Archives de catégorie : Live-report

[LIVE-REPORT] Ensiferum @ La Machine du Moulin Rouge, 10/01/2026

Premier concert de l’année pour de nombreux fans du genre et nous-mêmes, les Ensiferum n’auront pas failli à leur réputation, enflammant la scène de la Machine du Moulin Rouge, malgré un son assez catastrophique !

Groupe extrêmement actif, c’est le troisième passage à Paris en l’espace d’un peu plus de deux ans des Ensiferum, revenu dans la même salle (La Machine Du Moulin Rouge) et cette fois en tête d’affiche, défendre son nouvel album, le bien nommé « Winter Storm » (je dis ça car le concert succède à une belle tempête de neige qui a touché la capitale).

Le groupe de première partie est le groupe de Power Metal Dragony (à ne pas confondre avec Dracony qui est l’un des fameux Petits Poneys (les parents, on sait)). Fondé en 2007 en Autriche, ce groupe emmené par Maria Nesh et Siefried Samer au chant, affiche un immense sourire, signe qu’ils sont très heureux d’être parmi nous ce soir. Si la musique ne nous aura pas transcendé (le groupe aurait pu avoir son petit succès fin des années 1990/début des années 2000 à l’émergence de Edguys et consorts) à titre personnel, le groupe obtiendra un joli succès au sein d’une foule compacte. Néanmoins, des problèmes de justesse au niveau du chant de Samer et une trop grosse mise en avant des voix au détriment des instruments, que nous aurions aimé un peu plus entendre. Dommage !

C’est après une courte attente que les Ensiferum débarquent sous une énorme ovation du public, prêt à en découdre ! D’ailleurs, ce dernier, sautera comme un seul homme dès les premières notes de « Winter Storm Vigilantes ». Et le deuxième morceau fut une énorme surprise, « Guardians Of The Fate » qui n’a plus été joué depuis des lustres !

C’est d’ailleurs après ce morceau que nous assisterons à une scène un brin cocasse : le public demandant à Petri (chant/guitare)… De faire augmenter le son de sa guitare (ce que l’ingé son fera immédiatement). Néanmoins, cela ne suffira pas à améliorer les conditions sonores de ce soir, même si cela n’a gâché en rien la fête !
Si Markus à la guitare restera particulièrement en retrait (bien plus qu’à l’accoutumée), ce n’est pas le cas de Sami (basse) dont le bonheur et la joie d’être sur scène sont communicatif. Ce soir étant l’anniversaire de Petri, le public lui chantera un joli joyeux anniversaire.

Bravehart, circle pits, pogos, Slams (arrêtés pour absence de sécurité devant la scènes) et compagnie s’enchaîneront dans la fosse, tant les finlandais ne laisseront aucun répit à leurs convives de ce soir. Les points d’orgue étant les plus gros titres : « Fatherland », « From Afar » ou encore « Andromeda » repris en chœur par tous les vikings du public.

Un court rappel se fera entendre et C’est un « Two Of Spade » d’anthologie qui conclura un concert, qui ne sera pas, certes, le meilleur d’Ensiferum, mais la spontanéité et l’authenticité et la bonne humeur du groupe ont su, comme d’habitude on oserait dire, en faire un moment inoubliable.

[LIVE-REPORT] Resolve + Ice Sealed Eyes + Aurore – 06/12/2025

C’est la date que tous les fans du groupe attendaient : Resolve termine l’année en beauté avec un Trabendo complet, plein à craquer, en compagnie de deux groupes français, l’un confirmé, l’autre émergeant. Une belle soirée qui aura réchauffé de nombreux cœur dans la salle ce soir.

Merci à Opus Live pour l’invitation – et l’organisation de cette très belle date !

Le show commence avec Aurore, tout jeune groupe originaire, si je ne me trompe pas, de Marseille. Le groupe affiche un immense sourire jusqu’aux oreilles et signale à la foule qu’il n’y a aucune crash barrière, ni même d’équipe de sécurité dans la fosse. Autant vous dire, l’invitation aura été prise au mot par la foule, et ce, pendant toute la soirée.

Aurore donc est un groupe de Metalcore tout jeune (créé en 2021) au premier album fort flamboyant (Sparks, sorti en février 2023) qui va complètement électriser la foule du Trabendo qu’on aurait aimé plus nombreuse pour les découvrir. Une belle mise en bouche, et un nouveau single, « Ashes Season » qui ne promet que du bon pour la suite. Le show était juste beaucoup trop court. On en veut encore !!!

Les choses se corsent légèrement avec l’arrivée de Ice Sealed Eyes, que nous avions découvert, avec plaisir, durant la dernière édition du Kave Fest. Un gros pogo se déclenche d’emblée dès la première note de « Needles » jouée (et on n’exagère même pas). Et la fureur de la foule ne fera qu’augmenter avec l’enchaînement ultra-violent « Bloom »/ »There Is No Safety In The Dark » ! Le groupe semble plus impliquée, plus énergique que cet été, et ça fait plaisir à voir !

Néanmoins, il y a eu une ombre au tableau et de taille : le son ! Saturé (beaucoup trop) en basse, nous avions parfois du mal à distinguer certains morceaux. Mais surtout, cela nous a obligé, un temps, à sortir reprendre notre souffle. Dommage, on aurait aimé pouvoir mieux profiter du concert.

