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[CHRONIQUE] Asylum Pyre – N°4

C’est après trois ans d’attente et surtout pas mal de mouvements de line-up, les Asylum Pyre nous livrent ce qu’ils considérent comme leur opus le plus abouti « N°4 ».

Et c’est une ambiance bien différente de « Spirited Away » qui nous attend : exit les envolées grandiloquentes aux claviers, place à une nouvelle ère, plus moderne ! Et si la révolution commence par un graphisme plus épuré encore qu’il y a trois ans, elle passe surtout par la nouvelle chanteuse d’Asylum Pyre, Oxy Hart, dont la voix, brute, adaptable, créative, saura vous transporter par toutes les émotions distillées par ce « N°4 ». Elle est un vrai atout, désormais, pour cette nouvelle vie du groupe.

Le son également est bien meilleur : mieux produit déjà, plus moderne, avec quelques riffs plus accrocheurs, et des vrais hymnes (« Sex Drugs And Scars ») qui pourraient être entonné par des groupes tels que Helloween ! On note aussi l’arrivée de voix prestigieuses : celle, catchy, de Yannis Papadopoulos des Beast In Black et celle, plus sombre et rageuse, de Raf Pener des T.A.N.K. pour des featurings des plus réussis.

Mais surtout, Asylum Pyre s’affranchit du genre qui avait fait son succès, le metal mélodique « à chanteuse » et joue avec les codes : un coup de bon heavy, un coup d’électro, le groupe s’amuse et instaure diverses ambiances nécessaires au bon déroulement de son album conceptuel. La formation brise ses chaînes, c’est rafraîchissant !

Asylum Pyre nous offre un retour fracassant avec ce « N°4 » et, avec ce passage à une nouvelle ère, nous prouve que même un groupe qu’on pensait très sage sait faire une grosse prise de risque. Une bien belle évolution. Et petit bonus, cette fragrance vous coûtera moins cher que son cousin lointain de Chanel.

9/10

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