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[INTERVIEW] Julien « Le Mago » Escalas (MAGOYOND) : « Cette fois, les choses étaient plus simples »

Quatre ans après la sortie du très acclamé « Necropolis », MAGOYOND revient cette fois avec un EP, « Zeppelin », disque qui doit faire le lien avec la suite des aventures de nos chers (ou pas) zombies. Metal-Actus a pu s’entretenir avec le maître d’orchestre de la regrettée cité-Etat de l’Apocalypse, Le Mago.

Interview réalisée le 21/01/2026 – Merci à Roger pour l’opportunité.

Metal-Actus : Suite à la clôture en 2022 de l’arc de la fin du monde avec « Necropolis », était-ce évident de repartir sur de nouvelles choses, même si cela devait être sous un format plus court ?

Julien « Le Mago » Escalas (MAGOYOND) : C’était surtout nécessaire car, après dix ans à travailler sur cet arc, nous avions envie de composer d’autres choses. Si « Zeppelin » est un EP « transitoire » pour nous, il a été aussi le lieu de plusieurs tests, un petit laboratoire dans lequel on a pu expérimenter certaines choses. Cela va nous servir pour le prochain album !

Vous disiez justement que cet EP est de « transition » ? D’où ce thème du voyage ?

Oui, « Zeppelin » est la conclusion de notre arc de la fin du monde mais aussi le début d’une nouvelle ère, d’un nouveau chapitre. Cela passe forcément par le voyage car maintenant que Necropolis est tombée dans les mains des Titans, les zombies n’ont plus le choix : il faut fuir et aller voir ailleurs. On ne sait juste pas où on va, du moins pour l’instant.

Tu disais que le processus autour de « Necropolis » a été assez douloureux. C’était plus simple avec « Zeppelin » ?

Oui car on savait à quoi s’attendre. On a lancé notre première campagne de financement participative pour « Necropolis » et avec le succès de celle-ci, on s’est mis une telle pression que sa composition a été plus douloureuse que festive : il y avait des enjeux, on faisait appel pour la première fois à un orchestre, on se savait – ou en tout cas on se pensait – attendus au tournant … Cette fois, les choses étaient plus simples, on a pris notre temps pour composer, pour solutionner des problèmes récurrents, tout en restant concentré sur notre musique. C’était plus chill !

Votre studio – nouvellement trouvé – a du aussi vous aider ?

Oui, cela nous a apporté de la flexibilité et une liberté qu’on n’osait même plus rêver. Cette question d’organisation, de statuer des créneaux pour se retrouver soit chez les uns et les autres, soit dans des studios aux horaires imposés, était pesante. Nous louons donc depuis peu un local vide, nous y avons mis le matériel que nous avions accumulé au fil des années.

« Zeppelin » est-il l’introduction à un nouvel arc ?

On le voit plus comme la bande annonce pour ce qui va venir après. D’ailleurs, on a fait notre avant-première dans un cinéma ! (rires)L

D’ailleurs, chose assez impressionnante, dans l’enchaînement entre « Le Départ » et « Zeppelin », on saisi toute la dimension cinématographique de votre musique puisqu’on voit littéralement le zeppelin s’élever dans les airs ! A ma deuxième écoute, j’ai même imaginé une scène de fuite apocalyptique, un peu comme le début de « Snowpiercer ».

C’était exactement l’effet qu’on voulait donner, avec la montée de la musique et surtout des orchestrations ! Content que tu le remarques !

« Exil » est particulière, car plus sombre et plus progressive que ce que vous avez l’habitude de faire. Le morceau nous a beaucoup surpris ! Que peux-tu nous en dire ?

« Exil » est le morceau le plus compliqué sur lequel on a été amené à travailler : je voulais y apporter de la mélancolie, un côté très sombre, enfin des trucs pas drôles ! (rires) Le morceau mentionne l’exil et l’infini, le temps qui passe.

