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[INTERVIEW] Alexis (Death Decline) : « On compose avec ce qu’on est, en tant que personne, être humain »

Forts de leur succès grandissant, que ce soit au sein de la scène française qu’à l’international, les Death Decline reviennent avec un galette toute fraîche, « The Silent Path », qui secouera comme il se doit votre fin d’année. On en a discuté avec Alexis, chanteur de la formation dijonnaise.

Metal-Actus : Bonjour à toi ! Déjà, quel est ton état d’esprit par rapport à cette période spéciale que nous traversons ?

Alexis Fleury (chant) : En demi-teinte : lors de la première phase de la pandémie, on a pu se focaliser sur la composition de l’album, en prenant bien le temps de peaufiner les arrangements, les détails. On est rentrés en studio et, alors qu’on avait terminé son enregistrement, en novembre 2020, le gouvernement a annoncé le deuxième confinement – le lendemain je crois. On est donc passé par une période lourde administrative pour la sortie de notre album, durant laquelle habituellement, on programme toujours quelques concerts histoire de respirer un peu. Comme tout le monde, on ne savait pas à l’époque quand nous allions pouvoir remonter sur scène.

Et ça n’a pas été trop compliqué justement cette période administrative en plein confinement ?

Non car même si on a terminé ric-rac, tout a pu se faire à distance. Cela ne m’a pas trop dérangé, mais ces démarches ont un côté redondant et parfois un peu lourd.

Vous avez sorti pour le moment deux extraits dont le clip « Jackals ». Dirais-tu que c’est le morceau le plus représentatif du groupe, notamment concernant le mélange de vos influences ? Je sens, personnellement, une légère petite influence thrash à la limite de l’hardcore, notamment niveau rythmique !

Tu n’es pas la première à nous dire qu’une petite influence hardcore se ressent dans le morceau, ce qu’on ne nie pas. C’est certainement dû à l’arrivée d’Arnaud à la batterie, qui a pu participer cette fois à l’élaboration de nos morceaux, et son jeu est particulièrement droit et frontal, avec beaucoup de passages qui tabassent ! Et effectivement, beaucoup ressentent une résonnance hardcore dans son jeu. Mais il partage certaines racines en commun avec le thrash. En tout cas « Jackals » est le morceau le plus efficace et direct de l’album.

A l’inverse, « Above The Weakness » est plus brutal death que jamais. Qu’est-ce qui vous a amené à vouloir mettre ce titre en particulier en avant ?

C’est un titre Mid-tempo assez lourd. A vrai dire, c’est « Eleven » qui aurait dû se retrouver mis en avant via encore une lyric-vidéo. Mais on avait peur que les paroles soient mal interprétées dans ce contexte si particulier – elles traitent d’un virus qui s’échappe de l’unité 731 du Japon – et passent pour un discours anti-vaccin. On n’avait pas envie de rentrer dans des polémiques stériles, ni de devoir sans cesse se justifier alors on s’est rabattu sur « Above The Weakness ». On pense que ce titre marchera bien en live.

Que peux tu me dire sur « Little Boy » ?

C’est un morceau qui a eu une gestation difficile. On en parlait lors de la promo de notre dernier album « The Thousand Faces Of Lies » comme d’un morceau en phase d’être prêt, mais finalement, il a changé plusieurs fois de sujet et de musique avant qu’on n’obtienne enfin sa version finale. Il traite du danger atomique de base, tout en se voulant très frontal, brut avec une pointe de death old school. Il représente un miroir, qui contient deux facettes de la Seconde Guerre Mondiale.

Que peux-tu me dire sur « Exile » ?

« Exile » représente ce côté cyclique, contemporain et triste, sur le manque d’éducation des gens sur la société. Si c’est un morceau sombre, il finit sur une note plus positive.

Crois-tu que l’expérience acquise avec la sortie de « The Thousand Faces Of Lies en 2018, plus votre passage dans la série South Park qui vous a brutalement mis sur le devant de la scène internationale, a joué sur votre maturité et votre expérience pour produire ce disque ?

On a acquis de l’expérience avec la composition de notre précédent opus. On compose avec ce qu’on est, en tant que personne, être humain, avec nos sentiments, nos événements, nos envies. Concernant South Park, notre passage dans l’épisode n’a eu qu’un tout petit impact qui n’a pas duré. C’était un coup de chance car la production ne nous a rien demandé – je pense qu’ils ont pris le premier morceau de Death Metal qu’ils ont trouvé en faisant une recherche Google – il n’y a eu aucune négociations. Je n’ai d’ailleurs jamais vu l’épisode. C’est fun de constater comment un petit caillou a cassé tout un algorithme ! (rires)

Vous avez plusieurs concerts de prévus : Le 12 aux tanneries de Dijon, le 20 à Nice… Est-ce facile dans ce contexte de trouver des dates ? D’ailleurs, vous avez publié une annonce pour rechercher une date le 29 octobre !

C’est moins rare qu’on ne le croit ! Pour le 29 octobre, on a juste jeté une bouteille à la mer car on avait un autre concert dans le coin, et on voulait rentabiliser nos sept heures de trajets (rires). Sinon c’est de plus en plus compliqué de trouver des dates, les groupes devant jouer en 2020 se faisant reprogrammer en priorité.

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