Ils l’attendaient cette date ! Être en tête d’affiche de l’une des plus mythique salle parisienne. Les fans de Resolve aussi les attendaient, si bien qu’à l’apparition du groupe sur scène, un immense mouvement de foule se déclencha, signe propice que les hostilités peuvent commencer.

Et quel concert ! Le groupe mettra en avant, à parti égale, les deux excellents albums du groupe, « Between Me And The Machine » et « Human ». Avec une petite « vieillerie » (façon de parler puisqu’elle date de 2019) qui nous a fait fort plaisir, « Pendulum ». On aura le droit même à deux invités de prestige : Pierre Danel des Novelists sur « Forever Yours » et Aaron Matts des ten56. sur « Older Days » (et malgré l’absence de Marc Zellweger des Paleface Swiss, c’était beaucoup trop bien !). Et miracle, le son est moins saturé en basse, ce qui nous permet de profiter des tous les aspects de ce concert fabuleux.

Mention spéciale pour le rare moment doux et hors du temps de ce soir, le très beau « In Stone », avant de reprendre la bagarre. Un concert millimétré, certes, plus carré que leur show à la Maroquinerie, qui laissait un peu plus de place à la spontanéité. Mais un show exceptionnel par sa qualité, sa setlist, son son et l’énergie incroyable des Resolve ce soir.

De la première à la dernière minute, Resolve ne nous aura laissé aucun répit. Une belle et brûlante soirée (à se demander comment Robin a réussi à garder sa veste !) et un succès très amplement mérité pour ce groupe talentueux qu’est Resolve.

[LIVE-REPORT] Sabaton & The Legendary Orchestra – 28/11/2025 @ Paris

Il y a comme un air froid qui s’abat ce soir sur Bercy. Plusieurs milliers de fans des suédois Sabaton affluent vers la célèbre salle de concert de Paris afin de voir un spectacle que le groupe, originaire de Suède, promet exceptionnel. Voyons si celui-ci tient toutes ses promesses.

Merci à Gérard Drouot et Olivier Garnier pour l’invitation.

Crédit photos : Gregory Hernandez / GDP

C’est dans une salle encore peu remplie – les contrôles à l’entrée sont assez stricts en l’absence de vestiaires – que débute une première partie assez particulière, The Legendary Orchestra ! Composé de musiciens, et d’un chœur d’une dizaine de personnes, ils reprennent, à leur manière, tous les plus grands standards des Sabaton ! Et à leur tête, Noa Gruman, qui, en plus d’être chef de chœur, donne de la voix et de sa personne ! A ses côtés, Mia Asano au violon, et Patty Gurdy à la vieille à roue forment un duo étonnant et détonnant qui fonctionne à merveille.

L’ensemble est terriblement épique et vous met tous les petits poils de votre corps en l’air. Malgré le côté un peu redondant sur la fin de leur prestation – un tout petit peu trop longue – le rendu était si beau que cela a arraché des larmes à certains spectateurs.

C’est avec cinq petites minutes de retard que les lumières s’éteignent enfin, mais non pour laisser place à Sabaton mais plutôt à MONSIEUR Napoléon Bonaparte, qui fait son entrée sur la scène centrale. Il commence son discours en anglais, mais en se reprenant assez rapidement en français « Mais attendez, qu’est-ce que je fais ? » sous les acclamations d’un public complètement hilare.

Je n’ai, pour mémoire, jamais vu un tel début de concert : toujours sur la scène principale, Napoléon et Genghis Khan, deux des grandes légendes qui ont fait l’objet d’un morceau dans ce dernier album de Sabaton, s’apprêtent à combattre à l’épée (après avoir poignardé un troisième larron, Jules César) avec le public qui hurle « La bagarre ! la bagarre ! la bagarre! ». Ils sont néanmoins interrompus par les templiers, qui se trouvent être Sabaton, et le concert peut enfin commencer !

C’est par une immense passerelle que les membres de Sabaton rejoignent la scène principale, tout sourire, et commencent avec, logiquement, « Templar ». Le groupe enchaînera avec « The Last Stand », durant laquelle Joakim Broden, chanteur de la formation, remettra ses très célèbres lunettes et que le groupe enlèvera ses tenues moyen-âgeuses pour celles que nous connaissons tous.

Si c’est bien le dernier – et excellent album – en date qui est le plus mis en avant – le reste de la discographie des Sabaton n’est pas oublié avec tous les grands standards du groupe : « Carolus Rex » mais en suédois, histoire de varier le plaisir, « The Red Baron », « Christmas Truce » avec un public parsemé de lumière ce qui a rendu l’ambiance magique, « Night Witches », « Primo Victoria » bien entendu ou encore « To Hell And Back » qui a enchanté toute l’assistance, au point que tous les gradins se sont levés.

D’ailleurs, le Legendary Orchestra rejoindra le groupe en milieu de set, pour apporter une dose épique absolument dingue au restant du concert.

Et le spectacle est là ! A coup d’acteurs sur scène, de canons, et de pyro sur scène (à part les « boums » qui étaient un peu trop forts) Sabaton souhaite toujours en mettre plein les yeux ! Et le son est présent, malgré un chant trop en retrait en début de set, mais ce sera rapidement corrigé. Tout le groupe se montre présent, impliqué, parfois joueur comme avec ce ballon capote qui atterrira et éclatera dans les mains de Joakim et Par, ce drapeau français, reçu sur scène et tenu avec fierté par les membres du groupe, puis plus tard par Joakim qui le mettra sur ses épaules. Enorme mise en scène également pour le morceau « A Tiger Among Dragon » avec ces grands tambours chinois. Bref, le seul petit reproche à faire est le son des pétards, trop forts pour certaines petites oreilles.

