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Insolvency balance un nouveau clip !

« Blindness » est le titre de cette toute nouvelle vidéo des Insolvency ! Le morceau est extrait du prochain album studio du groupe, « Illusional Gates », prévu pour le 22 février 2022 !

Tracklist :

01 – Blindness
02 – Torn Away Inside
03 – The Endless Maze (Featuring Ryan Kirby)
04 – Mirage
05 – Illusional gates
06 – Last Call
07 – Another Fate
08 – Stranger World
09 – Smother The Candle (Featuring CJ McMahon)
10 – Oversight
11 – Afterlight
12 – Fade and Flow4

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[Report-Edito] Le Kave Fest 2018 tient toutes ses promesses (et plus encore !)

Personne n’aurait parié, il y a trois ans de cela, sur ce petit festival émergeant qu’est le Kave Fest ! Situé à Chatou, en région parisienne, et dans le jardin des parents de l’organisateur (oui oui vous avez bien lu), le festival a su attirer du monde et tomber sold out cette année.

Une affiche 100% française de rêve, une nourriture à un tarif plus qu’abordable (on est loin du hot-dog grassouillet à huit euros), de la bière plus locale (ça change de la pinte de Kronenbourg), voilà ce que nous proposait le festival en cette chaude après-midi d’été. Si le site (donc le jardin des parents de Sélim, le grand chef du Kave Fest) devint rapidement exigu (300 personnes, c’est tout de même beaucoup), le respect et la bonne humeur régnaient parmi tous les festivaliers.

Les groupes furent tous excellent.
Que ce soit Kera qui a ouvert le festival, les gars déjantés de Ragaraja (un groupe à suivre d’ailleurs), les petits mecs d’Insolvency (d’ailleurs, ils se sont présentés chez nous et ça se passe par là (lien)), les surprenants ODC (un groupe encore à suivre), les Nemost (qui ont véritablement dynamité la fosse avec un death melo ravageur et jouissif), les Princesses Leya emmenés par un Dedo au top de sa forme (un choix d’ailleurs osé et couillu à mi-chemin entre le concert hommage et l’humour décalo-thrash-black metal), des Malmort énergiques et carrés (revenant tout droit du Hellfest) et enfin les Acyls qui ont clôturé la soirée en beauté… Bref tous ont montré leur bonheur d’être sur scène, tous étaient au top de l’énergie, et chacun a fait un show dantesque.
Mais c’est aussi un public brûlant qui a fait le festival, n’accordant aucun répit aux artistes sur scène (ni même au gazon), comme on en voit de plus en plus rarement en région parisienne…

Un week-end iddylique donc comme le metal français devrait en bénéficier plus souvent.

Il s’agit de la troisième édition du Kave Fest : de ce qui semblait être un « délire » aux yeux de tous la première année est devenu structuré, organisé et respectable (et même beaucoup trop cool) aujourd’hui.
Mais avec cette édition sold-out, il est évident que ce petit bout de terre à Chatou deviendra bientôt insuffisant pour accueillir les festivaliers de tout poil. Le Kave Fest a-t-il vocation à grandir ? Si oui devra-t-il se délocaliser ? La programmation sera-t-elle à la hauteur de cette formidable dernière édition ? Et surtout, y aura-t-il autant (voire plus) de bières ? Des réponses que seul Sélim détiendra, qui devra s’atteler à la tâche après quelques vacances bien méritées on suppose.

Le Kave Fest est devenu aujourd’hui un événement à suivre en région parisienne. Et on souhaite beaucoup de succès à Sélim et son équipe, qui le méritent bien.

Rendez-vous l’année prochaine !

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[INTERVIEW] Valentin Gondouin (guitare/chant – INSOLVENCY) : « On s’organise comme une entreprise qui fonctionnerait à distance »

Après un EP remarqué par la critique, Insolvency revient cette fois avec un album, « Antagonist Of The Soul ». L’occasion pour Metal-Actus de s’entretenir avec Valentin Gondouin, l’une des têtes pensantes de ce projet musical !

Metal-Actus : Vous sortez votre premier album « Antagonist Of The Soul ». Pourquoi avoir attendu 5 ans pour le sortir ?

Valentin Gondouin (Guitare/chant) : On est effectivement né en 2012, mais ce n’est qu’en 2014 que Bruno est arrivé dans le groupe. A ce moment là, on a eu l’idée de sortir notre EP : une fois ce dernier sorti, on a voulu pousser plus loin la démarche avec un album. Donc début 2016, on commeçait à contacter les studios pour son enregistrement. En plus, tout le processus accompagnant ce genre de projet, la préproduction, le pressage … font qu’il ne sort que maintenant.

Il a été facile de repartir dans ce processus après votre EP ?

On le devait. Cet EP était du fait maison. On voulait, avec ça, démarcher des labels et essayer de se faire connaître. Mais on a rencontré d’autres gens qui nous ont dit que ce n’était pas forcément la bonne marche à suivre : il faut surtout s’entourer de professionnels et essayer de se créer un bon réseau. Et on voulait un rendu le plus professionnel possible pour pouvoir se démarquer du lot justement. Quand on s’est rendus compte qu’avec notre EP, on ne pouvait aller bien loin, on s’est décidé de créer un album. On retrouve trois morceaux qui étaient sur notre EP, qu’on aime vraiment beaucoup. On les a réenregistré et remixé pour l’album : ça nous a fait plaisir aussi de les retrouver dans une nouvelle version et de pouvoir les partager avec notre public.

