballet
10 – Rock The Nation
11 – Riders In The Sky
12 – High Up

Artwork :

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[CHRONIQUE] Evergrey-The Storm Within (Coup de coeur)

Et vous, que feriez-vous en cas de rupture amoureuse ? C’est la question que les Evergrey nous posent au travers de leur nouvel album, « The Storm Within », sorti ce vendredi. Par le biais d’un personnage principal, les suédois nous content son parcours pour tourner une page de sa vie.

Le sujet proposé par Evergrey n’est pas des plus joyeux : « The Storm Within », nouvel album de la formation, est un concept, ou plutôt un récit autour de la rupture amoureuse d’une personne. Chacun des titres de cet opus nous raconte ses épreuves, ses passages à vide, ses joies, et comment il arrivera à surmonter cette épreuve.

Cette construction nous offre un album des plus variés : des titres plus violents comme « Passing Through » ou « In Orbit » (chanté en duo avec Floor Jansen), de beaux moments avec « The Paradox Of The Flame » (qui nous offre un superbe duo avec la femme de Tom Englund (chant), Carina), des morceaux plus mid-tempo avec « Distance » … Alors que le dernier opus, « Hymn For The Broken » péchait par son côté assez répétitif, « The Storm Within » corrige cette erreur, et se fait plus accessible que son prédécesseur.

On ne s’ennuie pas, et les différentes chansons nous font voyager, réfléchir, penser, rêver. Et la musique est d’une beauté sans pareille, avec ses envolées lyriques au clavier et ses solos de guitares bien travaillés; le tout est enveloppé avec douceur par la voix d’un Englund véritablement transcendé par ses paroles. On sent qu’ils y croient, dur comme fer, et du coup …. nous aussi !

La production, si elle est malheureusement loin d’être parfaite, s’améliore : on peut y entendre nettement l’ensemble des musiciens, et parfois on les surprend à sortir un peu des sentiers (et j’ai envie de dire ENFIN !!!!), notamment Tom et Henrik Danhage au niveau des guitares qui vont parfois placer un petit riff qu’on verrait plus dans des grands groupes de progressif comme Dream Theater ou Opeth. Une prise de risque assez timide encore, mais qui est la bienvenue.

Bref, il semblerait qu’Evergrey aient enfin trouvé la stabilité qu’ils recherchaient. « The Storm Within » un album complexe, varié, et juste sublime. A mettre dans toutes les mains.

9,5/10

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[INTERVIEW] Jonas Ekdahl (Batterie) – Evergrey : « On ne revient pas uniquement en tant que groupe, on revient aussi en tant qu’amis »

Deux ans après la sortie de « Hymn For The Broken », Evergrey revient avec « The Storm Within », publié le 9 septembre dernier. Metal-Actus a pu s’entretenir avec Jonas Ekdahl, qui nous confirme la nouvelle sérénité du groupe, et l’envie d’aller toujours plus loin.

Metal-Actus : Le nouvel album d’Evergrey, « The Storm Within », sort le 9 septembre prochain. Pourquoi ce titre ?

Jonas Ekdahl (Batterie) : C’est un concept-album : c’est tout ce qu’il peut ressentir une fois que ça arrive : tu as plein de choses différentes qui te submergent. Tu sais que tu dois tourner la page mais tu ne peux pas t’empêcher de penser à cette personne, au fait qu’elle ne partagera plus des moments avec toi. Le titre résume cette histoire.

Votre artwork résume parfaitement cette idée, deux sortes d’énergie qui viennent se percuter autour de votre personnage principal…

Ouais ! Tu as d’un côté les sentiments positifs de l’autre les négatifs. Tu sais, dans une situation telle que celle-ci, tu ne peux pas t’empêcher de repenser aux bons moments passés avec la personne. Mais tu dois aussi guérir de tes blessures, passer outre ta frustration alors que tu te sens seul au monde.

Cet artwork a été créé par Carlos Fides. Comment vous est venue cette idée ?

Nous voulions créer un endroit spécialement pour notre personnage, pour qu’il se sente le plus seul au monde, perdu dans l’espace. C’est une sorte d’allégorie pour corroborer à notre histoire. Notre histoire se déroule donc sur la planète que tu vois sur notre cover. Et ces idées nous sont venues en écoutant l’album.

