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[LIVE-REPORT] Kave Fest 2026 @ Gisors

Le Kave Fest est de nouveau revenu en force dans le parc du Château de Gisors, avec une programmation pour le moins éclectique mais surtout plus prestigieuse ! Retour sur cet événement, qui devient un immanquable des débuts d’été !

On avait peur que la chaleur persiste, dieu météo était avec le Kave Fest puisque le festival s’est déroulé sous des températures bien plus clémentes ! Un temps idéal pour un carton plein, le festival ayant fait sold out le dimanche !

Organisation

On va commencer par les points négatifs : il y peut-être un petit souci de communication (ne serait-ce que pour l’horaire pour les sorties définitives, définitivement à communiquer en amont du festival plutôt qu’au niveau des entrées/sorties, personne ne revient par là du festival …) que ce soit au niveau des festivaliers comme au niveau des médias (je comprend que je puisse être écartée du pit photo au profit de personnes pouvant toucher un très large public… néanmoins vu le nombre de photographe réellement présents dans le pit, j’ai un peu moins compris sur place).

Autre petit point mais pouvant là aussi être facilement amélioré : le stand nourriture doit absolument avoir plus de monde (histoire d’éviter un burn out de l’équipe et aussi de la nourriture froide pour le public). Je salue d’ailleurs la chaleur et la bonne humeur de tout le krew de manière générale, gardant le sourire en toutes circonstances, même dans les situations plus tendax.

Le reste était sinon top : mention spéciale pour les changements de plateaux extrêmement efficaces, le nouveau point merchandising qui nous évite de parcourir tout le site pour trouver l’album du groupe que tu viens de découvrir, la Basse-Kour pour souffler un peu loin du tumulte des guitares saturées, et la carte des boissons qui ne cesse de s’étoffer avec des bières toutes excellentes ! Les stands, quant à eux, étaient également assez variés, avec mes salutations à Rock Octopus (mes gosses adorent leurs badges !!), Poulettes Sisters (un jour je me prendrai cette veste !) et Geobscura ( qui avait, miracle, le même bracelet que mon fils a détruit il y a de cela deux ans !).

Groupes

Kozoria, vainqueur du tremplin du Kave Fest, a parfaitement rempli sa mission en ouvrant les hostilités de la journée : son metal fort inspiré de Gojira aura fait mouche auprès de nombreuses personnes de l’assistance (jusqu’à provoquer deux wall of death) ! Un an tout juste après son premier show dans ce festival, mirabelle. est revenu, cette fois, plus confiant, enflammant la fosse de son punk ravageur ! Solitaris m’aura surpris, quelques années après un set que j’avais trouvé brouillon et désorganisé. Le groupe a peaufiné son image, semble plus cohérent et professionnel : le concert s’en est ressenti, plus bourrin, mieux maîtrisé. Et j’aime beaucoup maintenant.

C’est auréolé du succès rencontré par l’album « Chimera » que Ashen se présente de nouveau sur la scène du Kave, avec l’intention de tout dégommer sur son passage ! Et quel show ! Mention spécial à Nathan à la basse, vraie bouffée d’oxygène sur scène, avec un présence de dingue !!! Ensuite, et ils se font rares sur les scènes européennes, c’était le tour des américains de Dying Wish avec un show carré mais qui manquait de spontanéité. Dommage ! Concernant Resolve, et étant donné que c’est la quatrième fois que je les vois, je ne vais pas être des plus objectives mais encore un show divin, quoique un poil en dessous du Trabendo, mais j’ai senti les membres du groupe plus détendu. Et une belle découverte pour certains qui ne connaissaient pas avant (tu te reconnaîtras!) (Resolve par contre, si on pouvait avoir un ou deux CD au merch ?)