C’est un exercice de style assez nouveau, et j’ai eu, du coup, plus de mal à assumer cette chanson. Elle n’était vraiment pas facile à composer : niveau paroles, j’y suis retourné tellement de fois, en les reprenant dans tous les sens, que j’ai franchement hésité à en faire une instrumentale ! Mais j’ai finalement bouclé les paroles deux jours avant le rendu.

Avec « We Come In Peace », le voyage s’achève. Un titre en anglais en référence au film Mars Attack ?

Oui absolument ! Ce mélange entre français et anglais nous semblait idéal pour rendre hommage à ce film, qui se prête bien à notre EP. Bon malheureusement, il fait aussi écho à l’actualité (mais on ne pouvait pas le prévoir). On aime beaucoup ce morceau, et on prend un pied énorme à la jouer.

Peut-on imaginer une suite à l’image du film ?

J’ai envie de vous dire, maintenant que les zombies ont voyagé, que nous avons ouvert la boîte de Pandore, et élargi le champs des possibles : nous n’allons pas nous limiter à un seul endroit. On apprend d’ailleurs dans « Leviathan » que le Zeppelin fait aussi sous-marin ! Donc on verra mais il est fort probable que nos amis aillent se balader un peu sur la planète. Ouais on verra…

Avez vous quelques dates, et des festivals cet été de prévus ?

Niveau dates, on en a quelques unes en mars, dont le festival Yggdrasil à Lyon. On a aussi le Troll & Legends en avril et le Volcanic Fest cet été, mais c’est tout pour l’instant. Effectivement, un de nos objectifs serait de pouvoir s’imposer en festival. Mais on ne va pas se prendre la tête pour autant : on prend les dates, les opportunités, qui avant tout, nous font plaisir.

[CHRONIQUE] Magoyond – Zeppelin (coup de cœur)


On ne pensait pas revoir Magoyond de sitôt, quelques années après la clôture de son arc de la fin du monde et la sortie de « Necropolis » (en 2022 très exactement). Pourtant, le groupe nous prouve sa volonté de continuer avec un nouvel EP, « Zeppelin » (à prononcer à la française), disque se voulant de « transition » pour atterrir (littéralement oui) dans un autre chapitre des (pas trop) gentils zombies.

Si on aime quelque chose chez Magoyond, c’est sa constance et son désir de faire évoluer son univers sans cesse. Le ton se veut plus tranchant, moins dans le festif, et les sujets sont plus sombres, puisque les zombies vont devoir affronter tout type d’épreuves à bord du Zeppelin,

L’EP débute sur « Le Départ », morceau aux faux airs de Batman la série (celle de Paul Dini voyons!) avec ses alarmes et son clavecin (on a raison hein ?) rendant le tout délicieusement gothique. « Necropolis est condamnée » dit la voix robotique…. « Nous passerons par les airs » lui répond le Mago avant d’enchaîner sur le morceau titre de l’EP.
Et c’est là que toute la dimension cinématographique prend de l’ampleur. Avec la montée du clavecin, les choeurs ensuite, et enfin les instruments électriques, on voit littéralement le Zeppelin prendre son envol avant que la terre ne s’effondre définitivement. Incroyable…. Et cela nous plonge définitivement dans l’EP sans que nous puissions en ressortir (et ce malgré les très rares faiblesses de l’EP).

Si c’est le côté très grandiloquent, avec plutôt des éléments gothiques et black mis en avant (on croirait presque que le Mago grunte son « Montez à bord! ») qui ressort sur « Zeppelin », on change légèrement de registre avec « Pavillon Noir » et des parties à la gratte (Excellent Vito !) qui font penser à Muse (surtout cette intro !). Un morceau résolument plus hard rock, composé tel un uppercut dans la face et qui fait automatiquement virevolter nos petits cheveux. D’ailleurs, pour le coup, on entend bien du grunt (léger, certes).

