« Haken est mort! » est ce qu’on peut entendre si on va sur les sites généralistes et spécialisés. En cause : les récents mouvements de line-up et surtout l’absence de Charlie Griffiths, pour le moment non remplacé (Richard Henshall a retravaillé ses parties). Pourtant, et malgré l’absence de folie dans le dernier EP du groupe, « In A Fever Dream », le groupe n’a rien perdu de sa superbe !
Mais le concert débute par IHLO. Le groupe écossais, créé en 2019, s’est lentement mais sûrement fait une place dans le milieu du metal progressif. Avec ses influences djent, avec aussi des éléments issus de la pop et de l’électro, IHLO nous a proposé un mélange étonnant qui nous aura fortement séduit, au point de nous pencher un peu plus à l’avenir sur leur discographie. A suivre !


Comme nous le disions en introduction, Haken a subi de tels changements de line-up, Conner Green à la basse mais surtout Charlie Griffiths à la guitare, que pour beaucoup, le groupe est désormais mort. Et ce, même si ces deux derniers ont participé à l’enregistrement de l’EP « In A Fever Dream », que le groupe va défendre sur scène ce soir.


Les « c’était mieux avant » n’étaient pas au Trabendo pour constater à quel point la bande à Ross Jennings n’a rien perdu de sa superbe. Le groupe est toujours aussi généreux, se donne à 300% sur scène et ne retient rien. Ross est au sommet de son chant et, cette fois, laisse de la place à l’ensemble de ses comparses, ce que je lui reprochais avant. Le groupe est cohérent, et nous régale.


Le dernier EP passe très bien en live. Il sera d’ailleurs joué en intégralité ce soir. Seulement, j’aurai aimé, à mon point de vue, une couverture plus importante de sa discographie (par exemple aucun titre de « The Mountain » , seul un de « Vector »), mais difficile en une soirée de pouvoir tout jouer et contenter tout le monde !


Je fais fi de cette micro-déception et rentre le cœur léger, véritablement transcendé par le concert que nous aura proposé Haken ce soir. Le groupe était attendu au tournant par certains, ne serait-ce que par l’absence de Charlie Griffiths. Il est très loin d’avoir déçu.

















































