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[LIVE-REPORT] Motocultor 2015 – Jour 3

Après une matinée passée à Vannes, on arrive pour la fin du set d’Alcest. Il fait froid, il y a un peu de vent, bref une ambiance idéale pour ce concert. Neige nous enchantera une nouvelle fois de sa voix envoûtante et de ses compositions uniques. Le dernier album du groupe, « Shelter », était bien mis en avant, même si d’un autre côté, le groupe a joué ses titres les plus connus. Dommage que le set ait été si court. Ils seront, un jour, en tête d’affiche.

Setlist Alcest :

01 – Les Iris
02 – Percées de lumière
03 – Souvenirs d’un autre monde
04 – Autre temps
05 – Là où naissent les couleurs nouvelles
06 – Délivrance

JE est ce genre de groupe de dernière minute que seuls les plus puristes des metalheads ont entendu parler. Malgré les grosses critiques et insultes qu’on a pu entendre d’un côté du public, le groupe s’en sort très bien, en tout cas musicalement parlant car la voix de EZK, assez particulière (car monte dans les aigus un peu à la manière de Dani Filth (Cradle Of Filth)) aura rebuté l’un de nous deux. Il est de plus dommage qu’ils n’aient pas joué avec leurs corpses paints mais l’horaire « matinal » de passage les aura peut-être fait changer d’avis.

Dans le même temps, Dopethrone investit la Massey Ferguscene. Le groupe québécois joue un black metal, sombre, lourd mais envoûtant. De plus, leur chanteur, Vincent, sait détendre un peu l’atmosphère avec un franc-parler typiquement canadien. Une excellente découverte.

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Photos de Paul Bastit

Muezli (rien à voir avec les céréales) est le grand gagnant du Headbang contest. Heureux d’être sur la Dave Mustage, ils prennent du plaisir devant un public surtout constitué de curieux. Leur musique, un bon petit hard rock des familles, fera d’ailleurs mouche.

Ne Obliviscaris est un groupe australien tout jeune. Avec deux albums à leur actif, ils peuvent maintenant déverser leur musique sur le monde, notamment avec le dernier opus « Citadel » . Leur death metal teinté de touches jazzy et classiques (apportées par le violon de Tim Charles, qui assure également les chants clairs), fait mouche auprès d’un public venu en masse. Visiblement heureux d’être là, leur son aura bien conquis les festivaliers. Excellente découverte

Setlist Ne Obliviscaris :

01 – Devour Me, Colossus (Part I): Blackholes
02 – Of Petrichor Weaves Black Noise
03 – Painters of the Tempest (Part II): Triptych Lux
04 – And Plague Flowers the Kaleidoscope

Vient ensuite d’autres québécois en les personnes de Kataklysm. Très charismatique, le front man Maurizio Iacono ne va laisser aucun temps mort au public qui va en suer d’avance. Les pogos s’enchaîneront au rythme des morceaux du groupe : d’ailleurs on dirait que seuls les plus bourrins ont été sélectionnés pour le festival : parmi eux, « Push The Venom » et « Crippled & Broken » seront joués. Un concert qui vous secoue le bide et la tête (à proprement parler).

Setlist Kataklysm :

01 – To Reign Again
02 – If I Was God… I’d Burn It All
03 – As I Slither
04 – At the Edge of the World
05 – The Black Sheep
06 – Push the Venom
07 – The Ambassador of Pain
08 – Thy Serpents Tongue
09 – In Shadows & Dust
10 – Crippled & Broken

Kataklysm

Photo de Paul Bastit

Delain passera son tour ce soir (officiellement pour des problèmes techniques, officieusement, parce que Mme Wessels n’était point d’accord avec l’horaire de passage de son groupe, mais bon), c’est donc CROWN qui se retrouve propulsé sur la Massey Ferguscene. Ce groupe a la particularité de se produire avec un ordinateur, véritable membre à part entière de la formation, qui s’occupe de la batterie et du clavier. Du coup, le show en devient tellement millimétré que cela manque un peu de chaleur humaine et de charisme, malgré la qualité de la musique. Et on s’ennuie. Dommage.

