[CHRONIQUE] Bukowski – Cold Lava (Coup de cœur)

Trois ans après un opus éponyme symbole malheureux et inattendu de deuil – car le bassiste et membre fondateur de la formation, Julien Dottel, décèdera peu de temps avant la sortie de cet album – on ne pensait pas revoir les Bukowski, en tout cas sur album. Passé l’annonce d’un nouvel album, « Cold Lava » donc, nous avons été pris de court. Chronique de la surprise de cet automne.

La production claire et de qualité nous aide à rentrer directement dans le lard avec un « Headlights » qui démarre directement sur les chapeaux de roues ! Les guitares ronronnent, le morceau est direct et franc, et n’y va pas par quatre chemins. Dès ce premier morceau, on assiste à un véritable retours aux racines du groupe, avec un hard rock aux sonorités stoner unique, incisif. Et putain, c’est jouissif !

C’est groovy, c’est remuant, c’est violent parfois, avec une authenticité rock qu’on ne voit que très rarement de nos jours (ces claques que sont « Isolation » et « Communication In Silence » !) mais le groupe ne renie pas son côté plus doux avec le superbe « Howls »). « Gunpowder » avec ce début assez mythique (on vous laisse découvrir) peut paraître très déroutante comme chanson dans un premier temps, elle se révèlera être plus directe, interpellant l’auditeur à coups de riffs. Le meilleur morceau de l’album, sans aucun doute !

Si « Bukowski » avait été l’album du deuil, « Cold Lava » est lui l’incroyable témoin de la résilience du groupe, qui a su se relever et trouver la force de continuer. En effectuant un vrai retour aux racines hard rock du groupe, sans pour autant rendre le tout trop simpliste, Bukowski se réimpose comme un pilier de la scène française actuelle. L’album est excellent, bien produit, brut et sans concession. Une énorme claque auditive qu’on n’attendait absolument pas.

9,75/10

(AGENDA) Les concerts de Décembre 2025

Pour couronner cette fin d’année et avant d’attaquer les fêtes de Noël, ça vous dit quelques concerts ? Voici le programme de ce mois de décembre :

01/12/2025 :

Whoredom Life

03/12/2025 :

FauxX à Saint-Brieuc

Whoredom Life

04/12/2025 :

05/12/2025 :

06/12/2025 :

08/12/2025 :

09/12/2025 :

10/12/2025 :

à Paris

11/12/2025 :

12/12/2025 :

13/12/2025 :

Headcharger

14/12/2025 :

18/12/2025 :

19/12/2025 :

Wild Mighty Freaks + Parralyx @ Brie-Comte-Robert (77)

Tu iras voir qui en décembre ?

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[LIVE-REPORT] Tyrant Fest – Se réinventer pour se lever plus fort demain [JOUR 2]


Petite nouveauté du Tyrant Fest cette année : une deuxième journée mais cette fois à l’Aéronef de Lille. Une place plus centrale, mais qui a (seulement) moins de charme.

Et avec un tel changement, malheureusement, des choses n’ont pas suivi : moins d’animations sur tout le week-end (mais Julian Draglen, le conteur, avait une nouvelle fois répondu présent pour le plus grand bonheur de tous!), une offre restauration plus réduite, une configuration de salle moins accessible, pas de sièges, des tatoueurs parqués à côté des toilettes. Bref, on sent que ce nouveau lieu à posé de sacrés challenges à l’équipe. Néanmoins, la place centrale de la salle (au milieu de Lille) est extrêmement confortable, le son fut vraiment top, et le merchandising a pu assez s’étaler pour qu’on ne se marche pas dessus. Nous avons d’ailleurs eu la joie d’assister à la séance de dédicace de Sinsaenum en ces hauts lieux de la musique !

