Hjelvik : Nouveau single dévoilé !

« Glory Of Hel » est le titre de ce troisième single et nouveau clip des Hjelvik ! Le morceau est issu du prochain album du groupe, « Welcome To Hel », prévu pour le 20 novembre 2020 via Nuclear Blast.

Tracklist :

01 – Father War
02 – Thor’s Hammer
03 – Helgrinda
04 – The Power Ballad of Freyr
05 – Glory of Hel
06 – 12th Spell
07 – Ironwood
08 – Kveldulv
09 – North Tsar
10 – Necromance

« Helgrinda » :

« North Tsar » :

Artwork :

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Accuser : Nouvelle lyric-vidéo disponible !

« Misled Obedience » est le titre de cette nouvelle lyric-vidéo des Accuser. Le morceau est issu du prochain album du groupe, éponyme, prévu pour le 13 novembre 2020 via Metal Blade Records.

Tracklist :

01 – Misled Obedience
02 – Phantom Graves
03 – Temple of All
04 – Lux in Tenebris
05 – Be None the Wiser
06 – Rethink
07 – Psychocision
08 – Contamination
09 – The Eliminator
10 – Seven Lives
11 – A Cycle’s End

« Phantom Graves » :

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[INTERVIEW] F.T. Hordé (Déluge) : « Pour pouvoir évoluer dans la société, il faut déjà être bon avec soi-même »

Après avoir été acclamé par la critique et le public avec un premier jet, « Aether », les français de Déluge reviennent avec un album plus accessible, « Aego Templo », cette fois chez Metal Blade Records. On a discuté de cet album – que nous vous conseillons déjà – avec la tête pensante du groupe, F.T. Hordé.

Interview réalisée par téléphone le 22/10/2020 par Roxane BAYLE – Merci à Roger

Metal-Actus : Pourquoi ce titre d’album, «Aego Templo» ?

François-Thibaut Hordé (guitares) : Le premier album, «Aether», symbolisait en quelques sorte le vide, une sorte d’énergie primitive, quelque chose d’impulsif et de très brut. Il représentait, à l’époque, un besoin pour nous tous. On aurait pu faire un deuxième album qui disait les mêmes choses, mais cela aurait été un peu moins sincère. On est parti dans une autre direction.
Avec «Aego Templo», le temple de l’égo, on parle beaucoup du soi à la fois de manière égoïste et égocentrique, avec tout ce que ça apporte de bon – pour moi il ne faut pas se négliger en fait, car pour pouvoir évoluer dans la société, il faut déjà être bon avec soi-même – et de détestable. C’est un peu le parallèle et la métaphore autour de tout ça.

Est-ce justement pour se différencier de cet aspect «brut» qu’avait «Aether» que «Aego Templo» est plus accessible ?

Pas forcément non. C’est quelque chose que nous avions envie de faire au niveau musical. On voulait aller plus loin ! Et on écoute des choses très extrêmes en terme de Metal, qui ne reflète pas vraiment ce qu’on fait : proposer quelque chose idéalement inédit, très audible sans perdre l’essence de ce qu’on crée, à savoir cette espèce de sentiment mélancolique un peu intrasèque à Déluge. Mais on voulait instaurer un panel plus large d’émotion sur ce deuxième album.

«Aego Templo» concerne donc la construction du soi, au travers des bonheurs et des épreuves de la vie ?

C’est exactement ça. Aujourd’hui, on n’a plus vraiment d’initiation dans la vie, ce qui se retrouve dans nos sociétés autour du monde. On a de l’éducation avec l’école avec, à la limite, un apprentissage : mais on n’a pas d’épreuves initiatiques, et c’est quelque chose qui manque, je trouve, à l’accomplissement personnel. Et derrière, ça ne donne pas forcément tous les outils pour affronter les épreuves naturelles de la vie comme le deuil des parents, les ruptures amoureuses et amicales et des choses qui peuvent nous affecter, comme la mort d’un animal de compagnie. On parle beaucoup de développement personnel, mais c’est plus une considération de cadre d’entreprise. Il y a quelque chose de plus puissant derrière tout ça. Après, quelque part, la vie se charge du reste

Je souhaite m’arrêter sur le choix de certains instruments, par exemple le saxophone, notamment utilisé sur «Opprobre». Comment on arrive à choisir un instrument tel que celui-ci ?