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Photos de Paul Bastit

Il commence à se faire tard et beaucoup de festivaliers se pressent devant les stands de nourriture afin de satisfaire leurs estomacs grognons. C’est un tel afflux que les bénévoles se retrouveront complètement dépassés. Si beaucoup prennent leur mal en patience, d’autres n’hésiteront pas à faire savoir leur mécontentement et même en venir aux mains avec certains bénévoles. Nous avons attendu pour notre part 1h30. Bref, il va vraiment falloir améliorer ce point noir (qui fut le seul pour nous) du Motocultor.

C’est donc de la file d’attente que nous assisterons au show de Sepultura. J’ai connu Derrick Green plus en forme (la vieillesse que voulez-vous), mais les musiciens étaient au taquet pour nous livrer un concert mémorable. Si beaucoup tourneront le dos au groupe en souvenir des frères Cavalera, d’autres seront aux premières loges pour les acclamer. C’est par un puissant « Blood Bloody Roots » que le groupe se retire. Dommage qu’ils doivent encore se prouver après un peu moins de 30 ans de carrière.

setlist Sepultura :

01 – Troops of Doom
02 – Kairos
03 – Propaganda
04 – Inner Self
05 – Sepultura Under My Skin
06 – From the Past Comes the Storms
07 – Arise
08 – Refuse/Resist
09 – The Vatican
10 – Ratamahatta
11 – Roots Bloody Roots


Agalloch est un groupe qui compte énormément de fidèles, mais dont les passages en France se font très rares. Du coup, leur concert dans le cadre du Motocultor Festival est un événement pour beaucoup, et c’est une foule immense et compacte qui se presse devant la Massey Ferguscene.
Et le groupe ne décevra pas puisqu’ils enchaîneront titres plus connus et nouveauté, tout en ayant un aisance particulière avec le public : il y a comme une sorte d’intimité qui se créé. Beau moment.

Setlist Agalloch :

01 – The Astral Dialogue
02 – Limbs
03 – Dark Matter Gods
04 – Hallways of Enchanted Ebony
05 – Falling Snow
06 – Plateau of the Ages

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Photos de Paul Bastit

Déboule ensuite Trivium sur la Dave Mustage avec leur beau décor (un des rares groupes à le faire par ailleurs). Visiblement heureux d’être là (et ils le répéteront tout au long de leur set), Trivium assommera le public avec « Strife », « In Waves » et des extrait de leur nouvel opus, « Silence In The Snow« , dont « Blind Leading The Blind », inspirée par un certain Ronnie James Dio. Petit bémol en revanche pour la voix de Matt Heafy : il avait énormément de mal à nous assurer une ligne de chant convenable.

Setlist Trivium :

(Intro : Snowfall)
01 – Silence in the Snow
02 – Down from the Sky
03 – Becoming the Dragon
04 – Strife
05 – Pull Harder on the Strings of Your Martyr
06 – Built to Fall
07 – Throes of Perdition
08 – Anthem (We Are the Fire)
09 – Black
10 – A Gunshot to the Head of Trepidation
11 – Blind Leading the Blind
12 – Capsizing The Sea
13 – In Waves
14 – Heaven and Hell (Black Sabbath cover)

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Photo de Paul Bastit

Septicflesh se chargera de fermer la Suppositor Stage, avec un set complet et agressif : concentré sur les trois derniers opus (« Communion », « The Great Mass » et « Titan ») le groupe ne décevra pas les fans venus les écouter et en quête d’un peu de brutalité. Visiblement en meilleure forme qu’à Paris et heureux d’être là, ils ont conquis de nombreux festivaliers, y compris ceux qui attendaient la tête d’affiche de l’autre coté.

Setlist SepticFlesh :

01 – War in Heaven
02 – Communion
03 – Order of Dracul
04 – Pyramid God
05 – Titan
06 – Prototype
07 – The Vampire from Nazareth
08 – Anubis
09 – Prometheus

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Photo de Paul Bastit

Enfin arrivent les stars de la soirée, le groupe Opeth. Michael Akerfeldt (chant), toujours fidèle à son habitude, fera quelques unes de ses blagues salaces, en s’excusant, à demi-mots, de devoir jouer aussi tard (il est 23h). Côté setlist, le groupe l’a axée sur son dernier opus « Pale Communion », en y glissant quelques titres bien connus tels que « The Drapery Falls » qui a fait enflammer le Motocultor. C’est après une heure de set trop courte qu’Opeth se retire. Le groupe met par la même occasion un terme à cette édition 2015, qui, malgré quelques ratés, fut couronnée de succès.