Aussi la programmation a été très belle, avec deux grosses révélations : Firtan, groupe de pagan black metal originaire d’Allemagne, a envoûté littéralement la fosse avec un set carré, ne laissant aucune place à l’improvisation, certes, mais avec à la fois beaucoup de violence et d’émotions (et non ce n’est pas contradictoire !) .

Autre découverte : Asagraum, duo féminin de black metal originaire des Pays-Bas, qui, passé un début de set un peu brouillon, va transmettre son énergie et sa passion à toute la fosse. Bon, peut-être un peu trop puisque le groupe aura oublié l’horaire, et se fera gentiment sortir de scène par l’organisation.

Sinsaenum, super groupe européen avec des membres (notamment) de Kreator, Loudblast et, pour l’occasion, le bassiste de Moonspell Aires Pereira, sera le groupe de la soirée. Le show fut furieux, et si les titres du dernier (et excellent) nouvel album « In Devastation » étaient, logiquement à l’honneur (notamment le puissant « Last Goodbye » en l’honneur du regretté Joey Jordisson), le groupe n’a pas oublié les morceaux qui ont fait leurs succès, notamment un « Final Resolve » d’anthologie qui aura conclu de la plus belle des manière un set magistral. C’est à se demander pourquoi cela ne bougeait pas plus que ça en fosse !

Malheureusement, le groupe suivant subira l’effet collatéral de ce set : Messa, groupe italien très différent car officiant dans le doom metal, ne nous aura pas conquis avec sa musique d’ordinaire si belle, mais cette fois bien trop lente et paraissant quelconque. Néanmoins, cela n’est que notre avis personnel, et, positionné à un autre créneau, notre avis aurait été différent.

Et c’est sur cette note que nous terminons ce report sur un festival original, aux choix pointus, qui saura vous séduire ! S’il y a encore quelques petites choses à corriger sur ce passage à l’Aéronef de Lille (si il est maintenu l’année prochaine), la qualité de son affiche, des lieux, et de ses animations en font un festival atypique mais surtout très convivial. Au point de vouloir nous prendre des billets pour l’édition 2026 !

Tu viendras avec nous ?

[CHRONIQUE] Dagoba – Different Breed

Suite à une prestation de haute volée durant la dernière édition du Mennecy Metal Fest, nous nous sommes penchés sur le nouveau né (enfin, qui a fêté son premier anniversaire cet été) des Dagoba, « Different Breed »

Et alors que la galette précédente du groupe « By Night » nous avait laissé de marbre et même pas mal révolté (dommage quand c’est pour célébrer 25 ans de carrière) tant l’ensemble nous paraissait sans âme, le groupe arrive avec ce nouveau jet à nous surprendre : Exit Napalm Records, c’est le retour sur Verycords ce qui se ressent jusque dans la production, très typée « Post Mortem Nihil Est » (2013) mais sans pour autant se poser comme une pâle copie.

Alors oui, il y a des morceaux qui restent dans le déjà-entendu (« Different Breed » et « Phoenix Noir » en tête) tout en étant de la trempe des meilleurs albums du groupe, avec une production belle et limpide. Et puis il y a beaucoup d’autres titres sont plus percutant, plus rageur, avec un côté très metal indus, parfois à la limite du deathcore (et on pense à l’immense « Distant Cry » ). L’enchaînement du début d’album, entre l’introduction avec ce pleur de bébé qui se confond presque sur la fin avec ce cri colossal avant d’embrayer sur un premier morceau qui vient vous frapper tel un uppercut « Arrival Of The Dead ».

Un autre enchaînement, « Minotaur » et « Léthé », vient tout dégommer sur son passage (et on vous met au défi de ne pas headbanger sur ces deux morceaux). « Vega », lui vient vous étouffer avec une atmosphère tellement oppressante (grâce à un excellent boulot sur la voix de Shawter, qui semble presque manquer d’air). En revanche, dommage pour la basse sur ce morceau et quelques autres, noyée dans le mix alors qu’on perçoit des choses hyper intéressantes proposées par Kawa. D’ailleurs, la rythmique basse/batterie change énormément selon les morceaux et apporte un vrai coup de boost.

