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Bloodbound : Nouvelle vidéo disponible !

Les Bloodbound viennent de publier le clip de « Creatures Of The Dark Realm », visible ci-dessous. Il s’agit d’un extrait de l’album du même nom, prévu pour le 28 mai prochain via AFM Records.

Tracklist :

01 – The Creatures Preludium
02 – Creatures Of The Dark Realm
03 – When Fate Is Calling
04 – Ever Burning Flame
05 – Eyes Come Alive
06 – Death Will Lead The Way
07 – Gathering Of Souls
08 – Kill Or Be Killed
09 – The Gargoyles Gate
10 – March Into War
11 – Face Of Evil
12 – The Wicked And The Weak

« When Fate Is Calling » :

Artwork :

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[EDITO] 2020, une année de dangers et de défis

1er janvier 2020. On a tous accueilli avec bonheur cette nouvelle année, enterrant d’emblée 2019, sacrée comme étant la « pire année de tout l’univers », détrônant ainsi 2018.
Elle avait pourtant bien débuté cette année avec de jolies sorties côté album (on retiendra le « Cell-0 » d’Apocalyptica, premier opus tout instrumental du groupe depuis bien longtemps) mais aussi de gros concerts (dans des genres complètement différents, Sabaton et Slipknot auront mis le feu au Zénith de Paris). Côté festival, le Cernunnos Pagan Festt aura réussi à attirer foule de curieux avec une affiche éclectique et de qualité. C’est toujours un réel plaisir que d’assister à ce grand petit festival. On ne pensait pas, malgré les actualités grossissantes, que ce serait le dernier pour bien longtemps…

Avec la pandémie de Covid-19, 2020 aura été une année quasi-blanche pour toute la profession du spectacle. Elle a aussi obligé les musiciens à se réinventer : vidéos playthrought, FAQ, concerts en streaming avec accès payant, merchandising développé … De nombreuses solutions pour garder un contact social avec son public, même si elles ne pallieront jamais à l’absence de contact humain laissée par les concerts. Nous avons grande hâte de les retrouver, espérons-le dans un avenir tout proche.

2020 aura aussi sonné la fin pour ces quelques groupes, soit par manque financier, soit à cause de tensions exacerbées par la situation actuelle. Elle aura également donné lieu à des changements importants de line-up (on pensera à Nightwish ou plus récemment à Delain)

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Néanmoins, elle n’est pas que négative. Elle restera aussi une année prolifique en ce qui concerne les albums studios : on a pu assister à des retours prévus de longue date, à des belles surprises, à des groupes émergeants, mais aussi à quelques déceptions. Voici, pour nous, les albums à retenir sur cette année 2020, sans aucune hiérarchie.

Dark Tranquility – Moments (20/11/2020 – Century Media Records)
Notre chronique à lire ici.

Premier album du groupe depuis le départ de Niklas Sundin (guitare), les Dark Tranquility reviennent au top de leur forme avec un « Moment » plus incisif et agressif. Après les demi-déceptions qu’étaient « Atoma » et « Construct », les suédois démontrent qu’ils ont leurs places au panthéon du death metal.

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Loudblast – Manifesto (06/11/2020 – Listenable Records)
Notre chronique à lire ici

« Manifesto » fait place à 42 minutes d’une fureur dévastatrice tout en sachant trouver le bon équilibre entre les racines death, les évolutions vers le doom avec un petit zeste de black. Une charmante agressivité, et un must-have de 2020.

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Nuclear Power Trio – A Clear And Present Rager (02/10/2020 – Metal Blade Records)
Notre chronique à lire ici.

Si le trio américain parodique nous a désarçonné dans un premier temps, leur premier EP, mélange brut de groove et de puissantes mélodies, a mis tout le monde d’accord. Une galette d’une grande qualité musicale à découvrir impérativement et un groupe à suivre de très près (tout en respectant les gestes barrières)

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Dark Buddha Rising – Mathreyata (13/11/2020 – Svart Records)

Le groupe finlandais continue de se constituer une discographie unique et « Mathreyata » n’échappe pas à la règle. Hypnotique, psychédélique, cet album constitue une expérience sensorielle hors du temps. On y atteint des sommets divins. On se demande si Dark Buddha Rising pourra encore aller plus haut sur la prochaine galette !

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Déluge – Aego Templo (06/11/2020 – Metal Blade Records)
Notre chronique à lire ici
Notre interview à découvrir là

Avec son – et seulement – deuxième album taillé véritablement dans la roche, les Déluge arrivent à trouver le parfait équilibre entre des riffs puissants et agressifs et une atmosphère aérienne et onirique. Une parfaite alliance entre l’espoir et la destruction, et un opus merveilleux qui donne ses lettres de noblesse au post-black metal.

