Omega

[CHRONIQUE] Epica – Omega

Nous n’aurions pas pensé, à la belle époque de la multiplication des groupes de metal Symphoniques, que les Epica feraient une si belle carrière (surtout face aux deux mastodontes du genre, Nightwish et Within Temptation). Mais en produisant de plus en plus d’albums de qualité, et en travaillant leur propre son qui va débroussailler les champs du genre, la formation batave fait désormais partie des grands de la scène metal internationale, qui éblouit par sa régularité et sa créativité.

« Omega », leur nouvel album, ne fait pas exception à la règle et s’inscrit directement dans la lignée de ses prédécesseurs : on y retrouve l’orchestration épique et les choeurs mixtes qui constituent en partie la patte musicale d’Epica. Malgré que certains morceaux passent relativement inaperçus (notamment le single « Freedom – The Wolves Within », beaucoup trop oubliable), d’autres brillent par leur ingéniosité musicale.

Il faut donc parler de ce superbe morceau qu’est « Kingdom Of Heaven Pt 3 » : complexe au possible, d’une durée de 13 minutes, avec des variations de voix chez Simone Simons (qui adopte même un ton particulièrement lugubre que nous ne lui connaissions pas), un grunt mieux assuré de la part de Mark Jensen, et une musique assez alambiquée qui fait, par moment, limite penser à du Animals As Leader. On a ici, un des meilleurs morceaux qu’a pu produire Epica sur l’ensemble de sa carrière.

Mais d’autres titres ne sont pas en reste : l’ambiance orientale sur « Seal Of Solomon », les choeurs qui peuvent sonner limite black metal (plus précisément Dimmu Borgir sur « Abrahadabra ») tant ils se révèlent plus sombres qu’à l’accoutumée … Si une moitié d’album se montre très (trop) classique, l’autre est dense, complexe, un peu moins inaccessible, et démontre à quel point Epica est capable de grandes choses.

« Omega » est donc un album avec quelques inégalités, quelques faiblesses, qui se partage entre une partie plus taillée pour les fans et le live, et une autre, plus complexe et dense, dans laquelle on sent que les hollandais se font plaisir. Un album bien maîtrisé, qui saura émerveiller tous les fans du groupe.

8,5/10

Omega

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