On arrive enfin au dernier morceau « Alpha » : on aurait pu penser à un morceau à la fois viril et violent vu le titre, pourtant le groupe nous surprend avec une conclusion douce, instrumentale avec laquelle ils concluent en beauté un album aux allures de renaissance.

Nous avons été surpris par « Different Breed » alors que nous n’attendions plus rien de Dagoba. Emprunt de mélodies aérienne et d’uppercuts de violences, il plaira tant aux fans de la première heure qu’aux nouveaux venus. C’est donc un retour gagnant pour un album qui doit signer une période de renouveau pour un groupe extrêmement talentueux. Espérons que ce line-up puisse se stabiliser pour, qu’enfin, le groupe puisse continuer sur une voie toute tracée, mais semée d’embuches.

9,25/10

[LIVE-REPORT] Tyrant Fest – Se réinventer pour se lever plus fort demain [JOUR 1]

Festival historique estampillé black metal de la région lilloise, le Tyrant Fest brille par son originalité autour de trois points majeurs : sa localisation (le 9-9 bis ancien site minier de la ville d’Oignies), son affiche (des plus pointues en terme de Metal extrême) et ses activités (tu es déjà monté en haut d’un terril au flambeau à la nuit tombée ? Non ? Bah là-bas ON LE FAIT ! (et ouais)). Pourtant, et malgré un sold out l’année dernière, le Tyrant Fest a été contraint de se réinventer (mais tout en essayant de garder son identité propre) : Nouveau lieu pour le deuxième jour (l’Aéronef de Lille, moins charmant, mais plus central pour beaucoup de locaux), affiche plus ouverte. Voyons ce que donne ce Tyrant Fest évolué.

Comme il est de coutume désormais d’entrée, le festival débute par la visite du carreau de mine d’Oignies, juste en face du Métaphone, en compagnie d’une guide : une visite des plus passionnantes du patrimoine industriel des Hauts-de-France, à ne pas louper et pour un prix dérisoire (7 euros la visite).

Le site est exceptionnel donc, avec une salle immense et superbe, le Métaphone. Mais si les conditions sonores et scéniques étaient à la hauteur des espérances, ainsi que la place pour s’asseoir à l’intérieur comme à l’extérieur de la salle (mention spéciale pour cette superbe terrasse externe !), le couloir devant la salle, étroit et occupé par les stands de merch, faisait que le passage devenait de plus en plus difficile au fur et à mesure que la soirée avançait.

Deuxième autre petit point négatif sur cette première journée : les food trucks qui n’étaient, malheureusement, pas assez en nombre (et malgré toute la gentillesse et la bonne volonté du personnel – et en plus c’était vraiment très bon). Les points boissons, en revanche, tournaient très bien, en plus de vendre de la bière de QUALITE ! (il ne fallait pas s’attendre à moins, on est dans le nord !).

Et côté groupes alors ça donne quoi ?

Cette première journée restera plus expérimentale, avec de superbes découvertes : la révélation Sang Froid, avec de belles inspiration Goth rock, et un chant à la Peter Steele assez troublant il faut l’avouer !

On retiendra aussi la confirmation The Great Old Ones, certainement le groupe qui attirera le plus de monde ce soir, et qui livrera un show carré, professionnel, et sans concession. Mais c’est surtout le show des Imperial Triumphant qui nous aura vraiment impressionné, c’étaient les véritables stars de la soirée ! Ils étaient d’ailleurs complètement déchaînés. Mention spéciale au bassiste de la formation Steve Blanco qui fera le spectacle, plus particulièrement (et on l’apprendra après) pour un petit garçon qui devait sourire de bonheur.