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Lunatic Soul – Through Shaded Woods (13/11/2020 – Kscope)

Album plus lumineux pour ce projet parallèle de Riverside, à contre-courant de toute la noirceur des derniers opus du groupe. Une musique folklorique, presque médiévale, qui fait du bien au moral en ces temps plus que troublés.

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Devildriver – Dealing With Demons I (02/10/2020 – Napalm Records)
Notre chronique à lire ici

Retour gagnant pour le combo américain, qui parvient enfin à se renouveler avec la première partie de ce diptyque plus personnel pour le frontman, Dez Fafara, mais aussi une musique plus alambiquée tout en gardant l’aspect groovy du groupe.

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Katla – Allt þetta Helvítis Myrkur (13/11/2020 – Prophecy Productions)

Ce groupe au doux nom de volcan, fruit de la collaboration entre Einar Thorberg Guðmundsson (Fortíð, Potentiam) et Guðmundur Óli Pálmason (ex-Solstafir), prend des routes plus sinueuses et plus obscures avec cet opus par rapport aux précédentes galettes. Une atmosphère lourde, écaillée qui ne devrait que vous remuer les tripes.

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Paradise Lost – Obsidian (15/05/2020 – Nuclear Blast)
Voir la chronique ici

Retour aux sources pour Paradise Lost avec un « Obsidian » plus proche de « Draconian Time » et de « One Second », avec des titres plus accessibles, tout en mettant en avant des structures bien plus complexes qu’auparavant. Un excellent album pour les britanniques.

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Survival Zero – Ascension (24/04/2020 – Autoproduction)
Voir la chronique ici
Voir l’interview ici

Un premier album solide et une galette qui respire la fraîcheur pour la formation française. Des compositions complexes venant tâter des riffs hargneux, et un grunt à vous couper le souffle. Et la production est à tomber par terre. Un opus qui fait beaucoup de bien, et un groupe à suivre de très très près (encore une fois en respectant les gestes barrières).

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Apocalyptica – Cell-0 (10/01/2020 – Silver Lining Music)
Voir la chronique ici
Voir l’interview ici

Enfin un bel album du groupe de violoncellistes (et du batteur Mikko Sirén) sur lequel on sent qu’ils osent faire ce qu’ils veulent. Un opus tout instrumental, à la liberté de ton qui fait plaisir, qui perdra pourtant les fans de ces dernières années, mais ravira au plus haut point ceux de la première heure.

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Déluge : Nouvelle vidéo disponible !

Les Déluge viennent de dévoiler le clip de « Digue », visible également ci-dessous. Le morceau est issu du nouvel opus du groupe, « Ægo Templo », dont la sortie est prévue pour ce 6 novembre via Metal Blade Records.

Tracklist :

01 – Soufre
02 – Opprobre
03 – Abysses
04 – Fratres
05 – Gloire Au Silence
06 – Ægo Templo
07 – Baïne
08 – Digue
09 – Béryl
10 – Vers

« Opprobre » :

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Par ailleurs, le groupe sera en concerts (tous pour l’instant maintenus) aux dates suivantes :

04/12/2020 @ Rock School Barbey, Bordeaux
05/12/2020 @ La Nef, Angoulême
06/12/2020 @ CCM John Lennon, Limoges
08/10/2020 @ CCO, Lyon
09/12/2020 @ Espace Malraux, Six-Fours-Les-Plages
11/12/2020 @ La Coopérative de Mai, Clermont-Ferrand
12/12/2020 @ Le Silex, Auxerre
13/12/2020 @ La BAM, Metz
15/12/2020 @ Théâtre de Bethune, Bethune
16/12/2020 @ Le 106, Rouen
17/12/2020 @ Big Band Café, Caen
18/12/2020 @ La Clef, Saint-Germain-En-Laye
19/12/2020 @ Le File 7, Magny-le-Hongre
06/03/2021 @ Amarok Metal Fest, Aigrefeuille-sur-Maine
12/03/2021 @ Tetris, Le Havre
13/03/2021 @ Les Cuizines, Chelles

[CHRONIQUE] Khaima – Owing To The Influence

Khaima est un groupe teuton qui sort ce vendredi 30 octobre son premier album, «Owing To The Influence». Un titre qui n’est pas anodin tellement on ressent l’influence de quelques grands groupes dans cet album !

