[Mise à jour du 09/06/2023] Slipknot aura finalement retiré son post un peu plus d’une heure après sa mise en ligne.
Ils ont ensuite partagé le visage (ou plutôt… le masque !) de ce qui pourrait être un nouveau membre du groupe.
Puis un premier clip issu de leur nouvel EP – annoncé par surprise aujourd’hui , « Adderall – Rough Demo » – intitulé « Memories » a fait son apparition sur Youtube.
Tracklist :
1. Death March
2. Adderall (No Intro)
3. Adderall (Rough Demo)
4. Red or Redder
5. Adderall (Instrumental)
6. Hard to Be Here
Artwork supposé :
Les américains ont publié pas mal d’actualités mystérieuses en l’espace de 48 heures. Un nouvel EP expérimental, le renvoi de Craig Jones, qui n’est finalement pas confirmé, un nouveau membre qui l’aurait déjà remplacé, une étrange courte vidéo, « Death March », publié sur les réseaux …. Slipknot sait y faire pour intriguer et relancer l’intérêt de son public pour le groupe, en bien comme en mal.
[NEWS DU 07 JUIN ] C’est dans un court communiqué que les Slipknot ont annoncé le départ de Craig Jones, alias #5.
Il était aux claviers depuis 1996.
Aucune raison n’a été annoncé. Le nom de son ou sa remplaçante n’est pas encore connu.
« Everbound » est donc le titre de cette nouvelle vidéo signée dEMOTIONAL ! Il s’agit d’un extrait de « Scandinavian Aftermath », leur dernier album en date, disponible via AFM Records.
La date était très attendue, en particulier par les premiers concernés : Dropdead Chaos ne devait pas se louper sur leur premier concert parisien depuis la sortie de leur album, « Underneath The Sound ». Show qui devait également leur servir de release party. Et au vu de la qualité du groupe, de la musique mais aussi de l’affiche (avec Locomuerte et Bukowski devant se charger de chauffer la salle), le public fut au rendez-vous, et en nombre !
Avant de commencer à creuser dans le dur, un petit mot sur la Maroquinerie : je n’y avais plus remis les pieds depuis 2010 et un concert nébuleux de Fear Factory (à une époque ou Burton C. Bell savait encore chanter juste en live, mais surtout à l’époque où l’immense Gene Hoglan officiait à la batterie) (quelle époque, tout de même !), et j’ai redécouvert agréablement la salle : du personnel extrêmement sympathique (mention spéciale à la barmaid qui nous servait devant la salle), une terrasse intérieure hyper agréable, une déco assez chiadé et la salle plutôt bien agencée et avec un son très correct. Bref, un très beau lieu de vie de la capitale, qui mérite la plus longue existance possible.
Ceci étant maintenant dit, je dois avouer une petite chose : je suis allé à ce concert … à reculons (oui). Outre une vie de famille pouvant être extrêmement éprouvante par moment, je porte tellement d’estime pour cet opus, « Underneath The Sound », que, en live, j’ai eu la soudaine peur d’être tout bonnement déçue.
Autant vous dire que j’ai eu tort.
La soirée commence avec Locomuerte, un groupe qui est également passé par le Vamacara Studio (tout comme Bukowski d’ailleurs) qui débute son set devant un public présent mais parsemé, la plupart étant encore en terrasse pour profiter des derniers rayons du soleil. Ce qui explique peut-être pourquoi l’un des premiers wall of death demandé par le groupe ait fait chou blanc… mais loin de se décourager, la bande menée par El Termito, toujours avec un immense sourire sur les lèvres, redouble d’efforts pour faire bouger une audience qui s’enflamme enfin ! La formation enchaîne avec fureur les titres, du Agnostic Front à la sauce mexicaine, avec une petite note groovy (reggaeton, j’oserai dire !) qui fera mouche auprès de tous, tels des uppercuts balancés dans le bide ! Une excellente découverte pour ma part, je vais suivre le groupe de plus près…
Bukowski s’empare ensuite de la scène, après un changement de plateau des plus efficaces ! Si la prestation du groupe m’aura personnellement déçu – ayant en tête leur show incroyable du Kave Fest 2022 (ou peut-être que ce sont les effets de Locomuerte) – ce ne sera pas le cas du public qui réagir avec fureur et passion aux morceaux du quatuor parisien ! Et le groupe aura livré un set carré, professionnel et maîtrisé. Mais jusqu’à mi-set, je les ais trouvé un peu trop sur la retenue – il aura fallu un long moment pour qu’ils se détendent enfin, quand Max et Clément sont descendus dans la fosse à vrai dire – Un grand bravo à eux et j’espère les revoir dans un autre contexte !