Comment s’est passé justement ce processus ?

On a plus ou moins un processus de création qui s’est installé dans le groupe. C’est, de base, plus Pierre et moi qui apportons des idées, les squelettes de nos morceaux. On pose nos idées sur le logiciel Guitar Pro. Et on propose ça à Bruno et Mickaël qui eux, du coup, viennent apporter des propositions complémentaires, dire ce qui va et ce qui ne va pas. On écrit les paroles – c’est plus Pierre qui s’en charge – et on pose le chant sur nos compositions. Ce qui a été plus compliqué est la distance entre nous car, si on vient tous de la même ville, on est tous répartis pour le besoin de nos vies: Pierre et moi on est à Nancy pour nos études, Bruno habite sur Paris et notre batteur Mickaël habite à Troyes. Donc ça s’est fait par Internet : on s’envoie des tablatures, des compositions, des enregistrements, on travaille tout ça chacun de notre côté et ensuite on met en commun.

Internet n’a donc pas été une barrière pour vous ?

Non. Internet nous a permis de pouvoir tout partager. Tous les soirs, on parle par rapport au groupe, on a même une Dropbox où on stocke nos fichiers, on prévoit nos répètes,… on s’organise comme une entreprise qui fonctionnerait à distance. C’est notre passion, ça nous prend aux tripes, donc peu importe si on est à 10000 kilomètres, on arrive toujours à trouver un moment pour pouvoir se synchroniser.

Pourquoi avoir choisi ce titre, « Antagonist Of The Soul » ?

Il représente assez bien le thème général qu’on essaie d’avoir, dans les paroles de l’album : le but est de dire que chacun d’entre nous passe par des moments sombres, des moments tristes, des moments qui font mal, et que, justement, ce mal peut être un bien nécessaire, pour pouvoir évoluer et avancer dans la vie. On peut faire le parralèle avec le yinyang : le mal serait complémentaire du bien et ferait partie intégrante de chacun de nous. C’est en quelque sorte la division de l’âme, c’est un peu ce qu’on ressent face aux différentes situations.

Sur votre artwork, vous avez choisi de représenter une femme. Qu’est-ce qu’elle symbolise ?

C’est Mytika, une Suicide Girl, qui est l’amie d’une amie à Bruno. On cherchait quelqu’un pour pouvoir représenter une personne dans la douleur, dans la souffrance. Elle est dans la division de sa personnalité quelque part ! Et Bruno lui a parlé de ce projet. On a fait des tests photo; et son charisme et sa personnalité collait bien à ce qu’on voulait représenter dans l’album et sur le visuel de notre album.

Pourquoi avoir choisi de mettre « Death Wish » en vidéo ?

Parce que c’est l’un de nos derniers morceaux composé, et on trouve qu’il est plus représentatif de notre style actuel. On voulait vraiment le mettre en avant et pouvoir le montrer aux gens. Il représente, comme on peut voir dans le clip, un enfant qui se fait martyriser par son père. C’est assez représentatif de la division de l’âme : il est dans la souffrance constante mais il entrouvera la lumière de la vie. En gros, il est quelque part dans une joie de vivre même si tout va mal dans sa vie : il garde quand même son âme pure.

D’autres projets de clip ?

Oui, dans un mois, on va tourner un clip sur Paris, pour « Antagonism Of The Soul » justement. Il devrait sortir d’ici mars-avril.

Que peut-tu me dire d’ailleurs sur ce morceau ?

C’est un morceau qui nous a vraiment permis de nous prouver en tant que musiciens. Niveau technicité, c’est l’un des plus compliqué pour moi. On s’est tous dépassé en terme de musique. C’est aussi un morceau dans lequel on retrouve toutes nos influences, que ce soit le heavy metal, le metal core … On a pu réunir justement des passages un peu plus mélodiques, avec le piano, et des passages plus bourrins. On est très fier de ce morceau. C’est vraiment un de nos tubes, à mon avis (rires)

Avez-vous prévu une petite tournée ?

Alors, on a déjà prévu un concert à Reims en mars, et les autres dates sont sur notre Facebook. Bon, elles vont arriver (rires). On essaie aussi, dans le courant de 2018, d’organiser une mini-tournée et essayer de choper pleins de concerts à côté de festivals.

Est-ce que pour toi, la partie live est quelque chose d’essentielle à un groupe ?

Ouais, c’est hyper-important. On compose aussi certaines parties pour le live ! On se dit « Ouah en live on va vraiment faire bouger les gens dessus » (rires). On veut vraiment donner une certaine ambiance, certaines émotions ; les concerts, c’est là pour partager avec ton public directement. Et que dire de ceux qui découvrent ta musique sur scène, au hasard d’un festival ! Vraiment, le live est une partie indéniable du groupe, et pour moi, on ne peut pas faire l’impasse dessus.

Un dernier mot ?

Que les gens prennent autant de plaisir à écouter notre album que nous avons pris plaisir à le composer !

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