C’est un album aux relents tooliens et deftonien que nous propose aujourd’hui les Khaima ! Une influence telle qu’on la ressent chacun des titres comme une forme d’hommage à ces grands groupes ! Néanmoins, nous n’avons pas affaire à une copie conforme mais à une musique complexe, aux lignes de basse dominantes donnant un petit air groovy (excellent Jo Rauber), avec une prise de risque comme des dissonances qui peuvent dans un premier temps nous sembler étranges, mais qu’on apprend à apprivoiser au fil des écoutes !

De plus l’album reste extrêmement varié et aucun morceau ne ressemble à un autre. Enfin, le chant de Sven Hill, à mi-chemin entre Maynard et Dave Gahan (Depeche Mode) donne une toute autre dimension à la musique de Khaima, digne rejeton de ces derniers.

Si de prime abord, Khaima semble être un énième groupe dans le sillage de Tool, le groupe surprend à coups de dissonances et de petits airs atmosphériques, funky, voire parfois plus pop. Un premier opus timide mais prometteur.

8,5/10

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[CHRONIQUE] Neànder – eremit

Seulement un an et demi après leur premier album éponyme – qui fut particulièrement acclamé par la critique et le public – les allemands de Néander reviennent en 2020 avec un deuxième jet, «eremit». Mais passé l’effet de surprise de la nouveauté, le groupe a-t-il pu confirmer ?

La musique de Neànder reste égale à elle-même sur «eremit» : à 100% instrumentale, à la fois aérienne et pesante, d’une noirceur sublime.

«Purpur» prend son temps pour se mettre en place (et pas uniquement sur son prélude), pour finir à une explosion de tornades, grâce notamment à des riffs saccadés aux guitares.

Le morceau-titre «eremit» revêt un habit céleste, presque gojirarien sur les bords, et est une véritable invitation à la rêverie et au voyage. «Clivina» est le meilleur morceau de l’album, avec simplement quelques notes à la guitare acoustique.

Cette dualité à la guitare, on la retrouve tout au long de l’album : une opposition aigue/grave, qui rappelle ici le clair-obscur, ou la beauté de la mélancolie, décrit dans certaines oeuvre de la littérature anglo-saxonne, comme chez John Keats.

Malgré des riffs assez redondants, Neànder parvient à nous emmener de nouveau dans ce monde étrange, à la mélancolie exacerbée mais qui parvient à toucher le sublime. Une tempête musicale à savourer de bout en bout.

9/10

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Annisokay : Nouvelle vidéo disponible !

« Bonfire Of The Millenials » est le titre de ce nouveau clip des Annisokay. Il s’agit d’un extrait du prochain album du groupe, « Aurora », prévu pour le 4 décembre 2020 via Arising Empire.

Tracklist :

01 – Like A Parasite
02 – STFU
03 – The Tragedy
04 – Face The Facts
05 – Overload
06 – Bonfire Of The Millenials
07 – The Cocaines Got Your Tongue
08 – Under Your Tattoo
09 – The Blame Game
10 – I Saw What You Did
11 – Standing Still
12 – Friend Or Enemy
13 – Terminal Velocity

« Face The Facts » :

« Like A Parasite »:

« STFU » :

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L.A. Guns : « Renegades », leur nouvel opus !

« Renegades » est le titre de ce nouvel album des L.A. Guns ! Il sortira le 13 novembre prochain via Golden Robot Records !

Le groupe est à ne pas confondre avec celui de Phil Lewis et Tracii Guns.

Tracklist :

01 – Don’t Wanna Know
02 – Renegades
03 – Would
04 – All That You Are
05 – Witchcraft
06 – You Can’t Walk Away
07 – Lost Boys
08 – Well Oiled Machine
09 – Why Ask Why
10 – Crawl

« Renegades » :

« Well Oiled Machine » :

« Crawl » :

L.A.-GUNS

[INTERVIEW] Despite The End : « Notre musique parle à tout le monde »

Il n’est pas évident pour un jeune groupe de lancer son EP, et encore moins durant le confinement. Un pari pris par Despite The End qui, avec «Butterfly Effects», se présente virtuellement à des fans aujourd’hui conquis. Ludovic, Victor et Vartan ont accepté de nous en dire plus sur cette chouette galette !

Metal-Actus : Comment s’est passé votre déconfinement ?

Ludovic (guitare) : Bah écoute mieux que je ne l’espérais puisque nous avons pu reprendre les répètes plus tôt que je ne le pensais.
Victor (basse) : On est un peu comme sur une plage de nudistes quoi ! On ne met plus de masque …
Ludovic : Ah moi je met encore du gel ! Partout !