Un show passionnant, hypnotisant, porté par un son aux petits oignons (bravo à l’ingé-son pour le coup !), et bien loin du concert du Motocultor 2022, durant lequel j’avais trouvé le groupe bien moins impliqué et bien plus froids. Foncez sur leur dernier album « Goldstar », c’est une petite pépite !

Pendant ce temps là, des silhouettes noires parfois encapuchonnées errent dans la forêt à la lueur des torches enflammées. Un petit groupe de festivaliers a osé s’aventurer en terres inconnues, bravant la nuit noire pour aller à l’assaut du terril 110, porté par le fabuleux conte de Julian Delgrange. Une expérience originale, inédite, hors du temps, qu’on vous surconseille très chaudement !

Un mot pour la clôture de la soirée, Alcest ! Le groupe sortira un décor somptueux, chose rare dans les festivals pour être soulignée. Seulement, nous n’avons pas été emporté, comme d’emblée par la prestation du groupe, qu’on a senti très fatigué (surtout Neige), malgré une prestation carrée et professionnelle. De plus, ils ont joué moins longtemps que prévu, ce qui nous a laissé sur notre faim. Mais nous reparlerons de la durée des sets des groupes sur notre prochain report.

C’est sur ces notes que le Tyrant Fest se clôture, à l’ombre de l’immense Terril surplomblant le Métaphone. Une journée enchanteresse avec des groupes qui ont répondu, excédé nos attentes. Cela promet pour le lendemain, mais ça, ce sera pour le prochain report !

[CHRONIQUE] Aephanemer – Utopie (Coup de coeur)

Il aura fallu quatre années de travail à Aephanemer pour sortir leur nouvelle offrande, « Utopie ». Un album réfléchi, côtoyant de nombreuses références et influences classicos-littéraires qui lui donne un aspect unique !

« Utopie » est un condensé d’une heure et quarante-et-une minutes très exactement de death melo classique comme sait désormais le faire le groupe français : tout au long des morceaux, on recherche à la fois l’émotion classique, la beauté des mots et la violence de ces guitares saturés et de ces mêmes paroles mais gruntées par la géniale Marion Bescoul.

Car, malgré parfois la redondance rythmiques de certains morceaux qui demandent une grande concentration pour en saisir tous les rouages, l’album ne cesse de rechercher le beau : l’album comporte une dimension littéraire – notamment avec la citation d’un poème de Paul Valery dans « le Cimetière Marin » – mais une autre, cette fois d’un écrivain bien connu de chez nous, Victor Hugo, vient automatiquement en tête en pensant à cette galette : « Les écrivains ont mis la langue en liberté » (Les Contemplations). La qualité d’écriture (et en français, s’il faut le souligner) y est en effet complètement folle, chacune des syllabes venant s’inscrire dans nos têtes au fur et à mesure que le chant défile (nous donnant même envie de chanter dans le RER, mais ce serait mal venu…)

Aephanemer nous livre donc avec « Utopie » un album violent et magnifique alliant la beauté de notre langue française à une musique saturée d’inspiration classique (d’ailleurs les guitares, ça ne vous fait pas penser à des violons ?). Une œuvre somptueuse, intelligente et nuancée de death mélo.

9,5/10

[CHRONIQUE] Sabaton – Legends

Petite surprise avec ce nouvel album des Sabaton, « Legends » : on s’écarte un temps de la machinerie des grandes guerres pour se concentrer sur d’illustres personnages de l’Histoire, de Genghis Khan à Napoléon en passant par César. Une tentative de renouveau bienvenu, mais encore bien timide !

Il faut dire que beaucoup ont eu la critique facile avec Sabaton dernièrement : les deux critiques les plus acerbes sont leur supposée glorification de la guerre, mais aussi une non-évolution latente du groupe, depuis notamment qu’ils ont sorti… et bien leur premier album, « Primo Victoria », en 2005 !