Quand je vois l’immense machine qu’est devenue Sabaton au fil des années, je ne peux m’empêcher de penser à ma découverte du groupe, en 2010, au cours d’un Hellfest : ils passaient alors à midi, devant environ (et à tout casser) une bonne centaine de personnes, fans comme curieux. trois ans plus tard, ils seront, déjà, la tête d’affiche du Summerbreeze. Une superbe et émouvante progression pour un groupe qui, non seulement, le mérite au vu de la grande qualité du concert de ce soir, mais qui a su garder la même énergie, la même passion, le même sourire malgré les années et le succès. Et c’est le plus beau cadeau pour les fans de la première heure. Nous ressortons de ce show heureux, légers, apaisés. Merci Sabaton pour ce concert hors du temps, qui nous en a mis plein les yeux et les oreilles !

[LIVE-REPORT] Klone, Gorod, The Old Dead Tree et Vestige au Trabendo de Paris – 25/10/2025

C’était un samedi d’octobre fort occupé dans la capitale, avec plusieurs concerts de haute qualité, et plus particulièrement dans le Metal. Une belle affiche, regroupant quatre groupes exceptionnels dans des sous-genres bien différents, va mieux attirer notre attention : une belle soirée en perspectives, avec de belles découvertes à la clef !

On a un seul petit reproche à faire à Vestige, qui ouvrait la soirée au Trabendo de Paris : une prestation bien trop courte qui nous laisse sur notre faim. Pourtant, le groupe s’est particulièrement donné ce soir, devant un public malheureusement encore réduit, avec des titres tous aussi bons les uns que les autres (l’enchaînement « Corrosion » et « Envy » roh là là !). Il n’y a eu aucun temps mort mais on aurait aimé tellement plus ! Vivement que le groupe fasse de vrais sets complets de plus d’une heure et demie. Ils le méritent bien !

Et après un très court temps de changement de plateau (bravo aux équipes d’ailleurs pour leur efficacité tout au long de la soirée), c’est The Old Dead Tree qui prend place sur la scène. Forts de la dernière sortie « Second Thoughts » mais surtout d’un bel EP live « London Sessions », enregistré dans les mythiques studios d’Abbey Road à Londres (Royaume-Uni) (sortie ce 28 novembre), la formation se montrera, contrairement à un concert dans la même salle en 2023, extrêmement ravi d’être présent, et enchaînera les titres, qu’ils soient de leur merveilleux premier album « The Nameless Disease » (« How Could You? », « We Cry As One »), ou plus récents (« Unpredictable », « Story Of My Life »). Petite surprise, un inédit a été joué, « Feel Alive Again », ce qui a entièrement ravi les connaisseurs de la salle. Le show, carré, énergique et surtout passionné aura fait mouche auprès de tous, malgré, parfois, un Manuel Munoz pas toujours très juste dans sa voix (mais on le pardonne bien, on n’est pas capable de faire même un tiers de ce qu’il fait!)

Vient ensuite Klone, et avant d’entrer dans le vif du sujet, petit aparté : Klone étant (de ce que nous avons compris) la tête d’affiche, nous avons trouvé dommage que le groupe ne clôture pas la soirée à la place de Gorod : beaucoup sont en effet parti avant le set des bordelais et ont loupé la tuerie intersidérale qu’était la prestation du groupe. Mais nous y reviendrons.
Le show de Klone donc était moins dans l’émotion que leur prestation au dernier Kave Fest cet été, donc un peu plus rentre dedans qu’à l’accoutumée (rappel : c’est la cinquième fois que nous voyons le groupe en live) (on ne se refait pas, que voulez vous), très axé autour des deux dernières sorties de la formation, « Meanwhile » et « The Unseen », mais aussi sur leur album le plus connu « Here Comes The Sun », sortie en 2015 (déjà !). Un show carré, beau, prenant, bref, encore une fois, à la hauteur de la réputation des Poitevins qui se retirent tout sourire, sous une immense acclamation du public.

Quel plaisir ! Quel plaisir de découvrir (ou de redécouvrir pour certains d’entre nous) Gorod en concert ! Le groupe ayant pris quelques minutes de retard, débute dos à la scène, tout comme le premier pogo de la soirée, profitant d’une fosse plus clairsemée ! Les bordelais sont en forme, sourire aux lèvres et instruments phosphorescent, mais prêt à en découdre. Avec une belle mise en avant de « The Orb » (notamment sur le morceau titre durant lequel j’ai cru que le sol n’allait plus tenir), le public semble soudain s’embraser et Gorod ne fait que les encourager. Et avec un sacré groove !
Les anciens morceaux ne sont pas en reste : « Transcendence », « Carved In The Wind » ou encore et surtout « The Path » feront la joie des fans de la première heure. Le groupe se retirera sous une standing ovation. Probablement l’un des groupes les plus sous-estimés de la scène internationale actuelle, et si vous ne connaissez pas, foncez sur tous leurs albums (The Dillinger Escape Plan fait de la musique classique à côté). Un seul tout petit regret : l’absence de tote bag au merch pour Madame (on vous a prévenu, on ne se refait pas).