« Exil » est le morceau le plus long mais aussi le plus sombre de l’album, faisant référence au temps qui passe sur le navire volant, mais aussi au deuil d’une ancienne vie. Une belle composition, très dans la mélancolie, avec des éléments issus du metal progressif mais aussi du doom, qui étonne tant ce n’est pas le ton habituel du groupe. Mais il a bien toute sa place ici, tant au niveau de l’histoire déroulée par le groupe que par sa grande qualité d’écriture et de composition.

« Levianthan » retourne dans les gros riffs et les harmonies grandiloquantes, mais surtout, montre de belles facettes vocales du Mago, qui va puiser dans les tons de plus en plus graves, limite rocailleux.

Enfin, le voyage s’achève pour nos zombies avec un « We Come In Peace » plus festif – d’ailleurs, les cuivres font leur retour ici – et référence directe à un film mythique, « Mars Attack ». D’ailleurs, si vous connaissez bien le film, on a peut-être une petite idée de la suite.

Encore un tour de force signé Magoyond, bien produit, bien pensé, bien réalisé, mais surtout qu’on n’attendait pas après le majestueux « Necropolis ». Un opus de transition bien trouvé, savamment orchestré, et qui referme pour de bon cette dernière page. Un beau bonbon au goût de cerveau qu’on savoure encore et encore en attendant d’avoir la suite. Car Magoyond a prouvé aussi une chose, c’est qu’ils en ont encore sous le coude pour les prochaines années. Bravo !!!

9,75/10

[LIVE-REPORT] Acyl et Magoyond, 13/05/2023 @ Petit Bain, Paris

Deux ans… C’est le temps qu’il aura fallu à Magoyond et Acyl pour se retrouver une date de concert, reports après reports, notamment suite à une impitoyable petite pandémie. L’attente était donc grandissante auprès du public, en particulier celui des rois zombies, après le succès phénoménal de leur dernier album « Necropolis ».

Et les deux groupes ne décevront pas : particulièrement Magoyond qui aura su adapter son set, plus heavy qu’à l’accoutumée et dont une certaine partie du public avait fait le déplacement uniquement pour les voir. En tête de gondole, « Le Chapiteau Des Supplices » et surtout « Les Catacombes » ont su envoûter un public d’ores et déjà acquis à leurs causes. Le tout servi par un son absolument excellentissime ! Seul petit bémol : les zombies ont donné l’impression de vouloir vite en finir avec leur set (alors qu’on sait qu’ils n’avaient qu’un tout petit 45 minutes de show) ce qui pour moi a fait perdre un peu de magie au concert.

Cela fait longtemps qu’on n’avait plus vu Acyl en concert ! Entre les concerts, entre autre, en première partie de Fleshgod Apocalypse et le Covid, les fans prennent leur mal en patience et attendent quelque chose de neuf et de frais à se mettre sous la dent. Mais en attendant, ce premier concert parisien depuis des lustres ravira tout le monde, les premiers concernés en particuliers tant leur grands sourires illuminaient leurs visages.

Et au menu du soir, petit best-of de la discographie du groupe, entre leurs deux galettes et les petites nouveautés (dont le très fabuleux « Nouveau titre » (le même qu’au Motocultor?)) avec en point d’orgue, trois morceaux acoustiques qui, si leur place dans la set list a quelques peu interrogé dans l’audience, auront su conquérir le coeur de beaucoup d’entre nous. Et avec un son, encore une fois, excellent (bravo aux ingé-sons, c’est rare d’avoir un son aussi bon en concert). Vivement le nouvel album, et vivement de nouveau les revoir sur scène !

Acyl et Magoyond auront su, grâce à leurs deux univers bien distincts, nous faire voyager des profondeurs de Necropolis aux plaines désertiques et ensoleillées d’Algérie. Et auront véritablement echanté notre soirée !

