[CHRONIQUE] « Automata I » – Between The Buried And Me

Créé dans les années 2000 en Caroline du Sud, USA, les Between The Buried And Me peuvent se vanter d’une carrière plus écclectique, créative et risquée que ses compatriotes. « Automata I » ne fait pas exception à la règle. Première partie d’un album conceptuel, ce disque enthousiasmera autant qu’il divisera.

Il faut dire que Between The Buried And me s’éloigne des sentiers battus : les titres parfois très classiques (« Condemned To The Gallows »), certains assez catchy (« Millions »), d’autres à la complexité tout bonnement ahurissante (« Yellow Eyes »). En point d’orgue de cette galette, le morceau « Blot » qui la conclut, zigzaguant tellement vers toutes les directions, toutes les influences ! Elle est l’étirement mental du concept de Tommy Rodgers, celui de pouvoir voir les rêves des autres sur grand écran. Tout un programme, encore une fois fort, qui vient servir une musique passionnante et passionnée, qu’on découvrira et redécouvrira avec grand plaisir.

Le seul problème de « Automata I » est son goût inachevé. C’était le risque à prendre pour un album scindé en deux. Il n’y a aucune conclusion, « Blot » ne laissant que présager ce qu’il y a en plus derrière. Bref 35 minutes qui s’interrompent de manière assez abrupte. Une idée, marketing ou non, pas si bonne que ça.

« Automata I » est une galette à la fois dense et passionnante qui se différencie (mais c’est habituel chez Between The Buried And Me) des autres albums du groupe. Elle ne plaira pas à tout les fans ! Malgré le goût d’inachevé laissé par ce qui reste une première partie, il nous tarde de pouvoir jeter une oreille à « Automata II », prévu pour cet été.

8,5/10

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Haken : Toutes les informations sur le prochain « L-1VE » !

Haken va sortir le 22 juin prochain via InsideOut Music un nouveau live, intitulé simplement « L-1VE ». Il sera au format CD/DVD

Le concert enregistré est celui donné le 13 avril 2017 à Amsterdam (Pays-Bas), dans le cadre de la tournée « Affinity ». Le DVD contiendra, en plus du show, 4 titres filmés au ProgPower USA 2016 et des clips en guise de bonus.

Il a été produit par Neal Morse et Jerry Guidroz.

Tracklist :

CD 1 – Live in Amsterdam 2017 :

01 – affinity.exe/Initiate
02 – In Memoriam
03 – 1985
04 – Red Giant
05 – Aquamedley

CD 2 – Live In Amsterdam 2017 :

01 – As Death Embraces
02 – Atlas Stone
03 – Cockroach King
04 – The Architect
05 – The Endless Knot
06 – Visions

DVD 1 – Live In Amsterdam 2017

01 – affinity.exe/Initiate
02 – In Memoriam
03 – 1985
04 – Red Giant
05 – Aquamedley
06 – As Death Embraces
07 – Atlas Stone
08 – Cockroach King
09 – The Architect
10 – The Endless Knot
11 – Visions

DVD 2 – Bonus :

01 – Falling Back to Earth (live au ProgPower USA 2016)
02 – Earthrise (live au ProgPower USA 2016)
03 – Pareidolia (live au ProgPower USA 2016)
04 – Crystallised (live au ProgPower USA 2016)
05 – Initiate (clip vidéo)
06 – Earthrise (clip vidéo)
07 – Lapse (clip vidéo)

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Lordi : Nouveau titre dévoilé

lordi-sexorcism-e1520547792817 (1)Lordi va sortir son nouvel album, « Sexorcism », le 25 mai prochain via AFM Records. Le groupe vient d’en dévoiler un nouveau titre, « Your Tongue’s Got The Cat », qui s’écoute ci-dessous :

Tracklist :

01 – Sexorcism
02 – Your Tongue’s Got The Cat
03 – Romeo Ate Juliet
04 – Naked In My Cellar
05 – The Beast Is Yet To Cum
06 – Polterchrist
07 – SCG9: The Documented Phenomenon
08 – Slashion Model Girl
09 – Rimskin Assassin
10 – Hell As Room
11 – Hot & Satanned
12 – Sodomesticated Animal
13 – Haunting Season

[INTERVIEW] Pierre Le Pape – Melted Space

Melted-SpaceTrois ans après la sortie de leur dernier album « The Great Lie », Melted Space revient avec une nouvelle galette ma foi tout à fait savoureuse, « Darkening Light ». Metal-Actus s’est entretenu avec son fondateur, Pierre Le Pape, à son propos …

Metal-Actus : Peux-tu nous expliquer l’origine du titre du nouvel album de Melted Space, « Darkening Light » ?