Gorod vient conclure donc une superbe soirée variée, sous le signe du talent à la française. Un superbe plateau dans une très belle salle, qu’on n’aurait pu imaginer il y a encore quelques années. Chaque prestation a été de haute voltige, pour un moment inoubliable pour chacun d’entre nous. Notre scène Metal est plus vivante que jamais aujourd’hui. A nous de tâcher, à notre échelle, de la faire vivre. Bravo aux quatre groupes de ce soir pour cette soirée exceptionnelle en tous points.

[LIVE-REPORT] Tyrant Fest – Se réinventer pour se lever plus fort demain [JOUR 2]


Petite nouveauté du Tyrant Fest cette année : une deuxième journée mais cette fois à l’Aéronef de Lille. Une place plus centrale, mais qui a (seulement) moins de charme.

Et avec un tel changement, malheureusement, des choses n’ont pas suivi : moins d’animations sur tout le week-end (mais Julian Draglen, le conteur, avait une nouvelle fois répondu présent pour le plus grand bonheur de tous!), une offre restauration plus réduite, une configuration de salle moins accessible, pas de sièges, des tatoueurs parqués à côté des toilettes. Bref, on sent que ce nouveau lieu à posé de sacrés challenges à l’équipe. Néanmoins, la place centrale de la salle (au milieu de Lille) est extrêmement confortable, le son fut vraiment top, et le merchandising a pu assez s’étaler pour qu’on ne se marche pas dessus. Nous avons d’ailleurs eu la joie d’assister à la séance de dédicace de Sinsaenum en ces hauts lieux de la musique !

Aussi la programmation a été très belle, avec deux grosses révélations : Firtan, groupe de pagan black metal originaire d’Allemagne, a envoûté littéralement la fosse avec un set carré, ne laissant aucune place à l’improvisation, certes, mais avec à la fois beaucoup de violence et d’émotions (et non ce n’est pas contradictoire !) .

Autre découverte : Asagraum, duo féminin de black metal originaire des Pays-Bas, qui, passé un début de set un peu brouillon, va transmettre son énergie et sa passion à toute la fosse. Bon, peut-être un peu trop puisque le groupe aura oublié l’horaire, et se fera gentiment sortir de scène par l’organisation.

Sinsaenum, super groupe européen avec des membres (notamment) de Kreator, Loudblast et, pour l’occasion, le bassiste de Moonspell Aires Pereira, sera le groupe de la soirée. Le show fut furieux, et si les titres du dernier (et excellent) nouvel album « In Devastation » étaient, logiquement à l’honneur (notamment le puissant « Last Goodbye » en l’honneur du regretté Joey Jordisson), le groupe n’a pas oublié les morceaux qui ont fait leurs succès, notamment un « Final Resolve » d’anthologie qui aura conclu de la plus belle des manière un set magistral. C’est à se demander pourquoi cela ne bougeait pas plus que ça en fosse !

Malheureusement, le groupe suivant subira l’effet collatéral de ce set : Messa, groupe italien très différent car officiant dans le doom metal, ne nous aura pas conquis avec sa musique d’ordinaire si belle, mais cette fois bien trop lente et paraissant quelconque. Néanmoins, cela n’est que notre avis personnel, et, positionné à un autre créneau, notre avis aurait été différent.

Et c’est sur cette note que nous terminons ce report sur un festival original, aux choix pointus, qui saura vous séduire ! S’il y a encore quelques petites choses à corriger sur ce passage à l’Aéronef de Lille (si il est maintenu l’année prochaine), la qualité de son affiche, des lieux, et de ses animations en font un festival atypique mais surtout très convivial. Au point de vouloir nous prendre des billets pour l’édition 2026 !

Tu viendras avec nous ?

[LIVE-REPORT] Tyrant Fest – Se réinventer pour se lever plus fort demain [JOUR 1]

Festival historique estampillé black metal de la région lilloise, le Tyrant Fest brille par son originalité autour de trois points majeurs : sa localisation (le 9-9 bis ancien site minier de la ville d’Oignies), son affiche (des plus pointues en terme de Metal extrême) et ses activités (tu es déjà monté en haut d’un terril au flambeau à la nuit tombée ? Non ? Bah là-bas ON LE FAIT ! (et ouais)). Pourtant, et malgré un sold out l’année dernière, le Tyrant Fest a été contraint de se réinventer (mais tout en essayant de garder son identité propre) : Nouveau lieu pour le deuxième jour (l’Aéronef de Lille, moins charmant, mais plus central pour beaucoup de locaux), affiche plus ouverte. Voyons ce que donne ce Tyrant Fest évolué.

Comme il est de coutume désormais d’entrée, le festival débute par la visite du carreau de mine d’Oignies, juste en face du Métaphone, en compagnie d’une guide : une visite des plus passionnantes du patrimoine industriel des Hauts-de-France, à ne pas louper et pour un prix dérisoire (7 euros la visite).

Le site est exceptionnel donc, avec une salle immense et superbe, le Métaphone. Mais si les conditions sonores et scéniques étaient à la hauteur des espérances, ainsi que la place pour s’asseoir à l’intérieur comme à l’extérieur de la salle (mention spéciale pour cette superbe terrasse externe !), le couloir devant la salle, étroit et occupé par les stands de merch, faisait que le passage devenait de plus en plus difficile au fur et à mesure que la soirée avançait.