[LIVE-REPORT] Magoyond (Première partie Metalliquoi?) @ Zèbre de Belleville, 01/11/2022

Une campagne de financement participatif couronnée de succès, un album particulièrement bien réalisé et très soigné, une promo intelligente avec des objets qui deviendront très vite de collection (et vont s’arracher à prix d’or dans quelques années sur Ebay pour les plus téméraires d’entre nous) (les zombies viendront vous chercher) et enfin deux releases party à guichet fermé dans un des lieux les plus mythique de la capitale : le Zèbre de Belleville. Tout semble sourire à Magayond depuis maintenant une petite année. Oui mais alors c’est bien beau de le dire, mais sur scène, la défense de « Necropolis »… elle donne quoi de beau ?

J’arrive au « Golitah Paradise » … euh… dans un cabaret chaud bouillant et prêt à accueillir leurs leaders zombies préférés. Néanmoins, et comme tout concert qui se respecte que ce soit à Paris ou à Magoyondville, il faut qu’une première partie soit jetée en pâture pour réchauffer le public. Et le choix s’est porté sur la bande formée par le youtubeur Metalliquoi? et qui se spécialise dans les reprises.

Le spectacle ne m’a pas franchement emballé au premier abord, surtout quand on arrive sur un massacre en règle de Ghost – mes oreilles s’en souviennent encore. Mais le groupe se rattrapera plus tard en délivrant des prestations plus que correctes notamment sur la cover d’Alestorm. Bref, il fallait juste voir une bande de potes qui ont voulu se faire plaisir tout en restant humbles – ils se seront maquillés pour l’occasion, et fallait reconnaitre quels musiciens ils incarnaient. Mais rien de plus qui aurait pu me faire passer un bon moment – même si le public a pleinement adhéré au concept.

Les Magoyond procèdent ensuite eux-même au changement de set enfin …SOI-DISANT HEIN ! Non parce qu’en faisant mine de tester leurs instruments les gars envoient direct la sauce (et je crois qu’il y a eu un bon moment de flottement dans le public, beaucoup s’exclamant « Mais… ça a commencé ou bien ? ») avec « Kraken Palace », « Le Magasin Des Suicides » et « Hector Zam ». Cela nous permet de voir Léna à la basse pendant qu’un Aspic tout masqué (« ce n’est pas le virus Z, on vous aurait prévenu sinon » nous rassure le Mago) s’occupe derrière des claviers. Arthur est venu aussi tester son saxophone… enfin… OFFICIELLEMENT HEIN !

Les choses ensuite reprennent leur place et Aspic la sienne derrière sa basse pour passer aux choses sérieuses : pour cette seconde présentation de Necropolis sur scène, le groupe a misé sur à la fois de la sobriété, quelques blagues douteuses, des petits jeux de mots bien trouvés mais aussi l’immersion dans leur univers avec ce (très) bon choix de lieu qu’est le Zèbre de Belleville, « le plus petit cabaret d’Europe », pour paraphraser notre maître de cérémonie, qui instaure aussi une ambiance intimiste familiale et chaleureuse. Et rien qu’avec ces ingrédients, vous pourrez gérer une horde de zombies voraces du bout du tout petit doigt.

Et les morceaux de Necropolis passent bien évidemment l’épreuve du live – avec une mention spéciale toute personnelle pour « L’Ordre Des Ombres » qui prend toute sa dimension noire et toute sa puissance en live (moi qui trouvait le morceau plus faible que les autres sur album, et bien j’ai subitement changé d’avis maintenant). L’intégralité des morceaux sont soutenus par un public connaissant déjà par coeur les paroles ! Et puis ça rocke et ça swingue de tous les côtés. Hubert de Metalliquoi? rejoindra la joyeuse bande avec Arthur toujours avec son saxophone et Angèle pour reprendre un « Vegas Zombie » qui enflammera véritablement la fosse.

