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[INTERVIEW] Jennifer (Dust In Mind) : « On voulait donner cette impression d’évasion à tous nos fans »

Après la sortie de « From Ahes To Flames » en 2018, les strasbourgeois de Dust In Mind reviennent déjà avec une toute nouvelle galette, « CTRL », dont vous avez certainement pu voir les nombreux extrait cette année. On a discuté avec Jennifer, chanteuse du groupe, de la gestation de cet album tout frais.

Metal-Actus : Comment vas-tu ?

Jennifer (chant) : Et bien ça va ma foi ! On est en pleine promotion, et c’est la première fois que ça nous arrive. C’est super de rencontrer la presse française.

Comment est venue l’idée de ce « CTRL » ? Et pourquoi ce titre particulièrement ?

On voulait rester dans une thématique, celle du contrôle des émotions : comment on s’inhibe, on lâche prise, comment on arrive à l’addiction aux émotions, et l’album a découlé de tout ça.
On souhaitait aussi toucher dans un second temps tout ce qui a un rapport avec la technologie et les réseaux sociaux : comment on construit une image d’Epinal sans lâcher le voile sur sa véritable personnalité.

Comment expliquez-vous la production, massive si on peut dire, de clips vidéos cette fois ?

C’est vrai qu’on vient de publier notre cinquième clip ! « No Way Out » était le premier, qu’on a tourné en Bretagne, entre deux confinements. On voulait avoir des clips qui respiraient volontairement pour donner cette impression d’évasion à tous nos fans confinés.

Pour le clip de « Take Me Away » et la cover de l’album, vous avez fait appel à « Freaky » Sylvain Hoody, homme le plus tatoué de France. Comment s’est passé cette collaboration ?

On a vu ses vidéos qui faisaient le buzz à une époque, et on a trouve qu’il inspirait un message de tolérance qui collait à nos valeurs et au concept des morceaux, ça allait avec notre message à nous. On l’a contacté, on s’est rencontré et on a rapidement sympathisé. A un point qu’on lui a demandé de poser pour notre shoot, ce qui n’était pas prévu. On lui a demandé le plus naturellement du monde. Et la photo s’est révélée parfaite pour notre album.

Le clip de « Synapses » est gorgé de symboles français (Tour Eiffel, béret rouge …) et semble rentrer en contradiction avec vos autres vidéos. Pourquoi avoir choisi ce genre de représentations ?

On a eu une prise de conscience, suite au fait que nos fans internationaux se montraient étonnés quand on leur disait qu’on était français. On a eu du coup cette idée, qu’on a développé et qu’on assume aujourd’hui. On voulait montrer qu’on est français , et inviter par la même occasion à découvrir les bons petits groupes bien de chez nous. Et quel est le symbole le plus international qui prouve qu’on est français : la Tour Eiffel. C’était une évidence pour nous.

Comment avez vous réussi à obtenir les autorisations de tournage sur la Tour Eiffel ?

On a adressé un mail avec bon dossier retraçant l’histoire du groupe, et l’image qu’on allait donner au monument à l’étranger au service des tournages. Le problème est qu’on est une association, donc nous n’avions pas un budget mirobolant. Mais ça a pu le faire ! On a eu une heure top chrono depuis le pied de la Tour Eiffel pour tout faire (déplacer le matériel, monter et démonter et le tournage) avant son ouverture au public. On a shooté, au final que quinze minutes ! C’était serré comme planning mais on a bien géré !

Que peux-tu me dire sur « The White Page » ?

J’ai souffert de ce syndrome durant le Covid. C’était l’une des chansons pour laquelle je n’arrivais à coucher aucun mot sur le papier. Mon cerveau avait beau pourrir d’idées, je n’y arrivais juste pas. Je me suis sentie extrêmement frustrée par cette créativité « bridée » : écrire paroles étaient limite devenu un enfer. Phil a repris les choses en main et a écrit le texte sur ce qu’il m’est arrivé. Et c’est pour cela que j’ai un attachement particulier à ce morceau : il montre notre unité, en tant que groupe, en cas de coup dur pour chacun de ses membres, même le plus annondin.

Que peux-tu me dire sur « Speak For The Voiceless » ?

C’est le deuxième morceau sur lequel je n’arrivais pas non plus à écrire (rires). Je n’étais pas inspiré, alors que, musicalement, cela faisait un an et demi qu’il était prêt. J’ai mis beaucoup de temps à travailler dessus.
Concernant le titre en lui-même, il reprend un thème qui nous est cher depuis quelques albums : prendre la défense des personnes qui n’ont pas forcément la chance de pouvoir s’exprimer.

Comment s’est déroulée votre date avec Ad Infinitum ? Surtout que, si j’ai bien compris, ça s’est décidé au dernier moment !

On a tout simplement reçu un e-mail pour nous inviter sur cette date. C’était effectivement un délai très court – trois semaines avant la date – mais ce n’était pas trop loin de Strasbourg, et cela nous a convenu. C’était une reprise rêvée, très intense émotionnellement, sans masques ni autres restrictions.

A part votre prochaine date sur Strasbourg en 2022, vous avez d’autres projets de concerts ?

On va partir en tournée après le mois de mars 2022. Ce sera d’ailleurs notre première en tête d’affiche ! Nous sommes ravis de cet accomplissement.

Un dernier mot ?

On a hâte de vous retrouver, hâte de communiquer notre énergie live qu’on nous a enlevé très brutalement. On va en profiter et échanger le maximum avec notre public.

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