Le dimanche a vu la réapparition de revenants : 6:33 ! C’est devant un public plus nombreux qu’à l’accoutumée (surtout qu’ils ont commencé à 12:30 soit très tôt pour un troisième jour de festival !). Le groupe, en grande forme et heureux d’être sur scène, aura fait danser tout le public avec non seulement des standards, mais aussi une petite nouveauté ! Hâte d’avoir un prochain album entre les mains ! Ckraft aura profondément divisé : si certains (dont je fais humblement partie) ont complètement adhéré au délire metal jazz core du groupe, d’autres ont été excédés par le côté strident des morceaux, peut-être aussi trop expérimentaux pour eux ! Un gros risque pour la formation française, dont l’univers ne se prête que difficilement à un festival ! Silhouette en revanche aura plus rassemblé les foules : il faut dire que leur black metal ambiant, envoûtant, d’une qualité rare, remporte de plus en plus de succès ! Seul problème pour moi : le grunt de son chanteur m’est totalement insupportable et je suis littéralement passé au travers de leur concert.

Vient maintenant Akiavel pour lesquels, une fois encore, je ne vais pas être très objective vu que c’est la troisième fois que je les vois. Encore un show complètement fou du groupe qui a suscité de nombreux slams (y compris chez les plus jeunes, un petit sera même invité sur scène avec son papa à la fin du set) pogos et autre mouvements de foule. Le groupe se donne à fond, Auré en tête d’ailleurs, et les titres du dernier et excellent Scelestvs, tous joués, passent très très TRES bien en live. A noter que le groupe s’est longuement prêté au jeu des autographes et des photos avec leurs fans après le show !

Difficile de passer après un tel concert , surtout que Blackbriar est le seul représentant du week-end dans son genre, le metal symphonique moderne(donc aucun rapport avec les précédents) Pourtant, malgré un démarrage assez faible, le groupe fait monter doucement la pression pour finir en apothéose ! Une belle démonstration de force des néerlandais ! Un groupe d’ailleurs qui s’est montré accessible, se baladant dans le festival et acceptant volontiers les photos avec les fans !

J’attendais tellement la prestation de Sowulo !! Grand ensemble de folk pagan, le groupe aura mis tout le Kave Fest en transe ! Et avec un son exceptionnel pour du Open Air, on s’est régalé ! Je suis tellement contente de les avoir vu (bon maintenant, ils n’ont pas intérêt à revenir dans dix ans !) Dans un autre registre, Equilibrium m’aura particulièrement surprise avec un concert endiablé et un frontman énergique, impliqué et exceptionnel ! S’ils avaient une image un peu pète-sec jusqu’ici, elle a définitivement volé en éclats ce soir.


Enfin Lacuna Coil débarque avec leur Metal Moderne efficace : si le dernier album, le très bon « Sleepless Empire » est le plus mis à l’honneur, les italiens régaleront les fans de la première heure avec des standards comme « Comalies » ou encore leur reprise de Depeche Mode !

C’est sur cette prestation (et avec le regret de louper Vestige mais promis les gars, je me rattrape très très vite !)que nous quittons le Kave Fest : un festival familial (à en juger par les familles et par le nombre hallucinant de jeunes enfants qui ont slammé seuls pendant le week-end) (et oui c’est génial) à la programmation variée et prestigieuse, mais surtout où il fait bon vivre, par son ambiance, (à quelques exceptions près) et surtout sa jauge réduite. Je l’ai bien senti, la dépression post-fest.

A l’année prochaine Kave Fest 🙂

[INTERVIEW] Flo « Rorschach » Charlet (6:33) : »On a vraiment pu se concentrer sur l’album grâce au confinement »

Après 4 ans de silence, les 6:33 reviennent avec du neuf, la galette « Feary Tales For Strange Lullabies: The Dome », vrai hommage à toute la pop culture des années 1980/1990, et qui arrive à point nommé pour la période d’Halloween. On a pu s’entretenir au téléphone avec Flo, alias « Rorschach » à son propos.

Metal-Actus : Comment te sens-tu par rapport à la pandémie actuelle ?