A propos de votre premier clip, « Distance », pourquoi ce choix ? J’aurai plus parié sur « Passing Through » personnellement (NDLR : qui sera finalement le troisième extrait dévoilé)

Il représente mieux notre nouvel album. « Passing Through » est une excellente chanson, mais quand nous en avons parlé, il nous a semblé que c’était une bonne idée de choisir « Distance » : personne n’a encore écouté l’album et nous voulions le présenter dans sa globalité, créer un intérêt pour l’histoire. Et je pense que « Distance » est le meilleur choix, car le morceau a réussi à capturer l’essence de tous les titres de l’album.

Une sorte d’introduction à l’album donc ?

Je le pense oui ! Bien évidemment, il y aura certainement une vidéo pour « Passing Through ». On ne va pas la laisser de côté (rires). Mais qui dit premier single dit pouvoir présenter un album, rôle que « Distance » remplit parfaitement pour nous.

Comment s’est déroulée la collaboration avec Floor Jansen (Nightwish, ex-After Forever) sur le morceau « In Orbit » ?

C’est une fan du groupe, une amie proche de Tom (Englund, chanteur du groupe) et de son épouse et elle est avec Hannes (Van Dahl), qui était notre batteur avant de rejoindre Sabaton. Et c’est Carina, la femme de Tom, qui lui a suggéré « Peut-être devrait-tu demander à Floor pour le duo » (rires). Donc c’était son idée. On a demandé à Floor, elle a tout de suite dit oui. C’était génial de faire ça avec elle, elle est très professionnelle et c’est une chouette personne ! Donc tout c’est bien passé.

Et sur « The Paradoxe Of The Flame », c’est bien Carina que j’entend ?

C’est ça ! Elle chante depuis les tout débuts d’Evergrey, depuis notre premier album. Elle est devenue un membre à part entière du groupe. On a aussi la fille de Tom qui chante sur cet album !

Vraiment ? Je ne l’ai pas entendue !

Si si, elle est bien là ! (rires). Elle fait partie des choeurs sur « Distance ». Elle chante depuis deux albums maintenant. Evergrey devient vraiment une affaire de famille (rires)

Maintenant à propos de la tournée, vous allez assurer la première partie de Delain cet automne. Vous allez passer à l’Elysée Montmartre de Paris…

Oui, et nous étions surpris d’apprendre que nous serons un des premiers groupe de metal à y jouer !


En fait, la salle a fermé suite à un incendie il y a quelques années. Vous serez effectivement l’un des premiers groupes à y jouer après sa réouverture.

Ce sera donc un chouette concert ! On jouera aussi à Toulouse et Lille. J’ai vraiment hâte d’y être ! Bon, on est aussi très anxieux, mais on a hâte quand même(rires)

Vous pensez faire quelque chose de différent sur vos concerts ? A l’exception de la nouvelle setlist bien sûr !

Je ne pense pas. On voudrait bien convier quelques personnes avec nous sur scène, mais en fait, on aura pas le temps nécessaire pour proposer quelque chose de différent. On va se concentrer sur les morceaux qu’on va jouer sur cette tournée, et faire la meilleure setlist possible. Pour le reste, on verra quand on sera headliner, quand on aura notre propre tournée. Là, on pourra faire ce qu’on voudra.

Tom a tenu à réagir sur les réseaux sociaux à propos de ce qui est arrivé à la dernière édition du Bråvalla Festival en Suède (NDLR : viol sur une jeune festivalière). Avez-vous été surpris par ce déchaînement de commentaires négatifs ?

Ouais, on a été surpris. Tom a été dégoûté de voir ces commentaires négatifs. Les gens ont cru que ce post leur était directement destiné, alors que c’est faux. Et ils sont passé à côté de ce qu’on voulait dire. Ouais putain, vous êtes passés totalement à côté ! C’est enrageant, et effrayant, de voir que des gens peuvent agir de cette manière devant ce type de situation qu’est le viol. Parce que dans nos société, on doit s’en occuper, le dénoncer, le combattre. C’est inacceptable de voir que certains puissent passer à l’acte, et en plus s’en sortir.

A l’occasion de la sortie de votre dernier album, « Hymn For The Broken » (2014), j’ai pu interviewer tes collègues qui m’ont dit que le groupe est passé par des phases très difficiles. Avec la sortie de « The Storm Within », dirais-tu que vous devenez de plus en plus fort?