Enfin, toujours après un changement de plateau particulièrement efficace – bravo à toutes les équipes d’ailleurs ! Les huit membres des Dropdead Chaos (oui, je compte aussi HK du Vamacara Studio, bien visible depuis le côté de la scène) débarquent sur les « Hey Ho » débutant le morceau « Underneath The Sound ». Le public s’embrase littéralement et devient absolument dingue, enchaînant les pogos et les circle pits en fosse.
Nous étions déjà chauds comme la braise, nous sommes devenus plus brûlants encore.
S’il n’est pas simple pour tout le monde de se mouvoir sur la scène de la Maroquinerie – elle est petite, m’voyez ? – chacun saura rapidement trouver sa place pour envoyer des volées de bois à une audience qui en demande toujours plus ! Mention spéciale à Nils Courbaron – on ne voit que lui au moment de ses solos de guitares – mais aussi et surtout à Renato Di Folco au chant, au charisme phénoménal et à la voix exceptionnelle. C’est pour moi, l’un des meilleurs frontman de la scène française actuelle ! Il forme un duo fort avec Déhà, qui m’avait surpris en se mettant au rap, mais dont la sombre présence, encapuchonnée avec sa longue barbe, impressionne autant qu’elle interpelle. Un magnétisme qui nous incitera à rapper avec lui, à hurler avec lui. Une belle reconnaissance pour un talentueux musicien, selon moi, trop sous-estimé. Les autres membres ne seront pas en reste, excellant dans leur savoir-faire !
Concernant la set-list, la priorité est donné aux morceaux plus fédérateurs – « Save Yourself », « Humans » qui clôturera le concert, « Rainman » – mais aussi avec quelques surprises – je ne m’attendais pas à la présence de « What I’ve Learnt » qui reste plus difficile d’accès pour les non-initiés – et toujours la cover des Slipknot « Surfacing », qui achèvera un public déjà conquis et acquis à leur cause. Je me surpris à verser quelques larmes sur « One Last Encore » qui m’aura submergé d’émotions, me renvoyant à des moments récents de ma vie personnelle. D’ailleurs, je me suis faite tellement embarqué par l’énergie communicative du groupe que j’en ai presque oublié de faire ce pour quoi je suis venue, à savoir leur tirer un peu le portrait !
Bref, c’est sur un set bien trop court, et après avoir donné le nom de la gagnante de la guitare en jeu durant le concert que le groupe se retire définitivement, et que je me remet sur le chemin du RER, la tête encore dans les étoiles, le coeur se remettant de ces montagnes russes que les Dropdead Chaos vient de lui faire traverser. Ce n’était peut-être pas le concert le plus parfait du monde, mais il l’était pour beaucoup de monde dans la salle, moi comprise. Car le but d’un concert, c’est aussi, de faire vivre un moment hors du temps et du quotidien. Une mission admirablement bien remplie par les trois groupes de ce soir.
Moi je n’ai qu’un seul regret, celui de n’avoir pas pris mon tee-shirt de notre tête d’affiche de ce soir.
Ce fut une belle date, chargée d’énergie, de fureur, et surtout d’amour. Alors vivement les prochains concerts de Dropdead Chaos, et s’ils passent par chez vous, juste, foncez les voir.
