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[LIVE-REPORT] Kataklysm + SepticFlesh + Aborted @ la Machine du Moulin Rouge, Paris (14/02/16)

Que rêver de mieux qu’un Saint-Valentin devant un concert de metal ? C’est le paradoxe proposé par Aborted, SepticFlesh et Kataklysm en ce dimanche soir, à la Machine du Moulin Rouge à Paris. Idéal pour une soirée des plus romantiques.

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La soirée commence avec Aborted, qui nous vient tout droit de Belgique. Leur prestation en ouverture du dernier Motocultor avait fait sensation, et beaucoup les attendent au tournant. Après un début de set gâché par un son assez exécrable, les belges impressionnent, notamment la voix de Sven de Caluwe, qui nous fait parfois penser à celle du chanteur de Cannibal Corpse, George Fisher. Néanmoins, il ne feront pas l’unanimité auprès du public
. Côté musique, de nombreux titres du nouvel opus « Termination Redux » (sorti au mois de janvier dernier) seront à l’honneur (et, promo ou mise en scène oblige, ils étaient tous habillés exactement pareils). Et le tout passe super bien en live, pour le plus grand bonheur des fans, et du notre aussi. Côté show, la fosse se verra arrosée de ballons en forme de coeur à l’occasion de la Saint-Valentin (comme c’est mignon). Un ballon en forme de sexe masculin était aussi dans le tas (faut pas déconner non plus)

setlist :

01 – Meticulous Invagination
02 – Parasitic Flesh Resection
03 – Necrotic Manifesto
04 – Hecatomb
05 – Termiation Redux
06 – Expurgation Euphoria
07 – The Holocaust Incarnate
08 – Coffin Upon Coffin
09 – Bound In Acrimony
10 – Sanguine Verses
11 – Threading Prelude
12 – The Saw And The Carnage Down

C’est le troisième passage en France pour Septicflesh, et une nouvelle fois, leur show sera limité en terme de durée (ils sont en première partie de Kataklysm ce soir). La set-list ne bougera pas d’un pouce, alternant les tubes « Communion », « Pyramid God », ou encore « Anubis »(que beaucoup réclament à corps et à cris à chaque fois de Seth (voix) prend la parole comme dans tout les autres concerts des grecs que j’ai pu personnellement faire. A croire que certains ne viennent que pour celle là) et les titres du dernier et excellent opus « Titan ». Malgré le côté carré et professionnel du concert, un peu de fantaisie aurait été la bienvenue, même si la qualité est toujours au rendez-vous. Une certaine redondance s’est installé, mais elle disparaîtra certainement dès que le groupe nous aura fourni quelques nouveautés (pour rappel, « Titan » est sorti en 2014). Il est, de plus dommage que le show ait été aussi court…

setlist :

01 – War In Heaven
02 – Communion
03 – Order Of Dracul
04 – Pyramid God
05 – Prototype
06 – The Vampire From Nazareth
07 – Anubis
08 – Prometheus

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« Les Cousins ! » lance Maurizio Iacono (chant) en arrivant sur scène. Sous les coups de « Breathing The Asylum », premier titre de leur dernier opus « Of Ghosts and Gods », les québécquois montrent qu’ils ne sont pas là pour plaisanter. Enfin musicalement parlant puisque le groupe accumulera les petits clins d’oeil et blagues à son public (par exemple quand ils invitent les couples présents dans la salle à choisir un prénom en rapport avec le groupe, si procréation il y a). Tous visiblement heureux d’être présents ce soir, les membres du groupe seront déchaînés, en particulier le bassiste, Stéphane Barbe, qui renvoie les ballons dans le public et fera même un petit slam. Et d’ailleurs que de slammeuses ! Maurizio s’en étonnera même sur scène, appelant les garçons à faire de même.
Côté musique, si le dernier album du groupe reste un peu plus représenté, il vont piocher dans leur discographie les meilleurs titres, notamment « If I Was God…I’d Burn It All » deuxième morceau qui va enfoncer encore plus le clou et « At The Edge Of The World qui va remuer un peu une fosse qui jusque là était bien calme.
C’est après une heure trente de set et sur le tube « Elevate » que le groupe va se retirer sous les acclamations du public, après moults headbangs et beaucoup de rires. Outre la musique, on a tous passé un bon moment avec Kataklysm !