Deuxième autre petit point négatif sur cette première journée : les food trucks qui n’étaient, malheureusement, pas assez en nombre (et malgré toute la gentillesse et la bonne volonté du personnel – et en plus c’était vraiment très bon). Les points boissons, en revanche, tournaient très bien, en plus de vendre de la bière de QUALITE ! (il ne fallait pas s’attendre à moins, on est dans le nord !).

Et côté groupes alors ça donne quoi ?

Cette première journée restera plus expérimentale, avec de superbes découvertes : la révélation Sang Froid, avec de belles inspiration Goth rock, et un chant à la Peter Steele assez troublant il faut l’avouer !

On retiendra aussi la confirmation The Great Old Ones, certainement le groupe qui attirera le plus de monde ce soir, et qui livrera un show carré, professionnel, et sans concession. Mais c’est surtout le show des Imperial Triumphant qui nous aura vraiment impressionné, c’étaient les véritables stars de la soirée ! Ils étaient d’ailleurs complètement déchaînés. Mention spéciale au bassiste de la formation Steve Blanco qui fera le spectacle, plus particulièrement (et on l’apprendra après) pour un petit garçon qui devait sourire de bonheur.

Un show passionnant, hypnotisant, porté par un son aux petits oignons (bravo à l’ingé-son pour le coup !), et bien loin du concert du Motocultor 2022, durant lequel j’avais trouvé le groupe bien moins impliqué et bien plus froids. Foncez sur leur dernier album « Goldstar », c’est une petite pépite !

Pendant ce temps là, des silhouettes noires parfois encapuchonnées errent dans la forêt à la lueur des torches enflammées. Un petit groupe de festivaliers a osé s’aventurer en terres inconnues, bravant la nuit noire pour aller à l’assaut du terril 110, porté par le fabuleux conte de Julian Delgrange. Une expérience originale, inédite, hors du temps, qu’on vous surconseille très chaudement !

Un mot pour la clôture de la soirée, Alcest ! Le groupe sortira un décor somptueux, chose rare dans les festivals pour être soulignée. Seulement, nous n’avons pas été emporté, comme d’emblée par la prestation du groupe, qu’on a senti très fatigué (surtout Neige), malgré une prestation carrée et professionnelle. De plus, ils ont joué moins longtemps que prévu, ce qui nous a laissé sur notre faim. Mais nous reparlerons de la durée des sets des groupes sur notre prochain report.

C’est sur ces notes que le Tyrant Fest se clôture, à l’ombre de l’immense Terril surplomblant le Métaphone. Une journée enchanteresse avec des groupes qui ont répondu, excédé nos attentes. Cela promet pour le lendemain, mais ça, ce sera pour le prochain report !

[LIVE-REPORT] Der Weg Einer Freiheit @ Petit Bain, Paris (28/09/2025)

Il y a foule ce soir au Petit Bain pour une date full post-black, avec un groupe qui se fait extrêmement rare en France : Der Weg Einer Freiheit, qui vient défendre son nouvel album, « Innern ».

(Merci à Garmonbozia pour l’accréditation !)

Mais tout d’abord, le concert s’ouvre avec un groupe dont c’est la première apparition à Paris (et la deuxième en France, ils étaient la veille à Grenoble) : Heretoir. Fondé en 2006, le groupe vient de dévoiler un très bel album, « Solstagia » avec lequel ses membres espèrent toucher un public plus international. Attendus au tournant par de très nombreux fans venus exprès (et parfois de loin) les voir, la formation teutonne ne décevra pas en mettant particulièrement en avant son nouvel album, mais aussi quelques standards comme « Golden Dust ». C’est après cinq titres – seulement ! – que le groupe se retire sous une ovation impressionnante du public.

Après une courte pause, Dead Can Dance résonne au sein du Petit Bain, mettant au silence tout âme bien trop joviale de la salle. Puis c’est sous les cris et les hourras que Der Weg Einer Freiheit arrivera, entamant un « Marter » d’anthologie, histoire de mettre au pas tout ce beau monde. « Xibalba » suivra, enfonçant encore plus le clou.

Le groupe enchaînera les premières 45 minutes sans temps mort (marque de fabrique) mettant particulièrement en avant leur nouvel album, « Innern », mais aussi avec quelques titres standards du groupe, dont les fameux « Einkehr » et « Aufbruch » qui raviront les fans de la première heure.

Néanmoins, le groupe ne se montre pas avare en terme de communication, et, à moins de connaître sur le bout des doigts la discographie du groupe. Cela peut plaire comme déplaire. Mais cela n’entache pas une prestation extrêmement réussie des teutons, qui se retirent avec « Forlorn », sous des applaudissements très soutenus.

Une date mémorable pour tout fan de post-black qui se respecte, avec une prestation de la part des Der Weg Einer Freiheit et des Heretoir à la hauteur (et même plus que ça pour les seconds) de toutes les espérances. Espérons que nous puissions revoir les deux groupes très rapidement.

[LIVE-REPORT] Mennecy Metal Fest 2025 – Le festival de la rentrée de plus en plus grand !

Malgré le fait que le festival peut demeurer inaccessible pour une certaine tranche de la population non véhiculée, le Mennecy Metal Fest continuer toujours d’attirer de plus en plus de monde, et de plus en plus de groupes internationaux.

Il faut dire que le festival a tout pour plaire : niché dans un coin de nature (le parc de Villeroy à Mennecy, avec des beaux grands arbres), le site m’a semblé pourtant assez petit, mais toujours en adéquation avec le nombre de festivaliers. La foule était d’ailleurs plus ou moins dense selon les groupes qui jouaient.