Tout a débuté par un projet un peu fou, celui d’organiser un petit festival de metal dans le jardin de particuliers (celui de ses parents à vrai dire !) à Chatou, en proche banlieue parisienne). Mais suite au succès fulgurant du Kave Fest, Sélim Hadriche et son équipe ont dû penser à se délocaliser. L’édition 2022 du festival ayant remporté un franc succès sur le site du château de Gisors, l’organisation et la ville remettent le couvert pour 2023 ! Sélim a accepté de nous dire un peu plus sur ce qui nous attend, alors que le running order final vient d’être révélé.
Metal-Actus : Quel est ton état d’esprit actuel, à quelques semaines maintenant du Kave Fest ?
Sélim (Kave Fest) : Serein, on a la chance d’avoir des partenaires solides, un public en or et de belles ambitions, tout le monde joue le jeu !
Peux-tu nous donner un retour sur l’édition de l’année dernière, le tien mais aussi celui de la ville de Gisors ?
Personnellement, meilleure expérience de ma vie, voir des groupes que tu adores, entouré de tous tes amis, autour d’un projet commun, dans un château, que demande le peuple ? La ville est aussi ravie, et c’est pour cela qu’il nous reçoivent à nouveau cette année !
Vous annonciez début mai avoir vendu 30% de pass. Quel est l’évolution de la vente des billets aujourd’hui ?
On approche des 40% au total, forcément les ventes ont un peu ralenti, mais rien d’inquiétant. On se remplit plus vite que l’année dernière et tous les groupes n’ont pas commencé la promo.
Vous êtes cette année en concurrence avec le Plane’R Fest, qui se déroule sur le même weekend. Est-ce que vous pensez que cela a un impact sur votre propre promo, vos propres ventes ? Si oui, le choix d’un autre weekend l’année prochaine est-il envisageable ?
En réalité, le Plane’R Fest est sur une autres région, notre taille n’est pas encore portée sur toute la France, donc pour le moment nous ne nous considérons pas en concurrence. De plus les groupes bookés au Plane’R nous intéressent beaucoup, et leur venue en France nous permets aussi de les viser sur le même weekend. C’est plus utile qu’autre chose, donc pourquoi pas même collaborer pour amener des groupes plus gros !
Au niveau de la programmation, comment ça se passe ? Et comment on attire, pour un petit festival tel que le Kave Fest, d’aussi belles têtes d’affiche telles que Myrath et Ten56 ?
En proposant un beau projet ! Les gars de Ten56 étaient là l’année dernière pour voir Landmvrks et ils ont adoré ! Et Myrath, et bien ils nous ont fait confiance et c’est vraiment top de leur part
Vos affiches sont composées actuellement à 95% de groupes français. Est-ce une vraie démarche de votre part ? Ou est-ce que, à moyen terme, vous voudriez attirer plus de groupes internationaux ?
La scène française regorge de talents et on aime beaucoup les mettre en avant. Notre volonté est potentiellement d’aller vers plus de groupes internationaux, mais quand on aura la capacité de recevoir plus de groupes, pour continuer à faire vivre notre scène (et également l’ouvrir au Rock)
Niveau organisation, combien de temps prend le montage du festival sur le site de Gisors ? Est-ce que vous avez des contraintes ou des difficultés particulières ?
On compte environ une semaine d’installation. En terme de contraintes évidemment, on parle d’un site de patrimoine historique, en terme de poids et de vigilance on est obligés de faire attention, et tant mieux parce le lieu est top ! Les difficultés ? Le démontage : après avoir vécu l’intensité de deux jours de festival, tout ranger c’est un challenge.
Au niveau des stands et des animations, si je ne me trompe pas, vous avez décidé de faire appel aux mêmes que l’année dernière. Pourquoi ce choix ?
Concernant les stands on a repris les même que l’année dernière et aussi fait appel à des nouveaux ! Pourquoi ce choix ? Car on aime bosser avec des gens de confiance, crée du lien, retrouver les mêmes têtes, mais avec des nouveaux à chaque édition.
Rassurez-nous, au niveau de vos excellentes bières, rien ne change ?
