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[Report-Edito] Le Kave Fest 2018 tient toutes ses promesses (et plus encore !)

Personne n’aurait parié, il y a trois ans de cela, sur ce petit festival émergeant qu’est le Kave Fest ! Situé à Chatou, en région parisienne, et dans le jardin des parents de l’organisateur (oui oui vous avez bien lu), le festival a su attirer du monde et tomber sold out cette année.

Une affiche 100% française de rêve, une nourriture à un tarif plus qu’abordable (on est loin du hot-dog grassouillet à huit euros), de la bière plus locale (ça change de la pinte de Kronenbourg), voilà ce que nous proposait le festival en cette chaude après-midi d’été. Si le site (donc le jardin des parents de Sélim, le grand chef du Kave Fest) devint rapidement exigu (300 personnes, c’est tout de même beaucoup), le respect et la bonne humeur régnaient parmi tous les festivaliers.

Les groupes furent tous excellent.
Que ce soit Kera qui a ouvert le festival, les gars déjantés de Ragaraja (un groupe à suivre d’ailleurs), les petits mecs d’Insolvency (d’ailleurs, ils se sont présentés chez nous et ça se passe par là (lien)), les surprenants ODC (un groupe encore à suivre), les Nemost (qui ont véritablement dynamité la fosse avec un death melo ravageur et jouissif), les Princesses Leya emmenés par un Dedo au top de sa forme (un choix d’ailleurs osé et couillu à mi-chemin entre le concert hommage et l’humour décalo-thrash-black metal), des Malmort énergiques et carrés (revenant tout droit du Hellfest) et enfin les Acyls qui ont clôturé la soirée en beauté… Bref tous ont montré leur bonheur d’être sur scène, tous étaient au top de l’énergie, et chacun a fait un show dantesque.
Mais c’est aussi un public brûlant qui a fait le festival, n’accordant aucun répit aux artistes sur scène (ni même au gazon), comme on en voit de plus en plus rarement en région parisienne…

Un week-end iddylique donc comme le metal français devrait en bénéficier plus souvent.

Il s’agit de la troisième édition du Kave Fest : de ce qui semblait être un « délire » aux yeux de tous la première année est devenu structuré, organisé et respectable (et même beaucoup trop cool) aujourd’hui.
Mais avec cette édition sold-out, il est évident que ce petit bout de terre à Chatou deviendra bientôt insuffisant pour accueillir les festivaliers de tout poil. Le Kave Fest a-t-il vocation à grandir ? Si oui devra-t-il se délocaliser ? La programmation sera-t-elle à la hauteur de cette formidable dernière édition ? Et surtout, y aura-t-il autant (voire plus) de bières ? Des réponses que seul Sélim détiendra, qui devra s’atteler à la tâche après quelques vacances bien méritées on suppose.

Le Kave Fest est devenu aujourd’hui un événement à suivre en région parisienne. Et on souhaite beaucoup de succès à Sélim et son équipe, qui le méritent bien.

Rendez-vous l’année prochaine !

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[EDITO] Korn-Trujillo : Et si on arrêtait de juger un livre uniquement sa couverture ?

La nouvelle est tombée en début de semaine : Fieldy ne sera pas de la partie pour la tournée sud-américaine de Korn et se fera remplacer par … Tye Trujillo, 12 ans et plus connu pour être le fiston de Rob Trujillo, bassiste des Metallica de son état.

L’annonce a suscité de vives – très vives même – réaction au sein des fans et des médias. Et pas toujours des plus tendres (il faut le dire). Bref, encore une fois, et comme d’habitude, on juge sans se pencher sur les actes et exploits du jeune garçon.

Il y a les dies hard fans qui ne peuvent pas concevoir un show de Korn sans Fieldy (on veut bien les comprendre s’ils considèrent qu’il y a erreur sur le produit vendu) ceux qui croient que – et je cite – « L’innocence de cet enfant sera brisée  » (sérieux c’est une excuse à la mode ?), et enfin ceux qui disent « c’est un Trujillo, il a bénéficié d’un passe-droit pour satisfaire un caprice ». Et c’est sur cette dernière critique qu’on va revenir.

Déjà, j’ai un scoop pour vous : Korn, ils en ont rien à faire de vos critiques ! Ce sont des grands garçons qui gèrent leur petite entreprise (qui ne connaît pas la crise oh oui). S’ils décident qu’un bassiste (car oui c’est un bassiste avant tout) de 12 ans peut les suivre en tournée, c’est qu’il doivent estimer qu’il peut suivre la cadence non ?

Je ne dit pas que son célèbre père n’a pas poussé un peu pour que son fiston soit pris… Mais Tye n’est pas un débutant (il a même un groupe, The Helmets) et il sait jouer, contrairement à d’autres plus âgés qui iraient les mains dans les poches (oui Nicole Richie, c’est à toi que je pense). Et il possède d’ailleurs une certaine dextérité à la basse (que beaucoup d’autres n’ont pas même dans des « grands groupes ») qui le rend tout autant légitime au poste.

D’ailleurs je rappelle que c’est temporaire : et c’est une opportunité absolument géniale pour un ado de 12 ans passionné de musique. Alors passe-droit ou pas, voyons d’abord ce qu’il peut envoyer avant de lui jeter une pierre … Et soyons contents pour lui au lieu de nous énerver contre un simple patronyme : ce n’est pas parce que Tye se nomme « Trujillo » qu’il n’a pas le droit d’exister, ni de faire ses preuves en tant que bassiste.

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