C’est ce 19 septembre que sortira le prochain album des Paradise Lost, « Ascension » ! Le groupe (qui a de nouveau accueilli Jeff Singer en tant que batteur) vient d’en dévoiler la somptueuse pochette ainsi qu’un premier single, « Silence To The Grave ».
Devenu un grand nom de la scène post-hardcore européenne, les Annisokay auront pourtant pris leur temps, un peu plus de deux ans à vrai dire, pour publier la deuxième partie de leur série d’Ep, » Abyss ». Si cette galette regroupe tous les morceaux du groupe sur, du coup, ces deux dernières années, l’EP ne va pas forcément dans la même direction que celle de son prédécesseur…
Car si la partie 1 était plus accessible, visant un plus large public (y compris par rapport à « Aurora »), » Abyss : Part II » montre une facette à la fois sombre (un sacré paradoxe quand on constate à quel point le chant clair de Christoph Wieczorek prend de plus en plus de place !) et alambiquée, avec des parties plus progressives dignes de Dream Theater.
Cela se ressent jusqu’à cet artwork, en opposition totale avec le premier EP, avec cette femme à la peau blanche et lumineuse qui s’est soudainement trop approchée du soleil et se retrouve aussi noire que du charbon.
Le chant saturé prend donc de moins en moins de place, ainsi que les riffs surpuissants de guitare, qui se retrouve en arrière-plan de tous les morceaux. Le côté atmosphérique et mélancolique prend le pas sur l’ensemble, sans pour autant tomber dans la « guimauve pop ». Annisokay prouve donc, avec ce nouvel EP, qu’on peut faire du noir sans pour autant tomber dans la violence.
Ce deuxième EP de la série « Abyss » ne va donc pas perdre l’auditeur en cours de route, car on retrouve certains thèmes chers au groupe, présent sur le premier EP. Le côté ambiant et atmosphérique reste mais l’ensemble se montre moins accessible, plus progueux, tout en gardant bien à l’esprit les influences hardcore qui ont fait leur succès.
Une jolie galette donc que cet EP, mais qui, cependant, n’est pas la meilleure pour découvrir le groupe teuton : on sent qu’il s’agit d’un court passage remplis d’expériences qui leur serviront par la suite.
C’est ce 29 août que sortira le nouvel album des In Mourning, intitulé « The Immortal ». Le groupe en a d’ailleurs révélé un court extrait, « The Sojourner », qui s’écoute juste en-dessous :
Liste des titres :
01. The Immortal 02. Silver Crescent 03. Song Of The Cranes 04. As Long As The Twilight Stays 05. The Sojourner 06. Moonless Sky 07. Staghorn 08. North Star 09. The Hounding
C’est ce 26 septembre que sortira le nouvel album d’Amorphis, « Borderland » (et rien à voir avec le jeu vidéo du même nom). Cette sortie précèdera une grande tournée européenne du groupe, qui se fera en compagnie de Arch Enemy, Eluveitie et Gatekeeper, et qui passera par la France aux deux dates suivantes :
23/10/2025 @ Radiant-Bellevue, Lyon
27/10/2025 @ Zenith, Paris
Liste des titres :
01. The Circle 02. Bones 03. Dancing Shadow 04. Fog to Fog 05. The Strange 06. Tempest 07. Light and Shadow 08. The Lantern 09. Borderland 10. Dispair
Six ans ! C’est le temps qu’ont pris les suisses d’Eluveitie pour pondre un nouvel album, sobrement nommé « Anv ». Un album sombre et captivant avec lequel Eluveitie retrouve de sa superbe et fait oublier les déboires passés. Car malgré un opus folk prometteur, les années qui ont suivi le premier tremblement de terre line-upien du groupe de metal celte (à savoir les départ d’Anna Murphy, Merlin Sutter et Ivo Henzi en 2016) n’ont pas été toutes roses, le groupe ayant eu le plus grand mal à rebondir et à imposer ses nouveaux membres aux fans du monde entier. Mais l’eau coulant sous les ponts, et les gens oubliant, Eluveitie a pu prendre le recul nécessaire pour se travailler et revenir bien plus forts.
« Anv » est moins accessible que ces deux grands frères, mais va également être un album « old school », sans avoir un concept fort et précis : mais ce n’est pas pour autant un album fait à la va-vite, mais, au contraire, c’est un objet soigné, avec un son d’une clarté à en faire pâlir les plus grand groupes actuels – et ce n’est pas rien quand vous faîtes un truc aussi compliqué à enregistrer que du celtic folk metal – des paroles puissantes, des morceaux qui vont vous faire dresser les poils comme des I (mon dieu, cette fin de « Premonition » avec ces cris de Chrigel Glanzmann (chant/mandoline).
Anv prend différentes couleurs et va s’imposer comme l’ultime voyage sensoriel pour tout fan du genre celtic folk qui se respecte : des influences death mélo à la suédoise sur les deux premiers morceaux (particulièrement « Taranoias ») à quelque chose de plus agressif et noir sur « Premonition » ou encore « Awen », qui revêt d’ailleurs une personnalité néo-metal surprenante, qu’on ne pensait jamais entendre de la part d’Eluveitie, mais qui pourtant marche à la perfection.