En effet, pour la bière, on reste sur de la bière artisanale, brassée à Gisors, et cette fois-ci, on ajoute même du Cidre normand en pression.
Une seule critique, suite à l’édition de l’année dernière, est revenue assez souvent : le tarif de la nourriture, jugée trop chère par rapport aux quantités, jugées là trop petites. Est ce qu’on peut attendre des changements à ce niveau ?
La critique sur la cuisine a été entendue. Comme on cherche à tout faire nous-même, on apprend de nos erreurs. Les foodtrucks vendent leurs produits beaucoup plus chers que ce que l’on propose en terme de qualité (viande et produit locaux, issus du boucher de Gisors ainsi que de la fermette Bio de l’Epte). Cependant, la remarque sur la quantité a été entendue, et l’équipe Kuizine a doublé de taille, pour assurer un meilleur service, et de plus belles portions
(heureux de lire qu’il s’agit de la seule critique !)
Si le camping à la fermette de l’epte a été fortement apprécié par les festivaliers, reste le problème des places restreintes – il était très vite complet l’année dernière. Est-ce que des aménagements sont prévus cette année ? Et comment envisagez vous la chose pour l’avenir (un agrandissement de l’actuel camping reste possible ?)
On a doublé la capacité du camping grâce à la Fermette Bio de l’Epte qui nous prête plus de terrain, malheureusement pour des raisons d’accessibilité (pompiers, etc.), on ne pourra pas aller beaucoup plus loin. A voir avec le temps comment tout cela évolue, mais on continue à travailler sur ce point.
As tu un dernier mot pour conclure cette interview ?
Eh bien, venez au Kave Fest ! Parce c’est une histoire folle, un évènement hors du commun, qu’on s’efforce de proposer un festival Konvivial et que c’est maintenant qu’il faut vivre cette aventure.
Deux ans… C’est le temps qu’il aura fallu à Magoyond et Acyl pour se retrouver une date de concert, reports après reports, notamment suite à une impitoyable petite pandémie. L’attente était donc grandissante auprès du public, en particulier celui des rois zombies, après le succès phénoménal de leur dernier album « Necropolis ».
Et les deux groupes ne décevront pas : particulièrement Magoyond qui aura su adapter son set, plus heavy qu’à l’accoutumée et dont une certaine partie du public avait fait le déplacement uniquement pour les voir. En tête de gondole, « Le Chapiteau Des Supplices » et surtout « Les Catacombes » ont su envoûter un public d’ores et déjà acquis à leurs causes. Le tout servi par un son absolument excellentissime ! Seul petit bémol : les zombies ont donné l’impression de vouloir vite en finir avec leur set (alors qu’on sait qu’ils n’avaient qu’un tout petit 45 minutes de show) ce qui pour moi a fait perdre un peu de magie au concert.
Cela fait longtemps qu’on n’avait plus vu Acyl en concert ! Entre les concerts, entre autre, en première partie de Fleshgod Apocalypse et le Covid, les fans prennent leur mal en patience et attendent quelque chose de neuf et de frais à se mettre sous la dent. Mais en attendant, ce premier concert parisien depuis des lustres ravira tout le monde, les premiers concernés en particuliers tant leur grands sourires illuminaient leurs visages.
Et au menu du soir, petit best-of de la discographie du groupe, entre leurs deux galettes et les petites nouveautés (dont le très fabuleux « Nouveau titre » (le même qu’au Motocultor?)) avec en point d’orgue, trois morceaux acoustiques qui, si leur place dans la set list a quelques peu interrogé dans l’audience, auront su conquérir le coeur de beaucoup d’entre nous. Et avec un son, encore une fois, excellent (bravo aux ingé-sons, c’est rare d’avoir un son aussi bon en concert). Vivement le nouvel album, et vivement de nouveau les revoir sur scène !
Acyl et Magoyond auront su, grâce à leurs deux univers bien distincts, nous faire voyager des profondeurs de Necropolis aux plaines désertiques et ensoleillées d’Algérie. Et auront véritablement echanté notre soirée !
