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[INTERVIEW] Clément (FRACTAL UNIVERSE) : « On accorde une certaine liberté de composition en naviguant d’un style à un autre »

Fondé en 2014 à Nancy, France, les Fractal Universe ne cessent de monter en puissance et de nous épater avec des morceaux toujours autant complexes. A l’occasion de la sortie de leur nouvel album « Rhizomes Of Insanity » le 19 avril dernier, Metal-Actus a pu s’entretenir avec les membres du groupe….

Metal-Actus : Comment est né ce projet et pourquoi avoir choisi de le nommer Fractal Universe ?

Hugo (guitare) : Le projet est né de Vincent, ici présent. Il avait un autre groupe avant et au moment de sa séparation, on s’est rencontré. On a commencé à faire quelques morceaux, puis quelques concerts à deux. Fin 2014, on a enregistré un EP, on a fini par le sortir ce qui nous a permis de rencontrer Clément (batterie) et Valentin (basse), également ici présent.

Vincent (guitares et chants) : Le terme « Fractal Universe » est quelque chose qui nous plaisait, déjà, au niveau de sa sonorité, et on s’est mis à rechercher quelle était la théorie derrière tout ça. C’est assez lié à la théorie du tout d’Einstein qui cherchait à unifier l’infiniment grand et l’infiniment petit. C’est quelque chose qui est assez fascinant ! Et, au-delà de ça, l’aspect « Fractal » se retrouve, quelque part, dans notre musique : le fractal est une forme qu’on distingue à l’échelle macroscopique mais plus on zoome dessus, plus on y trouve des détails. C’est un peu comme ça qu’on compose notre musique, il y a des choses qu’on peut saisir la première fois. Et au fil des écoutes, on décèle de nouveaux détails auxquels on n’avait pas fait attention. C’est ça aussi, qui fait la richesse de notre musique, ce qu’on essaie de lui donner.

Vous êtes classés en tant que « metal progressif ». Cette appellation vous convient ?

Clément (batterie) : Cette appellation nous convient avec la musique qu’on fait : on a beaucoup d’éléments qui prennent racine dans le genre death metal mais on accorde une certaine liberté de composition en naviguant d’un style à un autre, que ce soit du metal ou autre chose : jazz, fusion … On entend pleins de choses et de remarque différentes à ce sujet là.

Pourquoi ce titre « Rhizomes Of Insanity » ?

V : Il s’agit d’un concept album sur le thème de la folie. Le rhizome est un terme en psychologie, en philosophie qui désigne une structure dans laquelle chaque élément peut influencer n’importe quel autre élément. Du coup cela reflète bien des systèmes complexes tels que le fonctionnement d’un cerveau par exemple. Par rapport au concept, après on a essayé d’aborder le thème de la folie sous différents aspects, qui sont justement, tous imbriqués les uns dans les autres. Et c’est par rapport à ça qu’on a choisi ce titre.

L’artwork suit donc ce concept sur la folie ?

C : Oui. Il y a un lien dans la nature du dessin. On a un personnage central qui symbolise la terre et le fait d’avoir trouvé la sagesse. Et autour de ça, on a plusieurs étapes de la folie qui sont représentées par les personnages secondaires. C’est aussi une métaphore qu’on retrouve dans l’un de nos morceaux : le personnage lit la folie dans les yeux du sage et la sagesse dans les yeux du fou. C’est un petit jeu qui vient des paroles, du thème de notre album.

Pourquoi avoir choisi « Oneiric Realisations » et « Masterpiece’s Parallelism » comme premiers singles ?

V: Le premier single, « Oneiric Realisations » reflète bien toutes les atmosphères différentes de l’album. C’est un morceau assez rapide, qui est assez extrêmes tout en ayant beaucoup de parties plus aérés. Il représente donc toute l’ambivalance qu’on peut retrouver dans l’album avec des parties qui s’opposent.
Pour le deuxième  » Masterpiece’s Parallelism », on voulait placer quelque chose dans la veine de ce qu’on faisait auparavant, pour faire un lien, en quelques sorte, avec l’album précédent.

Que pouvez-vous me dire sur « Parabola Of Silence » ?

V : C’est un des titres les plus intenses

C : A la batterie en tout cas oui ! (rires)

V : Il est donc à la fois très intense mais il a énormément de contrastes. C’est-à-dire qu’il y a beaucoup de cassures assez subites et cela lui donne une couleur assez particulière. Il a une ambiance, à la base, assez malsaine.

C : Assez glauque même !

V : Il est assez massif comme morceau, notamment avec le refrain.

C : Et à la fin, il y a tout un joli panel de contrastes !

H : A la guitare, effectivement, les accords du début sont très disconnants, donc effectivement très malsains. Le refrain est beaucoup plus épique.

C : Et l’intro est totalement instrumentale ! Entre de gros silences et de gros sons.

Que pouvez-vous me dire sur « Madness Arabesques » ?

V : Là, encore une fois, on est dans une couleur assez glauque, assez malsaine. Surtout pour le début ! On a donc une longue intro de guitare qui mine de rien, laisse place à la respiration. Malgré l’ambiance assez pesante, on a quelque chose d’assez aéré. Il faut savoir que c’est le dernier morceau de cet album là à avoir été composé. Donc il a été créé, quelque part, en ayant du recul par rapport à tous les autres titres. C’est un morceau un peu plus lent, plus mid-tempo donc assez progressif et c’est un peu comme ça que c’est orienté la composition de ce morceau.

H : On a des harmoniques, à la guitare, aux sonorités assez particulières, des rythmes à cinq temps assez déroutants.

Un dernier mot ?

C : Merci à tous ceux qui liront cette interview, et n’hésitez pas à faire un tour sur nos réseaux sociaux, à nous faire un retour sur l’album si vous l’écoutez et puis faites-nous un coucou si vous nous voyez en concert !

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