Oh que oui. Et ce depuis qu’on est revenu ensemble. La première fois qu’on s’est réuni, on a parlé de tout ce qui nous gênait, et nous a gêné. Et une fois ces problèmes mis sur la table, on a travaillé et on est devenu de plus en plus forts comme tu as dit. Je ressens maintenant une nouvelle forme de respect pour mes comparses : on s’écoute plus, on sort plus souvent ensemble, on se serre les coudes. Le fait d’être de nouveau ensemble, je ne pensais pas que ça arriverait il y a quelques années, quand j’ai décidé de quitter le groupe (NDLR : en 2010, pour mieux revenir en 2014) : qu’on se sentirait aussi bien, qu’on aurait l’impression de tout réussir que ce soit personnellement pour moi ou musicalement, je n’aurai jamais cru. On ne revient pas uniquement en tant que groupe, on revient aussi en tant qu’amis.

C’est ce qu’on peut vous souhaiter donc pour votre avenir, être encore plus forts ?

Ouais. C’est super. On mesure la chance d’être ici, à Paris par exemple en train de donner des interviews, après ce qu’on a traversé. A ce niveau c’est incroyable.

Un dernier mot ?

Juste merci pour votre soutien, merci d’avoir lu cette interview. Ecoutez notre nouvel album et à bientôt sur les routes en France.

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[LIVE-REPORT] Alcatraz Rock Festival Part 1 (13 août 2016)

Au milieu de tous les festivals européens, Metal-Actus a choisi de partir à l’Alcatraz Festival, qui se tient en plein milieu de la ville de Courtrai, en Belgique flamande. Un mini-Graspop familial, où il fait bon vivre. Petit aperçu.

Quelques mots pour commencer sur le festival : malgré l’affiche, le festival n’accueille pas plus de 16000 personnes sur les deux jours. Il y a de plus, une seule scène avec un temps de changement de plateau de 30 minutes. Un choix qui est (pour le moment) parfaitement assumé par l’organisation.
La nourriture est excellente (malgré un prix un peu élevé) et variée. Petite nouveauté cette année, le bar El Presido, qui fournira au festivalier un choix plus conséquent de bières. Le seul véritable point noir du festival restera une mauvaise habitude ses festivaliers : les verres n’étant pas consigné, le sol ressemble vite à un dépotoir, certains ne faisant même pas l’effort de jeter leurs gobelets et autres déchets dans les nombreuses poubelles du site.

Maintenant, parlons des choses sérieuses, la musique ! La journée du samedi commencer tard (11h) avec le groupe féminin Thundermother. Les musiciennes réveillent doucement le festival, ou plutôt les quelques personnes qui ont fait le déplacement (à peine une centaine), avec un heavy metal, certes classique mais plutôt efficace. Et elles ont de l’énergie à revendre. De quoi bien débuter les hostilités.

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Les Metal Church feront un début de set catastrophique, en partie à cause de soucis de son. Le groupe n’aura pas fait un très bon choix de morceaux pour ce début de set , préférant jouer « Fake Healer » et « Start The Fire » alors qu’il y a des titres bien plus accrocheurs dans leur discographie. Néanmoins, le reste du concert fut très sympathique : Mike Howe et ses comparses s’étant réveillés d’un seul coup, ils se donneront à fond jusqu’à la note finale. Mention spéciale à Howe, particulièrement en voix ce matin, qui enchantera le public.
Côté setlist, la formation américaine a privilégié ses premiers albums, de « Metal Church » à « The Human Factor ». Seul un titre de leur dernière galette « XI », intitulé « No Tomorrow », sera joué. Un show calibré pour les fans.

C’est ensuite au tour de The Answer de venir heurter la prison. Là encore, le groupe viendra avec une setlist taillée pour les festivals, avec une petite nouveauté, « Solas », issue de l’album du même nom, prévu pour le 28 octobre prochain. Malgré un succès évident auprès du public, la musique assez spéciale de The Answer, notamment la voix particulièrement aigue de son chanteur Cormac Neeson, ne touchera pas tout le monde.

Place au doom avec Candlemass qui fait une entrée pour les moins fracassantes, sur une scène assez enfumée. Les suèdois nous offriront cependant un show carré mais assez linéaire, sans de véritable coup d’éclat. Ils auront fait le job!