«Opprobre» est une chanson que j’ai composé il y a trois ans maintenant, avec «Vers». On a essayé pas mal de choses, et il y avait cette partie un peu latente au milieu. En l’état, elle se suffisait : il y avait du chant clair et du clavier, ce que je voulais de base dedans avant même de composer – du piano de manière sporadique, à l’image de notre premier album. Mais le saxophone s’est un peu imposé tout seul. Genre «là il faut ça» (rires). J’ai donc repris contact avec une personne, Matthieu, qui m’a fait une prise. Cela s’est donc fait comme ça naturellement. Et aujourd’hui, en écoutant, je ne pourrai plus écouter «Opprobre» sans saxophone.

«Vers» est le morceau de conclusion de cet opus, mais aussi, selon votre dossier de presse «le morceau qui relie tous les autres entre eux». Peux-tu m’en dire plus ?

L’élaboration de la tracklist, l’enchaînement des pistes, est le dernier travail que je fais. «Opprobre» et «Vers» sont les deux premières chansons que j’ai composé, et à l’écoute de cette dernière, j’ai trouvé qu’on y retrouvait beaucoup d’éléments de l’album, plus que pour «Aether». C’est la conclusion parfaite de tout le travail qu’on a fait pendant un mois et demi. Paradoxalement, c’est l’un des deux premiers morceaux qu’on a composé, et le seul qu’on n’a pratiquement pas touché depuis sa composition. C’est amusant car c’est un peu la première impulsion artistique et créatrice qu’on a eu sur l’album.

On peut dire que les autres titres découlent de sa composition ?

Ouais, on a voulu autre chose sur les autres titres, effectivement.

Sur «Gloire Au Silence», vous avez collaboré avec Tetsuya Fukagawa des légendaires Envy. Comment l’avez-vous convaincu de participer à l’album ? Et pourquoi avoir choisi le langage japonais sur ce morceau ?

Comme pour le saxophone sur «Opprobre», je voulais un passage en japonais à cet endroit précis. On la trouvait très screamo dans l’approche, avec un aspect un peu triste mais très lumineux, et très ouvert, et en l’écoutant, ça m’a rappelé envy : c’est un groupe qu’on aime beaucoup, mais je ne peux pas dire que cela fasse partie de nos influences. Je me suis dit qu’une collaboration serait top ! J’ai rencontré Tetsuya à un Hellfest il y a quelques années, et on est resté en contact. Je lui ai proposé, il a écouté, et il m’a dit «ouais c’est super, ça me fait très plaisir que tu me contactes» et ça s’est fait tout naturellement.

Et que dit-il ? (rires)

Il faudra traduire ses paroles ! Mais il a voulu s’inspirer des écrits de Maxime (Febvet) et du sens de ceux-ci. Et j’étais impressionné par la quantité de choses qu’il avait à dire (rires).

Que peux-tu me dire sur «Fratres», morceau instrumental de l’album ?

C’est Maxime qui m’a un peu aidé à terminer l’album, qui l’a composé et proposé. C’est quelque chose qui semblait nécessaire dans la construction de notre album, ce titre un peu plus détaché. C’est assez amusant en même temps car «Fratres» veut dire «frères», et je considère les membres de Déluge comme mes frères. Donc cette piste nous lie un petit peu tous ensemble alors que c’est la plus hors cadre de l’album. Mais ça a un sens assez fort.

Pourquoi avoir choisi de mettre en avant «Digue» et de le mettre en image ?

C’est une décision de notre label. On était tout à fait d’accord de mettre «Opprobre» en tant que premier single. Moi, je pensais à d’autres choses pour le deuxième, et puis, pour des raisons stratégique, le label a choisi ce morceau qui est, d’une autre manière que «Fratres» un peu détaché de l’album. C’est une chanson très forte en réalité, qui propose des choses différentes. En travaillant dessus, on a appris à comprendre – on voit ça de la troisième personne – la puissance de cette chanson.

Même si vous naviguez à vue suite au contexte sanitaire, vous avez quelques concerts prévus pour 2021 ?

Comme tout le monde, on ne peut qu’espérer. On avait une tournée prévue ce mois de décembre (NDLR : Annulée), et on a pour l’instant une quarantaine de dates de bookées pour 2021. Après, malheureusement, on fera ce qu’on pourra : on est prêts à faire quelques concessions sur l’expérience live, pour pouvoir défendre notre album sur scène, parce que le live a toujours fait partie intégrante de la musique de Déluge. Après, comme tout le monde, on ne peut qu’espérer que tout se passe bien.