Bien évidemment, la douceur n’est pas oublié avec les morceaux menés par Fabienne Erni (Chant/harpe) : « Anv » avec ses chœurs aériens, la très entêtante « All Is One » (qui n’arrive pourtant pas à la cheville de « A Rose For Epona » dans la catégorie des morceaux les plus gnangnan des suisses), ou encore la sublime « Aeon Of The Crescent Moon », une ballade noire au groovy endiablé à vous en faire péter les cervicales. Enfin, nous avons un final en apothéose avec « The Prophecy », morceau complètement fou ou chacun des membre du groupe semble habité par une force mythique.
Alors qu’en penser de cet « Anv » ? L’album est un superbe objet qui va se placer entre un son passé glorieux et un avenir réussi fait de risques et d’expériences sur de nouvelles sonorités, et qui permet, enfin, à Eluveitie de se renouveler (et bordel, ce n’était pas trop tôt). Un album varié, raffiné, noir, violent, qui touche parfois au sublime, mais aussi, et malheureusement, à un pathos qu’il faudrait que les suisses oublient (oui, la balade Power Metal n’était vraiment pas nécessaire). Un beau voyage sensoriel qui conviendra à la plupart des métalleux, qu’ils écoutent ou non Eluveitie.
Les Alestorm sortiront ce 20 juin « The Thunderfist Chronicles », leur nouvel album. Le groupe en a déjà dévoilé plusieurs extraits que voici :
01. Hyperion Omniriff 02. Killed to Death by Piracy 03. Banana 04. Frozen Piss 2 05. The Storm 06. Mountains of the Deep 07. Goblins Ahoy! 08. Mega-Supreme Treasure of the Eternal Thunderfist
C’est le 8 août prochain que sortira le nouvel album des Halestorm, intitulé « Everest » ! Le groupe, après avoir partagé pochette et tracklist, vient de dévoiler le morceau « Darkness Always Wins », qui se visionne juste en dessous :
01. Fallen Star 02. Everest 03. Shiver 04. Like A Woman Can 05. Rain Your Blood On Me 06. Darkness Always Wins 07. Gather The Lambs 08. WATCH OUT! 09. Broken Doll 10. K-I-L-L-I-N-G 11. I Gave You Everything 12. How Will You Remember Me? 01. Fallen Star 02. Everest 03. Shiver 04. Like A Woman Can 05. Rain Your Blood On Me 06. Darkness Always Wins 07. Gather The Lambs 08. WATCH OUT! 09. Broken Doll 10. K-I-L-L-I-N-G 11. I Gave You Everything 12. How Will You Remember Me?
Les Witchcraft vont sortir ce 23 mai leur nouvel album, intitulé « IDAG ». Le groupe en a déjà partagé plusieurs extraits, en plus de la magnifique pochette que voici :
01. Idag 02. Drömmar Av Is 03. Drömmen Om Död Och Förruttnelse 04. Om Du Vill 01 Gläntan (Längtan) 05. Burning Cross 06. Irreligious Flamboyant Flame 07. Christmas 08. Spirit 09. Om Du Vill (Slight Return)
Les Katatonia sortiront leur nouvel album, » Extensions Of The Waking State » ce 6 juin (via Napalm Records). Le groupe en a dévoilé plusieurs extraits, la liste des titres ainsi qu’une sublime pochette que voici :
01. Thrice 02. The Liquid Eye 03. Wind Of No Change 04. Lilac 05. Temporal 06. Departure Trails 07. Warden 08. The Light Which I Bleed 09. Efter Solen 10. In The Event Of 11. A World Without Heroes (Kiss cover) Bonus Track 12. Wind Of No Change – Karin Park Remix Bonus Track
Lacuna Coil a été souvent associé, à tort, au courant de metal symphonique au début des années 2000. Pourtant le groupe est bien plus que cela et emprunte bien plus au gothisme et au rock que la plupart des métalleux lambdas. En témoigne des albums de plus grande qualité, avec en tête de gondole, « Delirium » et « Black Anima », qui n’ont peut-être pas eu le succès d’un « Comalies », mais ont fait leur petit effet sur les critiques européens. Le dernier né, « Sleepless Empire », sorti il y a quelques semaines, suivra probablement la même voie, malgré son ton un brin différent.
Car c’est un vrai retour au gothisme qu’effectue les italiens, avec des titres à la fois sombres et catchy, tout en étant moins violents que ses prédécesseurs. Paradoxal quand on prend le chant, que ce soit celui d’Andrea, qui ne fait plus que du growl, ou encore celui de Cristina, bestial à souhait. Mais tous les titres possèdent une orchestration élégante, noire, toujours avec de superbes montées en puissances mélodiques, désormais marque de fabrique du groupe.
Néanmoins, certains titres sont déroutants, mais tout aussi envoutants : à commencer par « In Nomine Patris » redondant, incisif, entêtant, et court ! Un morceau très hors cadre, qui me fait curieusement penser au manga « L’Attaque des Titans », mais allez savoir pourquoi ! « Scarecrow » est le morceau le plus fort de l’album, se démarquant radicalement des autres, mais restant très lacuna coilien sur les bords (il aurait pu figurer facilement sur « Delirium »). « I Wish You Were Dead » me fait plus penser aux débuts du groupe, avec ce côté gothique kitsch chic nous ramenant tout droit au début des années 1990.
Bref, Lacuna Coil signe avec « Sleepless Empire » l’album de ce début 2025, avec une qualité de son au niveau des plus grands et des titres punchy, gothique et puissants. S’il n’est pas, à mon sens, au niveau de l’excellent « Black Anima », les fans du groupe tout comme les néophytes y trouveront très franchement leur compte avec cet excellent opus des italiens.
9,5/10
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