Loin de prendre le taureau par les cornes, les Sabaton ont cependant voulu évoluer sur cette nouvelle galette : Exit les marches militaires et les canons sciés, place aux grandes légendes de l’Histoire, mais avec, plus ou moins, un lien avec le sujet de fascination des suédois.

Si on retrouve toujours les mêmes orchestrations, le tout est bien plus mélodique. La rythmique va également changer sur la majorité de l’album, laissant toute la place aux envolées orchestrales, et étant moins dans le saccadé, pourtant marque de fabrique du groupe !

Et si ça marche sur quelques morceaux, comme les excellents « Impaler » et « Hordes Of Khan », certaines chansons retombent assez vite comme des ballons crevés : « A Tiger Among The Dragon » mais aussi « Maid Of Steel » qui, malgré le sujet passionnant et sa brièveté, nous a paru longue et brouillonne.

Mais ce sera cependant les deux seuls points noirs de l’album : « Templars » et « I, Emperor » sont fabuleuses et on a envie de chanter avec Joakim Broden (chant) même si, paradoxalement, ce sont les deux seuls morceaux les plus « standards » des suédois ! A contrario, « The Cycle Of Songs » est un, voir le morceau le plus intéressant de cet album, dense, alambiquée, à la structure plus complexe. Une chanson très difficilement accessible, un comble pour Sabaton, mais une très agréable surprise.

Avec « Legends », Sabaton livre un album passionné mais inégal, avec de belles choses comme des mauvaises. On sent que le groupe est prêt à évoluer, mais si les essais se révèlent encore trop timide. Mais c’est pour toutes ces choses que cet album reste un très bel objet, la meilleure galette sorti par les suédois depuis bien longtemps, qui nous divertit autant qu’elle nous ravit (en nous cultivant un peu au passage d’ailleurs). Nous avons qu’une hâte, voir « Legends » joué en live !

(Et mention spéciale à l’artwork ci-dessous qu’on trouve juste somptueux)

8,5/10

[CHRONIQUE]Grandma’s Ashes – Bruxism (Coup de coeur)

Après un premier album couronné de succès qui a pu leur ouvrir les portes de (parfois grandes) scènes françaises), le trio Grandma’s Ashes revient avec un deuxième album, « Bruxism » qui enfonce le clou et continue de définir leur univers bien particulier.

De base, le bruxisme est une contraction involontaire de la mâchoire qui vous fera grincer des dents (d’où cet artwork). On est pourtant bien loin de le faire à l’écoute de cet excellent deuxième jet, signé par le trio de françaises Grandma’s Ashes.

Mettre la musique au service de la construction d’un univers : si c’était déjà le cas sur le premier album du groupe, le deuxième va encore plus loin, abaissant toutes les barrières des genres. Il reste cependant extrêmement difficile à appréhender, tant les nuances sont plus que nombreuses. .

On entend à la fois de l’industriel (avec un son de batterie incisif comme sur « This Too Shall Pass »), de la pop (le mielleux « Empty House » rempli de riffs plus qu’accrocheurs) du grunge, voire parfois du stoner (l’excellent et bourrin « Flesh Of Cage ») … On sent que les musiciennes ont travaillé et surtout se font plaisir. Mention spéciale à Eva dont les différentes tessitures de voix sont assez folles par rapport à ce qu’elle proposait sur l’album précédent. Une future grande chanteuse.

Les thématiques sont personnelles et touchantes, sur l’acceptation de soi, la confiance, la gestion de ses émotions. Des sujets forts qui parleront à beaucoup d’entre nous, même passé les 35 ans !

« Bruxism » représente à mon sens, la prochaine évolution du rock français qu’on entend à la radio depuis les années 2000 : un son brut, des thèmes forts, des éléments grunges et stoners savamment mélangés à du rock radiophonique. Un bel album, complexe, à réécouter pour en saisir toutes les nuances. Une galette que j’aurai aimé avoir entre mes mains étant plus jeune.

