Oui on sait, la rentrée ça pue ! Pourtant c’est le retour des concerts en salle, et rassure-toi, il y en a MOULTES ! (c’est le cas de le dire !). D’autant que de plus en plus de festivals jouent les prolongations ! On fait le topo ?
Le 05/09 à Nantes Le 06/09 à Paris Le 15/09 à Lille Le 12/09 à Strasbourg Le 14/09 à Lyon Le 15/09 à Bordeaux Le 17/09 à Paris Le 17/09 à Metz Le 18/09 à MulhouseLe 21/09 à Paris Le 22/09 à NantesLe 22/09 à Paris Le 23/09 à Nantes Le 27/09 à Montpellier Le 28/09 à Toulouse Le 29/09 à LyonLe 22/09 à ParisLe 24/09 à Mulhouse Le 25/09 à Paris Le 26/09 à Grenoble Le 28/09 à Paris Le 28 septembre à ParisLe 29 septembre à Lille Le 30 septembre à Paris
Les MetalDays vont se dérouler au Lac de Velenje, en Slovénie, du 30 juillet au 5 août prochains ! Le festival organise auparavant des Warm-Up dans toute l’Europe pour en faire sa promotion. Cette année, ils se dérouleront pour la première fois en France, aux dates suivantes :
Après quelques années de recul suite à la pandémie de Covid-19, les Scarlean dévoile une toute nouvelle galette, « Silence ». Plus qu’une confirmation, le groupe prouve avec cette dernière qu’ils sont capables d’une véritable évolution et réflexion sur leur propre son.
Il faut dire que les deux précédents opus du groupe, « Ghost »
et « Soulmates » étaient peut-être un peu plus large, s’axant plus
sur l’accessibilité. On ressent durant ce « Silence » une volonté d’affiner
leur propre son jusqu’à trouver leur patte musicale. Avec un immense succès
tellement le rendu est posé, mature, sombre et sublime à la fois. Le tout est
souligné par une production impeccable.
Le Ghost, cette « mascotte » du groupe depuis le
premier album, est toujours présent (même s’il est absent de la pochette cette
fois), et son côté malsain, sale, sombre installé par les Scarlean côtoit une
ambiance plus claire, pure, belle, incarnée par la femme en blanc (qui est la
petite fille de « Soulmates ». ). Ces deux ambiances cohabitent et s’entremêlent
à la perfection. Alexandre SOLES au chant incarne parfaitement ces différences
en explorant, avec succès, plusieurs registres musicaux auquel les fans de la
première heure ne s’attendaient pas.
On a donc là avec « Silence », un album tout à fait remarquable et d’une intelligence rare, puisqu’il évite de tomber dans l’écueil du tout public et démontre que les Scarlean sont en évolution constante. Les frontières entre les genres musicaux mais aussi entre les deux atmosphères radicalement opposées s’effacent pour ne faire plus qu’une. Et cela donne un son unique, d’une noirceur sublime. On adore.
Quelques années après la bombe que fut « Soulmates », Scarlean revient plus fort que jamais avec une nouvelle galette, « Silence », reprenant toujours, avec plus de recul cette fois, le thème autour du « Ghost ». Olivier a accepté d’en dire plus sur cet album hors norme.
Metal-Actus : Pourquoi ce choix de titre ? Et d’ailleurs on le prononce à l’anglaise ou à la française ?
Olivier (basse) : On peut utiliser les deux prononciations ! On voulait effectivement avoir un titre qui soit compréhensible de tous, au moins dans deux langues différentes.
Est-ce que c’est un album conceptuel ?
Il n’est pas conceptuel : quand on compose, on n’a pas
d’histoire prédéfinie, on veut juste « faire ça » et sonner comme
Scarlean.
Comment a été composé cet album ?
On a procédé différemment de « Soulmates », où le
groupe s’était retrouvé pour le composer – d’ailleurs je suis arrivée pendant
le mastering de l’album. Sur « Silence », on s’est envoyé des
fichiers par un habile jeu de ping-pong, durant lequel chacun d’entre nous a
apporté des sons – parfois très efficaces – et vérifiait que ça marchait bien. On
a pu apporter un petit côté organique qui se répète tout le long de l’album.