ça doit piquer (rires).

Ludovic: Plus sérieusement, on est content de revivre et de reprendre, comme tout le monde. On s’est retrouvé tous les cinq. Bon lui (montrant Victor) porte encore le masque en répète donc ça fait un peu tâche (rires).
Victor : Et puis on en avait besoin. Dans mon cas, j’ai pas mal cogité, j’avais pas mal de trucs en tête, et il fallait qu’on en parle, qu’on mette des choses en place … et puis bon, comme il n’y a pas de concert, du coup, on compense en répète et on compose beaucoup.

On aura donc un prochain EP dans deux mois à ce rythme ?

Les deux : Ce sera un album !
Victor : Mais pas dans deux mois ! Ce sera l’année prochaine, à priori au mois de septembre 2021.
Ludovic : L’idéal serait septembre 2021 oui. Mais vu comment vont les choses … Enfin le plan, pour l’instant, est qu’on voudrait sortir des singles, cinq ou six, tout au long de l’année.
Victor : Cela nous permettra d’assurer une présence en continu. Si on s’abstente pendant un an et qu’on revient avec un album, je pense qu’on n’a pas encore la notoriété suffisante pour que les gens se souviennent encore de nous. Et c’est un peu dans l’air du temps, sortir les morceaux, comme ça, un par un….

«Butterfly Effect» a-t-il subi les effets du confinement ?

Victor : Le titre est pertinent avec l’actualité. On y aborde toute cette thémathique où, en fait, des actions plus ou moins grandes ont des conséquences souvent démesurées. C’est une réflexion sur les conséquences des actes, dans une dimension écologique.

Donc ça ne pouvait pas mieux illustrer votre EP au final ?

Victor : ça tombait effectivement mal mais ça tombait à pic ! (rires)
Ludovic: En fait notre musique est complètement corrélé avec l’actualité donc on s’y retrouve bien ! Alors les gens ne sont pas forcément focalisés sur les paroles et ça ne parle pas du Covid, mais ça le pourrait très bien ! On devait sortir le clip de «Paralyzed», juste avant le confinement, mais tout a été suspendu. Mais en même temps, être paralysé pendant le confinement … c’est beau ! (rires) On aurait voulu le faire exprès, franchement ! (rires). Finalement, ça tombait très bien, car les gens, confinés chez eux, avaient le temps de traîner sur les réseaux de streaming et sur les réseaux sociaux.
Victor : Cela nous a permis d’attirer des gens, et on avait nous-même plus de temps pour faire la promotion sur les réseaux sociaux, créer du contenu et le partager.

En fait, c’est vous qui êtes à l’origine du Covid ? (rires)

Victor : C’est ce qu’on s’est dit ! (rires)
Ludovic : On a émis la théorie mais on n’a pas voulu la rendre public (rires).

Pourquoi avez-vous choisi «Paralyzed» pour être votre clip ?

Ludovic: C’est le morceau le plus tout public sur l’EP. C’est la chanson la plus mélodique et abordable. Et c’est une chanson qui est taillée pour ça, que ce soit sur la longueur que sur l’ambiance. Pendant l’écriture du morceau, on s’est posé quelques questions histoire qu’elle soit radio-éthique. Cela nous est apparu comme une évidence, et notre entourage nous l’a dit et confirmé.

J’aurai plus vu «We Won’t Obey» personellement !

Victor: Alors c’est marrant que tu dises ça parce qu’à partir du moment où on partira en concert, on voudrait faire une live vidéo de ce titre, même si on ne sait pas encore si on va rester sur celui-là. Nos prochains shows seront filmés, donc on aura récolté des images pour le faire.
(Vartan nous rejoint)
Ludovic : Ah oui c’est une chanson pour le live. D’ailleurs, sur cette chanson, les deux premières chroniques qui sont arrivées étaient très mitigés alors que c’est un des morceaux qui nous parle le plus car on a réussi à rassembler nos influences, celles Neo de Vartan, et les orientations thrash que Victor et moi on peut avoir par exemple. Et donc on a un morceau qui débute comme limite System Of A Down voire Static X, et qui finit en Megadeth. Finalement, tous les chroniqueurs d’aujourd’hui adorent ce morceau.
Vartan (chant) : Ces chroniques disaient que les riffs étaient une tuerie, mais on nous reprochait trop de changements, trop de variations dans la chanson. Dans la composition du morceau, on savait que ce riff allait revenir assez souvent.
Victor : Le riff est efficace mais il peut vite couler s’il est trop exploité
Ludovic : Les morceaux qui sortent en tant que single doivent être très carrés, avec des couplets et un refrain. Et «We Won’t Obey» n’a pas cette structure classique contrairement à «Paralyzed» justement

Pourquoi ce subterfuge au niveau de la tracklist ?