Je me décide alors à prendre un peu de recul et à quitter ma précieuse chaise – pas très stable il faut l’avouer – pour me retrouver à l’arrière de la fosse profiter un peu du spectacle. Le groupe entonnera certains de ses plus grands hymnes et terminera son set – passé à une vitesse folle – par les deux reprises les plus connues de son répertoire, « Soyez¨Prêtes » et « Le Pudding A L’Arsenic » qui achevera la horde de la plus belle des façons !

Les Magoyond auront fait un set qui ne manquait pas de sérieux tout en débordant d’humour. Avec un son, et je tiens à le souligner, d’une excellence absolue – bravo aux équipes, beaucoup de gros groupes n’auront jamais le son que vous avez eu ce soir – qui ne va pas trop agresser vos délicates cages à miel. Point final d’une splendide soirée, les membres du groupe viendront dans la salle échanger avec leurs fans jusqu’à la fermeture des lieux – mais les transports en commun n’attendent pas pur certains. Une belle performance donc, et on espère revoir la petite bande très vite dans les salles ou en festival (bookez les bon dieu de bois ! )

[CHRONIQUE] Necropolis – Magoyond

Album terminant l’arc de l’apocalypse, entamé il y a dix ans à l’occasion d’une sombre histoire de mayas, « Necropolis » surprend son auditoire par sa qualité, sa production et surtout son audace. Chronique d’un pari réussi signé Magoyond !

Les zombies ne font plus dans la dentelle ! Suite à une campagne de financement participative couronnée de succès, les Magoyond ont su faire de « Necropolis » un album à la hauteur de toutes leurs espérances, des leurs comme des nôtres ! Chacun des morceaux représente une couleur différente bourrée d’influences en tout genre : on pourra citer Rammstein pour mettre le feu au « Charnier des Epouvantails », Gojira apportera une noirceur bienvenue à « L’Ordre Des Ombres », Devin Townsend ou encore Leprous nous aideront à pénétrer dans les « Catacombes ».

Pourtant, « Necropolis » est bien, oh oui bien plus qu’un cocktail d’hommages aux grands groupes du genre : les Magoyond utilisent tous les moyens en leur possession pour s’amuser et livrer une oeuvre (car oui, on parle bien d’oeuvre ici) unique. L’utilisation de l’orchestre ainsi que des choeurs est savamment bien dosée pour donner le petit côté épique qu’il manquait au groupe, jusqu’à en devenir complètement cinématographique. Si cela s’entend moins sur « L’Avènement Du Nécromant », dans lequel la construction en conte donne plus de lumière à Julien (Le Mago/voix), c’est sur le morceau-titre que cet orchestre pèse de tout son poids, jusqu’à mener lui-même la propre narration du morceau !

Les morceaux un peu plus, dirons-nous, « old school » ne sont pas en reste avec le très classique mais qui fera mouche « Monstapark », mais aussi, et surtout « L’Eveil Des Titans », qui aura su remporter mon adhésion, peut-être, grâce aux formidables lignes de basses signée Aspic, qui viendront parfaitement souligner le côté solennel du titre, l’avènement d’un nouvel ordre dominant.

Enfin un petit mot sur les deux plus belles réussites de cette galette : « Goliath Paradise », avec son air jazzy des temps modernes, nous plonge dans la Prohibition des années 1920 grâce notamment à une belle troupe d’instruments cuivres. Et puis il y a cette reprise tirée du « Roi Lion », « Soyez Prêtes », parfaitement adaptée à l’univers de Magoyond, et véritable manifeste politique pour rallier le plus de goules et d’indécis à la grande cause nationale qu’est la construction de « Necropolis ».

Bref, avec cet opus à la fois déluré, soigné et puissant par sa virtuosité, les Magoyond s’imposent dans le paysage metal français. Une belle et méritée récompense pour ces quatre geeks forts sympathiques dont le travail et le talent leur auront permis de porter leur concept jusqu’à la fin de cet arc. On vous conseille vivement de vous procurer cet album. Vous venez de gagner un sacré level up les gars.

9,5/10