Que penses-tu des alternatives proposées par d’autres groupes, comme des concerts en places assises en fosse ou en streaming ?

Je pense qu’il faut se réinventer, on n’a pas trop le choix. Si on tourne en décembre, ce sera public assis, masqué avec distanciation sociale – ce que j’ai vécu en tant que spectateur il n’y a pas très longtemps. On voit clairement – je n’y croyais pas trop – qu’il y a une deuxième vague qui arrive. Cela n’empêche pas un concert de se passer ! Alors ce n’est pas l’idéal, après si les gens proposent ça, ils maintiennent l’actualité, et ça permet aussi de vivre le live. Soit on ne fait rien, soit on s’adapte.

Un dernier mot à ajouter ?

On est super fiers de cet album et on espère qu’on va vite pouvoir le défendre un peu partout et pouvoir tourner encore plus que ce qu’on a déjà fait.

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Tracklist :

01 – Soufre
02 – Opprobre
03 – Abysses
04 – Fratres
05 – Gloire Au Silence
06 – Aego Templo
07 – Baïne
08 – Digue
09 – Béryl
10 – Vers

The Ocean Collective : Un documentaire disponible !

Suite à la sortie de leur nouvel album, « Phanerozoic II: Mesozoic | Cenozoic » via Metal Blade Records, The Ocean Collective vient de dévoiler, par CVLT Nation, un documentaire sur leur tournée sibérienne de 2019. Il se découvre juste ici.

A noter que le groupe sera en concert dans l’Hexagone aux dates suivantes :

08/01/2021 @ Grillen, Colmar
09/01/2021 @ Machine Du Moulin Rouge, Paris
10/01/2021 @ Ferrailleur, Nantes
11/01/2021 @ Le Rex, Toulouse
17/01/2021 @ Krakatoa, Bordeaux
18/01/2021 @ CCO, Lyon

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[CHRONIQUE] Déluge – Aego Templo (coup de coeur)

Petit groupe originaire de Metz formé en 2013, les Déluge sortent leur – déjà – deuxième album, «Aego Templo» via Metal Blade Records. Une vraie pépite à découvrir absolument.

Déluge fait partie de cette vague «Post-Black Metal» qui touche depuis maintenant quelques années l’Europe et tout particulièrement la France, puisque les fers de lance sont tous ou presque de notre petit pays ! Exit les ambiances venant tout droit du garage des parents, c’est un son épuré, presque froid que nous propose Déluge, tout en y mettant une atmosphère onirique, presque céleste.

Cela explique certainement cette première impression en découvrant «Opprobre», celle d’entendre un groupe groupe de cette vague plus connu, Alcest. Pourtant, le son de «Aego Templo» se fait plus âpre, plus acide grâce à des riffs d’une agressivité sans limite entrecoupés de moments aériens, plus calmes. De plus, contraitement à son prédecesseur «Aether», et même s’il s’inscrit dans sa continuité, l’opus est axé sur son accessibilité.

L’opus est l’un des plus riche en termes de composition que j’ai pu entendre : on a de nombreux petits ajouts «hors cadre» qui sont surprenant : ce saxophone par exemple sur «Opprobre» qui donne une petite touche Supertramp au morceau. Cela permet aux titres de l’album, taillés dans une roche dure et froide, de se parer d’une ambiance aérienne et de prendre un bel envol.

Enfin, le chant fait partie intégrante de l’expérience proposée par Déluge et n’est pas mis en avant contrairement à l’immense majorité du groupe : qu’il soit torturé lugubre, entre le sludge et le hardcore ou clair, apportant une douce et tendre lumière, il est uniquement au service de la mélodie et ne va pas prendre le pas sur les autres instruments.

«Notre rire le plus sincère – De souffrance est toujours chargé; – Nos chants les plus exquis – Sont les plus désolés». Ces mots du poète britannique romantique Percy Shelley s’accordent à merveille avec «Aego Templo» : par toutes les contradictions dont peut être capable l’esprit humain que tend à décrire Déluge, mais aussi par cette joyeuse mélancolie que dégage tout l’album, résultat de l’alliance entre deux forces qui se sont opposées sur tous les morceaux, l’espoir et la violence. «Aego Templo» est un opus merveilleux, rare de nos jours, qui saura vous émerveiller. A écouter de toute urgence !

10/10

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