« Un petit côté organique » ? C’est-à-dire ?
On a tâché de rendre notre album plus vivant, plus humain,
avec plus de détails. On a utilisé plus d’instruments, différentes choses comme
le (à retrouver). On a aussi laissé volontairement des faussetés, comme sur le
solo de Michel sur « Wake Up Right More ». De ce point de vue là, « Soulmates »
était plus formaté.
Concernant le clip de « No Remedy », il a été tourné dans quelle église ?
Il a été tourné dans une petite église de Montpellier, dans
laquelle on a été accueilli les bras ouverts. Le tournage n’en fut que plus qu’agréable.
La femme du clip est-elle la petite fille présente sur la pochette de « Soulmates » ?
Oui je te le confirme ! Le personnage du Ghost a
tendance à disparaître sur cet opus, mais il est toujours bien présent !
On va continuer d’exploiter cette dualité qu’on avait commencé à explorer sur « Soulmates »
et on va faire vivre le Ghost, mais on va voir et toucher de plus en plus de
personnages.
D’ailleurs, vous le faîtes vivre via ce label que vous avez fondé, « Ghost Productions »….
La création de cette maison de disques est intrasecte au groupe, pour plusieurs raisons, dont la principale, par rapport à des soucis administratifs.
Que peux-tu me dire sur « The Hand On Your Skin », qui débute parfaitement bien votre album ?
C’est l’un des premiers titres que nous avons composé, et qu’on
a balancé en ouverture de l’album, car c’est celle qui est la plus
représentative de Scarlean, avec pas mal de rebondissements.
Que peux-tu me dire sur The One Who Sees ?
C’est une chanson qui change pour nous car on diffère nos habitudes de jeu avec. Elle change de couleur et de dynamique par rapport à ce que nous proposons habituellement.
Avez-vous des concerts de prévus ?
Nous attendons encore des opportunités pour jouer :
avec la crise sanitaire qui est passée par là, toutes les tournées ont été
reportées et il y a du monde au portillon pour jouer. Mais on ne se plaint pas,
d’autres groupes sont en train de galérer encore plus que nous ! Nous jouerons
pour sûr au Foud’Rock le 19 novembre et au Cherrydon de Marseille. On en a
encore d’autres sous le coude non-officialisées, mais on va pouvoir bien
voyager.
Un dernier mot ?
Merci à tous et en particulier aux contributeurs de notre pledge : on a reçu une véritable vague d’amour qui nous pousse à fournir le meilleur de nous-même pour vous faire vibrer. Et on a hâte de venir défendre notre album sur toutes les routes de France !
Après un premier album, «Ghost» remarqué par la critique, les Scarlean ont sorti fin 2019 leur deuxième galette «Soulmates». Ce deuxième jet est-il celui de la confirmation ?
De premier abord aussi sombre et agressif que le précédent opus, «Soulmates» présente la particularité de passer d’un nu metal violent (à en faire pâlir un System Of A Down ou un Korn des grands jours) à un rock plus progressif et posé. Cet album représente un vrai cahier des charges de tout ce que sait faire Scarlean. Le tout est souligné par une production, faîte par Fabien Giordani, batteur live du groupe mais aussi l’homme derrière les manettes !
Les morceaux bénificient tous d’une excellente structure basse/batterie grâce à un excellent travail du duo Olivier Jacquet/Eric Lebailly, ce dernier apportant même des moments de groove à l’ensemble des morceaux de la seconde partie. Les deux instruments sont donc à la fois assez présent mais aussi assez en recul pour permettre aux guitares de Geoffrey Vo Van Chieu et de Michel Cavanaggia et à la voix d’Alexandre Soles de littéralement s’envoler et de faire voler vos cheveux durant de furieux headbangs.
La deuxième partie cependant, celle un peu plus progressive, reste un peu redondante, malgré l’excellent titre «The Smell Of Blood» qu’on aurait vu plus haut dans la tracklist.
«Soulmates», en plus d’avoir une démarche assez intéressante, est un album hautement savoureux qui saura vous faire vibrer, malgré quelques petites faiblesses. Un opus encourageant, pour un groupe au succès prometteur, qu’on suivra, ici, de très près.
8,5/10
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