Vartan : Pour moi l’EP devait raconter une histoire même entre les chansons, comme les chapitres d’un livre. J’ai réfléchi au placement des morceaux par rapport aux thèmes abordés : j’ai mis «Butterfly Effect» au milieu, parce que c’est le moment où on arrête de parler de psycologie et de sentiments, on passe plutôt dans l’écologie politique. Et dans son centre, ce morceau a un changement très significatif. On part de zéro, on monte, et après le pic, on redescend vers la fin. Et je voulais juste, avec les chiffres, attiser la curiosité.

Donc on peut dire que «Butterfly Effect» est le point d’orgue de votre EP ?

Ludovic : On a beaucoup mentionné «We Won’t Obey» mais «Butterfly Effect» c’est l’autre morceau qui nous ressemble le plus parce que d’une part, on a tous participé activement au processus de composition de cette track : Vartan avait d’ailleurs déjà le titre du morceau et le refrain quand il nous l’a proposé.
Vartan : Je savais aussi qu’il fallait, dans la construction de ce morceau, que ça parte du plus calme au plus énervé.
Ludovic : Et Pierre, mon collègue guitariste, a pris les devants sur ce morceau : il a écrit les couplets-refrains de la première partie du morceau, et j’ai pris le relai sur tout ce qui est solo et passages épiques post-solo. On s’est vraiment bien complété sur ce morceau et on retrouve aussi ce travail d’équipe sur «We Won’t Obey». Ce sont les morceaux qui nous représente le mieux au final.

Comment, malgré vos influences assez différentes, vous avez pu vous réunir et apporter chacun votre propre patte à Despite The End ?

Victor: Il a fallu tout mettre sur papier, voir ce qui était intéressant pour le projet ou pas, et catalyser tout ça, filtrer. C’est un peu ce qu’on fait à chaque fois qu’on compose. Ludovic, par exemple, qui a beaucoup d’idées de riffs .
Ludovic : Trop…
Victor : Ce n’est jamais trop (rires). Donc il va nous envoyer pleins de riffs et puis on va en sélectionner certains, avant de les arranger afin qu’ils correspondent à l’intention du groupe. Dans un premier temps, il a fallu faire beaucoup d’essais pour trouver ce qui fait mouche. Il faut donc élager toute la matière brute directement de nos influences et la retravailler pour obtenir le son de Despite The End
Vartan : J’étais, depuis le départ, pour que d’autres influences viennent agrémenter notre musique – j’ai toujours pensé que ça serait bénéfique – mais tout en respectant le fait qu’il n’y ait pas une seule influence qui ressorte trop. C’est un équilibre qui est difficile à trouver et j’espère qu’on l’a bien fait.
Victor : Il faut trouver le juste milieu entre les riffs qui nous correspondent et aussi mettre suffisamment tous les éléments pour que chacun y trouve son compte.
Ludovic : Il y a eu des compromis mais pas de concessions : il n’y a pas eu de douloureuses à accepter de la part d’un membre du groupe, La musique qu’on a faite, elle parle à tout le monde, et elle plaît à tout le monde.

Et justement, votre reprise des Slipknot «Snuff», montre aussi à quel point vous savez vous rassembler autour d’un morceau aussi emblématique que celui-là ?

Victor : Ouais c’est ça. L’idée était une sorte d’hommage à Corey Taylor pour Vartan si je ne me trompe pas. Mais il ne faut pas pousser Mémé dans les orties comme on dit (rires). Comme c’était la première chose qu’on allait présenter, on voulait aussi montrer qu’on a beau faire une reprise, de base d’une ballade alors qu’on n’est pas un groupe de ballade, pour y mettre, de manière utile, un élément de notre touche, sur le morceau.
Vartan : J’ai souhaité faire cette cover pour la chanson, mais aussi parce que quand j’ai tapé «Snuff Cover», j’ai vu qu’il n’y en avait aucune de vraiment valable. Je me suis dit qu’il y avait un créneau à prendre, par rapport à d’autres chansons de Slipknot qui ont pleins de covers qui ont bien marché.

Un dernier message à ajouter ?

Vartan : Ecoutez Despite The End, Jetez une oreille, et si vous avez aimé tout ce qui s’est fait dans les années 90/2000, vous y trouverez votre compte.

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