Candidats malheureux (ou pas d’ailleurs) du dernier concours de l’Eurovision, les Lord Of The Lost sont pourtant bien loin d’être au creux de la vague : leur dernier album, « Blood And Glitter », a pris tout le monde par surprise. Et leur a apporté un succès assez inattendu.
Il faut dire que le groupe est très très largement sous-estimé (et à tort hein) sur la scène metal internationale : de base groupe de metal gothique indus (et on vous conseille très fort l’excellent « Judas », album sorti en 2021) fondé en 2007 en Allemagne par Chris Harms (actuellement au chant), la formation se balade entre collaborations prestigieuses, cover de grandes stars de la pop (Lady Gaga), albums aux connotations violentes transcendentes mais aussi à des albums plus poussés et plus risqués, comme ces trois opus d’auto-reprises par un orchestre classique !
Bref, le groupe aime surprendre là où on ne l’attend pas forcément. Et avec « Blood And Glitter », ils réussisent le tour de force de se rapprocher des origines musicales de Harms, à savoir le glam metal (lui qui a longtemps officié en tant que second chanteur et guitariste de The Pleasures) sans pour autant renier les origines gothico-indus de Lord Of The Lost. Mais s’ils s’aventurent dans un territoire plutôt connu, la prise de risque est énorme pour un groupe de la trempe des teutons, revitalisant une scène qui perd de sa superbe entre la redondance de Pain, le peu d’originalité des Deathstar, la trop grande intrônisation de Lindemann.
On s’est surpris à aimer ce vent de fraîcheur offert par le groupe, nous trémoussant à la fois le popotin et la tête, rêvant en même temps de violence et de paillette. Ce « Blood And Glitter » n’est peut-être pas parfait et fera perdre quelques fans plus férus de noirceur en cours de route. Ce sera dommage pour eux tant l’opus démontre la créativité d’un groupe qui ne cesse et ne cessera jamais de se réinventer. Les Lord Of The Lost réussissent à nous mettre la patate pour la journée, un grand sourire édenté sur le visage, grâce à une machine à tube efficace mais aussi de haute qualité. Et on en redemande encore.
« Wet Ass Plutonium » est donc le doux titre de ce nouvel opus des Nuclear Power Trio, qui font dans le même temps leur retour ! L’album sortira le 28 juillet prochain via Metal Blade Records !
» Donny, Vladi P et moi nous sommes un peu disputés à la fin de la tournée intensive qui a suivi le dernier album. Nous nous sommes réconciliés et avons décidé de passer du temps ensemble en Floride dans la ville suprême des États-Unis : Miami. Nous sommes allés dans un tas de clubs synthwave, nous nous sommes promenés dans une Lambo orange, nous avons acheté des costumes blancs et nous avons regardé Miami Vice. Nous sommes vraiment tombés amoureux l’un de l’autre et c’était vraiment très… inspirant » déclare le batteur … pardon le Supreme Drummer Kimmy
Le groupe offre d’ailleurs un aperçu de ce nouveau jet, avec « Nyetflix And Chill », qui se regarde juste en-dessous :
Tracklist :
01. W.A.P. (Wet Ass Plutonium) 02. Apocalypse Mao 03. Nyetflix and Chill 04. Air Force Fun 05. Snark Side of the Un 06. ¡Vamos, Brandito! 07. Anti-Saxxers (Mandatory Saxination) 08. Critical Bass Theory 09. Red Scare Bear Stare
Après une petite pandémie et des gros changements de line-up, les Koritni, toujours menés par Lex, sortent « Long Overdue », leur nouvel album, au titre particulièrement bien choisi en cette occasion. Le chanteur (et maintenant guitariste) de la formation internationale a accepté de nous dire quelques mots sur cette galette, mais aussi sur leur prochain concert parisien ce vendredi, au téléphone, depuis le jardin de sa maison.
Metal-Actus : Comment tu te portes, en ce long week-end ?