Le vendredi était tout de même moins bondé malgré la qualité de l’affiche, cela étant du à cette première semaine intense de rentrée : on retiendra surtout l’immense prestation des Shaarghot qui aura littéralement mis le feu à toute la fosse, les sympathiques Polarys dont nous avons pu apercevoir – et in extremis – la fin du set, ainsi que les vétérans italiens de Necrodeath, qui aura gâté ses fans comme les néophytes avec une prestation carrée et passionnée. La tête d’affiche, Blind Guardian, aura surtout su rassembler les fans de la première heure, et offert au show carré, digne de la réputation des teutons.

Mais le concert de la journée qui m’aura vraiment surpris reste celui de … Dagoba (oui oui) : alors que je n’attendais plus rien du groupe, en particulier avec la sortie de « By Night » (simple question de goût personnel, je n’aimais pas alors la direction prise par la formation) : énergique, puissant, émouvant aussi par moment, la bande toujours menée par un Shawter en pleine forme m’aura particulièrement séduite, par son implication et sa passion. Au point de vouloir jeter de nouveau une oreille distraite au dernier album du groupe « Different Breed », sorti en 2024.

La journée du samedi, qui sera plus calme par rapport au dimanche, comportera son lot de surprises : la révélation Lies We Sold, les très sympathiques Krashkarma (un excellent sens du spectacle, ils auront d’ailleurs débuté le set depuis la fosse, histoire d’attirer, en cette heure matinale, la foule !) la confirmation de Parallyx (qu’on vous conseille, c’est peut-être le groupe le plus sous-côté du moment… et il faut que ça change !), Dirty Fonzy qu’on n’avait plus vu depuis un long moment, les finlandais de Waltari qui se font bien trop rares en France (mais dont la prestation, sans âme ni implication, ne nous aura pas marqué) et l’incroyable prestation des Imperuza, notre découverte de ce festival, qui allie une forte personnalité culturelle musicale avec des riffs ravageurs et une puissance à couper le souffle. Un groupe forcément à suivre et de très près.

Si Ensiferum n’aura pas déçu en livrant un show carré à la hauteur de l’excellence du groupe, ce sera Nightmare que nous retiendrons le plus, avec une prestation qui nous aura laissée bouche bée (c’est le cas de le dire!). Mention spéciale à Barbara Mogore, aérienne et surnaturelle. On ne voyait qu’elle sur scène !

Enfin, le dimanche aura été le jour le plus chargé, mais aussi avec le plus de mouvements de foule devant les deux scènes. Il faut dire qu’il y avait un superbe programme, presque 100% français : on aura adoré de notre côté Beyond The Styx, mais qui n’aura pas emporté l’approbation de tout le monde par son hardcore semblant parfois inaccessible à une frange du public, les australiens d’Electric Mary pour la première et la dernière fois – et complètement déchaînés – les Dropdead Chaos qui aura fait une prestation de fou (avec toujours l’incroyable voix de Renato !) (on vous a déjà dit qu’il était l’un des meilleurs chanteurs, si ce n’est le meilleur chanteur de la scène actuelle ?) avec en point d’orgue Auré des Akiavel venant donner de sa personne sur la reprise des Slipknot – « Surfacing » !
Ces mêmes Akiavel qui reviendront plus tard sur scène faisant déferler toute leur puissance, pour le plus grand bonheur du public qui a fortement répondu présent (mais aussi pour celui de mon fils de 3 ans et demi). Le duo avec El Termito (de Loco Muerte) aura d’ailleurs achevé un public qui en demandait toujours plus ! Le groupe en profitera d’ailleurs pour lancer, en collaboration avec la marque de vêtements et accessoires Les Poulettes Sisters, un nouveau tee-shirt (tu l’as chopé ?) . Enfin les patrons – ou plutôt la patronne de Witcher ont su satisfaire nos petites oreilles, malgré un petit faux départ.
On saluera aussi la jolie prestation de Septaria, présent car vainqueur d’un tremplin, qui aura fait une prestation toute en finesse, en légèreté mais surtout en émotion. Bravo à eux !

Le Mennecy Metal Fest nous aura séduit, au-delà de la qualité de sa programmation, par son ambiance familiale, sans prise de tête, et un Metal Merch très bien fourni (avec la présence de beaux stands, J’taime Pas Clothing, Les Poulettes Sisters donc mais aussi des stands de jeux de sociétés, une librairie, un barbier…) ainsi qu’un merchandising officiel absolument SU-BLIME !. Si quelques petits désagréments sont à évoquer (le manque de toilettes mais surtout le manque d’offre niveau transports en commun surtout pour repartir du festival à une heure tardive de la soirée), cela n’entache en rien l’excellent moment que nous avons passé, sur ce petit festival, qui a tout d’un grand !

[LIVE-REPORT] Amour, Bonne bière et Grande Musique – Nos impressions sur le Kave Fest, le petit festival qui devient (très) grand (mais pas trop hein !)

La neuvième édition du Kave Fest s’est tenu une nouvelle fois à Gisors, du 4 au 6 juillet. Et on a tout plein de choses à lui dire.

(Cet article est fait sans aucun partenariat, nous n’avions même pas d’accréditation cette année faute de l’avoir demandé !)

