Mike Barber (Wizardthrone) : «Ne prenez pas trop au sérieux notre musique ! »

Né avant le confinement, Wizardthrone est un supergroupe regroupant la fine crème du metal européen. Ils nous arrivent avec un premier jet, « Hypercube Necrodimensional », qui se pose comme un pied de nez à tous ceux qui se prennent trop au sérieux dans la scène musicale. Entretien avec Mike Barber, ou devrons-nous dire M. Archistrategos Barber – gardien de la 17e porte Enochienne.

Metal-Actus : Tu fais partie des membres fondateurs d’un supergroupe récent, Wizardthrone. Vous venez de milieu musicaux différent, d’Alestorm à Forlorn. Comment vous vous êtes rejoins autour de ce projet ?

Mike Barber (Guitare/voix) : On se connaît en fait depuis un long moment, la scène anglaise étant plus petite qu’on ne le croit. Et l’année dernière, j’ai parlé à Chris (Christopher Bowes/ALESTORM) de tenter quelque chose ensemble, un projet de metal extême un peu fou qui nous correspondrait tous les deux. Et on s’est mis au travail après notre tournée commune.

Pourquoi ce terme de «Wizard Metal» ?

C’est un terme plus générique pour « Neo-Classical Blackened Mathematical Prog Power Death » mais on trouvait ça un brin ennuyeux alors … (rires) On voulait lancer quelque chose d’unique, tout en essayant de trouver un compromis entre chacun d’entre nous. Il fallait que ce soit cohérent pour Chris, et assez différent de nos registres respectifs. Cela m’a rappelé mes 20 ans, quand j’ai débuté dans la musique et que je voulais tout faire pour me démarquer de tous les autres (rires).

Pourquoi ce titre «Hypercube Necrodimensional» ?

On voulait dès le titre avertir les potentiels auditeurs dans quel bateau ils embarqueraient : une musique plus complexe, plus difficile d’accès, presque mathématique. C’est ainsi que nous qualifions nos paroles, en particulier celles de «Hypercube Necrodimensional» : des mathématiques sataniques (rires)

Je savais bien que les mathématiques étaient tout droit sorties des enfers (rires). Peux-tu du coup m’en dire plus sur le concept de votre album ?

Ce n’est pas un concept, au sens strict du terme, mais plus une toile de fond qui se fait discrète. Si nos chansons ne sont, en aucun cas, liées les unes aux autres – on y parle plus de nos expériences professionnelles – je ne nie pas qu’on a peut-être créé un petit univers. On va voir comment il évoluera, quelle sera sa progression.

Que peux-tu me dire sur «Frozen Wings Of Thyraxia» ?

C’est la première chanson qui a été écrite. Elle possède de bons riffs ! Les paroles sont assez influencée par des groupes comme Children Of Bodom et North !

Que peux-tu me dire sur «Of Tesseractual Gateways And The Grand Duplicity Of Xhul» ?

C’est une vieille chanson, que j’ai commencé à composer il y a vingt ans et que j’ai ressorti des cartons pour l’occasion. Elle a, bien évidemment, subi de nombreuses évolutions mais son message est resté le même : je ne veux pas changer, ce qui est, tu le concevras, assez paradoxal tellement ce morceau s’est transformé (rires). Il me fait beaucoup penser à Dark Forteress. Ce titre est étrange, inattendu, sans vouloir trop en dire (petit rire).

Que peux-t-on vous souhaiter pour l’avenir ?

Jouer en live ! Comme tous les groupes en ce moment d’ailleurs ! On a si envie de pouvoir se produire sur scène et présenter notre album ! C’est qu’on a deux ans à rattraper ! On a commencé à répéter et on espère vous voir tous en 2022 !

Un dernier mot ?

Ne prenez pas trop au sérieux notre musique ! Débranchez et laissez-vous porter par nos riffs. Et si vous appréciez, on se revoit, on espère très vite, sur les routes.

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