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[LIVE-REPORT] Lord Of The Lost, Dogma, League Of Distorsion @ Elysée Montmartre, 10/04/2026


Forts du succès de leur deux « Opvs Noir », les Lord Of The Lost viennent de nouveau devant leur public parisien, toujours à l’Elysée Montmartre, donner un show qui va en électriser plus d’un !

Mais la soirée débute avec League Of Distortion, mené par Anna Bruner au chant : elle débarquera d’ailleurs avec des chaînes aux poignets, à l’image de la cover de leur dernier album en date, « Galvanize » (sorti en 2024) . Les allemands, forts du succès de cette galette, joueront durant un tout petit set de 30 minutes, leurs plus grands titres, notamment le doublé « My Hate Will Go On » et « My Enemy » qui mettra tout le monde d’accord (avec notamment un « Wolf Or Lamb » qui déclenchera les premiers pogos de la fosse !) . Seul problème : un show bien trop court qui nous a laissé sur notre faim.

Intro
Galvanize
My Hate Will Go On
My Enemy
Wolf or Lamb
Crucify Me
L.O.D.

Vient ensuite un groupe qui aura beaucoup fait parler de lui, et pas forcément en de bons termes : Dogma ! Le groupe cache ses musiciennes sous l’identité (jusque dans le tour bus apparemment!) de nonnes diaboliques et sexys, avec une imagerie assez érotique. Si on sent les musiciennes impliquées et heureuses d’être sur scène, plus particulièrement Nix (basse) et Lamia (guitare), musicalement et bien… ça ne passe pas du tout. Le chant est incroyablement faux, et les instruments ne sont absolument pas ensembles. Seule la reprise de « Like A Prayer » restait assez potable, et encore, je suis gentille ! Mais les filles assurent le show (bon, en se trémoussant, mais cela fait partie du spectacle), et beaucoup de fans mettaient aussi l’ambiance dans le public. Et pour paraphraser un collègue, ça fait bosser l’algorithme.

Lux Aeterna
(Intro)
Forbidden Zone
My First Peak
Made Her Mine
Fate Unblinds
Carnal Liberation
Like a Prayer
(Madonna cover)
Father I Have Sinned
Pleasure From Pain

Enfin, après un changement de plateau record, les Lord Of The Lost déboulent enfin sous une énorme ovation du public (telle que je sentais le sol trembler sous mes petits petons). Et cela a du les électriser puisque les allemand, emmené par le très charismatique Chris Harms, nous servira un set de très haute volée. Bien sûr, la plupart des titres proviennent des « Opvs Noir » dont le troisième volet, hasard du calendrier, sort le jour du concert. On retiendra surtout cette belle version acoustique piano voix de « La Vie Est Hell » (malgré la mauvaise prononciation du frontman, mais on lui pardonne bien ça) « My Funeral », « I Will Die In It », « Winter’s Dying Heart », « Please Break The Silence » avec le retour d’Anna Bruner sur scène pour un duo enflammé et touchant, et « Light Can Only Shine In The Darkness », bizarrement placé en clôture du concert.

Lord Of The Lost aura su équilibrer cette set-list avec leurs morceaux les plus emblématiques : « Drag Me To Hell » qui aura fait sauter le public comme un seul homme, « Cha Cha Cha » et « Blood In Glitter » qui auront apporté un petit souffle d’Eurovision, mais surtout « Priest » et « Loreley » qui a achevé la fosse.

Un concert donc excellent avec des musiciens en forme, heureux d’être là et ensemble sur scène. Une superbe fête, servi par un son parfait. On en redemande encore !

Kill the Lights
My Funeral
Damage
Prison
Forever Lost
Drag Me to Hell
I Hate People
Blood for Blood
Priest
In the Field of Blood
I’ll Sleep When You’re Dead
On This Rock I Will Build My Church
In Darkness, in Light
Loreley
La Vie Est Hell
Winter’s Dying Heart
I Will Die in It
The Things We Do for Love
Doomsday Disco
Blood & Glitter
Please Break the Silence (with Anna Brunner)
Cha cha cha (Käärijä cover)
Light Can Only Shine in the Darkness

[LIVE-REPORT] Feuerschwanz et Miracle Of Sound @ Elysée Montmartre, 22 mars 2026


Feuerschwanz ! Ce groupe teuton, de base versant plus dans le pur folk que le heavy metal, que j’avais découvert durant la belle matinée ensoleillée d’un Summerbreeze, en 2013 (aoucht, ça remonte crédiou !). Je pense que tu es au courant maintenant que depuis la sortie du fameux « Methämmer », la formation s’oriente bien plus vers du folk metal, tout en gardant l’esprit satirique et festif qui font tant leur charme !