Flo « Rorschach » Charlet (chant) : J’ai été surpris de me sentir mieux que je ne l’aurai imaginé : bien évidemment, ça a été difficile au début, mais finalement, cette période a eu son lot de bonnes choses. Et il nous a surtout permis de nous concentrer sur ce nouvel album.

Un nouvel album, « Feary Tales For Strange Lullabies: The Dome » qui arrive 4 ans après le dernier « Deadly Scenes ». Pourquoi ce laps de temps ?

Et bien à partir de 2017, j’ai accueilli deux petits garçons et un autre membre du groupe une petite fille. Un autre s’est concentré sur les travaux de sa maison. On a donc voulu profiter de ce que notre vie privée avait à nous offrir et on a fait comme on pouvait. On a vraiment pu se concentrer sur l’album grâce au confinement. On y a d’ailleurs passé deux ans dessus.

Est-il vrai que votre premier single, « Act Like An Animal » est un hommage aux jeux vidéo, notamment SEGA ?

Absolument pas, c’est en fait le visuel que nous avons choisi d’utiliser pour le morceau, et beaucoup font le raccourci depuis. Notre album est un gros hommage à toute la pop culture des années 1980/1990. Mais ce n’est pas facile de saisir l’intention d’un morceau sans les paroles : on n’a pas voulu les insérer dans le livret pour ne pas gâcher les visuels. On devrait donc les mettre en ligne dans le courant de la semaine prochaine.

Au niveau de la composition, comment vous vous débrouillez ?

C’est Nico qui compose absolument tout alors que moi je m’occupe de l’ensemble des paroles. A l’exception notable de l’introduction « Primal Focus » dont s’est occupé notre plus ou moins ancien claviériste Emmanuel ROUSSEAU, qu’on considère toujours comme un membre à part entière du groupe. On ne se prend pas la tête sur les compositions, on n’essaie pas que ça sonne heavy metal ou autre. On compose comme ça nous vient.

Que peux-tu me dire sur « Wacky Worms » ?

C’est le morceau le plus violent de l’album ! Il faut dire que Nico et moi on était alors en demande (rires). C’est aussi le premier morceau de notre album qui nous ramène directement dans les années 1980/1990, période dont on s’est nourri pour produire notre galette.

Tu me disais qu’Emmanuel a signé cette superbe introduction sur « Primal Focus », qui me fait beaucoup penser à des bandes originales comme celle de l’Histoire Sans Fin. Que peux-tu me dire d’autres dessus?

C’est le morceau Prince (rires). Il a un côté naturellement Funk, très Nine Inch Nails. Il déboule avec tout un package, c’est en quelque sorte notre plus belle Madeleine de Proust ! Il parlera aux fans de Michael Jackson (on l’est tous) mais aussi à ceux de Britney Spears (rires). C’est un morceau avec une énergie folle, joyeuse, pleins de bons sentiments que nous avons voulu retransmettre. Il a un petit côté dance-floor.

Tu me parlais de l’artwork créé par Flo des Kromatorium ! Comment s’est passé la collaboration avec lui ?

Excellente ! On l’a contacté car on aimait beaucoup son travail, et on lui a envoyé nos pistes en lui laissant carte blanche. On a trouvé ses visuels tellement chouettes qu’on ne voulait pas les gâcher. Il a également signé les illustrations sur notre vinyle.

Du coup, je suppose que cet album va donner lieu à une suite ?

Tout à fait et on a déjà quelques pistes, même si on le souhaite assez différent musicalement parlant.

Niveau concerts, qu’est-ce que ça donne ?

Pour l’instant, le concert au Forum Vauréal excepté, on est en contact avec plusieurs salles, dont le Bus Palladium et le Barde Atomique, qui nous ont déjà contacté pour nous dire qu’ils avaient très envie de nous faire jouer. Autrement, nous travaillons avec Keuf Metal qui bosse sur nos potentielles dates.

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