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[CHRONIQUE] Paradise Lost – Obsidian (coup de coeur)

Les piliers du gothic doom metal anglais, Paradise Lost, reviennent ce printemps avec une toute nouvelle galette, trois ans seulement après le ténébreux «Medusa». «Obsidian» tranche avec ses deux prédécesseurs à la fois par son retour aux racines, mais aussi son retour à la lumière.

«Obsidian» se rapproche plus donc d’opus sortis dans les années 1990, «Draconian Time» et «One Second» en tête. On lui trouve également beaucoup de liens avec un autre album sorti cette fois en 2012, «Tragic Idol».

La lourdeur du doom fait place à la mélodie à la guitare, qui se fera omniprésente tout au long de l’album (Greg Mackintosh nous gratifiant de quelques solos ma foi extrêmement bien sentis). C’est entêtant, solaire, plus particulièrement dans le morceau «Fall From Grace» que ce bon Nick Holmes vient contrebalancer par un chant d’une lourdeur extrême.

«Obsidian» est extrêmement inventif, surprenant. On s’attendait à totalement autre chose, les musiciens font tomber les barrières et donnent limite l’impression de s’amuser ! Holmes s’essaye à toutes sortes de chant, jusqu’au larmoyant dans «Ending Days», en passant par un growl massif dans «Darker Thoughts». L’ensemble reste très délicat, alambiqué et bien ficelé.

Si «Obsidian» ne révolutionne pas la musique de Paradise Lost, cet album est un véritable retour aux racines, avec des morceaux sonnant plus accessibles mais à la structure divinement complexe. Un opus tout en élégance et en retenue qui plaira à tout le monde.

9,5/10

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