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[CHRONIQUE] Equilibrium – Equinox

Près de six ans après la sortie du très discuté et discutable « Renegades », les Equilibrium reviennent aux affaires avec un nouvel opus, « Equinox » (le premier avec le nouveau chanteur Fabian Getto) qui revient aux racines folk du groupe mais de façon assez différentes, tout en gardant des éléments dance à la Electric Callboy.

Le début a un rythme terrien, avec moins d’éléments électro, plus d’éléments « brut ». Sur les trois premiers morceaux, on retrouve un formidable travail sur les percussions, ce qui rend les morceaux tout à fait unique. On se croirait presque à un de ces défilés de « Krampus » (ces monstres des montagnes du Tyrol mi démon mi chèvre) tellement l’ambiance, folklore avec les voix très rauques.

Equilibrium teste de nouvelles choses et semble, du moins sur la première partie de l’album, l’ensemble est un pur retour aux origines, avec des rythmes presque africains, faisant un tantinet penser à Rotting Christ période « Kata ton Daimona Eaytoy ».

Néanmoins, le groupe revient à son évolution principale, et les hymnes électros ne tardent pas à faire leur retour sur le disque. Si les morceaux sont bien loin d’être mauvais, bien au contraire (on pense plus particulièrement aux excellents « Borrowed Waters » et « Nexus »), nous aurions préféré une évolution franche et moins timide, voir pas d’évolution du tout, vu que le précédent virage des Equilibrium n’est pas si vieux que cela.

Bref, on ne sait pas trop sur quel pied danser avec cet « Equinox » : si nous apprécions grandement la première partie de l’album plus inédite, le groupe retourne sur ses sentiers battus avec une deuxième partie tout aussi excellente, mais bien moins surprenante. On se serait attendu à un petit rafraîchissement avec l’arrivée de Fabian Getto, mais au contraire, on a la désagréable impression que presque rien n’a bougé, et que les rares évolutions ne sont pas assumées jusqu’au bout de l’album.

Il n’empêche que ce nouvel album des Equilibrium, qui s’apparente plus à un opus de transition, est un beau produit, contenant de superbes hymnes (« Nexus » en tête) que nous avons hâte de chanter fort (et faux) en concert avec le groupe. Un beau moyen de découvrir ou de redécouvrir le groupe.

8,5/10