Setlist Opeth :

01 – Eternal Rains Will Come
02 – Cusp of Eternity
03 – The Drapery Falls
04 – The Devil’s Orchard
05 – The Grand Conjuration
06 – Deliverance

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Photo par Paul Bastit

Rush : Un nouveau live prévu pour novembre

Le groupe Rush vient d’annoncer la prochaine parution (au mois de novembre prochain pour être plus exacte) d’un nouveau CD/DVD live : cet objet contiendra les deux concerts du groupe donnés à Toronto, au Canada (leur ville d’origine) au Air Canada Centre, les 17 et 19 juin dernier. Le morceau « Roll The Bones » sera proposée, en tant que single, en téléchargement le 25 septembre prochain.

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Hellfest 2016 : 75% des pass trois jours vendus

Le Hellfest a lancé sa billetterie pour son édition de 2016 le 15 septembre dernier. Le festival a annoncé vendredi, soit trois jours après la mise en vente des billets, que 75 % des pass trois jours s’étaient déjà vendus : « Comme vous le savez, cette semaine nous avons ouvert la billetterie du HELLFEST 2016. Nous tenions à remercier tous ceux qui ont fait l’acquisition de leur Pass 3J ! Cette marque de confiance nous touche énormément car, bien que l’affiche ne soit pas encore dévoilée, presque 75% des pass ont déjà été écoulés, à notre grande surprise !

Nous nous engageons une fois de plus à faire tout notre possible pour honorer votre confiance. Nous mettrons tout en œuvre pour tenir notre promesse en composant une affiche des plus alléchantes, toujours accompagnée de surprises et de nouveautés ! Bien que des billets soient toujours disponibles pour le moment sur http://www.hellfest.fr ( see-tickets/digitick ), nous pensons fortement que l’édition 2016 du Hellfest risque d’afficher complet dans les prochaines semaines ! Nous invitons donc nos fidèles festivaliers acquéreurs de pass 3 jours à prendre leurs dispositions rapidement s’ils ne veulent pas être pris au dépourvu… See you in ‪#‎bloodyhell‬ ! »

Le festival se tiendra du 17 au 19 juin 2016. Le Pass 3 jours coûte 197,50 euros.

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[CHRONIQUE] Amorphis – Under The Red Cloud

Amorphis revient enfin cette année avec un nouvel opus, « Under The Red Cloud » qui diverge quelques peu d’avec ses prédécesseurs. Pour se révéler au final être un très bon album.

Si le son de clavier, qui est devenu le son d’Amorphis, a retentit durant tout cet opus (notamment durant les premières secondes de l’album), « Under The Red Cloud », le son reste plus différent de leur mythique album « Skyforger », et, si vous voulez mon avis, ce n’est pas trop tôt.

Tout d’abord, le grunt de Tomi Joutsen est clairement mieux maîtrisé : il a plus de palettes à sa voix, et on eut entendre à notre grande surprise
un grunt beaucoup plus aigu, notamment sur « The Four Wises One », voir même, à de nombreuses reprises, un grunt plus grave.

De nombreux riffs à la guitare et parties au piano font penser à des rythmes hindous, ce qui donne une tonalité plus exotique à la musique d’Amorphis. Le morceau « Death To A King » en est un parfait exemple, renforcé par la partie à la flûte et celle à la cytare. De plus, certains morceaux sont beaucoup plus brusques, en tout cas, aux oreilles de ceux qui s’étaient habitués à « Skyforger ».

Si la deuxième partie de l’opus reste bien moins originale (surtout musicalement parlant) elle n’en reste pas moins excellente et ravira les fans de la première heure. Car Amorphis a voulu satisfaire tout le monde en alliant la brutalité des débuts du groupe (via le grunt plus puissant de Joutsen et les solos de guitare de Esa Holopainen) et le côté instrumental qui caractérise maintenant Amorphis, notamment ce fameux son de clavier dont je vous parlait en début de chronique.

Bref, avec « Under The Red Cloud », Amorphis ravira tous ses fans, que ce soit ceux de la première heure ou les plus récents. Le groupe ose enfin s’éloigner du succès de « Skyforger », et une telle prise de risque est notable, surtout quand elle est couronnée de succès (et vachement cool). Bref, une bonne petite galette à écouter sans modération.

9/10

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