9/10


[LIVE-REPORT] Der Weg Einer Freiheit @ Petit Bain, Paris (28/09/2025)

Il y a foule ce soir au Petit Bain pour une date full post-black, avec un groupe qui se fait extrêmement rare en France : Der Weg Einer Freiheit, qui vient défendre son nouvel album, « Innern ».

(Merci à Garmonbozia pour l’accréditation !)

Mais tout d’abord, le concert s’ouvre avec un groupe dont c’est la première apparition à Paris (et la deuxième en France, ils étaient la veille à Grenoble) : Heretoir. Fondé en 2006, le groupe vient de dévoiler un très bel album, « Solstagia » avec lequel ses membres espèrent toucher un public plus international. Attendus au tournant par de très nombreux fans venus exprès (et parfois de loin) les voir, la formation teutonne ne décevra pas en mettant particulièrement en avant son nouvel album, mais aussi quelques standards comme « Golden Dust ». C’est après cinq titres – seulement ! – que le groupe se retire sous une ovation impressionnante du public.

Après une courte pause, Dead Can Dance résonne au sein du Petit Bain, mettant au silence tout âme bien trop joviale de la salle. Puis c’est sous les cris et les hourras que Der Weg Einer Freiheit arrivera, entamant un « Marter » d’anthologie, histoire de mettre au pas tout ce beau monde. « Xibalba » suivra, enfonçant encore plus le clou.

Le groupe enchaînera les premières 45 minutes sans temps mort (marque de fabrique) mettant particulièrement en avant leur nouvel album, « Innern », mais aussi avec quelques titres standards du groupe, dont les fameux « Einkehr » et « Aufbruch » qui raviront les fans de la première heure.

Néanmoins, le groupe ne se montre pas avare en terme de communication, et, à moins de connaître sur le bout des doigts la discographie du groupe. Cela peut plaire comme déplaire. Mais cela n’entache pas une prestation extrêmement réussie des teutons, qui se retirent avec « Forlorn », sous des applaudissements très soutenus.

Une date mémorable pour tout fan de post-black qui se respecte, avec une prestation de la part des Der Weg Einer Freiheit et des Heretoir à la hauteur (et même plus que ça pour les seconds) de toutes les espérances. Espérons que nous puissions revoir les deux groupes très rapidement.

[AGENDA] Les concerts de Novembre 2025

On s’apprête désormais à rentrer dans le deuxième mois le plus chargé de l’année en terme de concerts. Les voici :

Blackbriar + Forever Still @ Le Rex, Toulouse, le 02/11/2025


Enter Shikari @ Lyon, 03/11/2025

Enter Shikari @ Paris, 11/11/2025


Rise Of The Northstar

Steve’n’Seagulls

Parkway Drive + Thy Art Is Murder + The Amity Affliction

Orbit Culture

Leprous @ Montpellier, 06/11/2025

Fabio Lione’s Dawn Of Victory @ Colmar, 06/11/2025

Bernard Minet Metal Band

Solitaris @ Antony, 07/11/2025

Seth + Opprobre

Marilyn Manson

Lolofora

Horskh + Violence + Downterra @ Savigny-le-Temple, 15/11/2025

Ultra Vomit + Tagada Jones @ Narbonne, 15/11/2025

Turnstile

Halestorm + Bloodywood

Phil Campbell And The Bastard Sons

Smash Hit Combo @ Antony, 21/11/2025

Resolve + Ice Sealed Eyes + Aurore + Moonball

Kiko Loureiro @ Savigny-le-Temple, 24/11/2025

Nothing More

Nailed To Obscurity @ Paris, 26/11/2025

Sabaton

Coldrain

Gojira :

27/11/2025 @ Reims

28/11/2025 @ Lille

30/11/2025 @ Paris

Loudblast + Heart Attack + Hysteria + All We Leave Behind

Dagoba + Smash Hit Combo + Dog’N’Style

Katatonia + Evergrey + Klogr

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