Le célèbre festival itinérant revient en ce début d’année à l’occasion de plusieurs dates dans notre pays. Et la première étape est Paris, à laquelle de nombreux métalleux de toute la région ont fait le déplacement.

L’Elysée Montmartre est chaud mais encore clairsemé quand les premières notes du générique de l’animé japonais One Piece retentissent dans la salle. Et c’est de circonstance puisque les pirates californiens de The Dread Crew Of Oddwood. Les américains semblent en forme, malgré la brièveté du show (la faute à une heure anticipée au vu du nombre de groupes passant sur scène ce soir) mais aussi malgré un public très clairsemé ! C’est dommage alors que ce tour de chauffe était des plus réussi (mention spéciale à la danse du crabe qui aura fait marrer le plus grand nombre). Ce n’est qu’à la toute fin du set qu’un circle pit se formera en fosse.

C’est Trollfest qui prend la suite et il attaque direct dans le dur avec sa chanson phare, « Pink Flamingo », et avec le déguisement approprié s’il-vous-plaît ! Le groupe de folk metal norvégien fera honneur à sa réputation en livrant un set à la fois carré et déluré, avec une fosse en délire complet : Trollfest mettra un point d’honneur à faire chanter (même faux!) et danser le public pendant tout son set !
Et imaginez un peu : une danse du chaos où un côté du public doit sauter pendant que l’autre reste assis et inversement, ou encore une chenille la plus longue possible mené par le bassiste Böesse Basshöl, descendu dans la fosse pour l’occasion (et apparemment c’était réussi!) ! D’ailleurs, en fin de set, des membres du Dread Crew sont venus pousser la chansonnette avec eux (et vous verrez, ce ne sera pas le seul cross-over de la soirée !)

L’ambiance redevient plus heavy et sérieuse avec Heidevolk, le groupe de folk néerlandais. Gros son, guitare saturé, mais aussi de beaux moments planant grâce à des chœurs très beaux. A noter que c’était l’anniversaire de Rowan Roodbaert, le bassiste du groupe ! Un set bouillant (un brin perturbé par quelques membres de Trollfest, venus aussi donner de la voix), qui aura fait tourner des têtes et casser des côtes.

Suit Finntroll, dont la musique, un folk metal sombre aux relents de black metal, n’a pas vieilli d’un cil ! Vreth étant toujours souffrant, c’est le norvégien Kistelach (Mathias Dahlsveen) qui a repris pour la tournée le micro avec grand succès ! Très attendus (ils auront le plus de public, la salle était quasi-remplie) ils ne décevront pas avec un set mêlant nouveaux morceaux et vieux tubes, avec un « Trollhammaren » d’anthologie qui aura fait trembler les murs de l’Elysée Montmartre !

Enfin, on se détend un peu avec les festifs Korpiklaani ! Et quand je dis « on se détend » c’est à prendre au mot puisque la première partie du set des finnois sera très folk, une respiration des plus bienvenues personnellement après le rouleau compresseur qu’était FInntroll. Mais la respiration passée, les choses sérieuses reprennent, dévorant les dernières forces des plus courageux des vikings. Le groupe termine sur un « Vodka » plus dansant que jamais, et repris en choeur par toute la salle.

Bref, voici un festival qui aurait mérité bien plus de monde : les groupes s’en sont donné à coeur joie, ont tous livré des prestations géniales, avec un son à la hautezur (et avec tous ces instruments folk, c’était loin d’être gagné). Une réussite ? Absolument.