[INTERVIEW] Guillaume nous parle de la première édition de l’Interceptor Fest !

Les deux salles de concerts de Bordeaux, le VOID et la Rock School Barbey, lancent leur festival cet octobre. Guillaume, chargé de communication de l’Interceptor Fest, nous en parle ci-dessous !

Metal-Actus : Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Guillaume (INTERCEPTOR FEST)
 : Salut, je suis Guillaume, je bosse au VOID depuis 2 ans et, en ce moment, pour la com’ du festival Interceptor que l’on coorganise avec l’équipe de la Rock School Barbey.

Comment a germé cette idée d’Interceptor Fest ?

La volonté de deux salles, VOID et la Rock School Barbey, de s’associer afin de proposer un festival dédié aux musiques extrêmes, avec une programmation inédite dans la région Nouvelle-Aquitaine. On a senti qu’avec l’arrivée de la LGV Bordeaux/Paris et la volonté de la mairie de s’exporter, nous pouvions toucher un nouveau public et donc produire des groupes dont on rêvait depuis maintenant trop longtemps! Cela a emballé pas mal de monde ! Ça nous a d’ailleurs permis d’être dans la sélection officielle de la saison culturelle de Bordeaux Métropole .

Pourquoi ce nom, Interceptor Fest ?

Si y a bien un truc qui nous lie tous au sein de l’équipe, c’est l’amour du DIY et l’univers de Mad Max ! On a fini par tomber d’accord sur le nom de la caisse de Max, l’Interceptor, parce que ça collait bien avec le paysage musical qu’on voulait proposer. Nous avons ensuite construit toute notre image autour de cet univers.

Votre festival débute le 5 octobre prochain, soit un jeudi. N’est ce pas un risque à prendre, que les festivaliers doivent poser des congés, à la sortie de l’été, pour venir vous voir ?

Quand on a commencé à plancher sur la programmation du festival, on nous a proposé de faire jouer les Swans le 5 octobre. En tant que première édition, on ne pouvait vraiment pas passer à côté d’une telle occasion ! Ceci dit, si le festival avait été du vendredi au dimanche, les festivaliers auraient probablement du prendre leur lundi de repos, donc on ne se fait pas vraiment de soucis.

Votre affiche est variée et d’excellente qualité, avec quelques groupes plus rares en France comme Swans. Comment avez-vous constitué cette affiche ?

Les 3 mecs de la programmation, Matt, François et Manu, ont travaillé ensemble, avec leurs différences de sensibilités, à l’élaboration d’une programmation hétéroclite tout en étant fédératrice pour les fans de musique extrêmes. J’ignore comment ils se débrouillent mais l’affiche est là, et on peut dire qu’ils ont bien bossé !

Votre festival se déroule dans trois endroits différents dans Bordeaux. Pourquoi ce choix ?

Comme on a pu l’aborder précédemment, on voulait fédérer les forces de deux salles de concert de profils différents pour ce festival : VOID et la Rockschool Barbey ont respectivement une capacité de 200 et 600 personnes, ce qui nous permet d’avoir deux styles de lieux en fonction des groupes que l’on voulait proposer. Lors du développement du projet on a demandé comme ça à la ville si on pouvait exploiter la place Dormoy, près de la Rock School. On y a pas cru sur le moment mais ils nous ont dit oui !

Comment ça se passera au niveau nourriture et boisson ? Y aura-t-il une carte spéciale ?

On a choisi deux foodtrucks qu’on connaît bien pour servir des tacos, fajitas et des plats asiatiques. Etant pour la plupart végétariens, on avait à coeur de proposer des plats sans viande, on en trouvera donc sur les deux camions en plus des plats normaux. Un accueil festivalier avec petit-déxeuner se tiendra au Void tous les jours de 9h à 13h avec tout le nécessaire pour bien se réveiller !
Et j’oubliais, il y aura bien évidemment plein de bières dans chacun des lieux du festival !

Comment vont les ventes de billets ?

On a lancé les early birds et les avons pratiquement tous vendu avant la clôture des ventes, et, depuis, ça suit son cours. On a choisi de proposer des tarifs intéressants (25€ la journée et 60€ les 3 jours) pour attirer un maximum de monde donc on espère en vendre encore !

Un dernier mot ?

Vivement Octobre !

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[CHRONIQUE] Septicflesh – Codex Omega

Figure de proue du metal hellénique, les SepticFlesh, forts de leur succès grandissant, reviennent avec un nouveau bébé, « Codex Omega », réutilisant la même recette que ses aînés.

La réputation de Septicflesh n’est plus à faire, depuis leur retour aux commandes en 2008 avec le devenu-culte « Communion ». Chacun de leurs opus est désormais attendu comme le messie noir.

« Codex Omega » n’échappe donc pas à cette règle. Le superbe artwork, encore signé Spiros  » Seth  » Antoniou, chanteur de la formation, nous a mis l’eau à la bouche pendant des mois. Les extraits, en revanche, nous ont parfois laissé de marbre (à l’image d’un « 3rd Testament » pas très folichon faut l’avouer). C’est donc avec excitation et une petite dose d’appréhension qu’on attaque cette galette.

Autant le dire tout de suite, on retrouve la même recette qui a fait le succès des prédécesseurs de « Codex Omega » : les montées en puissance progressives, le son de guitare épique, les petites introductions au piano qui vont bien … De ce côté là, les fans ne seront pas déroutés puisque certains morcaux sont tout à fait conventionnels; je dirai peut-être même un peu trop puisqu’après « Faceless Queen », un certain sentiment de lassitude s’installe. Ce sera mon seul reproche à l’album.