Mais avant d’entrer dans le vif des ripailles, on commencera par la première partie : Miracle Of Sound, le projet musical de Gavin Dunne, le musicien irlandais… Bon ça n’a pas vraiment de rapport avec le schmilblik, mais j’ai abandonné depuis longtemps l’idée de comprendre comment sont constituées les affiches des tournées… Bref, le groupe est très concentré, jusqu’à en oublier un chouilla la cohésion de groupe, ça joue bien mais chacun dans son coin, et seul Gavin et le guitariste feront l’effort d’aller vers la foule. Mais ce sera de courte durée puisque le bassiste et la claviériste viendront se joindre à la fête. Mention spéciale d’ailleurs pour cette dernière dont l’immense sourire, la bonne humeur et l’énergie positive (elle nous gratifiera même de quelques pas de danse) sont communicatifs. Côté musique, on te disait donc que c’est bien exécuté et carré, sans pour autant trop se démarquer. On retiendra cependant deux chouettes titres : « Honour And Devotion » qui rend parfaitement hommage à la franchise Warhammer mais surtout cette reprise surpuissante de « Vahalla Calling » chantée par la foule en chœur !

C’est après seulement un petit quart d’heure (bravo aux équipes qui faisaient le changement de plateau, ils ont carburé ! ) que les Feuerschwanz débutent leur set, sous une musique. Et je suis un petit peu décontenancé ! Il faut dire que la dernière fois que j’ai vu Feuerschwanz, ça ressemblait à ça :

Oui ça pique

Exit donc le médiéval doux et joyeux, on garde seulement le côté festif et fun et on ajoute des guitares saturés et de la batterie. Côté look, on se met en armure, avec l’air plus ou moins grave de sortir d’une grande bataille. Le changement va jusqu’aux « Miezen », les « Minous » donc, ces danseuses qui sont désormais des « Shildmaiden », des guerrières Valkyries totalement badass.

Mais trêve de bavardage, le groupe mettra donc plus en avant ses morceaux du dernier (et excellent) album « Knightclub » et quelques reprises, notamment un « Dargosta Din Tei » d’anthologie sur lequel l’une des Shildmaidens fera un tour en fosse à bord d’un immense bâteau gonflable ! Mais la dame a soif et réclame sa bière ! Chose que le public comprendra et il fera en sorte d’exhauser son voeu en l’emmenant vers le bar (qui la servira bien entendu !).

« Knightclub » mettra définitivement l’ambiance à la fête dans la salle. Le superbe « Name Der Rose » sera également joué, pendant que Hauptmann Feuerschwanz se faufilera en douce à l’arrière de la salle, où une petite scène l’attend. Il sera rejoint rapidement par Johanna von der Vögelweide et Prinz R. Hodenherz III pour entamer un petit set acoustique, qui commencera par une danse « allemande » du public ! Le groupe reviendra très rapidement sur scène terminer son concert sous les hourras du public, notamment avec des titres aux senteurs de la Terre du Milieu, « Sam The Brave » et un obscur mash-up sur « They’ve taken the Hobbits to Isengard ».

Un son excellent, un groupe qui reste carré tout en gardant un côté très festif, un fosse littéralement en feu, voilà ce qu’on retiendra de ce show de Feuerschwanz qui nous aura en tout cas mis la patate pour la soirée et le début de semaine. Si tu ne connais pas, on te conseille de foncer en priorité, évidemment, sur le dernier né en date « Knightclub » ainsi que « Methämmer ». Nous en tout cas, on a bien hâte de les revoir sur scène, et pas dans 13 ans si possible (Damned!)