Cher Kave Fest,

Je suis allé, comme tous les ans, faire mon pèlerinage annuel chez toi, dans tes terres de Gisors, dans le parc de ce somptueux château. Tu as encore dressé tes tentes, monté ta scène (un poil plus centrée vers le château que l’année dernière) et invité des personnalités, des musiciens, de plus en plus prestigieux.

Et dire que tout a commencé dans un …jardin, à Chatou, en banlieue parisienne sur une petite journée. Comme parti d’une immense blague et pourtant, une première édition tellement bien rôdée qu’elle va fidéliser d’emblée quelques dizaines de festivaliers, des amis et des bénévoles qui reviendront les années suivantes (et qui deviendront ton Krew). Et la blague perdurera jusqu’à devenir bien plus sérieuse, encore mieux rôdée, tellement professionnelle que vous deviez, sans doute, crouler sous les demandes des groupes français !

Et puis un jour, le jardin de Chatou devint trop petit pour accueillir tout tes nouveaux fidèles. Alors tu t’es remis à la recherche d’un nouveau lieu de pèlerinage. Et tu as trouvé Gisors et son château. Un peu loin, certes, mais toujours aussi accessible par le train.

Mais un bon plan ne se déroulant jamais sans accroc, ce dernier, prenant l’apparence d’une nouvelle maladie, qu’on appellera dans un premier temps le Coronavirus (et rien à voir avec la bière du même nom), mettra un vrai coup d’arrêt au projet. Alors tu as attendu, tu as peaufiné tes envies, pour revenir, plus fort, en 2022.

Et quelle édition en 2022 ! Malgré quelques faiblesses que tu réajusteras (comme les tous petits hamburgers que tu proposeras), la transition s’effectuera à merveille ! Outre l’affiche de dingue, la qualité des stands, les animations médiévales proposées, la qualité de la bière servie (oui, il faut le dire, absolument) ont fait de cet endroit un cocon, un vrai, dans lequel on se sent comme à la maison.

Les éditions se suivront : 2023 avec Myrath et ten56. en tête d’affiche, 2024 avec un troisième jour, avec Plini et SepticFlesh mais aussi l’ouverture d’une nouvelle zone dans le château, la BasseKour, avec des spectacles de magie, d’hypnotisme, de danse du feu et de musique médiévale ! C’est une vraie bulle, dans laquelle on a l’impression d’être à l’écart du festival sans pour autant le quitter.

Et vient 2025, la dernière édition en date. Avec des têtes d’affiche internationales (Coheed And Cambria est rare en France, on les a vus au Kave Fest !), des groupes français majeurs (Klone, vous avez fait pleurer beaucoup de monde, nous y compris, vous avez encore fait un set SOMPTUEUX), mais surtout, encore et toujours, de belles découvertes (les filles de Saint-Agnes ! Le punk déjanté de Mirabelle ! Les Revnoir qu’on ne connaissait que de nom et qu’on ne regrette pas d’avoir vu ! Et deux très belles découvertes dans des genres assez opposés : les blackeux français Griffon et les tchèques de StellAris qu’on vous conseille d’écouter et de soutenir !

Alors l’année prochaine c’est tes dix ans.

Dix ans déjà! On a hâte de savoir ce que tu nous a réservé Kave Fest !

Alors on profite de cet article pour te remercier toi, ton créateur, Selim Hadriche, sa famille, sans qui tout ceci ne serait jamais arrivé (jamais mes parents m’auraient laissé organiser un festival de Metal dans le jardin !), tes fidèles, d’abord au sein de ton krew, mais aussi au sein de ton public, toujours plus nombreux d’année en année, tes partenaires, ta sécurité (qui a demandé des slams au public sur Boston Manor !)…Bref, tous les acteurs qui font de toi un festival unique dans lequel on se sent comme à la maison….

Et on se revoit l’année prochaine sans faute !

[LIVE-REPORT] Kave Fest Jour 2 – Et le soleil fut de la partie

Le beau temps et la chaleur s’invitent à la fête en cette deuxième journée, qui attend plus de visiteurs que la veille, notamment en raison de sa prestigieuse tête d’affiche, SepticFlesh. On verra bon nombre de festivaliers profiter des abords du site : promenades dans les rues de Gisors, arrêt sur une terrasse, shopping au marché (quelques uns rapporteront d’ailleurs des barquettes de fraises sur le festival – cela donnera peut-être quelques idées à l’organisation ?)… Après cette matinée très chill pour bon nombre d’entre nous, il est l’heure de revenir aux hostilités.

Après avoir avalé un solide petit-déjeuner en terrasse, on attaque dans le dur avec les Lies We Sold !

Lies We Sold

Si le groupe de MetalCore (oui, encore !) datant de 2018 nous fournit un show solide et carré (sans pour autant faire dans l’original), le groupe souffrira d’un gros manque niveau son puisqu’au niveau de la fosse, seule la batterie, du moins au début du set, était sur-audible. De plus, le public un peu éparse aura peut-être eu un impact sur le groupe, qui aura du mal à commencer. Mais les problèmes de sons ayant été réglés rapidement et les festivaliers arrivant petit à petit sur le site, le groupe finira sur un carton, et une belle ovation encourageante.