setlist :

01 – Breaching the Asylum
02 – If I Was God… I’d Burn It All
03 – As I Slither
04 – The Black Sheep
05 – Manipulator of Souls
06 – At the Edge of the World
07 – Thy Serpents Tongue
08 – Push the Venom
09 – The Ambassador of Pain
10 – Where the Enemy Sleeps…
11 – Soul Destroyer
12 – The Chains of Power
13 – Open Scars
14 – In Shadows & Dust
15 – Crippled & Broken

Rappel

16 – Iron Will
17 – Elevate

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Toutes les photos sont de Paul Bastit

[LIVE-REPORT] Black Stone Cherry @ Cabaret Sauvage, Paris (09/02/2016)

Un an après avoir atomisé le Cabaret Sauvage, les Black Stone Cherry reviennent sur les lieux du délit pour un nouveau show qui s’annonçait sensationnel. Qu’en était-il cette année ?

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Il fait nuit tandis que tout le monde se presse aux abords du Cabaret Sauvage. L’endroit, très apprécié des artistes, accueille pour la seconde fois les américains de Black Stone Cherry. Un petit concert de chauffe avant la sortie de leur prochain opus, « Kentucky », le 1er avril prochain.

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Le public des américains reste intergénérationnel : beaucoup de familles, parfois des enfants, sont venus les applaudir ce soir. Mais avant de pouvoir le faire, il devront passer par le groupe de première partie, les anglais de Toseland.

Visiblement très heureux d’être présents ce soir, ils assommeront le public avec un punk-rock simple et efficace. Ils dévoileront quelques titres en avant première de leur prochain opus, « Cradle The Rage » (sortie le 11 mars prochain). La qualité du son est absolument excellente ! Dommage que le groupe reste autant statique sur scène – la faut à un clavier assez encombrant qui ne leur laisse guère de place pour bouger. Le groupe termine sous des applaudissements tout juste polis du public.

Après un bon temps d’attente (le temps pour le changement de plateau), Black Stone Cherry débarque sous une véritable standing ovation du public.

Débutant son set par « Me And Mary Jane » extrait de leur dernier opus « Magic Mountain », le chanteur Chris Robertson se fera couvrir par un public qui chante à pleine gorge ! Il faut dire que ce titre, d’entrée de jeu, est impeccable pour faire rugir la foule ! Pendant ce temps-là, Ben Wells et Jon Lawhon, respectivement guitariste et bassiste du groupe, remueront ciel et terre pour encore plus l’exciter, courant dans tous les sens sur la scène du Cabaret Sauvage. Le batteur, John Fred Young, ne sera pas en reste et nous fera même un superbe solo.

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Les américains gâteront la foule en passant en revue l’ensemble de leur discographie, ce qui ravira fortement les fans, et même ceux qui n’étaient pas encore acquis à leur musique. Un pogo se déclarera même en plein milieu de fosse puisque les hymnes s’enchaînent, les uns après les autres. Robertson, s’il bouge beaucoup moins que ses partenaires, reste un leader charismatique, posé, se concentrant plus sur son jeu. Et il était en pleine voix ce soir.

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Deux nouvelles chansons issues de leur prochain album, « Kentucky », seront jouées ce soir : la balade « The Rambler » qui donnera lieu à un véritable moment d’intimité entre Robertson, Wells qui aura pris pour l’occasion la guitare sèche et le public, ainsi que « In Our Dreams », premier single, repris en choeur par le public, qui couvrira là encore la voix du chanteur, ahuri par l’audience qu’il a ce soir.