Avatar sera la première véritable claque de la journée, malgré les très gros problèmes de sons qui ont entaché le début de set (on n’entendait pas Johannes Eckerström, le chanteur du groupe). Pratiquement toute leur discographie sera survolée durant ce set clownesque, et on aura le droit notamment aux tubes « Let It Burn », « Feel The Apocalypse » et « Smeels Like A Freakshow » en fermeture. On vous invite fortement à les découvrir, en live comme en studio.

Triptykon se montre sous un autre jour, après avoir remporté la palme de l’arrogance au Motocultor 2015 ! Rien à redire sur le set, carré et avec un son, il faut le souligner, irréprochable. Dommage qu’ils n’aient pas joué en fin de soirée, pour avoir une ambiance parfaite.

Une chose saute aux yeux quand on voit Anthrax sur scène : leur bonheur d’être présent et de jouer. Et il faut dire qu’ils s’en sont donné joie, pour le plus grand plaisir du public ! Côté setlist, ils alterneront des titres de leur dernier opus, « For All Kings » (notamment « You Gotta Believe ») avec des morceaux plus anciens comme « Madhouse » ou le célèbre « Caught In A Mosh », mais aussi avec des covers comme celle du titre « Antisocial » d’un certain groupe nommé Trust. Bref, de quoi contenter les fans de tout bord et les curieux. Mais leur prestation fut beaucoup trop courte !

C’est ensuite au tour de Ministry de débarquer à la prison. Pour l’occasion, les écrans qui retransmettait les concerts pour les plus éloignés de la scène diffusent des petits spots marinés à la sauce Al Jourgensen, où on peut voir notamment un combat titanesque entre Hillary Clinton et Donald Trump, les deux candidats aux prochaines élections présidentielles américaines. Et c’est bien là le seul divertissement qu’on aura, la mayonnaise Ministry n’ayant pas pris sur ce show, la faute en partie à un son brouillon, donnant plus l’impression d’assister à une rave party qu’à un véritable concert.

Airbourne déborde toujours autant d’énergie. Les australiens, en ont profité pour teaser un peu leur album à venir, « Breakin’ Outta Hell », mais ont axé leur setlist surtout sur leur album « Runnin’ Wild », sorti en 2007. Et faute d’avoir pu faire son solo sur les échafaudages de la scène, Joel O’Keeffe, le frontman du groupe, l’a effectué au beau milieu de la plateforme réservée aux PMR. Et il est venu à dos de vigile ! Une gentillesse et une sympathie qui ont conquis le public.

Whitesnake sont des vétérans, qui n’ont rien à envier à personne. Est-ce pour cela que le son est beaucoup plus fort ? Qui sait … En tout cas, si le groupe, mené par un David Coverdale souriant, a livré un concert carré et puissant, il manquera cruellement de saveur et de chaleur. Dommage.

Within Temptation est la tête d’affiche de ce premier jour de festival. Et ils sont en terrain connus ! Ils débutent leur set (sur un décor absolument gigantesque) par « Our Solemn Hour » extrait de l’injustement conspué « The Heart Of Everything », sorti en 2007. Là encore, le groupe tentera de contenter tout le monde en enchaînant vieux titres (comme « Ice Queen », qui ferme, comme toujours, leur concert) ainsi que les plus récents extraits de leur nouvel album « Hydra ». Les deux duos issus de ce dernier passent très mal, en l’absence des deux guests, Tarja Turunen et Xzibit.
Mais c’est surtout l’aspect glacial qui surprend : si Sharon, la frontwoman, reste souriante et joyeuse pour le public, tous les membres du groupe ne s’accorderont pas un seul regard. A croire qu’ils s’étaient disputés avant de monter sur scène ! Chacun fait sa partie dans son coin. D’ailleurs, seule Sharon est éclairée. L’ingé-lumière aurait-il oublié qu’il avait affaire à un groupe ? Bref, si on a éprouvé du plaisir à réécouter quelques titres, nous partirons du site avec un aspect plus que mitigé. La machine Within Temptation serait-elle en train de s’enrayer.

Ce samedi nous aura donc permis de faire de belles découvertes (Avatar) ou redécouvertes (Anthrax). Quelques déceptions n’étaient cependant pas au menu du jour. Cette journée fut appréciable car peu de personnes étaient présentes, contrairement au lendemain. La présence d’une seule scène permet de prendre son temps et de visiter le site quand la programmation ne nous convient pas. Mais c’est sur les rotules (et bien heureux) qu’on se dirige vers notre campement.

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