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[INTERVIEW] Nick Fuelling (Pop Evil) : « C’est notre son, c’est nous-même sur cet album »

Alors que le nouvel album éponyme de Pop Evil est d’ores et déjà acclamé dans le monde entier, nous avons pu nous entretenir avec Nick Fuelling, guitariste de la formation, à propos de ce nouveau jet ! Un entretien délicieusement Evil….

Metal-Actus : Pourquoi avoir choisi un titre éponyme pour votre album ? Parce que quand j’ai eu connaissance de votre artwork, avec cette immense tête de lion, je pensais que ce serait plutôt « Waking Lions » …

Nick Fuelling (guitare lead) : On y a passé beaucoup de temps sur cet album – huit mois – à écrire, à faire de la préproduction, à enregistrer, à travailler notre son… Et au fur et à mesure qu’on avançait, qu’on voyait tout notre taff, on avait vraiment l’impression d’être de plus en plus liés, ensemble sur ce projet. Et c’est devenu une évidence que cet album devait s’appeler « Pop Evil ». Et pourtant, on en a essayé d’autres titres (rires). Mais cela nous semblait être une excellente idée. C’est notre son, c’est nous-même sur cet album.

C’est un peu comme ces albums iconiques, du genre le black album des Metallica par exemple ?

Ouais. Bon ça n’a rien de comparable avec le Black Album musicalement (rires) Mais tu sais, on a l’impression qu’on tient le bon bout avec cet album ! C’est notre collection de sons!

Que peux-tu me dire sur cet artwork, cette tête de lion géante avec tout plein de choses à l’intérieur ?

Le lion en lui-même est un symbole de courage et de force et tout spécialement d’individualité. C’est le fait de dire ce que tu as envie de dire, en affrontant les gens que tu dois affronter. Chaque personne peut avoir quelque chose qui ne va pas, avoir quelque chose en tête, et c’est l’idée d’assumer toutes ces choses, qui vont te faire prendre de l’expérience dans la vie.

Vous avez sorti deux clips, « Waking Lions » et « Color Bleeds » qui sont complètement opposés ! Pourquoi ce choix ? Etait-ce pour montrer les différentes facettes de l’album ?

L’album en lui-même est une vraie collection éclectique de sons. Aucun morceau ne va exactement sonner comme un autre. On voulait être sûrs que les gens le sachent, même si tu peux retrouver des similitudes avec d’autres morceaux par moments. On souhaitait faire une sorte de communiqué avec la sortie de cet album !. Et puis on dénonce aussi des choses qui se passent actuellement, les séparations qui déchirent le monde, ces gens qui essaient de se dominer les uns et les autres. Mais au lieu de se battre, on devrait s’aider mutuellement à se relever. C’est le sens de « Colors Bleed ».

Mon interprétation du morceau « Colors Bleed » me laisser penser à une dénonciation de la politique de Trump aux Etats-Unis. Ce n’est donc pas du tout le message que vous portez ?

Ce n’est même pas politique. C’est juste un ressenti en tant que personne. On se sépare sur nos conditions sociales, notre race, notre égalité. Et la chanson et la vidéo sont juste sur comment mettre un terme à ces conflits.

Est-ce que vous sortirez une autre vidéo ?

Oui. On n’a encore rien filmé mais il va y avoir d’autres vidéos. On ne sait pas encore quelles seront les titres traités.

Que peux-tu me dire sur « The Art Of War » ?

Durant le processus créatif de cet album, on s’est retrouvé dans cette maison dans le Michigan, enfermé, et on voulait juste voir ce qu’il en ressortait de cette session, musicalement parlant. Et tous les quatre on a commencé juste avec cette ligne de guitare que j’ai sorti, un peu bizarre. Les autres étaient là à me demander « Mec, c’est quoi ce riff? » (rires), mais ils m’ont dit de continuer à le jouer, on y ajouté un peu de groove, on a commencé à monter en quelque sorte une structure autour de ça, et on a réussi à la présenter à notre manager et à l’enregistrer dans notre studio, histoire que ce soit « propre » (rires). On a passé du temps dessus, on a changé deux trois choses , on a essayé tout un tas de mélodies, de concepts …Et à un point, on enregistrait les voix dessus, avec toutes les guitares déja enregistrées, et notre chanteur, …, nous a fait : « Hé, je crois que j’ai une idée sur ce titre ». Et il a commencé à chanter dessus. A la réécoute, je me suis rendu compte que c’était complètement différent de ce que j’avais en tête. C’était inattendu. Niveau thème, on était de retour sur ce que je disais, cette idée de dénoncer les divisions de l’humanité, ce genre de choses; c’est similaire à « Colors Bleed » au niveau du concept.

Que peux-tu me dire sur « Birds Of Prey » ?

C’est une chanson qu’on a écrite dans cette même maison, et c’est une idée de Dave, notre guitariste. Il a apporté ce titre, avec quelque choeurs dessus. Et on a tous accroché. Et on s’est attelé au reste des arrangements, on a fait par exemple d’autre choses à la guitare, et on l’a retravaillé, réenregistré avant de la proposer à notre manager. Pour les voix, ça nous a pris quelques essais. Et on avait donc « Birds Of Prey » sur ce fort appel à la prière. Et c’est un fort concept sur ce que tu peux faire pour rester ensemble. En plus, elle est venue clôturer notre passage en studio.

A propos de la tournée, es-tu content de revenir sur les routes ?

Oh oui ! On va en débuter une aux Etats-Unis. On va se faire un truc assez costaud, on a 50 dates au programme, avec Palais Royal et Black Map pour nos premières parties. On veut laisser parler notre concept, laisser parler notre musique. C’est juste à propos d’apporter notre musique aux gens et leur donner une pause, loin de leurs tracas quotidiens.

Donc tu es d’accord pour dire que le live reste quelque chose de primordial dans la vie d’un groupe ?

Oh oui ! C’est probablement la partie la plus importante dans la vie d’un groupe. Tu sais, de nos jours, quiconque se disant musicien peut faire son propre truc et le balancer sur Youtube. Et c’est génial, je pense que ce sera le futur moyen pour un groupe de se faire connaître. Et si tu peux faire ça en live, ramener les gens, faire en sorte qu’ils s’amusent et qu’ils ressentent l’énergie et la passion sur la scène, tu vas t’améliorer, et prouver que tu crois vraiment en la musique.

Je dois demander car j’ai rencontré bon nombre de groupes qui refusent de se produire sur scène ou qui ne font plus de tournées. Comprend-tu ces groupes ?

Je peux les comprendre surtout dans notre monde actuel, où il est difficile pour des petits groupes de pouvoir se produire. Mais je pense que c’est important de sortir se présenter au monde. Il y a tellement de musique partout en ce moment que si tu ne tournes pas, si tu ne fais pas de concerts, tu seras facilement oublié. C’est malheureusement la manière dont ça marche aujourd’hui.

Vous faites d’immenses tournées. Mais vous ne passez pas en France …

En fait on est en pourparlers pour le Download France Festival. Mais à part ça, on aimerait beaucoup revenir en France et jouer. On aimerait même revenir en tant que première partie, pour nous faire découvrir à des personnes qui n’auraient pas pensé venir à nos concerts. En tant que tête d’affiche, on n’aura pas autant de personnes qu’on le voudrait. Mais cela ne dépend pas uniquement de nous.

Un dernier mot ?

Ecoutez notre dernier album ! Je pense que c’est notre meilleure production à ce jour. On y a passé beaucoup de temps, on y a versé nos larmes, notre sueur et notre sang (rires). J’espère que vous l’apprécierez !

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