Le petit moment d’émotion interviendra sur le titre « Peace Is Free », joué spécialement en l’honneur des disparus des attentats de Paris, le 13 novembre dernier Robertson invitera le public à lever le poing, en faveur de la liberté. Autre moment d’émotion : la reprise de Motörhead « Ace Of Spades », durant laquelle on ne s’empêchera pas de penser à Lemmy Kilmister, disparu il y a deux mois maintenant.

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Voici donc un concert qui, s’il n’est pas tombé sold out, a provoqué une véritable ferveur au sein de son public, que l’on soit connaisseur de Black Stone Cherry ou non. Un concert qui, même s’il manquait d’une véritable prise de risque, a donné du plaisir et de la magie à toute la salle. Et en ces temps difficiles, c’est tout ce qu’on demande.

Setlist :

01 – Me And Mary Jane
02 – Rain Wizard
03 – Blind Man
04 – In My Blood
05 – Violator Girl
06 – Yeah Man
07 – Holding On … To Letting Go
08 – Soulcreek
09 – Things My Father Said
10 – In Our Dream
11 – Drum Solo
12 – The Rambler
13 – Peace Is Free
14 – White Trash Millionaire
15 – Blame It On The Boom Boom
16 – Lonely Train
17 – Ace Of Spades (Motörhead cover)

[LIVE-REPORT] Klone, Trepalium et Orakle @ La Batterie, Guyancourt (05/12/2015)

C’est une affiche d’une qualité rare que nous proposait la Batterie, splendide salle de concert située à Guyancourt, dans les Yvelines : Klone en compagnie de Trepalium et de Orakle. Une date « locale » que ne pouvait rater pour rien au monde Metal-Actus.

Orakle

En premier foule la scène des revenants : Orakle. Après un long hiatus (depuis 2008 pour être plus exact), la formation d’Angerville est revenu cet automne avec un album dans la lignée progressive, nommé « Eclats ». Un opus qui passe suprenament bien en live, tirant pas mal de curieux du bar du site, par la délicatesse dont les membres du groupe peuvent faire preuve. Les morceaux de « Eclats » brillent par leur complexité et leur raffinement, une qualité rare sur la scène actuelle , et le tout servi par un son un peu brouillon certes au début mais proche de la perfection à la fin de leur set. Mais la musique destructurée d’Orakle n’emporte pas l’adhésion de certains spectateurs….
Mais le groupe a fait forte impression et constituait une excellente mise en bouche. Dommage qu’il fallait se contenter d’un set aussi court, car on voulait plus, BEAUCOUP plus.

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Klone

On passe sans transition aux stars de la soirée, Klone. Si le groupe jouera surtout des morceaux de leur dernier opus, « Here Comes The Sun », les autres albums se feront bien présents, dont « The Dreamer’s Hideway ». Energiques et vifs, ils donneront tout ce qu’ils ont au public ce soir, beaucoup plus nombreux que pour Orakle. Le chanteur, Yann, semble toujours transporté par la musique de Klone : c’est son univers, son histoire, ses sentiments qu’il offre à l’audience ce soir. Sa voix faisait trembler les murs de la Batterie. Après l’habituelle reprise de Bjork, « Army Of Me » le groupe se retire sous un triomphe.

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Trepalium

C’est enfin au tour de Trepalium de faire son entrée sur scène. Leur death metal tantôt agressifs peut expliquer le fait qu’ils passent aussi tard (il est 23h) sur un concert de banlieue (certains sont rentrés chez eux car les transports, eux, n’attendent pas). Les Trepalium ont fait mouche en 2014 avec leur dernier EP, « Voodoo Moonshine ». Leur décor de scène est d’ailleurs inspiré de cet univers de la Nouvelle-Orléans. La musique embrasera le public (qui démarrera même un petit pogo). Les membres du groupe se bougent, les vannes de Cedric « KK » Punda font marrer le public. Avec un jeu de scène différent (ils ne bougent pas beaucoup, c’est dommage), le show aurait été juste parfait. Néanmoins, tout le monde a pris un plaisir fou devant ce concert, qui clôture cette belle soirée. Et c’est tout ce qui compte.

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Toutes les photos sont de Paul Bastit.