Vestige

Notre deuxième grosse découverte est Vestige, tout jeune groupe français se qualifiant de Metal Moderne ! Si l’arrivée sur scène a pu en déstabiliser plus d’un (notamment à cause du pantalon très fleuri de Théodore que même ma chère grand-mère n’aurait jamais voulu porter, avec des baskets aux couleurs assez criardes… Oui pas très Metal ), la formation dissipera tout doute dès les premières notes jouées. Un savant mélange entre du Klone (normal, Pierre-André Krauzer est à la basse), du Alcest et du Opeth, avec quelques passages à la black metal bien sentis. Un résultat unique, original, beaucoup trop bon. Un groupe que nous suivront de très très très près ! Leur premier album, « Janis », sort normalement ce 6 septembre !

SOU/f/FRE

Autre groupe de Metal Moderne, autre ambiance ! Si les SOU/f/FRE font sensation avec tout un univers sombre et prenant (et le tout chanté en français, ce qui devient rare sur notre scène nationale), leur musique ne me parle pas, et ne m’a pas parlé durant leur belle prestation devant un public conquis. Les goûts et les couleurs… En tout cas, belle présence scénique et excellent son !

Det Var

Les Det Var font figure d’ovnis puisque ce sont les seuls dans leur genre – à savoir le folk-pagan ! Toujours mené par Johan et Thomas, la petite bande a acquis, depuis 2022, une belle expérience scénique qui se ressent, tellement la prestation est carrée ! La qualité du son, et l’implication mais aussi la confiance de tous les musiciens ont fait de ce moment quelque chose d’unique, de transcendant, et de merveilleux. Des impressions partagées par le public, très nombreux devant le groupe, et qui l’a très chaudement applaudi. Un show très émouvant – Johan déclarant même ne plus s’entendre penser tellement l’ovation était chaleureuse. Et une belle évolution depuis 2022. On a hâte d’écouter un futur album !

Oceans

Changement de ton avec ce groupe venu tout droit de Germanie, Oceans. Le groupe sera sans concession du début à la fin avec un show puissant, sans faille, ravageur. Et toujours avec un immense sourire sur les lèvres (notamment pour le batteur, un poil crispé… on sentait que ça tirait sur les bras). Les teutons ont déclarés à de très nombreuses reprises être heureux d’être là, et ça s’est senti par tout le plaisir qu’ils prenaient sur scène. Le show le plus furieux de cette édition, voir même peut-être de toutes les éditions du Kave Fest.

Ashen

Après un show aussi furieux, difficile pour Ashen de passer derrière ! Pourtant, par la simplicité et la sincérité du groupe et de son chanteur notamment feront fondre le pit comme neige au soleil. Une très belle prestation, et une chouette découverte, hyper groovy malgré le côté Metalcore. Juste dommage de n’avoir pas profité de la présence de ten56 pour jouer « Sacrifice » ensemble en live !

ten56

Car oui, thrown ayant annulé le matin même sa venue pour raisons médicales, c’est ten56 qui se chargera de les remplacer au pied levé. Une belle aubaine pour le festival, mais pas un coup de chance puisque le batteur du groupe, Arnaud, est de Gisors ! C’est d’ailleurs leur deuxième prestation en deux ans au Kave Fest.
Si le groupe a du mal à se chauffer – notamment Aaron qu’on sentait moins en voix qu’habituellement – cela ne les a pas empêché de mettre le feu dans le pit. Les festivaliers, malgré la déception de base, ont été extrêmement ravis de ce remplacement de luxe, et qui en plus se donne hyper à fond sur scène (ce n’est pas le cas pour tous). Un grand bravo à ten56 pour ce show de dernière minute qui n’a pas dû être évident !

SepticFlesh

Enfin les stars de la soirée déboulent sur scène ! Avec un son au top dès les premières secondes – d’ailleurs le public ne s’y trompera pas en entamant des slams à peine l’intro du premier morceau terminée – les SepticFlesh se montreront en très grande forme ce soir et serviront à tous leur sujets (venus en nombre) la totale : on a pu assister à un grand concert, digne des plus grands festivals ! Seth, d’humeur bavarde, a déclaré son amour pour son public français, argumentant que si les grecs pouvaient faire un concert à l’Acropole d’Athènes avec un orchestre philarmonique en septembre, c’était grâce à leurs fans de l’Hexagone. Ils se retirent sous d’énormes applaudissements.

C’est sur cette note que le Kave Fest se termine pour nous, qui devons nous hâter vers notre logis. Le festival a encore passé un palier avec une très belle programmation attirant de plus en plus de noms internationaux, gérant parfaitement, à quelques exceptions près le samedi, les contraintes techniques, augmentant son offre avec des nombreux stands de qualités, une nourriture en quantité suffisante et savoureuse, et une nouvelle zone « Bassekour » qui nous a totalement séduit, parfaite pour une vraie pause à l’écart du reste du festival, avec des spectacles plus familiaux qui raviront les kaviens de tous les âges et de tous les horizons (même si on reste à moitié convaincus par l’hypnotiseur !) Le seul petit défaut : la programmation, peut-être trop axée Core – même si on conçoit que le genre marche très bien en ce moment. On espère l’année prochaine (bah oui, on revient, vous croyez quoi ?) avoir une belle affiche plus généraliste avec de belles découvertes encore en perspectives (et cette année, il y en a eu un bon paquet !)

En tout cas, si vous étiez hésitants pour l’année prochaine, nous pouvons vous conseiller qu’une seule chose : foncez, et prenez vos pass dès leurs mises en vente. Le Kave Fest est synonyme de bon temps, d’ambiance familiale, d’excellent son. Le cocktail pour passe un week-end de folie et inoubliable.