Fort heureusement, les autres tracks sont beaucoup plus intéressantes, comme « Portrait Of A Headless Man » avec son son de duduk (instrument à vent arménien), « Dante’s Inferno » avec son introduction à la guitare acoustique, rejointe rapidement par de puissants violons, de l’oud sur la sauvage « Martyr » et l’épique « Faceless Queen » … Ces instruments donnent une dimension plus orientale à la musique de Septicflesh, une petite originalité plus que bienvenue. « Dark Art » est très particulier, à la fois plus progressive et plus sombre, plus clair au niveau de la voix. Une des vraies petites pépites sur cet album.

Ces caractéristiques citées au-dessus font que ces tracks sont les plus prenant de tout l’album, voir même du dernier opus « Titan » (sorti en 2014). Des chansons qui valent pour moi, tout l’album.

Epique et violent, Septicflesh fait pratiquement un sans-faute avec ce « Codex Omega ». Malgré une petite lassitude qui peut s’installer à la fin de l’opus, l’ensemble reste assez puissant pour vous faire remuer les tifs, et est émaillé des coups de génie que sont, notamment, « Portrait Of A Headless Man » et « Dark Art ». Les fans seront rassasiés avec cette excellente galette, tout comme les newbies.

9/10

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[ALERTE CONCERT] Les dernières dates de The Arrs sont annoncées

The Arrs vient d’annoncer les dix dernières dates de sa tournée d’adieu :

23/09/2017 @ Queskon Fest, Bourgneuf-en-Mauges
29/09/2017 @ Le Ferrailleur, Nantes
30/09/2017 @ BT 59, Bêgles-Bordeaux
06/10/2017 @ L’Alternateur, Niort
07/10/2017 @ Des Lendemains Qui Chantent, Tulles
13/10/2017 @ Hipster Café, Rouen
14/10/2017 @ Hardpörk’N’Fest, Angoulême
03/11/2017 @ – TBA –
04/11/2017 @ Les Trinitaires, Metz
11/11/2017 @ Le Trabendo (date d’adieu), Paris

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[CHRONIQUE] Leprous – Malina

Se perdre pour mieux se trouver. Telle serait la devise de ce « Malina », pondu par nos chers Leprous. Le groupe norvégien, qui monte en puissance depuis quelques années, a eu un seul mot d’ordre : surprendre. Ce qui a de quoi déstabiliser après le dernier bébé en date des norvégiens, « The Congregation », très axé metal progressif.

Leprous part avec « Melina » dans plusieurs directions, se jouent des différentes ambiances, que ce soit jazzy pour le bien nommé « Belleville », le plus progressif avec « Mirage », plus pop-rock avec le premier single « From The Flame », au slow de « Malina ». Avec pour seul réel dénominateur commun la voix reconnaissable entre mille de Einar Solberg. On est loin de « The Congregation », dernier opus en date du groupe, qui versait beaucoup plus dans le metal.

Le groupe envoie valser toutes les étiquettes (les critiques vont avoir du mal à mettre un nom sur leur musique) : on ressent de la spontanéité, un petit goût pour l’inattendu sans qu’il ne perde son identité au passage. On plonge, la tête la première, dans leur petit monde, dans leur petite bulle.

Semblant assez inaccessible d’un premier abord, le bloc constitué par « Malina » est dans un premier temps envoûtant (par le charme de Solberg) , puis prenant (par les compositions), et enfin addictif (on ne peut plus s’arrêter de l’écouter). C’est le gros point fort de cet opus : on ne s’ennuie absolument jamais, on est toujours surpris par des arrangements musicaux qui arrivent sans crier gare ou par la complexité des morceaux qui ferait pâlir de jalousie, parfois, un certain Opeth.

Le seul petit bémol que je reprocherai est que la production ne suit pas : le son est à des moments dégueulasses (notamment sur « Stuck ») à cause un mauvais mixage. C’est dommage, car un groupe de cette créativité, de cette trempe, mériterait les meilleurs gars au son du monde.

Leprous confirme donc son statut sur la scène progressive mondiale avec ce « Malina » qui ravira tous les fans de très bonne musique. Un must-have à se procurer en cette fin d’été.

9,5/10

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Airbourne : Nouveau morceau disponible !

« Money » est le titre de cette nouvelle chanson de Airbourne, qui s’écoute ci-dessous. Il s’agit d’un extrait du « Diamond Cuts Box Set », prévu pour le 29 septembre prochain.

Cette box comprendra les trois premiers albums du groupe : « Runnin’ Wild » (2007), « No Guts, No Glory » (2010) et « Black Dog Barking » (2013) qui contiendront une B-Side, des morceaux inédits et un DVD bonus au documentaire « It’s All For Rock’N’Roll ».

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Kadavar : « Into The Wormhole », leur nouveau clip

« Rough Times », le prochain album des Kadavar, sortira le 29 septembre prochain via Nuclear Blast. Le groupe vient de dévoiler un clip vidéo pour le titre « Into The Wormhole », visible ci-dessous :

Tracklist :

01 – Rought Times
02 – Into The Wormhole
03 – Skeleton Blues
04 – Die Baby Die
05 – Vampires
06 – Tribulation Nation
07 – Words Of Evil
08 – You Found The Best In Me
09 – The Lost Child
10 – A L’ombre Du Temps
11 – Helter Skelter (reprise des BEATLES)(Bonus track)

« Die Baby Die » :

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