Pierre Le Pape (Melted Space) : C’est avant tout une impression, dans le sens où c’est un album qui est basé sur une sorte d’équilibre entre le clair et l’obscur, entre le positif et le négatif. Quand on a terminé l’album et qu’il était en phase de mixage, on s’est posé la question du titre. C’est la chose, en général, que je fais en dernier, une fois que j’ai vécu l’expérience jusqu’au bout. Et c’est vrai que je raconte cette histoire, une création d’un monde avec l’homme qui rejette les dieux, où au final ils doivent créer un monde pour survivre. Donc tu vois, il y a du positif mais surtout du négatif, c’est assez pessimiste en fait le regard que j’ai sur l’homme en tant que tel, son action sur l’univers que je ne trouve pas nécessairement bénéfique. Et puis, ça parle aussi de création, donc quelque chose de positif. Donc c’est une espèce de balance entre les deux et du coup, « Darkening Light » était aussi une façon d’exprimer de façon un peu plus poétique ce côté gris clair/gris foncé.

Après le succès du dernier album de Melted Space, était-il évident pour toi de repartir sur une nouvelle œuvre ?

Après cet album, on est parti en tournée, et quand on est rentré, on a fait un clip et des remixes. Et puis il a fallu s’y remettre (rires). En fait, l’album était prévu à la base pour fin 2017, et comme il me faut environ une année de travail, il a fallu s’y remettre, une fois les concerts terminés, il a fallu redéclencher le processus créatif en se disant « voilà, il faut raconter une histoire, réfléchir à des personnages, à la direction que tu veux prendre, et c’est vrai que je me suis posé la question de « qu’est-ce que tu veux raconter ? La suite de ‘The Great Lie ‘? Une mythologie que tu n’as pas encore exploré ? ». C’est là que j’ai décidé de partir sur un truc partant des origines : la création de l’Homme, l’Homme rejettant les dieux et pour finir ces dieux qui survivent dans un monde fictif. Et du coup, j’ai l’impression aujourd’hui d’avoir un univers étendu où les albums sont connectés entre eux, et où finalement il y a une cohérence dans tout ça. Et maintenant, je peux potentiellement partir sur autre chose, sur une page blanche, en sachant que j’aurai cette base-là, à laquelle me référer et avec un univers déjà bien riche et développé.

Tu me confirmes donc que ce sont bien des dieux ? Les noms que tu leur as attribué jettent la confusion…

Et bien justement ce n’est pas complètement vrai dans le sens où c’est l’Homme qui en a fait des dieux. Mais ce sont surtout des concepts généraux, des divinités, des êtres impalpables, et le chaos, l’harmonie, le début et la fin qui sont finalement la vie et la mort. J’ai fait pas mal de recherches en bibliothèque : j’ai lu des livres de cosmologie, de Stephen Hawking, .. pour synthétiser une histoire de la création en reprenant des archétypes qu’on retrouve un peu partout notamment dans notre culture. J’ai synthétisé tout ça en une légende de la création que j’ai fait validé par des connaissances que j’ai, bien calées en Histoire et en cosmologie. Donc c’est cohérent, ça tient la route. Et c’est comme ça que j’ai pu partir sur cette histoire-là.

Attardons-nous un peu sur l’artwork : on voit un grand bâtiment dans lequel vivent les dieux, avec un grand symbole lumineux. Douze points sont reliés. Pour les douze dieux donc ?

Exactement. L’artwork représente parfaitement ce que je voulais faire avec l’album : établir un lien entre mes personnages, mais aussi, et c’est ce que je disais tout à l’heure, un lien avec les autres albums de Melted Space . En fait, quand tu écoutes les albums qui existent, on a un seul et même univers et c’est vrai que cet espèce de grand portail, avec tous les points qui sont interconnectés, représente parfaitement cela.

Comment as-tu choisi tes chanteurs pour cet opus !

Ah le choix des chanteurs ! (rires) Lorsque j’écris mon histoire, que je la découpe en actes, je fais des fiches pour les personnages, comment ils vont évoluer, ce qu’ils vont avoir comme caractère et je me met à imaginer quelle voix ils auront. Et le nom des chanteurs vient tout naturellement.

Et tu ne t’ai pas heurté à un ou plusieurs refus ?

Non du tout. J’ai de la chance d’avoir un manager qui sait bien vendre le projet (rires).

En 2014, je te demandais si tu envisageais un grand concert regroupant tout le monde, tu me disais que tu aimerais beaucoup. Du coup, Est-ce resté au stade de l’idée ou as-tu avancé là-dessus ?

J’ai commencé à tâte le terrain, à rencontrer des gens à ce sujet. Mais c’est un gros projet d’envergure qui met un à deux ans à se construire. Et ce n’est pas vraiment le moment d’y penser : d’abord, parce que l’album m’a épuisé, et ensuite parce qu’il faut avoir les moyens pour le faire, et là je parle en temps et en argent. Il faut avoir faire plusieurs dates, avoir tout le monde de disponible …. et ça prend du temps. Mais ça se fera un jour !

Un dernier mot ?

Merci à tous pour votre soutien !

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