Lex (chant/guitare) : à merveille ! L’été est en train d’arriver, et je commence pleinement à profiter du jardin. On a acheté notre maison ici, en France, deux mois avant le premier confinement et on a longtemps été dans les travaux, donc ça fait plaisir que tout cela soit derrière nous !
Je constate que tu as pu t’occuper durant les différents confinements, mais quant est-il du restant des Koritni ?
Certains ont trouvé le temps plus long que d’autres,
notamment ceux qui étaient en appartement sur Paris. Personnellement, je trouve
que c’était le moment approprié pour se recentrer et faire de la musique :
cela fait cinq ans, quand tu y repenses, qu’on n’a pas créé de musique, donc je
m’y suis remis et j’ai réappris à faire de la guitare au passage ! (rires)
Enfin, pour moi, cela a été une période fantastique que ce soit
professionnellement (j’ai tout de même écrit un album (rires)) que
personnellement – on a rénové une maison, eu un chien, et un bébé aussi (rires)
mais aussi on a fait plein de barbecues dans le jardin.
D’ailleurs, tu as fait des ajustements de line-up avant la sortie de cet album ! Comment tu as accueilli cette « chair fraîche » et comment vous vous êtes réunis autour de cet album ?
C’est assez agréable de pouvoir se réunir rapidement, car on
est plus proche géographiquement parlant (rires). En ce qui concerne le nouvel
album, j’ai privilégié l’efficacité et comme Luke (Cuerden) et Eddy (Santacreu)
sont partis, je me suis occupé seul de la composition de l’opus, tout seul dans
ma chambre. Tu comprends maintenant pourquoi j’ai du réapprendre à jouer de la
guitare (rires). J’envoyais tout de même les premiers résultats à Tom (Fremont)
voir ce qu’il en pensait, s’il voulait changer quelques petites parties. Et ça
a été très efficace comme méthode – ce que j’ai préféré par rapport à avant.
Même si on fera sans doute différemment pour le prochain album, pour laisser à
chacun une place pour sa créativité.
Le titre « Go Hard Or Go Home” a un petit côté rock américain sudiste assez surprenant. Que peux-tu m’en dire dessus ?
C’est la première chanson que j’ai écrite pour l’album – en répétant
à la guitare, avec un seul doigt (rires). Concernant les paroles, c’est un peu une
histoire revisitée de Cendrillon : c’est un vieux gars qui va boire un
soir, promettant d’être chez lui à minuit pétantes, mais il est toujours en
train de picoler à cette heure-là (rires).
« Take It Off » a, lui, un joli petit côté bluesy. Comment tu l’as créé ?
Sur celle-là, j’ai commencé par la musique : elle a ce
petit côté sleazy, sexuel, coquin… bref elle contient tout ce qui fait de nous
d’ignobles et sauvages petits humains (rires). Je trouve que le groove de ce
morceau est unique, avec un petit solo à la guitare dont je suis assez fier. C’est
ma préférée de cet album.
Koritni sera en concert ce 2 juin aux Etoiles à Paris ! Que peut-on attendre de cette date ?
Déjà nous voir tous les quatre jouer sur scène (rires). Et je serai à la guitare pendant tout le set, ce qui va représenter un challenge les premiers temps pour moi ! On fera également quatre reprises, juste pour se faire plaisir et donner du peps au show. On a tous hâte d’y être !
D’autres dates de concerts sont-elles prévues ?
Pour l’instant on va jouer à Bilbao, et on a encore des dates à annoncer dans quelques semaines, notamment dans l’Est de l’Europe. Maintenant que nous n’avons plus les contraintes logistiques des uns et des autres pour organiser des tournées, ce sera plus facile à programmer sur du court et du moyen terme.
Un dernier mot ?
Je suis très heureux de tous ces retours positifs sur notre album, malgré le gros changement de line-up auquel nous avons dû faire face dans le groupe. On se voit aux concerts autour d’une bonne bière !
Voici la nouvelle vidéo de Kamelot, « New Babylon », en duo avec la chanteuse Mélissa Bonny ! C’est un extrait de l’album « The Awakening », toujours disponible via Napalm Records.
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